• Pierre Magès réalise de très belles vidéos pour le blog ,il nous amuse avec ses  caricatures spirituelles ,mais il est aussi un excellent peintre..
    Comme il fait, lui aussi, partie des membres de la Saction-Peinture des Amis du Châtillonnais,je lui ai demandé de me confier quelques unes de ses peintures..
    Comme il m'en a envoyé beaucoup (c'est un artiste prolifique !) , je vous les ferai admirer en plusieurs fois...

    Animaux Châtillonnais

    (campagne)

    Animaux Châtillonnais

    (chasse)

    Animaux Châtillonnais

    (Châtillon)

    Animaux Châtillonnais

    (danse)

    Animaux Châtillonnais

    (Daum)

    Animaux Châtillonnais

    (fleurs)

    Animaux Châtillonnais

    (la mer)

    Animaux Châtillonnais

    (oiseaux)

    Animaux Châtillonnais

    (portrait)

    Animaux Châtillonnais

    (Châtillon)

    La suite au prochain numéro !

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  • En me rendant au cimetière de Chamesson,j'ai vu tout en haut de la colline, de bien sympathiques animaux...
    Des Chevaux,des poneys...et même un animal dont je n'ai pu trouver la race !!

    Animaux Châtillonnais

    Animaux Châtillonnais

    Animaux Châtillonnais

    Animaux Châtillonnais

    Animaux Châtillonnais

    Animaux Châtillonnais

    Animaux Châtillonnais

    Animaux Châtillonnais

    Voilà donc cet animal mystérieux: Bouc ou bélier ???

    Animaux Châtillonnais

    Animaux Châtillonnais

    Je pencherais plutôt pour un bouc,mais sa toison fait penser à celle d'un mouton...

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  • En consultant le site de Villotte sur Ource (mis en lien) je me suis aperçue que deux statues originales se trouvaient à l'entrée du village...
    Et comme je me rendais à Villiers le Duc à notre atelier-aquarelle,je suis allée les photographier..

    Animaux Châtillonnais

    Animaux Châtillonnais

    Animaux Châtillonnais

    Voilà donc , selon le site de Villotte sur Ource, l'origine de  ces deux statues de bois :

    Depuis quelque temps, la santé du sapin situé à côté de la croix vers la patte d'oie nous préoccupait. Des symptômes inquiétants apparaissaient. C'est pourquoi tout naturellement cette question a été évoquée lors d'une séance au Conseil Municipal fin 2001.     

    Ce sapin, âgé de 120 ans environ, atteint par la Bostryche risquait de sécher, de devenir cassant, mais aussi de propager cette maladie aux autres arbres situés à proximité. Après une brève discussion, nous étions d'accord pour son abattage, mais un abattage réfléchi.
    Pourquoi ne pas garder la partie basse, la souche, pour en faire quelque chose d'original ? Oui, mais quoi ? Notre choix a été vite déterminé.

    L'église du village est placée sous le vocable de Saint-Jacques, Saint-Jacques le Majeur, un des douze apôtres du Christ. Il prêcha en Judée puis en Espagne. Il fut martyr et eut la tête tranchée. Son corps fut transporté à Compostelle qui devint un lieu de pèlerinage très important au Moyen Age. Ses attributs sont les coquilles, le chapeau, le costume de pèlerin.
    La Bourgogne constitue un des grands carrefours des routes de Compostelle en raison de sa position géographique et de son relief difficile.     

    Cette vocation de terre de passage, affirmée dès la plus haute Antiquité, complétée et développée par les romains, se perpétue au Moyen Age avec la création de grands axes de circulation, reliant entre eux foires ou sanctuaires.
    Les chemins drainaient de nombreux pèlerins de Saint-Jacques en provenance d'Allemagne, de Pologne, de Bohême, des Pays-Bas, de Norvège.
    Les pèlerins du Nord cherchaient à rejoindre Vézelay, point de ralliement et départ de la route limousine. D'autres venus de l'Est tentaient plutôt de gagner la route d'Arles par la vallée de la Saône ou la route du Puy en passant plus à l'Ouest.
    Le réseau des chemins de Saint-Jacques en Bourgogne constitue une véritable toile d'araignée qui laisse aux pèlerins de nombreuses possiblités de cheminement.    

    Pour ce qui est de notre village, ce devait être les pèlerins de Chaumont, Nancy, Strasbourg et d'Allemagne qui rejoignaient Châtillon sur Seine puis Vézelay, point de départ d'une des quatre routes vers Compostelle.
    C'est pourquoi, le Conseil Municipal de Villotte sur Ource a voulu ne pas perdre cette aventure historique et spirituelle.

    Armé de ses outils préférés, notre abatteur sculpteur entra en action, mais l'arbre atteint par la maladie avait déjà contaminé son voisin. Qu'importe, en ce début d'Avril 2002 et après quelques heures de travail, Monsieur Lionel Rodriguez de Terrefondrée, grâce à son talent et à son sens de l'artistique a fait renaître notre Saint-Jacques, apôtre. Il a même rajouté un fidèle compagnon.


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  • Jean-Louis Chapet qui m'avait envoyé d'anciennes cartes postales de Châtillon sur Seine et un beau diaporama sur sa ville de Meaux, m'a offert un conte Morvandiau ,en patois ...
    Le patois du Morvan ressemble un peu à celui du Châtillonnais,vous pourrez donc comprendre  sans doute l'histoire..
    Mais pour plus de facilité je mettrai la traduction en dessous de chaque paragraphe..
    Mettre un texte aussi long sans illustrations aurait été un peu "indigeste", aussi j'entrecouperai ces paragraphes par de très originales cartes postales Morvandelles que m'a gentiment offertes Sylviane..
    Ces cartes n'ont aucun rapport avec l'histoire ,mais elles sont si humoristiques qu'il aurait été dommage de ne pas les montrer !
    (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

    Un conte Morvandiau

    EIN  TOR  DE COUECHON

    Vouéqui  eine   histouére   qu’ot  pas  jeune  pussqu’elle  s’ot  paissée    aivant   1870.Lai  république  n’étot   encoué   pas  éventée  et  a  y  évot  ein  roué  qu’on  aippelot  l’empereur  et  qui  s’aippelot  Napoleyontrouais  de  son  nom   de   famille  mas  que   tot  ein  chaicun  por  d’iqui  aippelot  d’ein  faubriquet  qu’ment  que  c’étot  lai  môde.En   causant  de  lu,a   diint   tortous  tot  le  temps  Baguinguet  qu’ment  qu’on  dit  le  Jambion   le  Mautué  le  Valotin  vou  bin  encoué  le  Frisé  vou  le  Gueurnadier  ,ai  moins   encoué  des  fois,que  çai  feusse  son  nom  de  baptême :ç’ot  ce  qu’i  ne  sait  pas.

    Dans  ce temps-lai  don,a  restot  vé  Ailnié,  le  Didi  de  lai  Cacane  d’aiquand  tote  sai  faimille :lai  fonne,les  p’tiots et  son  neurin.Ein  dimouinge qu’al  aivint  été  tortous  ai  lai  messe,a  rentrèrent  chez  eux  aissez  taird ,retairdés  qu’al  aivint  été  pou  fére  des  tas  de  cômmissions.A  venint  de  s’aicheurter  ai  l’entor  de  lai  tab’e  pou  goûter,en  mégeant   eine  ole  de craipeais  et  des    treuffes  dans  lai  peaie , quanque  tot  d’ein  coup  al  entendèrent  rouâger  au  dessus  de  z-eux.A drossérent   les  éreilles ;le  breut  que  d’  venot   de  pus  en  pus  fort  aivot  l’air  de  se  fére  chu  le  gueurné :çai  s’airr’tôt  peu  çai  r’commençot  ,çai  rouâgeot,çai  trimballot,çai  forraillot,çai  beurdoûlot !....

