• Les grands Ducs de Bourgogne et leur cour

    Le compte-rendu de cette conférence se trouve dans le chapitre au temps des grands ducs de Bourgogne" dans la section Dijon du blog


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  • "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Cette conférence :"Le Champagne, plus de trois siècles d'histoire", nous a été présentée par Mme Claire DESBOIS-THIBAULT.  

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Mme Claire DESBOIS-THIBAULT, titulaire d'un doctorat en Histoire,  s'attache à valoriser le patrimoine culturel vitivinicole champenois, par diverses actions comme la rédaction du projet scientifique et culturel du Musée du Champagne d'Epernay. Elle anime notamment le centre d'Etudes de la Vigne et du Vin en Champagne au sein de l'institut international des vins de Champagne - Villa Bissinger.

    Voici la première partie de la conférence de Madame Desbois-Thibault :

    Des origines antiques aux temps modernes :

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    La vigne champenoise est très ancienne, elle date de l'époque Gallo-Romaine, du II et IIIème siècle après J.C. Le premier témoignage en est une sculpture représentant un pressoir, située sur la porte de Mars à Reims.

    Les vignes champenoises sont, comme chez nous en Côte d'Or, situées sur des coteaux, elles reçoivent ainsi un bon ensoleillement.

    Les premières vignes sont attestées par l'évêque Saint Louis, au nord de Reims.

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Cette sculpture de la cathédrale de Reims, nous montre le miracle de Saint Rémi qui remplit miraculeusement un tonneau .

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    D'autres sculptures nous montrent des vendangeurs, ou des pieds de vignes.

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Au Moyen-Âge, on trouvait en Champagne de grands domaines viticoles tenus par des religieux, mais aussi des parcelles possédées par des propriétaires privés. On ne sait pas quels cépages étaient plantés, mais on sait que le vin produit était du vin rouge, assez ordinaire, destiné à une consommation courante, appelé "vin gris".

    Le problème essentiel de la vinification en ce temps-là en Champagne était très important: en effet les automnes étant assez frais, la fermentation  n'avait pas le temps de se faire complètement ...elle reprenait au printemps et rendait le vin imbuvable, piquant, effesvescent...une vraie piquette !

    Il fallut , pour arriver à commercialiser le vin champenois, trouver le moyen de le rendre de meilleure qualité.Ce fut tout le travail qu'accomplit Dom Pérignon.

    Près d'Aÿ, on eut l'idée de produire du vin blanc à partir des raisins noirs habituels . Il fallut alors pressurer délicatement les raisins pour que la peau ne colore pas le jus . On s'aperçut d'ailleurs que les vins blancs provenant de raisins noirs étaient  de meilleure qualité que ceux provenant de raisins blancs.

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Tout le monde connaît le moine Dom Pérignon, qui fonda la viticulture Champenoise, mais contrairement à la légende, nous révèle la conférencière, Dom Pérignon n'a jamais fait de vin effervescent.

    Il améliora les cépages, les règles de cueillette, il comprit l'intérêt des "assemblages", il fut véritablement le père spirituel de la Champagne.

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Mais qui donc a inventé le "champagne " , celui que nous connaissons aujourd'hui ??? eh bien ce sont ...les anglais !!

    En effet , en France, l'effervescence était connue, mais combattue. Par contre les anglais lui trouvèrent un aspect bien plaisant, un côté festif et joyeux quand sautait le bouchon. Ce sont d'ailleurs aussi les britanniques qui améliorèrent  les bouteilles, le vin, avant eux, n'existait en majorité qu'en barriques que l'on débondait pour le tirer....

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    En 1662, le Docteur Christopher Merrett, fit part à la Royal Society de Londres, de ses observations sur l'effervescence dans un document appelé "Observations concerning the ordering of wines".

    "L'addition de divers ingrédients : épices,cannelle, clous de girofle, sucre, mélasse et même fiente de pigeon ou alun, aux vins de Champagne livrés en fûts, les rend vifs et pétillants, augmente leur teneur en alcool et en améliore le goût".

    Il faut tout de même reconnaître que ces mélanges, qui donnaient des bulles , avaient, à part  leur côté festif, peu de qualités gustatives !!

    La mode arriva en France, et sont les propriétaires, souvent des religieux, comme le père Oudard, qui vont faite du défaut de la reprise de fermentation ...une qualité.

    Ce fut très difficile d'arriver à de bons résultats, beaucoup de cuvées furent jetées, les bouteilles n'étaient pas assez solides , il y avait des dépôts..

