• Et depuis les premières fouilles ?

    Sous le soleil radieux de ce début d'août, l'équipe de chercheurs franco-allemande coordonnée par Bruno Chaume, archéologue au CNRS, travaille à dégager les fondements d'un bâtiment à l'architecture et aux dimensions exceptionnelles de 500 m2 sur le plateau du mont Lassois en Côte-d'Or.

    C'est la première fois qu'une habitation celte de la civilisation Hallstatt (époque du premier âge de fer allant de 820 à 450 ans avant J.-C.) est mise au jour près de la sépulture de la personne qui a pu l'habiter, la célèbre Dame de Vix, du nom du village où elle a été découverte. À l'époque, les Celtes anciens occupaient une zone allant de Bourges jusqu'à l'Autriche.

    Sur le plateau, la demeure aurait appartenu à cette fameuse Dame de Vix. Sa sépulture, l'une des plus riches et des plus célèbres du monde celte, a été mise au jour en 1953 par René Joffroy aidé de Maurice Moisson, dans un tumulus situé au pied du mont Lassois. Elle se trouvait un peu plus bas que le palais récemment découvert, dans la plaine verdoyante proche d'un méandre de la Seine.

    La Dame de Vix a été enterrée vers 500 avant notre ère selon un rite normalement réservé aux hommes. Les défunts étaient allongés sur la caisse d'un char avec des objets importants pour eux durant leur vie ou offerts en hommage à leur rang. Ici, en l'occurrence, des bijoux en bronze, en perles et en or, des objets méditerranéens, grecs et étrusques dont le fameux cratère de Vix, le plus grand vase de bronze que l'Antiquité nous ait légué. Magnifiquement sculpté, il pèse 208 kg, mesure 1,64 m de haut et servait sans doute à stocker l'hydromel, une boisson alcoolisée prisée à l'époque chez les personnes aisées.

    La taille d'une église

    Avec ses 35 m de long sur 21,5 m et sa quinzaine de mètres de hauteur, le bâtiment qui n'avait probablement pas d'étage, avait presque la taille d'une église actuelle.
    Il a été reconstruit plusieurs fois, notamment après un incendie, comme le prouvent des pierres calcinées et de la céramique encore présentes sur le site.
    Il comprenait deux grandes pièces et une abside. Le toit en bardeau de chêne, arbre de bonne qualité dans la région, devait être construit à 45° pour supporter la neige et la pluie des hivers à - 30 °C. Les murs en clayonnage étaient recouverts d'un torchis peint d'un badigeon de couleur rouge. Le sol devait être en terre battue ou en plancher. La porte à deux battants, qui mesurait 6 m de large sur 4 de haut, s'ouvrait au soleil levant (à l'est). « Les antes, des avancées qui supportaient le porche, sont spécifiques des édifices grecs (mégaron) qui servaient de demeures à des personnages importants », indique Bruno Chaume. Il témoigne de l'influence des civilisations méditerranéennes sur le monde celtique.

    Le palais de la Dame s'insère dans une véritable petite ville fortifiée de 60 hectares, repérée par un chercheur allemand entre 2004 et 2006, dans le cadre du programme « Vix et son environnement », grâce à des appareils utilisés par les sismologues. Jusqu'à présent, on pensait que l'urbanisation de l'Europe occidentale n'avait commencé qu'avec « la civilisation des oppida » au IIe et Ier siècle avant notre ère. La proto-urbanisation du site donne pourtant l'image d'un habitat déjà très structuré, hiérarchisé et aéré. Il se compose d'une rue principale qui mène au palais et dessert des enclos palissadés à l'intérieur desquels se trouvent quelques dizaines de maisons qui devaient abriter des centaines de personnes. « Seul un pouvoir politique fort a pu faire naître une telle organisation », confirme Bruno Chaume.

    Avec au sud du plateau de vastes greniers sur pilotis destinés au stockage de céréales et une citerne utilisée pour les réserves en eau, nous sommes devant une véritable gestion collective des ressources.
    Des traces de banquets ont été trouvées dans les fouilles sous forme notamment de fragments de huit vases en céramique imitant les cruches de bronze d'origine méditerranéenne. Elles indiquent que le bâtiment recevait la caste supérieure de la société.

    La montée en puissance du site vers 530 avant J.-C. ne s'explique pas uniquement par le fait que le lieu se trouve sur la route de l'étain, comme on l'a cru longtemps.