    Un  tour  de  cochon

    Voici  une  histoire  qui  n’est  pas  jeune  puisqu’elle  s’est  passée  avant 1870.La  république   n’était  pas  encore  crée  et  il y  avait  un  roi  qu’on  appelait  l’empereur  et  qui  s’appelait  Napoléon  trois  de  son  nom  de  famille  mais  que  tout  un  chacun  ici  appelait  d’un  sobriquet  comme  c’était  la  mode.En  parlant  de  lui,ils  disaient  tous  tout  le  temps  Baguinguet  comme  on  dit  le  Jambion,le  Mautué  le  Valotin  ou encore  le  Frisé  ou  le  Grenadier,à  moins  encore  des  fois,que  ça  fusse  son  nom  de  baptême :c’est  ce  que  je  ne  sais  pas.

    Dans  ce  temps-là  donc,il  restait  vers  Ailnié,le  Didi  de  la  Cacane avec  toute  sa famille :la  femme  les  enfants  et  le   bétail.Un  dimanche  qu’ils  étaient  allés  tous  à  la  messe,ils  rentrèrent  chez  eux  assez  tard,retardés  qu’ils  avaient été,pour  faire  des  tas  de  commissions.Ils  venaient  de  s’asseoir  autour  de  la  table  pour  goûter,en  mangeant  une  aile  de  crapeau  et  des  pommes  de  terre  dans  la  peau,quand  tout  d’un  coup,ils  entendirent  bouger  au  dessus  d’eux.Ils  écoutèrent;le  bruit  qui  devenait  de  plus  en  plus  fort  avait  l’air  de  se  faire  sur  le  grenier :ça  s’arrêtait  puis  ça  recommençait,ça  bougeait,ça  marchait,ça  faisait  un bruit  de  ferraille,ça  remuait !... 

    Un conte Morvandiau

    Des  moments  çai  se  côyot ,des  aut’es  fois  çai  fiot  ein  beurlan  du  diabe…Le  Didi,en  se  levant,tot  effairfanté,dié : « mas  quoué  que  ç’ot  que  çai ?Quoué  que  ç’ot,cent  raiges,qu’a  peut  bin  y  aivouair  chu  not’gueurné ?.... »-« Hélâ  mon  dieu,que  chouignot  lai  Cacane,qu’i  sons  don  bin  pardus !.... »Les  grands quiaquint  des  dents,les  p’tiots  rébollint,tot  le  monde  lampot  de  poue,paissqu’a  faut  bin  vous    dire   que  dans  ce  temps-lai  on  étot  crouéyôle  qu’ment  tot :pairtout  on  viot  des  peutes  bétes  ,des  r’venants,des  ensorceilloux….Le  Didi  que  s’étot  drossé,diot  et  rediot  tojors : « Mas  quoué  que  çai  peut-ti  bin  éte ?.... »et  le  beurlan  se  continuot  de  pus  belle.

    « On  ne  sait  jemas  ce  que  peut  airriver,que  se  décidé  ai  dire  le  Didi,a  nous  faut  aippeler  les  vouésins….Frére  qu’a  dié  ai  son  pus  grand  gamin,cours   viâ  les  sercher  en  lou-z-raicontant  ce  que  se  passe  chez  nos !.... »Le  niallou  ne  voulot  jemas  sorti  dihors.Ai  lai  fin,en  viant qu’a  fiot  grand  jor,aipré  airvouair  eurgairdé  pou  lai  crouésie,a  rouvré  lai  porte  tot  doucement  peu,peurnant  son  ébeurdie,a  courré  viâ  téni   tot   le  pays ;ses  sabots  en  quiairint  chu  le  chemi !....

    Des  moments  ça  se  taisait,des  autres  fois  ça  faisait  un  boucan  du  diable….Le  Didi,en  se  levant,tout  épouvanté,dit : « mais  qu’est  ce  que  c’est  que  ça ?Qu’est  ce  que  c’est,cent  rages,qui  peut  bien  y  avoir  sur  notre  grenier ?... » «  Hélas  mon  dieu,que  pleurait  la Cacane,que  nous sommes  donc  bien  perdus !.... »Les  grands  claquaient  des  dents,les  gosses  pleuraient,tout  avait  peur,parce  qu’il  faut  bien  vous   dire  que  dans  ce  temps  là  on  était  croyant  comme  tout :partout  on  voyait  des  vilaines  bêtes,des  revenants,des  ensorcelleurs….Le  Didi  qui  s’était  dressé ,disait  et  redisait  toujours : « mais  qu’est ce que  ça  peut  bien  être ?.... »et  le  boucan  continuait  de  plus  belle.

    « On  ne  sait  jamais  ce  qui  peut  arriver,que  se  décide  à  dire  le  Didi,il  nous  faut  appeler  les  voisins….Fils  qu’il  dit  à  son  plus  grand  gamin,court  vite  les  chercher  en  leur  racontant  ce  qui  se  passe  chez  nous !... »Le  gosse  ne  voulait  jamais  sortir.A  la  fin,en  voyant  qu’il  faisait  grand  jour,après  avoir  regardé  par  la  fenêtre,il  rouvre  la  porte  tout  doucement  puis  prenant  son  élan,il  court  vite  tenir  tout  le  pays ;ses  sabots  claquaient  sur  le  chemin !...

    Un conte Morvandiau

     

    Pchot-ai-pchot  le  monde  se  raimeulot,mas  al  étint  tortous dévouérés  de  poue et  v’nint  en  bandes,les  eins  d’aiquand  des  forches,les  aut’es  des  coutres,les  aut’es  des  faux.A  faut  que  vous  saivins  que,dans  ce  temps-lai,nue  n’aivot  de  fusils :a  n’y  évot  ranque  le  père  Gustin,ein  vieux  de  75  ans  qu’aivot  ein  ch’tit  fusil  ai  pierre  que  ne  tapot  pas  pus  fort  qu’eine  poterale  et  peu  encoué  pas  ai  tos  les coups !....A  s’aimouégnot  étou  lu,du  pus  pu  viâ  qu’a  pouvot.

    Lai  mâyon  feut  bintôt  pleine  de  monde,mas  vous  érins  entendu vouler  eine  cancouerne,chu  tellément  qu’a  ne  fiint  point  de  breut.A  tenint  lou   jairgon  tot  bas  peû  al  écoutint  le  rouâgement  que  se  fiot  là-haut  et  que  los-z-y  copot  le  vent.Chaicun  beillot  son  aivis.La  Cacane  diot : « ç’ôt  seurément   quéque  chouse  de  pas  nâturel  pusqu’aivant  d’ailler  ai  lai  messe,i  yé  fromé  ai  quié  lai  porte  du  gueurné  en  mouinme    temps  que  lai  çulle  de  lai  mâyon… »Si  c’ot  qu’ment  çai,que  répondot   le  Ph’lippot,a  yé  de  lai  maigie  lai-dedans. »En  entendant  çai,les  hommes  se  souégnèrent,les  fonnes  chouéyèrent  ai  genoux  et  se  mettèrent  ai  dédveuder  des  tas  de  peurrières  pendiment  que  lai  Cacane  d’aiquand  ein  râmeau  de  bouis  frandallot  de  l’eaie   b’nite   pairtout,mouinme  jeusqu’au  plincher. « çai  serot  bin  étou  des  fois,vot’e  vieux  onque,défunt  Pheulbert,que  réquiamerot  des  peurières »que  dié  tot  d’un  coup  lai  Glâdie  du  Nicot  du  Tronsoué. « Portant,que  répondé  le  Didi,vouéqui  chix  ans  qu’al  ot  mort  et  i  yons  fait  dire  18  messes,sans  compter  nos  peurières  qu’i  fions  tos  les  jors  ai  son  étention….Tot  çai,çai  fait  de  lai  coûtance :i  ne  pouvons  portant  pas  non  pus,nous  foute  ai  pain-sercher !.... » « Bin  entendu,que  dié  lai  petiote   du  Touénot,mas  i  pouvons  tojors  bin  dire  tortos  ensemb’e  ein  Nom-Du-Père,por  lu :qu’ment  qui  sons  trébin,al  airé  bin  pus  d’aution… »

    Petit  à  petit  les  gens  se   rassemblaient    mais  ils  étaient  tous  dévorés  de  peur  et  vinrent  en  bandes,les  uns  avec  des  fourches,les  autres  des  coutres,les  autres  des  faux.Il  faut  que  vous  sachiez  que,dans  ce  temps  là,personne  n’avait  de  fusils :il  n’y  avait  que  le  père Gustin,un  vieux  de  75  ans  qui  avait  un  petit  fusil  à  pierre  qui  ne  tapait  pas  plus  fort  qu’une  pétoire  et  puis  encore  pas  à  tous  les  coups !....Il  vint  lui  aussi,du  plus  vite  qu’il  pouvait.