    Mais peu à peu, les viticulteurs firent des recherches qualitatives et le "Champagne" prit son essor !

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Deux tableaux témoignent de l'engouement pour cette nouvelle boisson dans la société des privilégiés.

    Le repas de jambon :

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Le repas d'huîtres :

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Dans la deuxième partie de son exposé la conférencière nous présenta :

    De la Révolution à l'invasion du phylloxéra

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    La Révolution industrielle  accéléra l'essor du champagne. De grandes maisons de négociants se créèrent à la fin du XVIIIème siècle, des maisons françaises : Perrier, Veuve Clicquot,Moët, Pommery, Ruinart etc...

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Beaucoup d'étrangers, particulièrement des allemands, vont s'intéresser à cette nouvelle boisson, c'est pourquoi beaucoup de champagnes portent des noms germaniques...Il faut dire que l'Allemagne avait une tradition importante viticole au-delà du Rhin. C'est le cas de Bollinger et d'Heidsieck....

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Des "représentants" de ces négociants en champagne vont parcourir de nombreux pays  pour proposer cette nouvelle boisson, l'initiative sera payante, l'Europe entière va s'enticher du champagne !

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Cette courbe des expéditions en témoigne !

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    L'arrivée des chemins de fer accélèrera encore l'expansion du champagne (ci-dessous l'inauguration de la gare de Reims)

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    On construisit des caves pour entreposer les bouteilles, pour "manipuler" le vin..Il faut trois ans pour obtenir un champagne de très bonne qualité, seuls les grands négociants avaient les moyens d'attendre tout ce temps pour commercialiser leur champagne. Les vignerons privés vendaient leurs raisins aux négociants mais ne le manipulaient pas.

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Les négociants s'enrichirent... En témoignent ces "châteaux" comme celui du domaine Pommery sur la butte Saint Nicaise de Reims

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Ou le château Perrier à Epernay...

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Les étiquettes simples du début...

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    firent place à des étiquettes raffinées...

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Entre 1870 et 1881, la maison Mercier fit réaliser un "foudre" géant (le plus grand tonneau du monde) construit à partir de 150 chênes et d'une contenance de 1 600 hectolitres. Ce tonneau fut exposé à Paris lors de l'Exposition Universelle  de 1889. La sculpture est l'œuvre de Gustave Navlet, qui a aussi réalisé des bas-reliefs dans les caves.

    On dût , nous dit Claire Desbois-Thibault, démolir quelques maisons dans les villages où passa le foudre, tiré par des boeufs !!

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    On fit déguster du champagne en montgolfière !

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Napoléon fut reçu par le Maire de Reims, monsieur Moët...

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Mais, alors que la viticulture était en pleine expansion...

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    arriva une catastrophe épouvantable : le phylloxéra, venu des Etats-Unis, ravagea toutes les vignes françaises...celles de Champagne aussi bien évidemment.

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    La vigne connaissait déjà des maladies : l'oïdium, le mildiou, mais on les combattait. Rien n'éradiqua cet insecte ravageur, il fallut alors se procurer des porte-greffes d'origine américaine.

    Des syndicats se formèrent pour aider les vignerons: 23 maisons s'associèrent en une Association Viticole qui donna des formations sur le greffage, le palissage etc...

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    La troisième partie de la conférence s'intitula :

    Du déséquilibre au consensus

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

     Un peu avant la première guerre mondiale, c'étaient les négociants qui fixaient le cours du raisin, en l'achetant aux petits vignerons qui ne pouvaient pas élaborer le champagne, ce vin qui demande énormément de manipulations.

    Certains négociants peu scrupuleux se mirent à acheter des vins d'autres régions, les "champagnisèrent" et vendirent du champagne sous une étiquette authentique.

    Les vignerons furieux de cette fraude, se soulevèrent en 1911, et provoquèrent des émeutes. Un décret anti-fraude fut heureusement promulgué.

    Il fallut donc  donc déterminer des zones géographiques, possédant l'appellation "champagne" AOC.

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    La guerre de 14-18 bouleversa la Champagne, en 1919, tout fut à refaire, certaines vignes furent abandonnées.

    Puis des crises mondiales arrivèrent (1929), le marché régressa, bien que les récoltes soient bonnes.

    Les vignerons décidèrent alors de se prendre en main et de réaliser eux-mêmes leurs productions, individuellement où par l'intermédiaire de coopératives

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    La modernisation , la motorisation (le premier tracteur enjambeur fut créé en Champagne), les nouvelles méthodes d'embouteillage, l'utilisation de cuves en inox etc...ont permis aux vignerons de gagner un marché autrefois uniquement dévolu aux grands négociants.