    « Ce sont les échanges commerciaux avec les cultures méditerranéennes et la position géostratégique du site de Vix qui ont certainement fait son succès », indique Bruno Chaume.
    Et si le site périclite en 450 av. J.-C., c'est parce que l'économie et les voies commerciales, notamment les relations avec les cultures méditerranéennes, ont subi des bouleversements. Cela, peut-être combiné à des problèmes internes à la société de Vix, l'aurait conduit au déclin.

    http://www.academia.edu/1067578/La_Dame_de_Vix_une_defunte_a_personnalite_multiple


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  • Petite ville un peu reculée, Châtillon-sur-Seine, dans le nord de la Côte-d'Or, abrite un trésor beaucoup moins connu que ses immenses forêts, où se pratique la chasse à courre : son musée renferme le plus grand vase en bronze que l'Antiquité nous ait légué. Ce cratère à volutes impressionne par ses dimensions. D'une hauteur de 1,64 m, de 1,20 m de diamètre et d'une contenance de 1 100 litres, il pèse 208 kg.

    Les spécialistes du premier âge de fer (750-475 avant J.-C), également appelé période de Hallstatt, le qualifient de « grand chef-d'oeuvre de chaudronnerie » . Le récipient, sur pied, est fait d'une seule pièce de métal martelé. Des bustes de Gorgone, ces monstres légendaires gardiens des temples, forment les deux anses, fixées au ventre du vase par des serpents. Le col s'orne d'une frise en relief représentant un défilé de soldats grecs et de chars à quatre chevaux. Un bel ouvrage, incontestablement.
    C'est la ténacité d'un professeur de philosophie du lycée local, René Joffroy, et de Maurice Moisson, agriculteur de son état, qui a révélé en 1953 cette pièce exceptionnelle, dans un champ labouré, au pied du mont Lassois, à 6 kilomètres de Châtillon-sur-Seine.

    Sous un léger rehaussement du terrain, les fouilleurs mirent au jour une chambre funéraire intacte. Une femme d'une trentaine d'années y reposait, allongée sur un char dont les éléments métalliques ont, seuls, franchi les siècles. Pour son voyage dans l'au-delà, elle avait été parée de ses bijoux : anneaux de jambes et bracelets, colliers, fibules servant à attacher ses vêtements, et une splendide toque en or de 24 carats, pesant près de 500 grammes et ornée d'un Pégase - petit cheval ailé - remarquablement ciselé. La défunte était entourée d'une riche vaisselle venue de la lointaine Méditerranée, dont le vase de bronze.

    Trop petit pour montrer au public toutes les richesses archéologiques découvertes alentour depuis cinquante ans, le musée de Châtillon-sur-Seine met en scène les plus grosses pièces retirées de la chambre funéraire, notamment une superbe reconstitution du char.

    Princesse ou prêtresse ? Anonyme, cette femme devint pour tous la Dame de Vix, du nom du village où eut lieu la découverte. Quant au vase, était-ce un cadeau diplomatique ou une commande ? Pièce maîtresse d'un service à boire - probablement du vin - fabriqué dans des ateliers grecs d'Italie du Sud, alors colonie hellénique, il atteste l'existence en ces temps reculés du passage de la route de l'étain, élément indispensable à la fabrication du bronze.

    La Seine ne fut pas étrangère à ces courants commerciaux. Aujourd'hui, elle invite plutôt à la flânerie. Sa source, à une trentaine de kilomètres au sud, est une enclave de la Ville de Paris, sur le territoire du petit village de Saint-Germain-Source-Seine. Elle est identifiée par une grotte désuète aménagée sous Napoléon III pour abriter la déesse Séquana, vénérée par les Gaulois.

    A Châtillon, la Seine, encore un modeste cours d'eau, forme un large méandre blotti contre une falaise. De là surgit la source vauclusienne de la Douix, que les Celtes, contemporains de la Dame de Vix, avaient transformée en sanctuaire.

    ( Christiane Perruchot)




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  • Très joli site sur mon fruit préféré ..

    http://www.lapoire.com/

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  • A prendre au second degré.... explorez "l'Insultron" !!!

    http://www.nospoon.org/misc/Insult1.htm

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  • Edme Verniquet (Châtillon-sur-Seine, 1727 - Paris, 1804) est un architecte français.

