• Ce magnifique ensemble sculpté fut commandé, vers 1527, par Edme Régnier de Romprey, lieutenant général au bailliage de La Montagne et Jeanne de la Ferté, sa femme, pour la chapelle du couvent de Cordeliers (Annonciation) de Châtillon

    il y resta jusqu' en décembre 1594, date de la destruction du couvent, et fut transporté successivement en ville dans l' hôtel de Montmoyen, dans la nouvelle église Saint-Jean-Baptiste-des-Cordeliers (dite des Mirebeaux, près la porte dijonnaise), en 1600 à l' hôtel de Montmoyen, vers 1608, retour à l' église de l' ancien couvent réaménagé (chapelle du sépulcre), acheté, avec le couvent, par Jean-Baptiste Garnier de Cernay le 12 mars 1791, il fut déposé, lors de la destruction des restes du couvent, par Simonet de Coulmiers, héritier de Garnier, en la chapelle Notre-Dame-de-Lorette à Saint-Vorles en 1832, puis du sépulcre .



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  • Saint Jean et la Vierge


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  • A perte de vue,des plantations de colza en fleurs (très joli,mais l'odeur est ..déplaisante !)

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  • Cet hôtel construit au 18e siècle appartenait, à la veille de la Révolution, à la famille Morel de Villiers, propriétaire du château de Villiers-le-Duc.

    Il est appelé hôtel du Congrès car, du 7 février au 11 Mars 1814, il fut le siége de négociations sans lendemain entre les ambassadeurs des souverains alliés et le représentant de Napoléon Ier, Caulaincourt


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  • Baron Humboldt


    Le 3 février 1814, un congrès s'ouvre à Châtillon sur Seine entre les quatre grandes puissances alliées et la France.

    Il est composé du comte Stadion, baron Humboldt, comte Rasumwsky, respectivement pour l'Autriche, la Prusse et la Russie.

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  • Lord Aberdeen

    L'Angleterre y est représentée par lord Aberdeen.

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  • Lord Castelreagh


    Pour l’Angleterre on trouve aussi le général Charles Stewart et le ministre Castlereagh .

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  • Caulaincourt,duc de Vicence

    Le duc de Vicence, ministre des relations étrangères (et beau-frère de Saint-Aignan), représente la France et a obtenu de Napoléon carte blanche pour signer un traité de paix.

    Mais les Alliés précisent leurs conditions, exigeant que la France retrouve ses frontières de 1791, et refusent qu'elle prenne part à la future réorganisation de l'Europe (Napoléon a mis sur le trône de pays conquis de nombreux membres de sa famille, dont le sort est donc incertain).
    Quand Napoléon apprend ces conditions, le prince de Neufchâtel et le duc de Bassano, qui se trouvent auprès de l'Empereur, lui conseillent de les accepter, mais il s'y refuse 9.

    Les négociations sont interrompues le 8 février.


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  • Cependant les négociations de Châtillon continuent : le 19 mars, le duc de Vicence, remet aux Alliés un contre-projet dans lequel Napoléon accepte le retour aux limites de l'ancienne France avec en plus la Savoie, Nice et l'île d'Elbe, et à condition que la couronne du royaume d'Italie, dont l'Adige formera la frontière du côté de l'Autriche, sera donnée au prince Eugène, et aussi avec la réserve que les principautés de Lucques, de Neuchâtel, le grand duché de Berg retourneront aux titulaires qui en étaient précédemment investis.

    Ce contre-projet est rejeté, les Alliés considérant que la France demeurerait trop puissante 10.

    Le congrès de Châtillon, dont les négociations évoluèrent constamment en fonction des succès fluctuants des uns et des autres, prend fin le 19 mars 1814.


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  • une autre salle...

    La bibliothèque de Châtillon sur Seine compte 16000 livres récents et 20000 livres anciens ,dont certains très précieux :ils sont montrés au public lors des Journées du patrimoine...

    Madame Gueneau ,la bibliothécaire ,est assistée de trois jeunes femmes.

    J'apprécie énormément leurs conseils de lecture,et nous échangeons souvent nos impressions sur les livres,c'est très enrichissant !