    Le champagne se porte bien, en témoignent ces courbes !

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Le champagne c'est le vin que l'on déguste dans les grandes occasions...

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Le champagne a évolué: par les assemblages savants on a pu conserver à chaque maison de champagne son goût spécifique (chaque maison a le sien, un champagne Mercier n'est pas semblable à un champagne Veuve Clicquot !), mais on a su aussi créer des champagnes de "force"  différente (brut, sec, mi-sec) qui permettent de le boire , non seulement au dessert, mais pendant tout le repas.

    Madame Desbois-Thibault a été fort applaudie et a répondu avec une grande amabilité aux questions de ses auditeurs.

    Le voyage que nous ferons à Reims avec l'ACC, nous permettra d'acquérir encore d'autres connaissances sur le champagne, puisque nous visiterons à Aÿ, la Villa Bissinger qui est  l'école des vins de Champagne.

    Je vous ferai part sur le blog, de ce que nous avons appris , après ce voyage qui s'annonce vraiment très prometteur...

    "Le Champagne, trois siècles d'histoire", une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

     


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  • Georges Clémenceau , le "tigre de Vendée" , une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise...

    Georges Clemenceau , le "Tigre de Vendée" , une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise...

    Pascal Vandier est juriste de formation,doctorant en droit à l’université Paris 2 Panthéon-Assas, inspecteur des impôts, et passionné d’histoire.

    Il est venu, invité par l'Association Culturelle Châtillonnaise, nous présenter la vie et l'oeuvre de celui que l'on a surnommé  "Tigre de Vendée", c'est à dire Georges Clemenceau.

    Georges Clemenceau , le "Tigre de Vendée" , une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise...

    Georges Clemenceau naquit en 1841 à Mouilleron en Pareds (Vendée) dans une famille aisée. Son père Benjamin Clemenceau  était médecin. Républicain convaincu il s'était opposé à Napoléon III lors de son coup d'Etat, et fut emprisonné à Nantes . Il déclara plus tard à son fils Georges "Si tu veux me venger, travaille".

    Georges Clemenceau fit des études de médecine, effectua des "stages" à la Salpêtrière réussit son doctorat, mais il se passionnait également pour les sciences et la philosophie. Il eut des amis célèbres comme Henri Rochefort, et fonda un premier journal appelé "Le travail". Républicain, qui ne voulut jamais être un "suiveur", il fut lui aussi emprisonné un mois pour ses idées.

    Georges Clemenceau se rendit quatre fois aux Etats-Unis,( il fut professeur à Stanford), où il rencontra Marie qui devint son épouse.

    Georges Clemenceau , le "Tigre de Vendée" , une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise...

    (Clemenceau, peint par son ami Claude Monet)

    En 1870, après la capitulation de  Napoléon III à Sedan, un gouvernement fut mis en place, dirigé par le général Trochu. Des ministres furent immédiatement nommés : Gambetta (Intérieur), Favre (Affaires étrangères)... Etienne Arago est nommé maire de Paris, chargé de désigner les maires des arrondissements : Carnot dans le 8ème. Clemenceau , qui était inscrit sur les listes  des comités républicains, fut nommé maire du 18ème arrondissement de Paris. Ce fut le début de sa carrière politique.

    Georges Clemenceau, après avoir été maire de Montmartre, fut élu député républicain radical de la ville de Paris en 1870.  Il s’opposa à la politique coloniale de Jules Ferry, car il était contre la colonisation du Tonkin. Il  contraignit Ferry à démissionner.

    Ses idées étaient en avance sur son temps: il était contre la peine de mort et était favorable à l'amnistie des mutinés de la Commune.

    Par contre il était embarrassé par le féminisme et refusait le suffrage des femmes ...

    Il fut attiré par la personnalité du Général Boulanger, mais comprit bien vite que ce dernier était surtout adepte de la mise en scène !

     En 1889, éclata l'Affaire du scandale de Panama :Ferdinand de Lesseps, le fondateur de la société, et ses associés furent accusés d'avoir versé des pots de vin à des députés et des sénateurs pour qu'ils votent une loi autorisant la Compagnie à émettre des obligations.

    Gustave Eiffel fut condamné (alors qu'il n'avait pas trempé dans les  malversations), Clemenceau fut traîné dans la boue alors qu'il n'était pas lui non plus impliqué. Il se défendit de posséder des "millions", d'être corrompu, comme  l'accusait une campagne violente .