    Il apprend le métier de topographe avec son père, arpenteur des Eaux et Forêts à Châtillon-sur-Seine.
    Ancien élève de l'académie royale d'architecture.

    Verniquet vit d'abord en Bourgogne, où il construit de nombreux monuments et ouvrages d'art puis à Paris, où, avec Buffon, il travaille à l'aménagement du Jardin des Plantes.

    Il fait le plan du kiosque au sommet du Labyrinthe du Jardin des plantes, appelé la "Gloriette Buffon". C'est la plus ancienne architecture métallique de Paris.


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  • Edme Verniquet a réalisé en Bourgogne les châteaux de Gemeaux, Saint-Seine-sur-Vingeane, Terrans, Lugny-les-Charoles, la façade sud du château de Digoine, Le Vingnault, Arcy, Le Champceau, Villars-Dompierre, Villars-en-Azois.

    1768 Il réalise le château de Saint-Vincent-de-Boisset.

    1772 Edme Verniquet s'installe à Paris, peut-être à la demande de Buffon. Il sera amené à participer à des travaux d'agrandissement des bâtiments du Jardin du Roi.

    1774 Il achète pour 100 000 livres une charge de commissaire de la Voierie près le bureau des Finances de Paris.

    1775 Il achète la seigneurie de Rungis.

    1775 - 1783 Il réalise à ses frais les relevés nécessaires pour établir un plan de Paris. Le résultat des relevés trigonométriques est reporté sur un grand plan réalisé dans l'ancier réfectoire des Cordeliers, rue de l'Ecole-de-Médecine.

    10 avril 1783 :Déclaration royale renouvelant le règlement d'urbanisme. Elle établit pour la première fois le rapport entre la largeur des rues et la hauteur des immeubles.

    15 octobre 1785 :Verniquet présente l'état détaillé des travaux topographiques qu'il s'engage de faire.


    1787 - 1788 Il réalise le Grand amphithéâtre du Jardin des plantes.

    1797 Le dessin du plan de Paris, transféré du réfectoire des Cordeliers à l'Hôtel de Ville, disparaît. Verniquet fait graver son plan. Il exige un droit d'auteur sur tous les tirages de son plan.

    1801 Il se propose pour reprendre le siège d'Antoine à l'Institut.

    Verniquet a réalisé un grand atlas de Paris, auquel il a travaillé pendant tout le dernier tiers de sa vie.


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  •  

    - Images en Châtillonnais

    Germain Verniquet (1694-1751)  arpenteur du roy est le père de Edme Verniquet  qui apprit le métier de topographe avec son père, arpenteur des Eaux et Forêts à Châtillon-sur-Seine.

    Ancien élève de l'académie royale d'architecture, il a ensuite  réalisé en Bourgogne les châteaux de Gemeaux, Saint-Seine-sur-Vingeane, Terrans, Lugny-les-Charoles, la façade sud du château de Digoine, Le Vingnault, Arcy, Le Champceau, Villars-Dompierre, Villars-en-Azois.  fait le plan du kiosque au sommet du Labyrinthe du Jardin des plantes, appelé la "Gloriette Buffon".

    C'est la plus ancienne architecture métallique de Paris.

    De plus Edme Verniquet entreprit de dresser un plan général de Paris.

    Après 22 ans de travail, il publia en 1796 ce plan immense, qui ne forme pas moins de 72 feuilles-grand-atlas, et qui, pendant plus d'un siècle, a servi de base à tous les plans de Paris dressés ensuite


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  • Depuis la Préhistoire ....

    Dès le Paléolithique moyen, l’homme a occupé la grotte de la Grande Baume à Balot, dans la vallée de la Laignes, vers la fin de la période, plutôt froide, du Würm ancien, 50000 ans avant notre ère environ. La faune de la contrée compte alors des bovidés et le cheval mais aussi le renne et le rhinocéros laineux qui ont, depuis fort longtemps, déserté ces latitudes, mais dont des restes osseux ont été trouvés dans la grotte de la Petite Baume, toute proche. Le site de Balot a livré des pièces d’une industrie moustérienne, proche de celle reconnue à Arcy sur Cure.
    La région a été parcourue par les hommes durant le Paléolithique supérieur à la grotte de la Grande Baume où des pièces lithiques, taillées dans le silex et deux pointes de sagaies en os gravé ont été découvertes.
    Au Néolithique, le réchauffement climatique favorisa l’implantation de communautés d’hommes qui ont laissé de nombreux vestiges, pointes de flèches, haches polies, couteaux en silex, certains d’importation, comme ces deux poignards en silex du Grand Pressigny, mais également des pierres dressées tel le menhir de Mauvilly.


