• En 1934 l'entreprise sort la série 10/50 qui sera décliné en plusieurs versions jusque 1936. Cette série présente des innovations importantes :

    - volant à gauche (comme les véhicules Unic),
    - direction articulée par cardans (comme la Traction avant de Citroen), entre autres
    - culasse à distribution mixte, soupapes d'admission en tête et soupapes d'échappement latérales qui permet un vitesse de pointe de 120Km/h,
    - transmission à double démultiplicateur.

    Ces innovations font du modèle 10/50 une voiture très chère.

    La crise, aidant, le Baron Petiet suggère une coalition qui regrouperait les différents constructeurs français.

    Cette solution n'aboutira pas.

    Certains constructeurs réorientant leurs activités vers les véhicules industriels (Berliet et Unic) ou vers la production de moteurs d'avion (Salmson ou Hispano-Suiza).

    D'autres s'uniront tel Mathis et Ford, La Licorne et Citroën, mais ces unions de circonstance se terminent tous aux dépens du plus petit des partenaires.

    En 1938, la production des modèles Ariès, qui avaient fait la preuve d'originalité, de qualités exceptionnelles, de performances intéressantes et d'un confort qui les faisaient souvent comparer à la prestigieuse marque britannique Rolls-Royce, cesse.

    Que pouvait faire un petit constructeur, qui a produit, environ, 20.000 châssis, seulement, en 35 ans?

    Que pouvait faire, ce minuscule constructeur, face aux gros industriels qui produisent cent fois plus vite ?

    Le Baron Petiet ne veut pas d'un mariage forcé, alors, en 1938, il décide de mettre un terme l'aventure commencée 35 ans plus tôt et la marque disparait.

    (documentation Wikipedia,photos Gazoline.net)


    Fabuleuse cette aventure des Automobiles ARIES n'est ce pas ??

    Je remercie bien sûr Michel Diey qui m'a permis de découvrir cette firme automobile,injustement oubliée,et son créateur...

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  • Henri Marie PETIET (1894-1980 )

    Frère de Charles Petiet,donc lui aussi « petit-fils du petit-fils « de Notre Châtillonnais Claude Petiet.


    Henri Marie Petiet,dit " H.M.P. ", était un homme hors du commun.

    Doté d'une grande intelligence, d'une mémoire prodigieuse, d'une curiosité insatiable, d'une précision et d'une exactitude presque maladives dans ses recherches et ses écrits, d'un exceptionnel esprit d'observation et d'un coup d'oeil infaillible, d'un flair et d'une habilité parfois redoutables, il était au physique d'une stature altière et distinguée.

    Le tout, complété d'une rare culture, lui conférait une grande autorité dont il avait certes conscience mais qui n'empêchait pas ce célibataire essentiellement sensible d'être en fait un timide qui dissimulait sous un aspect bourru ses marques de gentillesse.

    Issu d'une famille qui s'était illustrée depuis plus de deux siècles dans l'Administration, l'Armée, la Politique, l'Industrie, la Technique, - et même les Lettres puisque Stendhal en était membre et avait été accueilli par elle à son arrivée à Paris - il en avait hérité un attachement viscéral pour les siens et le sens de l'histoire.

    Sa connaissance de celle-ci était en partie due au rôle même que ses ascendants et leurs collatéraux y avaient joué :

    n'est-ce pas Claude Petiet (1749-1806), son aïeul, qui comme ministre de la guerre du Directoire avait recommandé à ce dernier le jeune général Buonaparte comme commandant en chef de l'Armée d'Italie et signé sa lettre de nomination ?

    Le choix n'était pas mauvais et l'on connaît la carrière qui s'ensuivit.

    (je n'ai malheureusement pas trouvé de photo de HMP)

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  • (carte postale de la collection de HMP)

    Certains de ses ascendants lui avaient légué leurs caractéristiques spécifiques : le goût de la mécanique, des chemins de fer, des livres, la passion de collectionneur.

    Avec son frère aîné, le Baron Charles Petiet, il eut aussi celui de l'automobile.

    Il y ajouta ceux de l'estampe et de la peinture.