    S'ensuivit un "tunnel", une traversée du désert de 1893 à 1902. Il n'en fut nullement découragé, ces années  furent pour lui une période de réflexions, il édita des recueils d'artistes, et fut journaliste.

     Editorialiste au journal "L'Aurore", il publia la lettre d'Emile Zola "J'accuse" qui défendait le capitaine Dreyfus.

    Georges Clemenceau , le "Tigre de Vendée" , une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise...

    Il se battit en duel, à cette occasion, avec Déroulède.

    Georges Clemenceau , le "Tigre de Vendée" , une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise...

    Clemenceau s'imposa ensuite comme leader de Gauche, il fut élu sénateur du Var en 1904. Appelé par Fallières en 1906 il devint ministre de l’Intérieur et Président du Conseil (de 1906 à 1909). Il réprima les mouvements sociaux (la grève des mineurs du Pas-de-Calais et la révolte des vignerons en Languedoc-Roussillon).

    Clémenceau sut s'entourer de bons ministres et modernisa la police...Souvenons nous des "Brigades du Tigre" !!

    Son surnom "le Tigre"  lui fut donné  dans les années 1880, en raison de la manière souvent brutale avec laquelle il traitait ses adversaires politiques .

    Georges Clemenceau , le "Tigre de Vendée" , une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise...

    En 1909, son gouvernement fut mis en minorité, il avait tout de même tenu trois ans !

    Clémenceau fit alors des tournées en Amérique Latine, créa le journal  "L'Homme libre". A l'âge de 73 ans, en 1914, il approuva l'Union Sacrée, alla sur le Front, et accéda de nouveau au pouvoir en 1917. Au début il refusa cet honneur , lançant cette phrase célèbre "les cimetières sont pleins de gens irremplaçables", mais il fut largement investi à la chambre comme Président du Conseil.

    Georges Clemenceau , le "Tigre de Vendée" , une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise...

    Le 11 novembre 1918, il prononça un vibrant discours pour célébrer l'Armistice, c'est de là qu'il sera surnommé "le Père la Victoire".

    Il participa aux discussions entre Anglais, Américains et Foch  à la Conférence de Paix.

    Le traité de Versailles qui en découlera imposera à l'Allemagne, la restitution de l'Alsace-Lorraine, la création du "couloir de Dantzig" donnant à la Pologne un accès à la mer, la limitation du potentiel militaire et le versement de 20 milliards de marks-or. En Allemagne, ce traité  sera vécu comme une humiliation et fera naître un sentiment de revanche, dont hélas, s'emparera Adolf Hitler...

    Georges Clemenceau , le "Tigre de Vendée" , une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise...

    (Lloyd George, Vittorio Orlando, Georges Clemenceau et Woodrow Wilson)

    Pour Clémenceau, la valeur suprême c'était  la Nation, il était contre l'Impérialisme et fut violemment anticlérical.

    Il pensa quelque temps accéder à la Présidence de la République, mais il avait des opposants . Il démissionna donc en  1920, à 79 ans.

    Il fit ensuite des voyages : Egypte, Singapour, Bali, Inde, fut nommé Docteur Honoris Causa à Oxford.

    Il créa le journal "L'Echo National", il ne rédigea pas ses mémoires mais écrivit : « Démosthène » en 1925, « Aux sources de la pensée vive » en 1926, « Claude Monet et les Nymphéas » en 1928.

    Claude Monet fut son meilleur ami.

    Il eut une vitalité incroyable malgré une mauvaise santé qu'il traînait depuis sa jeunesse..

    Georges Clemenceau , le "Tigre de Vendée" , une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise...

    Les trois dernières années de sa vie furent douloureuses, il perdit ses amis, sa santé se dégrada...

    Clemenceau disparut le 24 novembre 1929, il fut inhumé le 25 ,dans une simple tombe entourée d'une grille de fer, sans cérémonie religieuse puisqu'il était anticlérical, à Mouilleron en Pareds sa ville natale.

    Georges Clemenceau , le "Tigre de Vendée" , une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise...

    On peut voir sa statue au Rond Point des Champs Elysées à Paris

    Georges Clemenceau , le "Tigre de Vendée" , une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise...

    (Les photos illustrant l'article proviennent de Wikipedia)

    Cette conférence fut passionnante, Pascal Vandier nous donna de multiples indications sur la vie du "Tigre de Vendée" que je ne puis relater ici,faute de place ..Vie personnelle, famille, citations, santé etc...