    La  maison  fut  bientôt  pleine  de  monde,mais  vous  auriez  entendu  voler  une  mouche,tellement  qu’ils  ne  faisaient  pas  de  bruit.Ils  parlaient  tout  bas  puis  ils  écoutaient  le  boucan  qui  se  faisait  là-haut  et  leur  coupait  le  souffle.Chacun  donnait  son  avis.La  Cacane  disait : « c’est  sûrement  quelque  chose  de  pas  naturel  puisqu’avant  d’aller  à  la  messe,j’ai  fermé  à  clé  la  porte  du  grenier  en  même  temps  que  celle   de  la  maison… »Si  c’est  comme  ça  que  répondait  le  Philippot,il  y  a  de  la  magie  là- dedans. »En  entendant  ça,les  hommes  se  signèrent,les  femmes  tombèrent  à  genoux  et  se   mirent  à  débiter  des  tas  de  prières  pendant  que  la  Cacane  avec  un  rameau  de  buis  lançait  de  l’eau  bénite  partout,même  jusqu’au  plancher. « ça  serait  bien  aussi  des  fois,votre  veil  oncle,feu  Pheulbert,qui  réclamerait  des  prières » que   dit  tout  d’un  coup  la  Gladie  du  Nicot  du  Tronsué. « Pourtant,que  répond  le  Didi,voici  six  ans  qu’il  est  mort  et  nous  avons  fait  dire  18  messes,sans  compter    nos  prières  que  nous  faisons  tous  les  jours  à  son  intention… Tout  ça,ça  coûte :nous  ne  pouvons  pas  non  plus  nous  ruiner !... » « Bien  entendu,que  dit  la  petite  du  Touénot,mais  nous  pouvons  toujours  bien  dire  tous  ensemble,un  Nom-Du-Père,pour  lui,comme  nous  sommes  beaucoup,il  aura  plus  d’écoute… »

     

    Un conte Morvandiau

    Et  vouéqui que  tortous   a  d’oûtant   lous  chapeais  ou  lous  calottes ,peu  qu’a  bordonnant  lai  peuriére  Voué,mas  flûte !...çai  n’empouâchot  pas  le  frandallement  de  contunier  ni  moinme  de  d’veni  de  pus  en  pus  fort.En  viant  çai,le  Noëtot  qu’ot  pas  chi  couillon  que  çai,se  redrossé  et  dié : « i  sons  en  train  de  causer  pou  ne  ran  dire….Pou  saivouair  ce  que  ç’ot,a  n’y  é  qu’un  moyen…. »-« lequé,lequé ?... »qu’a  diérent  tortous… « Et  bin,ç’ot  d’y  ailler vouâ !... »Voué   mas  ç’étot  pus  asié  a  dire  qu’ai  fére :nue  ne  voulé,et  a  diint  au  Noëtot : « mas  chi  te  y  aill’o  toué ? »peu,qu’ment  qu’a  ne  cimot  pus,al  y  diint  encoué : « i  irins  derré  toué  pou  te  souteni…essaye-don !. »Le  Noëtot  ai  c’t’heure  se  viot  bin  embârraissé :al  airot  bin  voulu  t’ni  sai  langue,mas  c’ment  fére  pou  se  dépiger ?...Ai  force  de  sercher,a  finiché  pou  dire : « diez  don,qu’a  dit  i  croués  moué,qu’a  faut  que  çai  set  quéque-z-ein  qu’en  impose,que  monte  chu  le  gueurné…Il  croués  que  ç’ot  au  Maire  vou  bin  au  Monsieu  le  Curé  que  çai  revint…A  faut  viâ  aill’er  les  queri !... « Oh  pardié  voué,  t’és  râyon !... qu’a  répondérent  tortous. »Et  bin  i  cours  les  sercher  que  dié  le  Noëtot,hureux  de  se sorti  d’embârras  et  d’eurtirer  son  épingue  du  jeu.

     Et  voici  que  tous  enlevant  leurs  chapeaux  ou  calottes,puis  débitant  la  prière,mais  flûte !...ça   n’empêchait  pas  le  lancement  de  continuer  ni  même   de  devenir  de  plus  en  plus  fort.En  voyant  ça,  le  Noëtot  qui  n’est  pas  si  idiot  que  ça  se  redresse  et  dit : « nous  en  train  de  parler  pour  ne  rien  dire….Pour  savoir  ce  que  c’est,il  n’y  a  qu’un  moyen… »-« lequel,lequel ?... »qu’ils  dirent  tous… « et  bien  c’est  d’y  aller  voir !... »oui  mais  c’était  plus  facile  à  dire  qu’à  faire :personne  ne   veut,et  ils  dirent  au  Noëtot : « mais  si  tu  y  allais  toi ? »Puis  comme  il  se  taisait,ils  dirent  encore : « nous  irons  derrière   toi  pour  te  soutenir…essaie  donc !. »Le  Noëtot  à  cette  heure   se  voyait  bien  embarassé :il  aurait  bien  voulu  tenir  sa  langue,mais  comment  faire  pour  se  tirer  d’affaire ?...A  force  de  chercher,il  finit  par  dire : « dites  donc,qu’il  dit,je  crois  moi,qu’il  faut  que  ce soit  quelqu’un  qui  en  impose,qui  monte  sur  le  grenier…Je  crois  que  c’est  au  Maire  ou  bien  à  Monsieur  le  Curé  que  ça  revient…Il  faut  vite  aller  les  chercher !... « Oh  pardi  oui,t’as  raison !...qu’ils  répondirent  tous. »Et  bien  je  cours  les  chercher  que  dit  le  Noëtot,heureux  de  se  sortir  d’embarras  et  de  tirer son  épingle  du  jeu.

     

    Un conte Morvandiau

     

    Ai  lai  Cure,laivous  qu’al  airrivé  tot  époursi,a  ne  troué  pas  le  Monsieu  le  Curé  qu’étot  pairti  vé  ein  poor   mailaide  que  les  queurneilles  se  disputint  és  cairtes,pou  l’y  graicher  ses  bottes .A  recourré  don  viâ  chez  le  Monsieu  le  Maire  qu’étot  brâmant  tot  sou,en  train  de  se  chauffer  les  gréves.A  l’y  raiconté  l’aiffaire  en  y s’mondant  que  çai  pressot,qu’ein  mâlheur  pouvot  bin  airriver.Le  maire  qu’étot  ein  vanterais  de  premiére,dié  tot  de  suite  que  d’aiquand  son  échairpe  a  n’aivot  poue  de  ran  pusqu’al  étot  lai  Commugne,et,que  çai  feusse  le  Bon  Dieu  vou  le  Diabe  qu’a  faudrot  bin  qu’on  voyeusse !...Voué,mas  eine  fois  dans  lai  mâyon  du   Didi ,quanque  le  Maire  entendé  de  ses  éreilles  le  beurlan  que  çai  fiot  tojors,a  feut  moins  couraigou :a  tâchot  de  de  se  détirer  en  y  enviant  les  eins  vou  les  aut’es  d’abord…mas  nue  ne  bougeot !...A  feut  don  bin  forcé  d’y  paisser.En  viant  qu’a  ne  pouvot  pas  fére  autrement,a  peurné  le  devant  et  tot  le  monde  suivé  .