    La Proto-histoire

    Cette période apparaît florissante à travers les découvertes réalisées en Pays Châtillonnais. La densité de la population se renforce : plus de mille tombes ont été inventoriées. Dans le monde celtique occidental, une classe aristocratique s’impose et les défunts se font inhumer dans des tombes individuelles avec leur grande épée en fer. Dès le XIXème siècle, on explora le tumulus du Bois et fut révélée l’existence de la nécropole de Magny-Lambert. L’importance de ce site se mesura à la découverte du tumulus de Montceau-Laurent dont la ciste à cordon est une pièce majeure du musée des Antiquités Nationales de Saint Germain en Laye.

    A proximité de Châtillon sur Seine, à Sainte Colombe sur Seine, le tumulus de la Garenne et celui de la Butte, fouillés à l’initiative de Napoléon III, révélèrent l’existence de tombes à char qui attestent l’insigne richesse de cette aristocratie celte au premier Âge du Fer (VIème siècle av. J.C.). Ces découvertes témoignent d’une activité importante autour de l’exploitation des gisements de fer et la présence d’objets d’origine méditerranéenne, étrusque et grecque, comme le chaudron sur trépied de Sainte Colombe, atteste l’existence d’échanges avec des contrées éloignées.

    Les fouilles au pied du Mont Lassois, sur lequel un habitat de hauteur avait été identifié en 1930, firent de Vix un site de référence de la fin du premier Âge du Fer, en Europe. En effet, en janvier 1953, fut mis au jour par René Joffroy et Maurice Moisson la fameuse tombe à char de la Dame de Vix. Cette dernière était accompagnée pour son dernier voyage d’un service à boire unique, dont le cratère grec en bronze reste le symbole fort.

    L'époque gallo-romaine

    A l’époque gallo-romaine l’essentiel de la région relève de la cité des Lingons (Langres) et de ce qui deviendra le pagus du Lassois à l’exception de la partie méridionale (le Duesmois) qui relève de la cité des Eduens (Autun). L’occupation humaine dense se traduit par la présence d’innombrables villas, un vicus (bourg) : Vertillum, des lieux de cultes : le fanum du Tremblois, le temple d’Essarois, etc. Les troubles du IIIème siècle entraînent la ruine de cet habitat que la forêt dissimule toujours.
     

    Le moyen-âge

    Le christianisme déjà présent à Leuglay (les Bons Saints) se répand à l’époque mérovingienne où apparaissent les figures de saint Vorles et de saint Valentin de Griselles.
    Et à l’époque carolingienne un grand aristocrate, rival de Charles le Chauve et héros d’une chanson de geste, Girart de Roussillon, fonde l’abbaye bénédictine de Pothières (et celle de Vézelay). Au moment des invasions normandes, Châtillon devient le centre politique, économique et religieux du Lassois; L’évêque de Langres y fait transférer les reliques de saint Vorles.

    Avec la naissance du duché capétien au XIème siècle, la plupart des paroisses du Châtillonnais s’intègre à la Bourgogne à l’exception de celles qui sont au nord de l’Ource qui sont en Champagne et la vallée de la Laignes qui est au comté de Tonnerre.

    Dès les ducs Valois, Châtillon est le siège du bailliage de la Montagne. C’est véritablement la capitale de cette petite région qui connaît la prospérité.

    De grandes figures monastiques se détachent et favorisent la création de multiples établissements religieux : bénédictins à Molesme avec saint Robert, cisterciens à Clairvaux avec saint Bernard de famille châtillonnaise et élève de l’école de Saint-Vorles (1136), chartreux à Lugny, chanoines réguliers à Châtillon et Oigny, templiers à Bure, Voulaines et Epailly, sans oublier un ordre original : le Val des Choux.

    L’essor économique n’est pas moindre : la laine des moutons alimente la draperie châtillonnaise et la sidérurgie se développe.

    La fin du Moyen Age et le début des Temps modernes ramènent les troubles dans ce lieu de passage : Armagnacs contre Bourguignons, reîtres protestants contre troupes catholiques provoquent pillages et destructions à la ville (les faubourgs de Châtillon détruits par la Ligue) comme dans le plat pays (Lugny ravagée par les rêtres).