    Elles sont toujours extraordinairement intéressantes  les conférences de l'ACC, ne manquez pas la suivante , le lundi 6 février 2012, par Madame Claire Desbois-Thibaut sur "le Champagne, trois siècles d'histoire".

    Cette conférence sera le prélude d'un voyage qui sera organisé par l'ACC à Reims: visite de la cathédrale, de la basilique Saint-Rémi et de la villa Bissenger, école des vins de Champagne  à Aÿ, avec dégustations.

    Explications, tarifs et inscription dans l'article suivant.


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  • L'Académie Française, une conférence de  Gallice

    Jean-François Gallice, personnalité châtillonnaise bien connue, nous a présenté lundi 12 décembre 2011, une passionnante conférence sur l'Académie Française, de ses origines à nos jours

    L'Académie Française, une conférence de  Jean-François Gallice

    Quelques mots sur cette vénérable institution qu'est l'Académie Française ..L'Académie Française , fondée en 1635, sous le règne de Louis XIII, par le cardinal de Richelieu, est une institution de France dont la fonction est de normaliser et de perfectionner la langue française. Elle se compose de quarante membres élus par leurs pairs. Intégrée à l'Institut de France lors de sa création, elle est la première de ses cinq académies.

    La mission qui lui est assignée dès l’origine est de fixer la langue française, de lui donner des règles, de la rendre pure et compréhensible par tous. Elle doit dans cet esprit commencer par composer un dictionnaire : la première édition du Dictionnaire de l'Académie française est publiée en 1694 et la neuvième est en cours d'élaboration.

    L'Académie française rassemble des personnalités marquantes de la vie littéraire (poètes, romanciers, hommes de théâtre, critiques) mais aussi des philosophes, des historiens et des hommes de science qui ont illustré la langue française, et, par tradition, des militaires de haut rang, des hommes d’État et des dignitaires religieux.

    L'Académie Française, une conférence de  Jean-François Gallice

    L'Académie Française, une conférence de  Jean-François Gallice

    Jean-François Gallice, après nous avoir relaté l' histoire très détaillée de la naissance de l'Académie Française, nous cita quelques académiciens et  illustra sa conférence avec  leurs traits d'humour (volontaires ou...involontaires) que je reproduis ci-après. J'avoue que nous avons souri et même ri à l'énoncé de certaines phrases !

    L'Académie Française, une conférence de  Jean-François Gallice

    Fontenelle (1), courageux refusa de voter l'exclusion de l'abbé de Saint Pierre qui avait dénoncé "l'esprit de conquête et les folles dépenses qui faisaient tant de mal à la France". C'est à Fontenelle , à qui on venait d'annoncer la mort de mademoiselle Duchau de la petite vérole, se mit à dire "Elle est bien modeste". Vous savez que Fontenelle est mort presque centenaire, or il répondit à quelqu'un de son entourage qui lui demandait "comment ça va ?" "ça s'en va"...

    Racine (2) fut abandonné par la Champmeslé qui préféra les avances du comte de Clermont-Tonnerre, aussi dit-on :"le tonnerre l'a déracinée". Madame de Sévigné eut un mot malheureux lorsqu'elle dit: "Racine passera comme le café", il n'en est rien malgré un coup de patte de Malraux :"je viens de relire le prétendu chef d'oeuvre de Racine "Phèdre"..que d'effets ratés, que de faiblesse". Bon critique d'art, mauvais critique littéraire.

    Corneille (3) qu'il est difficile de séparer de Racine, eut du mal avec Richelieu à cause du Cid, mais des déboires avec une actrice, la Duparc, dépité il écrivit :

    "Marquise si mon visage

    A quelques traits un peu vieux

    Souvenez-vous qu'à mon âge

    Vous ne vaudrez guère mieux.