    A  la  Cure,où  il   arrive  tout  épouvanté,il  ne  trouve  pas  le  curé  qui  était  parti  voir  une  pauvre  malade  que  les  corneilles  se  disputaient  les  cartes,pour  lui  graisser  ses  bottes.Il  court  donc  vite  chez  le  maire  qui  était  bien  tout  seul,en  train  de  se  chauffer  les  jambes.Il  lui  raconte  l’affaire  en  lui  précisant  que  ça  pressait,qu’un  malheur  pouvait  bien  arriver.Le  maire  qui  était  un  vantard  de  première,dit  tout  de  suite  qu’avec  son  écharpe  il  n’avait  peur  de  rien  puisqu’il  était  la  commune,et,que  ça  fusse  le  bon  dieu  ou  le  diable  qu’il  faudrait  bien   qu’on   voit !...Oui  mais  une  fois dans  la  maison  du  Didi  quand  le  maire  entend  le  boucan  que  ça  faisait  toujours,il  fut  moins  courageux :il  tâchait  de  se  défiler  en  y  envoyant  les  uns  ou  les  autres  d’abord….mais  personne  ne  bougeait !...Il  fut  bien  forcé  d’y  passer.En  voyant  qu’il  ne  pouvait  pas  faire  autrement,il  prit  le  devant  et  tout  le  monde  suivit.

    Un conte Morvandiau

     

    Pou  monter  chu  le  gueurné,c’étot  ein  vieux  escayé  en  pierre  que  beillot  dans  la  corre  et  que  menot  jeusque   devant  la  quiau  du  plinché.Le  maire    aivot  écairté  le  pus  qu’al  aivot  pouvu  son  échairpe  porqu’ille  feusse  pus lairge  et  qu’ille  se  voyeusse  mieux,peu  a  trempé  le  grous  bout  de  son  écrasoû  de  treuffes  dans  l’eau  b’nite,peu  a  qu’mencé  de  monter  les  mairches  tot  doucement.Les  hommes  qu’aivint  d’oûté  lous  saibots  suivint :nue  ne  fiot  de  breut,chaicun  retenot  moinme  son  vent,mas  on  entendot  toquer  le  cœur  dans  l’estoumac  de  tot-ein-chaicun,chu  tell’ment  que  l’émotionnement  étot  grand.Airrivés  devant  lai  quiau,a  se  retornérent  tortous  pou  vouâ  chi  ran  ne  barrot  le  chemi  en  por-derré :qui  que  sait  quoué  que  ç’ot  qu’ai’llot  airriver ?...On  vorsé  de  l’eaie  b’nite   chu  le  pas  de  lai  porte,on  fié  de  contre,des  signes  de  crouée  aivou  ein  bout  de  bouis,peu  le  maire  en  groûchissant  sai  voix  le  pus  qu’a  pouvé,queurié : « Au  nom  de  lai  loué,qui  que  ç’ot  qu’ot  lai ?... »Ran  ne  répondé  qu’ein  beurlan  pus  fort :on  entendé  ébouler  des  aiffaires,peu  çai  grondé  en  douguant  dans  lai  porte.D’ein  seul  coup  tot  le  monde  se  reviré  et  se  mettai  ai  redesçoindre  quate-ai-quate,mas  portant  a  s’airrtèrent  peu  a  remontèrent.

    Pour  monter  sur  le  grenier,c’était  un  vieux  escalier  en  pierre  qui  donnait  dans  la  cour  et  qui  menait  jusque  devant  la  porte  du  plancher.Le  maire  avait  écarté  le  plus  qu’il  avait  pu  son  écharpe  pour  qu’elle  soit  plus  large  et  qu’elle  se  voit  mieux,puis  a  trempé  le  gros  bout  de  son  morceau  de  pomme  de  terre  dans  l’eau  bénite,puis  il  commence  de  monter  les  marches  tout  doucement.Les  hommes  qui   avaient  ôté  leurs  sabots  suivaient :personne  ne  faisait  de  bruit,chacun  retenait  même  son  souffle,mais  on  entendait  taper  le  cœur  dans  l’estomac  de  tout  un  chacun,tellement  l’émotion  était  grande.Arriv és  devant  la  porte,ils  se  retournèrent  tous  pour  voir  si  rien  ne  barrait  le  chemin  par  derrière :Qui  sait  ce  qui  allait  arriver ?...On  verse  de  l’eau  bénite  sur  le  pas  de  la  porte,on  fait  contre,des  signes  de  croix  avec  un  bout  de  buis,puis  le  maire  en  grandissant  sa  voix  le  plus  qu’il  peut,crie : « au  nom  de  la  loi,qui  est  là ?... »Rien  ne répondit  qu’un  boucan  plus  fort :on  entendit  tomber  des  affaires,puis  ça  gronda  en  cognant  dans  la  porte.D’un  seul  coup  tout  le  monde  se  retourna  et  se  mit  à  redescendre   quatre  à  quatre,mais  pourtant  ils  s’arrêtèrent  et  ils  remontèrent.

     

    Un conte Morvandiau

     

    Le  maire  qu’mandé  encouère  ein  coup :au  nom  de  lai  loué,mas  çai  feut  paireil,peut-ête  bin  pire !...A  s’airmé  don  de  couraige,peu  carrément  a  viré  lai  quié,peu  a  redit  encoué :au  nom  de  lai  loué….mas  çai  feut  encoué  paireil :tojors  le  moinme  chantier !...En  viant  que  ce  qu’a  y  évot  dans  le  gueurné  n’ouvré  pas  lai  quiau  qu’étot  portant  débarrée,çai  requinqué  tot  ai  fait  le  maire  que  tenot  bon  lai  pouégnie  de  lai  porte : « Les  aimis,qu’a  dié  en  se  revirant,récoutez  vos  bin :i  vâs  ouvri !.ai  lai  grâce  de   Dieu !... »Tos  les  mondes  que   tremblint   fièrent  viâ  ein  signe  de  crouée.D’eine  main,le  maire  leuvent  tot  prot  son  écrâsou  de  treuffes,peu  de  l’aute   a  chouâche  chu  lai  liquotte ,a  pousse…lai  quau  s’ouvre,mas  au  moinme  moment,ein  beurdallement  du   Diabe  se  fait  entende  ein  moinme  temps  qu’ein  drôle  de  grondement,quéque  chouse  de  grous  et  de  bianc  passe  en  coup  de  vent  dans les  queuches  des  hommes,peu  vouéqui  tot  le  monde,le  maire  en téte,Q  por  dessus  téte,que  beurdoulant  en  bas  des  escayers  au  mitan  des  forches,des  dairds,des  coutres,que  ç’ot  miraque  qu’a  n’y  en  eut  point  d’estreupiés…

    Le  maire  demanda  encore  un  coup :au  nom  de  la  loi,mais  ce  fut  pareil,peut être  bien  pire !...Il  s’arma  donc   de   courage,puis  carrément  tourna  la  clé,puis  redit  encore :au  nom  de  la  loi…mais  ce  fut  encore  pareil :toujours  le  même  chantier !...En  voyant  que  ce  qu’il  y  avait  dans  le  grenier   n’ouvrit  pas  la  porte  qui  était   pourtant  débarrée,ça  revigora tout  à  fait  le  maire  qui  tenait  bon  la  poignée  de  la  porte : « les  amis  qu’il  dit  en  se  retournant,écoutez  bien :je  vais  ouvrir !.à  la  grâce  de  dieu !... »Tous  les  gens  qui  tremblaient  firent  vite   un  signe  de  croix.D’une  main,le  maire  lève  tout  prêt  son pilon à pommes de terre. ,puis  de  l’autre  il  appuie  sur  la  poignée,il  pousse…la  porte  s’ouvre,mais  au  même  moment,un  boucan  du  diable  se  fait  entendre  en  même  temps  qu’un  drôle  de  grondement,quelque  chose  de  gros  et  de  blanc  passe  en  coup  de  vent  dans  les  jambes  des  hommes,  puis  voici  tout  le  monde,le  maire  en  tête,cul  par  dessus  tête,qui  dégringole  en  bas  des  escaliers  au  milieu  des  fourches,des  faux,des  coutres,que  c’était  miracle  qu’il  n’y  en eut  pas  d’handicapés…