    La passion d’Henri M. Petiet (1894-1980) pour les trains n’est pas le fruit du hasard.

    Son grand-père, Jules Petiet, fut le premier ingénieur en chef de l’exploitation du Chemin de fer du Nord en 1846, en charge d’évaluer et modifier les locomotives dessinées et construites par l’industrie privée en France et en Grande-Bretagne, voire même de créer de nouveaux types.

    Son père fut aussi ingénieur au Nord et épaula le grand Gaston du Bousquet pour le matériel remorqué, voitures et wagons.

    Des histoires de trains, Henri M. Petiet en a entendu depuis son enfance.

    Et dès 1939, il s’est mis à collectionner les jouets-trains et modèles réduits, redoublant d’ardeur dès qu’une pièce avait appartenu à un personnage digne de son admiration tel Victor Harrison, ingénieur surdoué gérant de la firme du même nom, imprimeurs de timbres-poste et de billets de banque dans le monde entier.

    le baron Henri-Marie Petiet édita entre 1943 et 1946 une collection de quelque 750 cartes postales consacrée aux trains et à leurs locomotives.

    Ces clichés sont tirés de photographies de l’époque, notamment prises par Lucien-Maurice Vilain, ou des archives des réseaux et des constructeurs de locomotives.

    Au verso sont portées diverses caractéristiques techniques, ainsi que, généralement, le lieu de la prise de vue

    Voici le site où l’on peut admirer une partie de sa collection :

    http://www.corpusetampois.com/cpa-es-hmp.html






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  • (carte postale de la collection de HMP)

    Plus tard,non seulement il réunit une très vaste documentation, mais il édita plus de 750 cartes postales ferroviaires dotées de notes techniques qui font autorité.

    La constitution, avec l'aide de son grand ami, John T. Van Riems- dijk, créateur du "National Railway Museum " à York en Grande-Bretagne, d'une impressionnante collection de modèles réduits lui a permis d'allier à son amour du chemin de fer son tempérament de collectionneur hérité de son père Marie-André Petiet (1853-1903).

    Ce dernier avait réuni une remarquable collection d'armes et d'objets militaires dont les 400 pièces firent l'objet en 1929 d'une vente à Drouot restée mémorable.

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  • Son père,Marie-André Petiet avait aussi légué à son fils le goût des livres.

    Henri M.Petiet s'y intéressa dès son adolescence et le catalogue de la vente à laquelle il procéda à Drouot, à l'âge de 33 ans, en cinq vacations, en novembre 1927, est le témoignage de la sûreté et de l'importance de ses achats : plus de 1 200 éditions originales et livres illustrés, la plupart sur beau papier, publications de la société " Les XX ", le tout de la qualité qui a toujours été la marque de son exigence.

    Cette recherche de la qualité s'exprime pleinement lorsqu'il édita en 1930 les Contrerimes de P.J.Toulet, avec des gravures au burin de Laboureur, imprimé par Daragnès, l'un des beaux livres illustrés du XXe siècle.


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  • Collaborateur de son frère le baron Petiet (fondateur des Automobiles Ariès (1903-1937), président de la Chambre Syndicale des Constructeurs d'Automobiles de 1918 à 1953 et du Salon de l'Automobile de 1919 à 1958), Henri M. Petiet, réformé pour insuffisance cardiaque, travaille de 1915 à 1920 aux usines Ariès où la production des camions du même nom, l'un des plus célèbres durant la guerre de 1914-1918, devait être poussée au maximum pour les besoins de l'armée.

    Henri M.Petiet apprit ainsi la technique automobile dont il devint l'un des meilleurs connaisseurs.

    Sur un autre plan, il avait connu Georges et André Boillot, Jules Goux, Victor C. Hemery, Camille Jenatzy, Christian Lautenschlager, Léon Théry, Louis Wagner et la plupart des grands pionniers de la compétition ; cela lui permit par la suite de définir des classifications mondiales des compétitions, des voitures de courses et des pilotes.