    Deux cent cinquante ans après, Tristan Bernard imagina la réponse :

    "Il se peut qu'un jour je sois vieille

    C'est entendu, mais cependant

    J'ai vingt-huit ans mon vieux Corneille

    Et je t'emmerde en attendant"

    Piron (4) , dijonnais, fut élu, mais Louis XIV refusa son admission à cause de l'Ode à Priape qui défraya les salons de l'époque.Il donna une définition du pucelage: "un oiseau qui s'envole lorsque la queue lui vient" et bien sûr son épitaphe "Ci-gît Piron qui ne fut rien, pas même académicien".Dépité de ne pas en être il dit :"Ils sont quarante, ils ont de l'esprit comme quatre"

    L'Académie Française, une conférence de  Jean-François Gallice

    Crébillon (1) lui aussi dijonnais, ne s'entendait pas très bien avec son fils Claude.Or, devant lui,un ami lui demandait quel était son meilleur ouvrage, réponse : "mon meilleur , je ne sais pas trop, mais voici mon plus mauvais" en désignant son fils ."Pas tant d'orgueil, répliqua le fils, il faudrait être sûr que toutes vos oeuvres sont bien de vous "

    Florian (2) élu en 1788, est l'auteur des Fables, mais aussi d'une ariette pour clavecin "plaisir d'amour ne dure qu'un moment, chagrin d'amour dure toute la vie", et de "chacun son métier et les vaches seront bien gardées", Pour vivre heureux, vivons caché", "rira bien qui rira le dernier". Il a dit aussi :"En fait de mensonge on a tout dit, mais heureusement on peut varier encore sur la manière de mentir".

    Legouvé Gabriel (3) élu en 1803, est célèbre pour "le Mérite des femmes", où il y a "Tombe aux pieds de ce sexe à qui tu dois la vie".Son fils Ernest , élu en 1855 fut l'auteur avec Scribe d'Adrienne Lecouvreur,jouée par Rachel.

    Philippe Néricault, dit Destouches (4), fut élu en 1723, ami du Régent, méconnu de nos jours, il est l'auteur du "Glorieux" et de quelques vers célèbres: "la critique est aisée, mais l'art est difficile", "chassez le naturel, il revient au galop", "Les absents ont toujours tort"

    L'Académie Française, une conférence de  Jean-François Gallice

    Le Maréchal de Richelieu (1) élu en 1720, avait commencé très jeune sa vie amoureuse, en mettant sa main à quatorze ans sous les jupes de la dauphine. Lors d'un dîner, une femme envahissante lui dit : "Maréchal, je me damne pour vous" et lui de répondre :"et moi je me sauve" en regagnant son carosse. Enfermé à la Bastille pour ne pas avoir avoir assez eu de flamme pour sa femme Marie-Anne de Noailles, il refusa de la recevoir dans la forteresse pour réparer ses torts, disant qu'il ne faisait pas l'amour sur un lit de justice. Ayant surpris, plus tard sa femme avec son écuyer, il lui dit" songez Madame, à l'embarras où vous seriez trouvée si tout autre que moi fut entré"

    D'Alembert (2) Avait de nombreux admirateurs, mais il était réputé impuissant, aussi Chamfort, devant un de ses supporteurs qui disait "D'Alembert est un Dieu", répliqua "Si c'était un Dieu, il se serait déjà fait homme".

    D'Argenson (3) 1718, garde des Sceaux avait comme adjoint le comte de Seburg, amant de sa femme. A celui-ci qui demandait une place, il répondit "Je n'ai de libre que la Bastille ou les Invalides.Si je vous donne la Bastille on va dire que je ne suis pas content de vous et si je vous donne les Invalides, on va dire que c'est ma femme qui est insatisfaite"

    Condillac (4) 1768 "Il est peu d'enfants qui résistent au cataclysme scolaire" et "Ne plus se souvenir, c'est avoir mal appris"

    L'Académie Française, une conférence de  Jean-François Gallice

    Chateaubriand (1) élu en 1811, avec l'appui de l'Empereur, présenta le remerciement aux académiciens qui le trouvèrent dangereux, ils soumirent le texte à l'Empereur qui, furieux, déclara que si ce discours avait été prononcé, il aurait fait murer les portes de l'institut et jeter monsieur de Chateaubriand dans un cul de basse fosse. L'auteur d'Atala montra une certaine désinvolture pour ses visites protocolaires, il ne descendait de son cheval que pour visiter ceux qui étaient censés voter pour lui, sinon il se contentait de déposer une carte cornée, ce qui fit mettre sur un bulletin "au cheval de monsieur de Chateaubriand"

    Bernardin de Saint Pierre (2) nommé en 1803, célèbre pour son Paul et Virginie, avançait des doctrines finalistes comme "le melon a des côtes pour être mangé en famille" et aussi "les marées viennent de la fonte des neiges du pôle Nord" , aussi Napoléon, irrité, lui conseilla de lire des livres très sérieux de physique et de chimie pour se desherber l'entendement.