     

    Un conte Morvandiau

    Et  quoué  que  voyant  tos  les  hommes  épinchés  ai  bas  et  les  fonnes  que  joindint  les  mains,chu  le  pas  de  lai  porte ?Ein  groûs  couéchon ,eine  mére-treue  que  court  viâ  en  virant  de  lai  quoue  vé  l’ouâge  laivous  qu’on  y  beillot  d’haibitude  ai  méger !...C’étot  lai  treue  de  chez  le  Didi  qu’a  lâchant  tos  les  maitins  pou  lai  fére  ai’ller  en  champs,quétot  montée  chu  le  gueurné  dans  lai  maitinée.Lai  Cacane  l’y  aivot  enfromée  sans  s’en  méfier,aivant  d’ai’ller  lai  messe  et  lai  poor  an-nimau  y  aivot  paissé  lai  jornée.Raide  aiffaudie,ille  rebeuillot  pairtout  en  foutant  tot    en  l’air :ç’ot  ce  que  fiot  le  breut  qu’on  entendot.Peu  le  temps-deurer  de  ses  couéchenais  que  s’en  môlot,l’empouâchot  étou  de  deurer  et  lai  fiot  encoué  enraiger.Ah  vos  pairlez  d’eine  reue  qu’a  fiot  le  maire  et  peu  les  hommes  étou  quanqu’a  viérent  de  quoué  qu’a  retournot !Le  maire  qu’aivot  beurdoulé  jeusque  dans  lai  corre,laivous  qu’a  s’étot  foutu  en  panse  de  vaiche,s’étot  raimassé,aissez  tolé,et  maragouégnant  en  râquiant  son  échairpe  et  son  fond  de  culotte  d’aiquand  son  couteais  pou  d’oûter  lai  borbe : « Cré  nom  de  Feu,por  ein  tor  de  couéchon,çai,c’ot  ein  tor  de  couéchon !... »  

    Et  quoi  que  voient  tous  les  hommes  éparpillés  en  bas  et  les  femmes  qui  joignaient    les  mains,sur  le  pas  de  la  porte ?Un  gros  cochon,une  mère-truie  qui  court  vite  en  tournant  de  la  queue  vers  l’auge  où  on  avait  l’habitude  de  lui  donner  à  manger !...C’était  la  truie  de  chez  le  Didi  qu’on  lâche  tous  les  matins  pour  la  faire  aller  aux  champs,qu’était  montée  sur  le  grenier  dans  la  matinée.La  Cacane  l’avait  enfermée  sans  faire  attention,avant  d’aller  à  la  messe  et  le  pauvre  animal  y  avait  passé  la  journée. Très  apeurée,elle  fouillait  partout  en  mettant  tout  en  l’air :c’était  ce  qui  faisait  le  bruit  qu’on  entendait.Puis  l’ennui  de  ses  cochonnets  qui  s’en  mêlait,l’empêchait  de  durer  et  la  faisait  encore  enrager.Ah  vous  parlez  d’une  tête  que  faisait  le  maire  et  puis  les  hommes  aussi  quand  ils  virent   de  quoi ça retournait !Le  maire  qu’avait  roulé  jusque  dans  la cour,là  où  il  s’était  mis  en  panse  de  vache,s’était  ramassé,assez  meurtri,et  baragouignant  en  râclant  son  écharpe  et  son  fond  de  culotte  avec  son  couteau  pour  ôter  la  boue : « cré  nom  de  feu,pour  un  tour  de  cochon,ça  c’était  un  tour  de  cochon !... » 

    Mille mercis à Jean-Louis pour cette si amusante histoire de notre terroir Côte d'Orien (elle vient de Saulieu) , et à Sylviane pour ses si jolies cartes Morvandelles,dont je continue ci-dessous la publication..

    Un conte Morvandiau

    Un conte Morvandiau

    Un conte Morvandiau

    Un conte Morvandiau

    Un conte Morvandiau

    Un conte Morvandiau

     

     


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  • A l'atelier peinture de Villiers le Duc, il n'y a pas que des aquarellistes,il y a aussi des peintres à l'huile, comme Roselyne...

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Et des aquarellistes bien sûr..

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

     

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

     


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  • Au cimetière Saint Vorles de Châtillon sur Seine on peut voir cette chapelle funéraire de style néo-gothique qui fut édifiée pour la famille Bougueret , par l'entrepreneur parisien B. Lebègue...

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

     


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  • Si le nom de Bougueret vu sur une chapelle funéraire m'a rappelé un des dirigeants de  l'usine de Sainte Colombe,celui d'Emilie Poupée ,lu sur cette tombe m'a fait souvenir du nom donné à deux ponts sur la Seine, situés près du moulin Lemoine, dit "moulin des passes".
    Michel Diey , la mémoire du Châtillonnais, m'a appris qui était Emilie Poupée..

    Le château de Bussy-Rabutin

    Jeanne-Emilie Poupée ,dite Emilie,  née à Châtillon sur Seine en 1813,était la fille d'un tonnelier Germain Poupée et de son épouse Henriette Boyer.

    Malgré les difficultés du temps,les parents d'Emilie lui firent donner une solide éducation.

    C'est ainsi,qu'Emilie, armée de son Brevet supérieur, ouvrit une institution  à Châteauvillain.

    Mais à cause de ses idées démocratiques, elle eut des différents avec le curé et certains Conseillers Municipaux de la ville.

    Elle décida alors de revenir dans sa ville natale de Châtillon sur Seine pour y fonder un pensionnat de "jeunes demoiselles", en 1843,aidée par sa soeur Henriette.

    Le pensionnat se nommait "l'Institution Poupée".

    Voici une gravure,aimablement prêtée par Michel Diey,montrant l'Institution, rue Neuve,plus tard rue Charles Ronot.

    (A gauche la porte de Roche, malheureusement disparue après le bombardement de la ville.)

    Le château de Bussy-Rabutin

    Voici le règlement de l'institution:

     

    Le château de Bussy-Rabutin

     

    Mais les calomniateurs de Châteauvillain continuèrent de la poursuivre  de leur méchanceté,accompagnés,hélas, par quelques Châtillonnais...

    Emilie dut réagir, défendre sa réputation,sa bonne vie et ses moeurs.

    Elle demanda à la Municipalité de Châtillon sur Seine un "certificat de bonne moralité"..

    On lui conseilla de laisser dire et de continuer à faire,ce qu'elle fit et son pensionnat  acquit notoriété et prospérité.

    Sa soeur Henriette décéda en 1893 et légua ses biens à Emilie.

    Emilie disparut à son tour en 1898,et l'on découvrit après sa mort qu'elle avait légué sa fortune à la ville .

    Bel exemple  de bonté pour une ville dont certains citoyens l'avaient calomniée !!!

    La Ville de Châtillon sur Seine accepta le legs, apposa une plaque sur la maison où elle mourut  et éleva une stèle au Cimetière Saint Vorles..

    C'est cette stèle que j'ai vue en visitant le cimetière..

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le legs d'Emilie Poupée était important pour l'époque : 43 000 Francs.

    La ville décida de l'attribuer à la reconstruction des deux ponts de la rue de Seine et d'y apposer son nom.

    Une erreur vint entacher le prénom d'Emilie qui devint Emélie,sur les plaques posées sur les ponts,ce prénom se simplifiant parfois en "Mélie",mais c'est bien de notre bienfaitrice Châtillonnaise qu'il s'agit ...

    Le château de Bussy-Rabutin

     

    Emilie Poupée

     

    Le château de Bussy-Rabutin

     

    Emilie Poupée

    Merci à Michel Diey pour nous avoir fait connaître cette Châtillonnaise un peu oubliée...

     

    (La documentation dont je me suis servie a été écrite par lui , et est parue dans le bulletin annuel des Amis du Châtillonnais N° 23 de l'année 2006.)