    L’autorité monarchique est restaurée par Henri IV au prix des libertés locales et de la démolition de certaines forteresses (Duesme, Larrey). La noblesse bâtit ou rebâtit ses châteaux à Autricourt, Beneuvre, Jours-les-Baigneux, Larrey, Montmoyen, Mauvilly, Montigny-sur-Aube, Nicey, Quemigny, Savoisy.

    De la Révolution à nos jours

    La Révolution n’est pas très virulente bien que quelques clubs se soient assez engagés à Châtillon-sur-Seine ou à Aignay-le-Duc.
    Les moines du Val-des-Choues sont molestés, le curé de Vanvey arrêté et guillotiné.

    Le comte de Chastenay-Lanty, député aux Etats Généraux est arrêté mais le prêtre démissionnaire Georges Mongin, accusé d’hébertisme, l’est aussi : ils sont sauvés par le 9 thermidor.

    Cependant beaucoup de nobles conservent leurs biens. Comme ailleurs, la vente des nombreux domaines monastiques profite à des familles déjà bien nanties. Châtillon devient le chef-lieu d’un district puis d’un arrondissement du département de la Côte d’Or.

    Le XIXème siècle est un siècle de prospérité : l’industrie métallurgique atteint son apogée avec le perfectionnement des hauts fourneaux dont l’apparition date de la fin du XVème siècle.
    Le bois nécessaire à la fonte du minerai abonde, les cours d’eau sont utilisés pour actionner des forges. Les travaux d’extraction et de charroi fournissent un complément de ressources à la population rurale.
    L’usage de la houille ne ruine pas cette industrie dans l’immédiat.
    Au contraire, le maréchal Marmont l’introduisit dans son usine de Sainte-Colombe dans les années 1820.
    Le dynamisme des maîtres de forge aboutit à la création de la Société des Forges de Châtillon et Commentry (ancêtre d’Arcelor) en 1845.
    Mais la crise commence en 1860 : l’utilisation du coke et l’importation des marchandises étrangères ruinent cette belle économie qui vaut au Châtillonnais un patrimoine industriel de premier ordre et un bâti de grande qualité en matière d’églises, de mairie, d’école, de résidences bourgeoises.
    Après 1880 seuls les sites de Sainte-Colombe et de Chenecières sont encore en activité. C’est le début d’un exode rural que la construction de chemins de fer ne suffit pas à enrayer.
    La ligne de Châtillon à Marcilly-sur-Tille s’éteint au bout d’un siècle. Les lignes en direction de Nuits-sur-Armançon, Chaumont ou Troyes survivent grâce au transport du bois.
    Après la saignée de la Grande Guerre, en 1926, Châtillon-sur-Seine, comme Semur-en-Auxois, perd sa sous-préfecture au profit de Montbard.
    Contourné par les autoroutes et les grands axes ferroviaires, le Châtillonnais perd son rôle de lieu de passage.
    Il lui reste cependant des atouts : la forêt pour l’industrie et le loisir, la pierre de grande qualité qui s’exporte dans le monde entier, une agriculture bien reconvertie et une campagne agréable, préservée, qui en fait un lieu de villégiature reposant.


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  • L'Auditoire Royal devenu notre bibliothèque...

    Cet édifice dit Auditoire Royal fut construit au cours du 1er quart du 17e siècle pour abriter le bailliage de la Montagne et l'hôtel de ville du quartier du Bourg : d'après Bourceret, les maisons qui se trouvaient à cet emplacement furent achetées en 1607, et, par lettres patentes du 10 janvier 1611, il fut octroyé la somme de 4000 livres sur tout le bailliage pour la construction de l'auditoire royal et de l'hôtel de ville.

    La date 1619 est gravée sur les poutres des cachots qui occupent l'étage de soubassement du bâtiment principal.

    Lorsque fut créée, après de nombreuses difficultés, une administration municipale commune aux quartiers du Bourg et de Chaumont (lettres patentes du roi Louis XIII en 1638) , l'Auditoire Royal resta le siège de l'hôtel de ville désormais commun aux deux quartiers.

    En 1654, la chambre de ville et sa décoration furent entièrement refaites (inscription commémorative classée au titre objet en 1925) . Sous l'Ancien Régime, le bâtiment abritait également le présidial et la chambre de police.