    De Bonald (3) 1816 "ce ne sont pas les riches qui oppriment le peuple, mais ceux qui veulent le devenir" "il n'est pas de malade qui résiste à trop de médecins"

    Guizot (4) 1836."Les partis politiques ne se laissent sauver que lorsqu'ils se croient perdus" et encore "la politique est l'art de faire l'impossible"

    L'Académie Française, une conférence de  Jean-François Gallice

    Désiré Nisard (1) 1850, notre héros châtillonnais.Emile Faguet disait :" Ouvrez au hasard un livre de Nisard, lisez une page et vous ne refermerez plus le livre". Il a été le précepteur des enfants Rothschild.

    Monseigneur Dupanloup ( 2), célèbre dans la chanson estudiantine, était un membre très sérieux, il donna sa démission à cause de l'entrée de Littré. A ceux qui parlaient de Madame Bovary, il disait "Un chef d'oeuvre, oui, un chef d'oeuvre pour ceux qui ont confessé en province"

    Littré (3) 1871. En dehors de l'hostilité de Dupanloup, relatons un épisode de sa vie familiale : sa femme le trouve au lit avec sa domestique, elle s'insurge en disant : "Monsieur je suis surprise de voir cela" et lui, grammairien, de répondre "Non, madame, vous êtes étonnée, ce sont nous qui sommes surpris"

    Renan (4) 1878 à De Lesseps à propos de Suez :"un seul Bosphore avait suffi jusqu'ici aux embarras du monde, vous en avez créé un second et vous avez ainsi marqué la place des batailles de l'avenir". C'est encore lui qui, recevant Pailleron, l'auteur du "Monde où l'on s'ennuie" qui venait faire sa visite protocolaire, lui proposa une chaise pour s'asseoir et l'autre répondit avec humour "c'est un fauteuil que je viens vous demander".

    L'Académie Française, une conférence de  Jean-François Gallice

    Taine (1), un peu misogyne, disait "on s'étudie 3 semaines, on s'aime 3 mois, on se dispute 3 ans, on se tolère 30 ans et les enfants recommencent"

    Le Duc d'Aumale (2) , fils de Louis Philippe, partageait avec Georges Clémenceau et aussi Gambetta, une demi-mondaine Léonide Leblanc que le duc entretenait richement dans un hôtel particulier.Un matin, elle se trouvait dans sa salle de bain en compagnie du Tigre, on annonce Monseigneur. Clémenceau s'enfuit par une porte dérobée, mais laisse son chapeau que , rapidement, Léonide met dans sa baignoire en s'asseyant dessus.Le duc entre dans la pièce, au bout de quelque temps, le chapeau remonte à la surface. Sans se démonter, la belle Léonide dit "Monseigneur, on dit que l'eau est filtrée et regardez ce qui arrive".

    Claude Bernard (3) lave-bouteille dans une pharmacie de Vaise près de Lyon, avait touché un peu à la littérature, sans succès. Montrant ses textes à Saint-Marc Girardin, celui-ci lui dit "vous n'avez aucun don dramatique, vous êtes dans une pharmacie, faites de la médecine"..Belle réussite d'orientation professionnelle !

    Thiers (4) Les boulevards qui portent son nom sont légions en province, mais pas à Paris, à cause de la Commune.De lui "Dans l'ensemble le pays est sage, mais les partis ne le sont pas" et encore "La France doit redouter également les hommes qui ne sont capables de rien, et les hommes qui sont capables de tout".

    L'Académie Française, une conférence de  Jean-François Gallice

    Paul Claudel (1) était très malade, un admirateur d'Ecosse lui téléphone, ne doutant pas de son influence aupès de Saint Pierre, voulant ainsi préparer sa venue, Claudel fit répondre "d'accord, je ferai un noeud à mon linceul"

    Maurice Barrès (2) à un détracteur de Napoléon, disait "Peut-être n'est-il pas aussi facile d'écrire avec une plume d'aigle, qu'avec une plume d'oie".C'est lui qui inventa le mot "midinette" en 1890, en voyant des cousettes déjeuner sur un banc faisant la dinette à midi. Méconnu aujourd'hui, citiqué à l'époque pae sa position dans l'affaire Dreyfus, suspect dans ses relations avec Anna de Noailles, il inspira et fut reconnu d'Aragon,de Montherlant , de Breton, mais aussi de Drieu la Rochelle, Cocteau, Malraux, Camus, même Gide, et enfin de De Gaulle,  sensible à son style et à son nationalisme lorrain.