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  • Le château de Bussy-Rabutin est pour moi une petite merveille : non seulement il est d'une très belle architecture,mais il recèle des trésors : ses peintures agrémentées de maximes qui reflètent le brillant esprit de celui qui le conçut...

    Le château de Bussy-Rabutin

    A l'origine ce château  était un château fort du XVème siècle,il fut racheté à la Renaissance par les Comtes de Rochefort qui transformèrent les tours de défense en tours d'habitation, et dotèrent les ailes d'une décoration raffinée.
    C'est au grand-père de Roger de Rabutin que l'on doit le début de la construction de la façade ,le rez de chaussée date du règne de Louis XIII,tandis que les parties supérieures furent terminées en 1649.

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Au dessus de la porte centrale on trouve les armes des comtes de Sarcus qui acquérirent plus tard le château.

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Et maintenant quelques mots sur Roger de Rabutin,comte de Bussy..

    Ce personnage fantasque ,libertin ,était le cousin de Marie de Rabutin -Chantal qui devint...la Marquise de Sévigné.
    Il fut d'ailleurs amoureux de sa belle cousine,sans retour...
    Doué lui aussi d'un art de la plume certain,il utilisa cet art d'une façon beaucoup plus "cavalière" ..
    Lorsqu'il séjournait à la Cour, il tourna par exemple en ridicule les amours du jeune Louis XIV et de Marie Mancini.Par ordre du Roi il fut exilé sur ses terres de Bourgogne.

    Incorrigible,il y écrivit une "Histoire amoureuse des Gaules " pour divertir sa maîtresse,la belle marquise de Montglas, ce qui lui valut ensuite d'être embastillé plus d'un an, alors qu'il venait d'être élu à l'Académie Française..

    De retour sur ses terres,exilé définitif,  il se vengea de toute la belle société parisienne ,et de sa maîtresse qui l'avait abandonné à son triste sort, en faisant peindre des centaines de portraits de courtisan(e)s, décorés de formules souvent peu élogieuses...mais pleines d'un humour féroce...

    Ce sont ces petites merveilles que l'on peut admirer au château..

    Voici Roger de Rabutin,Comte de Bussy en tenue militaire : il était en 1653 maître de camp général de la cavalerie légère,mais Turenne disait de lui :
    "c'est le meilleur officier des armées...pour ses chansons"

    Le château de Bussy-Rabutin

    Et le voilà en empereur Romain..

    Le château de Bussy-Rabutin

    Voici sa chambre ,dont les murs ,comme dans toutes les autres pièces, sont recouverts de tableaux plus beaux les uns que les autres...

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Dans cette chambre , on peut admirer ce triptyque où figurent de gauche à droite:
    Louise de Rouville, comtesse de Bussy (seconde épouse de Roger),Françoise-Marguerite de Sévigné ,comtesse de Grignan et , et Marie de Rabutin-Chantal,Marquise de Sévigné.

    Le château de Bussy-Rabutin

    Voici ci-dessous, en bas,le portrait de Marie de Rabutin-Chantal ( petite fille de Sainte Jeanne de Chantal,Chantal étant un nom de famille,devenu prénom par la suite) , jeune fille,future Marquise de Sévigné..que Roger de Rabutin décrivait ainsi :
    "elle a d'ordinaire le plus beau teint du monde,les yeux petits et brillants,la bouche plate mais de belle couleur,le front avancé, le nez seul semblable à soi, ni long ni petit,carré par le bout, la mâchoire comme le bout du nez"
    (Histoire Amoureuse des Gaules)

    La personne qui  est dans le cadre argenté au dessus du portrait de Marie de Rabutin  Chantal , c'est la Grande Mademoiselle, cousine de Louis XIV, exilée a St Fargeau .

    Le château de Bussy-Rabutin

    Dans le cabinet des "Devises" ,on voit des panneaux figuratifs ou allégoriques,des vues de châteaux et monuments dont certains n'existent plus..

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    "L'ardeur donne l'audace"..

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Tout est peint,dans le "cabinet des devises" et dans "la tour dorée", même les plafonds..
    Ce sont sous ces peintures que Bussy fit noter des maximes vengeresses,comme celle-ci , pour qualifier son ingrate maîtresse :
    "elle attire pour perdre"..
    ou pour définir la comtesse d'Olonnes :
     "la plus belle femme de son temps,mais moins fameuse pour sa beauté que pour l'usage qu'elle en fit"

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Les embrasures de fenêtres sont peintes elles aussi ..

    Le château de Bussy-Rabutin

    Ainsi que les poutres du plafond...

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Une autre salle s'appelle "la salle des Hommes de Guerre"...

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Une autre se nomme "la galerie des Illustres"...

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Après la Révolution,le château fut acheté par le Comte de Sarcus qui y résida et qui fit restaurer magnifiquement toute l'oeuvre de Roger de Rabutin.

    Voici une pièce de l'aile habitée par le Comte Sarcus:

    Le château de Bussy-Rabutin

    Et voilà  un de ses cabinets en poirier noirci..

    Le château de Bussy-Rabutin

    Après la visite de l'intérieur il faut se rendre dans la chapelle  du château de Bussy-Rabutin qui occupe la tour gauche du château..

    Le château de Bussy-Rabutin

    On y voit un très beau rétable représentant la résurrection de Lazare..

    Le château de Bussy-Rabutin

    et une belle statue de l'école Champenoise :"l'Annonciation"..

    Le château de Bussy-Rabutin

    Les jardins du château de Bussy-Rabutin sont aussi agréables et charmants,décorés de statues, de campaniles...
    Le château est entouré de douves où poussent des nénuphars..

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    A l'arrière du château on voit un bassin circulaire...

    Le château de Bussy-Rabutin

    On peut admirer  de magnifiques campaniles dans des carrés de pelouse entourés de buis..

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

     

    Un conte Morvandiau

    Le Comte de Sarcus fit  placer  dans le jardin deux statues...Cybèle et sa corne d'abondance..

     

    Le château de Bussy-Rabutin

    et Junon et son paon..

    Le château de Bussy-Rabutin

    On peut voir un peu plus loin le lavoir-réservoir qui mène à l'ancien potager..
    Au fond on voit le village de Bussy le Grand où naquit le célèbre général de Napoléon : Junot,duc d'Abrantès..

    Le château de Bussy-Rabutin

    On peut aussi flâner dans un rafraîchissant labyrinthe de charmilles..

    Le château de Bussy-Rabutin

    En repartant,ne pas oublier de voir le colombier et son si bel intérieur..

    Le château de Bussy-Rabutin

    Le château de Bussy-Rabutin

    J'espère vous avoir donné envie d'aller visiter ce merveilleux château,je ne vous ai montré qu'une infime partie des oeuvres qu'il contient..on peut y passer des heures en pensant à ce Comte spirituel que fut Roger de Rabutin..
    Pour moi ,son château est  le plus beau de Côte d'Or..
    J'oubliais :
    Une très belle statue ,copie de l'allégorie du feu sculptée par François Girardon, qui s'intitule "l'enlèvement de Proserpine par Pluton",se dresse dans le parc devant le château.
    Elle était en réfection lorsque je me suis rendue à Bussy...mais lorsque j'y retournerai ,je ne manquerai pas d'ajouter sa photo à cet article,car à Bussy je reviendrai ..


    Château de Bussy Rabutin par TV-NET

    Et au château de Bussy , je suis revenue !

    http://www.christaldesaintmarc.com/retour-au-chateau-de-bussy-rabutin-a29361251


    5 commentaires
  • Samedi soir,Albert Obry , Président des Restos du Coeur de Châtillon sur Seine , et ses bénévoles ,avaient invité pour les remercier , les généreux donateurs qui apportent leur soutien sans faille aux Restos du Coeur de notre ville.

    Montbard

    Ces Associations apportent en effet  une aide très importante  par leurs dons ,dons  qui permettent aux Restos du Coeur de continuer à soutenir les plus démunis.