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  • 30joursdebd.com est un site qui propose une planche de bande dessinée inédite, concoctée par un dessinateur différent chaque jour et ce, pendant un mois.

    http://www.30joursdebd.com/

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  • Châtillon crue de 1910

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  • Une intellectuelle Châtillonnaise:Victorine de Chastenay

    La maison à Châtillon sur Seine où elle mourut...

    Elle ne réalisa pas la prophétie de Bernardin de Saint-Pierre, qui avait vu en elle un futur grand écrivain.

    Après la publication de De l’Asie, elle rentra dans l’ombre et, de plus en plus souvent, vécut en province, à Châtillon ou à Essarois,et ne fit plus que de brefs séjours dans la capitale.
    Elle se consacra à l’entretien et à l’amélioration des propriétés familiales et aux bonnes oeuvres, laissant dans la région le souvenir de son inépuisable charité.

    C’est au point qu’elle se vit peu à peu oubliée et que certaines notices biographiques la disent décédée peu après le retour des Bourbons.

    C’est qu’elle eut des malheurs, et que les quarante dernières années de sa vie ne lui ménagèrent pas les difficultés. Elle perdit son père , sa mère , son frère , demeurant ainsi la dernière de sa famille.

    Pis encore, elle commença à perdre la vue .

    La musique, la lecture, l’écriture lui furent bientôt interdites.

    Elle continua pourtant à noircir des centaines de pages, souvent illisibles, quand elles ne furent pas recopiées vaille que vaille par un ami. Elle se décida à subir la pénible opération de la cataracte, qui lui valut de vivre quelques mois dans une obscurité absolue, mais lui permit de recouvrer l’usage d’un oeil.

    Deux ans plus tard, elle songea à une seconde opération, mais les médecins la lui déconseillèrent, un échec risquant d’affecter l’oeil déjà traité et il lui fallut se résigner à vivre dans un clair-obscur qui dura jusqu’à sa fin.

    En dépit de ces difficultés, elle poursuivit la rédaction de la seconde partie de ses mémoires, demeurée inédite, et d’un journal où elle suit jour par jour les événements politiques.

    Vieillissante, elle a perdu les illusions libérales de sa
    jeunesse, redoute maintenant la montée des socialismes. Elle a vu s’effondrer la dynastie des Bourbons, puis le règne de Louis-Philippe. La révolution de 1848 la remplit d’effroi : elle y voit l’amorce d’une désastreuse anarchie, encouragée par des hommes ambitieux dont elle dénonce la trahison ou l’arrivisme. Lamartine qui avait salué en vers le sacre de Charles X, lui semble devenu un dangereux démagogue.

    Elle s’indigna du discours où le poète annonce bruyamment
    son virage à gauche et son passage à l’opposition :

    Le mal que produira ce discours n’est pas dans ce qui a été dit, mais en cela qu’il a été dit, en cela que M. de Lamartine, le grand poète, le grand homme du siècle,
    l’honnête homme par excellence, s’est vu forcé de déclarer que le patriotisme et les lumières n’étaient que dans l’opposition ; que l’empire et la restauration n’avaient croulé que faute d’y prendre leurs conseils, et que le régime actuel allait avoir le même sort.

    Émule de M. de Lamennais, M. de Lamartine nous montre une démocratie
    croissante comme l’arrêt du destin, comme le programme, comme le devoir de la révolution de Juillet. Il nous montre, non comme une menace, mais comme belle, une révolution terrible, où toute aristocratie doive être anéantie, où tous les intérêts, où toutes les jouissances de la vie sont étouffés. Mais alors, je le demande, où serait
    la liberté ? Car la société n’a d’autres fins que la conservation des intérêts privés de ceux qui la composent – l’intérêt général, c’est cette conservation.

    M. de Lamartine n’a pas songé à quel point il avait fait l’apologie du terrorisme.
    L’avenir selon Lamartine, c’est à ses yeux l’avènement d’une utopie totalitaire qui épouvante celle qui a vécu la grande Révolution et ses débordements sanglants.