    Il fut le siège du tribunal de district pendant la Révolution.

    Donné à l'Etat en 1805, en échange de l'ancien couvent des Carmélites, le bâtiment fut entièrement transformé en prison et le demeura jusqu'en 1926.


    C'est en tant que Directeur de cette prison que le père de Francis Carco vint y travailler.

    Dans le courant du 19e siècle, on reconstruisit l'escalier extérieur qui, depuis la cour antérieure donnait accès au rez-de-chaussée surélevé.

    Depuis 1945, l'édifice est occupé par la bibliothèque municipale. La grille d'entrée, avec porte à deux battants en fer forgé datant du 18e siècle, provient de la maison de Charité détruite en 1940.


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  • Une salle côté "Adultes"

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  • Et la salle des Enfants...

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  • "Le Montespan " de Jean Teulé


    Je viens de teminer « Le Montespan » de Jean Teulé,un auteur que j’aime depuis que j’ai lu son premier ouvrage « Rainbow pour Raimbaud »…
    J’avais beaucoup aimé également, »longues peines », »le magasin des suicides » et surtout « Je,François Villon »

    On retrouve dans « le Montespan » toute la truculence de Teulé,son ton assez leste,mêlant langage d’autrefois et expressions d’aujourd’hui..
    L’histoire de ce cocu magnifique ,ce personnage hors du commun est passionnante..J’ai été enchantée…


    MAIS …oh déception !,en cherchant sur le net ,un site sur l’ histoire de Louis-Henri de Pardaillan,marquis de Montespan,je suis tombée sur un ouvrage qui raconte exactement le même récit, point par point ..

    Teulé n’a eu qu’a apporter sa touche personnelle par son style original ,certes..
    Il n’a pas eu à se « fouler » et faire des recherches historiques,tout était déjà écrit…

    Je suis un peu déçue,dommage,je n’aurais pas dû regarder Internet !

    Voici le site :

    http://www.gascogne.fr/histoire/pardaill.htm

    le livre -source est:"Gloires de Gascogne" de Robert CASTAGNON

    Ceux qui ont lu le livre de Teulé seront à coup sûr surpris comme je l’ai été.

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  • Buste de Louis Cailletet,réalisé en pierre du Châtillonnais,devant l'entrée de l'Ecole qui porte son nom...C'est une sculpture d'Arno Mercier.


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  • Francis Carco (de son vrai nom Carcopino-Tusoli) naît en 1886 à Nouméa, en Nouvelle Calédonie.

    Il y passe ses dix premières années de sa vie, son père,d’origine Corse, travaille comme Inspecteur des Domaines de l'Etat au bagne de Nouméa.

    Chaque jour, il voit passer, sous les fenêtres de la maison familiale de la rue de la République, les bagnards enchainés en partance pour l'île de Nou. Il restera marqué toute sa vie par ces images qui lui donneront le Goût du Malheur.


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  • (Photo de la maison où il vécut pendant son séjour à Châtillon sur Seine)

    Le père de Francis Carco est nommé ensuite en Métropole,dans notre ville.

    Francis réside alors avec sa famille à Châtillon-sur-Seine


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  • Le père de Francis Carco est conservateur des hypothèques,.

    La famille vit près de l'ancien auditoire Royal (devenue maintenant notre bibliothèque)

    Confronté à l'autoritarisme et à la violence paternelle, Francis se réfugie dans la poésie, où s'exprime sa révolte intérieure.


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  • Il fréquente le lycée de Châtillon,peut-être est-il un de ces lycéens s’ébattant dans la cour de récréation ?


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  • Il a un ami,lycéen lui aussi,appelé Rodot,dont le père est boucher,installé dans la maison Philandrier (actuellement Office du Tourisme)…

    Beaucoup plus tard,Rodot,adulte, agonisera au premier étage,empoisonné par de la mort aux rats….


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  • Carco raconte son enfance à Châtillon ,et l’aventure de Rodot,dans un joli livre,malheureusement méconnu,même des Châtillonnais : « Mémoires d’une autre vie ».

    Un jour je me suis amusée,livre en main ,à parcourir les rues sur les pas de Francis Carco,tout est si vivant,si bien écrit,on retrouve tout ce qui l’a enchanté….un vrai bonheur !

    Carco partira de Châtillon sur Seine en 1901,son père étant nommé à Villefranche sur Rouergue.


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