    Montbard

    Montbard

    Quelles sont ces associations si généreuses ?
    -Le Rotary Club qui offre tous les lundis les belles baguettes de pain lors des distributions.
    -Le Lions'Club  qui cette année a remis aux Restos un gros congélateur et un réfrigérateur

    Montbard

     

    Montbard

     

    -Le Zonta Club qui offre les produits indispensables aux bébés

    Montbard

    -La Source de Vie qui a offert un réfrigérateur grâce aux dons  généreux de ses adhérents.

    Montbard

    -L'Association "Nous Autres.." qui a offert également un réfrigérateur et des produits alimentaires à l'antenne de Châtillon sur Seine,et un chèque important aux Restos de Dijon.

    Montbard

    -le Secours Catholique qui aide les Restos par l'offre de produits alimentaires

     

    Montbard

    -La Croix Rouge qui offre également des produits alimentaires.

     

    Albert Obry lança ensuite un appel aux bonnes volontés..
    En effet après la campagne d'hiver des Restos,aura lieu la campagne d'été,car la précarité hélas dure toute l'année..
    Pour cette campagne d'été, les Restos distribueront  des produits "secs" ,comme des conserves par exemple..
    Pour cela une collecte aura lieu les 5 et 6 Mars prochain,les dons des Châtillonnais seront les bienvenus,ils seront distribués uniquement aux familles Châtillonnaises (212 familles actuellement, mais qui devront se réinscrire..)
    Pour cette collecte,les Restos du Coeur manquent de quêteurs,si vous pouviez donner un peu de votre temps pour participer à la collecte,votre aide serait accueillie avec joie.
    Vous pouvez contacter Albert Obry au 06 70 05 46 84.
    Les Restos vous en seraient très reconnaissants.
    Le verre de l'amitié suivit (offert je le précise grâce aux cotisations des bénévoles des Restos  pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté)

    Montbard

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    Merci à l'avance à vous tous pour vos dons aux entrées des Supermarchés de Châtillon sur Seine les 5 et 6 Mars prochains et pour votre implication dans la collecte...

     


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  • Encore deux inaugurations,deux "coupures " de rubans..

    Photo Numéro 1 :

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    Photo Numéro 2 :

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    Des décorés :

    Photo Numéro 3 :

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    Photo Numéro 4 :

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    Photo Numéro 5 :

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    Merci pour vos éventuels commentaires...


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  • Nicole Mathey a photographié les ravissants oiseaux de son jardin durant la période fort enneigée que nous venons de connaître..
    Voici ses photos et ses commentaires..

    Montbard

    Ah, quand même je m'éloigne un peu...

    Montbard

    Je prends mon envol..

    Montbard

    Je reviens voir s'ils m'ont laissé quelques graines...

    Montbard

    Le rouge-gorge devient moins peureux...

    Montbard

    Le rouge-gorge se rapproche..

    Montbard

    Moi, vous ne m'avez encore jamais vu...c'est moi, le verdier...

    Montbard

    La mésange acrobate..

    Montbard

    La mésange et la graine de tournesol...

    Montbard

    Oui, c'est bien, mais comment je fais maintenant ?

    Montbard

    Et revoilà le rouge-gorge ...

    Merci Nicole Mathey pour vos photos si pleines de naturel !

     


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  • Au pied du parc Buffon,à Montbard se trouve un très joli Musée,aménagé dans les anciennes orangeries du célèbre naturaliste...

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    Bien sûr la statue de Georges Leclerc de Buffon par Jean Carlus, nous accueille à notre arrivée..

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    Au premier étage nous pouvons admirer un "cabinet de curiosités"..

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    Un superbe parcours scientifique nous est ensuite proposé, à travers les collections du Musée.
    L'oeuvre du grand naturaliste que fut Buffon ,nous est très bien racontée, à l'aide de vitrines et de textes explicatifs..

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    Daubenton qui travailla avec Buffon fut aussi un grand savant du siècle des Lumières..

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    C'est lui qui introduisit le mérinos précoce en  Bourgogne , particulièrement en Auxois et en Châtillonnais..

    Montbard

    On avait apporté un jour un immense os à Daubenton en lui demandant quel pouvait être l'être  inconnu dont il était le reste,un géant peut-être ?? et bien , par recherche , le savant  parvint à identifier un os de...girafe :le voici sous vitrine !

    Montbard

    Avant de partir, un coup d'oeil à une reconstitution d'un lieu où aimait se tenir Buffon,avec des meubles d'époque..

    Montbard

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    et bien sûr son beau portrait...

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    A noter que l'entrée de ce très joli musée est gratuite et qu'une charmante hôtesse nous donne tous documents explicatifs..
    Donc si vous allez à Montbard,allez donc visiter ce musée qui présente aussi des expositions temporaires.


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  • Toujours dans la jolie salle polyvalente de Villiers le Duc,dont voici le blason:

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    Quelques  peintres de la Section-Peinture des Amis du Châtillonnais et quelques unes de leurs oeuvres...

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  • Parmi les peintres de la Section-Peinture des amis du Châtillonnais,Catherine Ronssin du Chatelle ,qui réalise de très jolies aquarelles, a aussi un don particulier pour le dessin au crayon..

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    Voici quelques uns de ses dessins qui méritent toute notre admiration..

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    Joli n'est ce pas ?

     


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  • René Drappier a croisé mardi en ville (c'était Mardi-Gras !), les enfants du Centre Aéré Francis Carco..
    Voyez le beau dragon chinois qu'ils ont confectionné !

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  • Depuis le début du XVIIème siècle une forge existait à Sainte Colombe sur Seine,un haut fourneau y fut édifié en 1776.
    En 1822 Marmont,revenu sur ses terres après 1815,transforma l'usine en un grand établissement à "l'Anglaise",mais en 1824, ruiné,il la revendit à un groupement de Maîtres de Forges qui fut ensuite à l'origine de Châtillon-Commentry.
    Au début le consortium Bazile-Louis-Maître et Leblanc, ensuite Bougueret-Coucreux-Landel et Cie,puis Bougueret-Martinot et Cie.

    Montbard

    Jusqu'en 1850 la production de fer alla en s'accroissant:on voyait à l'usine 16 fours à puddler,8 fours à réchauffer,3 trains de laminoirs et de puissants moteurs hydrauliques et à vapeur.
    La production avoisinait les 16000 tonnes de fer par an.

    Montbard

    Mais,à cause de l'épuisement des minerais locaux,les hauts fourneaux s'éteignirent en 1869.
    Néanmoins la forge  poursuivit son activité d'affinage pour les usines d'Ampilly le Sec et de Chamesson en Côte d'Or , et de Plaines et Mussy sur Seine dans l'Aube.
    Au début du 19ème siècle l'usine de Sainte Colombe sur Seine employait 700 travailleurs permanents et 500 travailleurs extérieurs au service des hauts fourneaux.
    Une nouvelle usine vit le jour en 1920 sur les hauteurs de la ville,  après la suppression de la forge Marmont : on n'avait plus besoin de force hydraulique,mais par contre la voie de chemin de fer proche était indispensable.
    Cette usine au début fut une pointerie,une grillagerie (supprimées en 1950) puis une câblerie qui fabriquait, et qui fabrique encore,  des câbles de précontraints pour le bâtiment.

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    L'usine se nomma Chiers-Châtillon Gorcy,puis Tecnor (filiale d'Usinor) puis actuellement Arcelor-Mittal.
    (voir dans le chapitre "Sainte Colombe sur Seine" la pièce de théâtre magnifique "Métallos et dégraisseurs" sur les vicissitudes de l'usine...)

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    Que reste-t-il , dans la ville de Sainte Colombe sur Seine, des Forges anciennes ? pas grand chose hélas..
    Tout de même on peut voir les restes du système hydraulique de la forge Marmont: un bief et une chute de 5 à 6 mètres qui dégageait une puissance hydraulique de 300 CV..

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    On peut voir aussi de belles maisons ouvrières comme celles de la fameuse cour de la forge dite "cour Marmont" , deux corps de logements vis à vis , avec au centre la Maison du Directeur..(1822-1823)

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    (les maisons de la Cour Marmont vues du bief)

    D'autres maisons ouvrières existent dans la ville:

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    Une jolie promenade a été aménagée tout autour du bief.
    Des panneaux explicatifs,fort bien faits,nous donnent des renseignements très intéressants sur les forges anciennes et sur l'usine d'aujourd'hui..