    Hugo, qui lui aussi se mêle de politique, n’est pas mieux traité. Ses oeuvres, son théâtre surtout, ont corrompu une jeunesse exaltée. Elle note :

    « M. Victor Hugo aspire ouvertement à la survivance de M. Ledru-Rollin. Il ne
    l’obtiendra pas, car il n’est qu’un acteur qui parle sur des planches. On l’honore du
    titre de poète. On a tort, il n’a point de verve. On a prétendu que Napoléon aurait
    fait de Corneille un ministre. Je crois qu’il eût été surpris de voir combien
    l’élévation du génie, à l’appel de l’imagination, est de l’élévation d’âme, ou de
    pensée, qui doit planer au-dessus de la sphère d’action. […] Je n’approche
    d’aucune manière Corneille de M. Victor Hugo. Le théâtre de M. Victor Hugo
    est, d’un bout à l’autre, détestable. Les moeurs, les goûts, les sentiments, la
    versification même, tout y est perverti, corrompu, faux enfin, et ainsi odieux. Il a
    tout abaissé ; il n’est aujourd’hui qu’un courtisan de la Montagne. »

    On ne s’étonnera donc pas de la voir saluer comme un bienfait l’arrivée de
    Louis-Napoléon Bonaparte à une présidence qui n’était pour lui qu’un marchepied
    vers l’empire. Elle dit à propos de l’élection présidentielle au suffrage universel :

    « On veut Napoléon, parce que ce nom a été grand pour la
    France, et que la France a été grande avec celui qui le portait. Le nom de
    Napoléon était sur les chapeaux. On a même entendu crier vive l’empereur. Les
    campagnes ne veulent point de république. […] Les campagnes n’ont point voté
    contre le général Cavaignac, elles ont voté pour Napoléon et l’empire. »

    Elle le voit comme un rempart contre la montée d’une gauche niveleuse dont elle dit :

    « Je considère les meneurs socialistes comme des traîtres à leur pays. » Puis elle écrit :

    « Que d’événements en si peu de jours ! Mais ne craignons point de le dire, l’ordre social entier était bloqué par le socialisme et la plus désastreuse anarchie. Le complot existait. »

    Elle vivra pourtant assez longtemps pour prévoir que l’empire à son tour ne répondrait pas à ses voeux. Du fond de sa province, elle suit avec anxiété les péripéties de la guerre de Crimée, où l’Angleterre, l’ennemie héréditaire qu’elle déteste, lui paraît avoir entraîné la France.

    Elle lui consacrera les dernière lignes de son journal:


    « On ne peut comprendre une guerre sans but et sans objet. La mer Noire détruit
    nos vaisseaux. Chaque jour, il faut y envoyer des milliers d’hommes. »


    Victorine de Chastenay, qui avait eu son heure de gloire dans les salons du
    Directoire, du Consulat, de l’Empire et de la Restauration, s’éteignit, oubliée, à
    Châtillon sur Seine.

    Elle avait depuis longtemps renoncé à ses rêves de réussite
    sociale et littéraire, se bornant à faire la charité autour d’elle et heureuse d’être
    pour les paysans la bonne dame d’Essarois.

    C’est pourquoi elle souhaitait que l’on grava seulement sur sa tombe : Transiit bene faciendo — elle a passé en faisant le bien.


    [Copyright Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.

    Auteur que je remercie :Raymond Trousson, Une mémorialiste oubliée : Victorine de Chastenay ]

    Marmont,Carco,Nisard et Cailletet ont donné leurs noms à des Ecoles de la ville de Châtillon...
    Quel dommage que l'on ait pas pensé à cette si charmante Victorine de Chastenay,pour nommer une école Maternelle par exemple...
    Elle aurait pourtant bien mérité cet honneur posthume que je me suis permis de lui rendre,avec l'aide précieuse de Raymond Trousson....


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  • La crue de la Seine de 1910, souvent qualifiée de crue centennale, est le plus important débordement de ce fleuve qui a touché la plus grande partie de sa vallée et qui, bien qu'il n'ait pas été très meurtrier, a causé d'importants dommages à l'économie régionale, en particulier à Paris.