    Ses articles sur les Grands Prix de l'A.C.F. et la brochure Cinquante Ans de Voitures de Grand Prix, sortie à l'occasion du Salon de 1962, sont des exemples d'érudition et d'exactitude historique.

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  • Son goût pour la collection lui fit s'intéresser dans les tout premiers à la voiture ancienne dont il rassembla à une certaine époque près de 350 exemplaires, dispersés depuis.

    Henri-Marie Petiet organisa également des compétitions de voitures anciennes, notamment à Rouen.



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  • (Tableau de Marie Laurencin,annoté au dos par HMP )

    Aux centres d'intérêt d'Henri-Marie Petiet s'en ajoutaient d'autres : la peinture et notamment les estampes .

    Il est impossible en quelques lignes de citer tous les artistes avec lesquels il fut en relation, - et dont il édita certains -, mais on peut nommer

    Pierre Bonnard, Jean-Louis Boussingault, Mary Cassatt, Eugène Clairin, Maurice Denis, André Derain, Pierre Dubreuil, Raoul Dufy, Charles Dufresne, A. Dunoyer de Segonzac, Edouard Goerg, Roger de La Fresnaye, Pierre Laprade,Marie Laurencin, Luc-Albert Moreau, Maillol, André Mare, Matisse, Pascin, Picasso, Lucien Pissaro, Rouault, Roussel, Signac, Louis Sue, Jacques Villon, Vlaminck, Vuillard et Daniel de Monfreid, l'ami de Gauguin, ainsi que Jean-Emile Laboureur et Marcel Gromaire, qui tous deux représentèrent Henri M.Petiet au milieu de ses estampes, l'un par une gravure, l'autre par une peinture, tandis que Edouard Goerg, Marie Laurencin, et Pierre Dubreuil laissaient de très bons dessins de lui.

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  • (« Le regard » ,destiné au château de Domecy, par Odilon Redon,actuellement au Musée de Rennes)

    En peinture,l' acquisition la plus marquante d'Henri-Marie Petiet fut celle de quinze grands panneaux décoratifs réalisés par Odilon Redon pour le Château de Domecy et étudiés par Roseline Bacou qui dirigea pendant de nombreuses années le Cabinet des dessins du Musée du Louvre.

    En 1988, les toiles entrèrent par dation au Musée d'Orsay.

    (Documentation Hervé DUFRESNE)

    Quelle famille ces Petiet !

    Quand je pense que j'ai arpenté pendant 30 ans la rue qui porte son nom,sans rien connaître de cette dynastie !

    Je remercie Michel Diey qui m'a orientée vers cette recherche familiale passionnante,pour moi et j'espère aussi pour vous !




    Je reçois ce message qui me fait plaisir,car il me prouve que je suis lue ,au-delà sans doute du Châtillonnais



    quelle famille ces Petiet!!
    Posté par Petiet le 31.07.2008
    eh bien oui quelle famille!!! pourquoi ne descendez-vous pas plus loin? il y en d'autre qui je crois on été assez connus!!
    je suis une arrière [...] arrière petite fille de l'intendant général Claude Petiet. ça fait bizarre de voir que des gens s'intéressent à ma famille!
    D'ailleurs avez-vous compris quel rôle il a tenu pendant la révolution? c'était un bleu, ou un Blanc?


    Si j'ai parlé ,avec admiration de cette famille exceptionnelle,c'est parce que votre aïeul,Mademoiselle,était né à Châtillon sur Seine,ma ville.Si vous voulez me donner d'autres renseignements,je suis preneuse et je continuerai ce chapitre avec un grand plaisir !!
    Et vous pourrez ,sans doute mieux que moi ,me dire si Claude était bleu ou blanc ....

    Dernière minute:

    J'ai recopié votre intéressant commentaire,ci-dessus.

    Votre e-mail n'y apparaît plus.

    Si vous souhaitez me contacter pour me parler de votre famille,regardez la colonne de gauche,tout en bas vous avez la mention "contactez-moi" ,en cliquant dessus vous pourrez m'écrire ,et je vous répondrai EN TOUTE CONFIDENTIALITÉ.

    Merci de vous être intéressée à mon blog !

    1 commentaire


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