    Montbard

    Et en vous promenant le long du bief ,vous pourrez rencontrer une faune aquatique variée..
    C'est une promenade enrichissante et attrayante à faire à Sainte Colombe sur Seine ..et n'oubliez pas d'aller visiter l'église où vous pourrez prendre connaissance de la vie de Pierre Chaumonnot,évangélisateur des Hurons !

    Montbard

    (Sur cette carte postale ancienne on voit que les forges  se trouvaient à côté des maisons ouvrières de la "cour Marmont")

    NB :Tous les renseignements nécessaires à cette présentation de la sidérurgie dans le Châtillonnais ,ont été tirés des livres de Serge Benoît,le fabuleux conférencier qui nous avait tenus en haleine à la Conférence des Amis du Musée.

    Et ces livres m'ont été prêtés par Michel Diey, que je remercie.

    pour répondre à  la demande de Pâquerette,voici les livres dont je me suis servie pour rédiger les articles sur la métallurgie en Châtillonnais:

    -Le Patrimoine sidérurgique en Bourgogne du Nord,édité par le Musée de la Sidérurgie en Bourgogne du Nord (hélas épuisé)

    -Le patrimoine sidérurgique du Châtillonnais par Serge Benoît et Bernard Rignault


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  • Jean-Pierre Gurga s'intéresse  non seulement aux paysages,mais aussi aux animaux,je vous laisse admirer ses si belles photos..
    Tout d'abord un rouge-gorge:

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    Et maintenant une merlette...

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    Et une magnifique harde de chevreuils...

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    Qu'elle est belle la faune Châtillonnaise, vue par Jean-Pierre Gurga !

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  • Lorsque l'on traverse Montbard on remarque une haute tour dominant la ville,c'est la tour de l'Aubespin,ici en été....

    Montbard

    En hiver..

    Le parc Buffon à Montbard...

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    A côté de la tour de l'Aubespin, se trouve la tour Saint-Louis où l'on dit que naquit Aleth,la mère de Saint Bernard, en 1070.(mais rien n'est moins sûr !)

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    En 1735, Buffon acheta le château qui était à moitié en ruines.

    Il ne conserva que les deux tours de l'enceinte fortifiée.

    L'impressionnante tour de l'Aubespin est haute de 40 mètres,elle est couronnée par une plate-forme à créneaux et mâchicoulis.

    Cet ancien donjon  permit à Buffon de réaliser des expériences sur les vents.

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    Buffon rabaissa d'un étage la tour Saint Louis et y installa une de ses bibliothèques.

    Montbard

    Buffon aménagea des jardins  dans l'enceinte fortifiée,c'est ce que nous appelons maintenant le Parc Buffon : une bien belle promenade pour les Montbardois..

    Montbard

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    Dans ces jardins on peut voir cette belle statue de Daubenton,avec à ses pieds des moutons mérinos précoces.On se rappelle que c'est lui qui les introduisit en Bourgogne !

    Louis Daubenton (1716-1800) ,enfant de Montbard fut un grand savant qui inventa l'anatomie comparée , collabora à l'"Histoire Naturelle" et contribua à la réorganisation du Jardin du Roi qui deviendra le Jardin des Plantes sous la Convention.Il y est d'ailleurs enterré.

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    Depuis le parc Buffon on a une belle vue sur la ville,on voit en bas l'ancienne orangerie de Buffon, aux fenêtres vertes, transformée en Musée fort intéressant.
    Une chapelle se trouve dans le parc Buffon,c'est là que le célèbre naturaliste fut enterré..

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    Le parc Buffon est la propriété de la ville de Montbard depuis 1885 et est en cours de restauration depuis 1991.

     


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  • Le Châtillonnais ,terre des muses,sources d'inspiration des grands peintres ? Oui , si l'on en croit Jenry Camus qui s'est intéressé à ces femmes d'exception :

    -Alice Prin (1901-1953) née à Châtillon sur Seine,la Kiki de Montparnasse de Kisling,Foujita,Man Ray

    -Julie Vellay (1838-1926) née à Grancey sur Ource,épouse de Camille Pissarro

    -Renée Jolivet (1885-1973) née à Châtillon sur Seine , nurse et modèle d'Auguste Renoir

    Renée Jolivet, modèle de Renoir

     

    Jenry Camus m'a fait l'honneur de m'envoyer la biographie de Renée Jolivet qu'il a réalisée, accompagnée de plusieurs illustrations,écoutons le :

    Le père de René Jolivet,Auguste Jolivet,décède tragiquement le 5 Septembre 1893, ayant avalé accidentellement de la mort aux rats dans un banquet.
    Sa mère Marie Rosalie Dumay,sage-femme à Essoyes , met au monde le 4 août 1901, Claude troisième fils du grand peintre impressionniste Auguste Renoir.
    Madame Renoir, cherchant une jeune fille pour s'occuper du bébé,Renée, âgée de seize ans, entre alors au service de la famille.
    Auguste Renoir, remarquant sa beauté lui demande de poser.

    Renée Jolivet, modèle de Renoir

    C'est à la National Gallery of Canada que l'on peut admirer le tableau "Claude et Renée" représentant Renée tenant dans ses bras le petit enfant.

    Cette toile,aux couleurs discrètes, d'une palette rose, jaune et bleue, une des compositions les plus dépouillées de toute l'oeuvre de Renoir, a nécessité de nombreuses études préparatoires..

    Renée Jolivet, modèle de Renoir

    Renée Jolivet, modèle de Renoir

    Renée quitte le service de la famille Renoir en 1904 pour épouser un artiste dramatique Alphonse Cayat, dit Caya de Castella.

    Renée Jolivet, modèle de Renoir

    (on voit ici Renée ,à gauche,en Bretonne avec son mari)

     

    Renée Jolivet, modèle de Renoir

    Renée était d'une très grande beauté...

    Renée Jolivet, modèle de Renoir

    De cette union naît une petite Madeleine le 12 Mai 1905.

    Mais le couple de s'entend pas et divorce le 3 Mai 1921.

    Renée est toujours restée en relation avec les Renoir..Voici une lettre de Renoir qui lui est adressée..

    Renée Jolivet, modèle de Renoir

    Après la mort de Madame Renoir en 1915, elle effectue plusieurs séjours à Cagnes sur Mer,dans la propriété du peintre "les Collettes",posant pour lui et son ami Richard Guino.

     

     

    Renée Jolivet, modèle de Renoir

    Auguste Renoir meurt le 3 Décembre 1919.

    Renée tient une épicerie de luxe à Paris,Avenue Junot,au pied de la butte Montmartre quand elle se remarie le 17 Mai 1934 avec Gracien Arquier, chef de section à la Manufacture Française des Tabacs.Malheureusement son mari meurt peu après.

    Renée,devenue Madame Veuve Arquier prend sa retraite et sa vie se passera à son domicile parisien rue Lepic avec des séjours hivernaux dans le midi et des séjours estivaux à Essoyes.

    Renée Jolivet, modèle de Renoir

    (la photo n'est pas d'excellente qualité,mais je pense qu'elle est intéressante,puisqu'elle nous montre Renée près de la "Vénus" de Renoir ,aux Collettes, Vénus qu'elle a inspirée)

    Renée meurt le 25 Octobre 1973.

    Pour cette jolie Châtillonnaise, discrète et méconnue:

    "Renoir a été et restera le plus beau souvenir de sa vie"

    (Jenry Camus)

     

     


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  • Et le pinson attend des jours meilleurs..

    Montbard

     

    Montbard

    Les moineaux ont froid aux pattes...

     

    Montbard

    Et Monsieur Merle et Madame Merlette sont affamés...vive la pomme !

    Montbard

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    Montbard

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    Montbard

     

    et la corneille partagerait bien le festin !

     

    Montbard

     


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