    Elle a atteint son maximum, 8,62 mètres sur l'échelle hydrométrique du pont d'Austerlitz à Paris le 28 janvier, mais a affecté de nombreux quartiers de la capitale et de nombreuses villes riveraines du fleuve pendant plusieurs semaines avant et après cette date, la montée des eaux s'étant faite en une dizaine de jours, tandis que la décrue a demandé environ 35 jours.

    Les affluents et les confluents de la Seine connaissent le même sort à des degrés différents, du fait de l'interdépendance des différents systèmes hydrologiques. Certaines villes de banlieue subissent des dégâts importants.

    Lors de cette grande crue de 1910, les députés, pour réamorcer la reprise du travail, se rendent à l'Assemblée nationale en barque.

    Le zouave du Pont de l'Alma, sur lequel les Parisiens ont l’habitude de mesurer la montée de la Seine, a de l’eau jusqu’aux épaules.


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  • la ville sous les eaux

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  • La ville sous les eaux

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  • LES ORIGINES CLIMATOLOGIQUES de cet événement ont été largement analysées par les spécialistes et correspondent à un schéma général applicable à la plupart des grands bassins-versants connaissant des crues lentement évolutives, contrairement aux phénomènes torrentiels.

    Il faut en retenir tout d’abord une phase préparatoire, liée à des pluies peu intenses mais répétées et sur de vastes territoires, sévissant de fin décembre 1909 à mi-janvier 1910.

    La pluviométrie de cette période fut en effet largement supérieure à la normale (150 à 200% selon les secteurs du Bassin Parisien), dépassant les 100mm un peu partout, parfois nettement (150 à 160mm).

    Survenue en saison froide, donc sous faible évapotranspiration, cette abondance s’est traduite par la saturation plus ou moins avancée des sols sur l’ensemble de ce vaste bassin-versant, condition sine qua non pour que toute nouvelle averse soit appelée non plus à s’infiltrer mais à ruisseler.

    A ces phénomènes préparatoires a succédé l’averse décisive de la crue, répartie en plusieurs paroxysmes (10-12, 17-20 et 23-24 janvier), affectant tour à tour les affluents de la Seine en amont de Paris.

    C’est surtout les 4 jours du 17 au 20 janvier qui en ont rassemblé les abats d’eau principaux : 120mm à Château-Chinon, 94 à Montbard et Châtillon sur Seine, 82 à Bar-sur-Seine, 79 à Chaumont et à Joigny.

    Certes, nous sommes loin des déluges méditerranéens qui peuvent fournir 4 fois plus d’eau en 4 fois moins de temps ; mais, pour un bassin-versant de cette taille, hors de zone montagnarde, la durabilité et l’extension spatiale des pluies sont seules à pouvoir générer des crues importantes, ce que ne pourrait faire une averse très intense, mais limitée dans l’espace et de faible durée.

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  • Comment a-t-on évité qu’une telle catastrophe ne se reproduise avec autant de force depuis 1910 ?

    La Marne, rivière prenant sa source sur le plateau de Langres en Haute-Marne traverse calmement les villes de Saint-Dizier et de Vitry-Le-François, puis un peu plus loin, longe les côtes de Champagne.

    Mais ce calme est relatif car les inondations de la Marne ont été parfois tristement célèbres rendant ainsi irritable le Zouave du Pont de l'Alma à Paris qui n'apprécie guère d'avoir les pieds dans l'eau.

    La Seine et ses affluents devaient donc être assagis.

    Pour cela, l'Institution Interdépartementale des Barrages-Réservoirs du Bassin de la Seine (IIBRBS), composée des départements de la Seine St Denis, des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne et de Paris, entreprit donc de régulariser les flots de la Seine notamment après la grande crue de 1924. Un programme de travaux fut établi en 2 étapes.

    La première étape consista à construire 4 réservoirs, entre 1932 et 1949, dont celui de Champaubert-Aux-Bois en 1938.

    Celle-ci se révéla rapidement insuffisante, surtout après les inondations de 1955 qui démontrèrent l'urgence de réaliser la 2ème étape, comportant des ouvrages beaucoup plus conséquents puisqu'ils devaient assagir la Seine, la Marne et l'Aube.

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  • Le réservoir Seine, dit Lac de la Forêt d'Orient (terminé en 1966)


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  • Le réservoir Aube (terminé en 1990)

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