    Le professeur Mondor (3) lors d'une discussion à l'Académie dit à l'Amiral Lacaze "Amiral, Amiral, prenez garde à vos vaisseaux", le lendemain, il mourait d'une hémorragie cérébrale.Assez porté sur la chose, il était surnommé "Ratisbonne"

    De Victorien Sardou (4), l'auteur de "Madame Sans gêne" :"on s'enlace, puis un jour on s'en lasse, c'est l'amour"

    LES ACADÉMICIENNES:

    L'Académie Française, une conférence de  Jean-François Gallice

    Marguerite Yourcenar( 1) en tout premier élue en 1980, doit son élection à Jean d'Ormesson, certains membres y étaient hostiles. Malgré son grand talent, quelques critiques justifiées : elle refusa l'habit traditionnel que les autres femmes portent très élegamment, elle ne revint jamais à l'Académie, elle vivait à Monts-éserts une île du maine aux USA, elle légua tous ses documents et sa bibliothèque (8000 volumes) aux USA, merci madame ...

    Jacqueline de Romilly (2), une surdouée née en 1913, élue en 1988, première à étudier le grec en 4ème, première lauréate au concours général, agrégée de Lettres en 1936, première femme professeur au Collège de France. Son oeuvre la plus remarquable est la traduction de la guerre du Péloponèse de Thucyclide, et bien d'autres livres.Malheureusement elle finit sa vie presque totalement aveugle.Je me permets de signaler qu'elle a entretenu une correspondance écrite avec notre célèbre poète Michel Lagrange (sa modestie en patisse)

    L'Académie Française, une conférence de  Jean-François Gallice

    Hélène Carrère d'Encausse (1), élue en 1990, née Zourabichvili, née en 1929, très connue par son "Empire éclaté" en 1978, elle est maintenant la secrétaire de l'Académie, lourde tâche, succédant à Maurice Druon

    Florence Delay (2), élue en 2000, a incarné Jeanne d'Arc en 1962 dans le film de Robert Bresson, mais est surtout agrégée d'espagnol et la fille de Jean Delay, médecin psychiatre, écrivain et académicien (1907-1987)

    Simone Veil(3), née en 1927, fut la dernière académicienne élue en 2008.Rescapée de la Shoah elle entre dans la magistrature comme haut fonctionnaire jusqu'à sa nomination comme ministre de la santé en mai 1974. À ce poste, elle fait notamment adopter la "loi  Veil", promulguée le 17 janvier 1975, qui dépénalise le recours par une femme à l'interruption volontaire de grossesse.

     De 1979 à 1982, elle est la première femme à présider le Parlement européen élu au suffrage universel. Ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement Édouard Balladur, elle siège au Conseil constitutionnel de 1998 à 2007.

     Des Académiciens nés, ou ayant vécu en haute Côte d'Or :

    L'Académie Française, une conférence de  Jean-François Gallice

    Boisrobert (1) qui fut curé de Châtillon sur Seine, Buffon (2), Désiré Nisard (3) et Claude Lévi-Strauss (4)

    Reflexions aigrelettes sur l'Académie Française :

    L'Académie Française, une conférence de  Jean-François Gallice

    Alfred de Musset (1) dans Namouna :

    "Hassan était donc nu, mais nu comme la main

    Nu comme un plat d'argent,nu comme un mur d'église

    Nu comme le discours d'un académicien."

    Edmond About (2) : "La froideur des 40 est un bain glacé où les faibles prennent des pleurésies mais où se retrempent les forts"

    Georges Duhamel (3) à Léon-Paul Fargue: "Il s'agit de vivre ou de devenir une momie; nous avons au bout du Pont des Arts, une belle exposition de momies, tant pis pour ceux qui n'ont d'autre souci que d'en augmenter le nombre".

    L'Académie Française, une conférence de  Jean-François Gallice

    Henri Bordeaux (1) "Une fois entré à l'académie, on a plus de talent, c'est déjà beau quand on en a avant"

    Georges Clémenceau (2) "L'Académie est une forteresse barricadée de toute part où s'enferment quelques hommes qui, de leur propre autorité, se déclarent l'élite, s'arrogent le privilège d'une sélection autoritaire dans les champs infinis de la pensée"

    Voltaire (3) "Un corps où l'on reçoit des gens titrés, des hommes en place, des prélats, des gens de robe, des médecins, des géomètres et même..des gens de lettres"

    CEUX QUI NE FURENT PAS ACADÉMICIENS :

    L'Académie Française, une conférence de  Jean-François Gallice

    L'Académie Française, une conférence de  Jean-François Gallice

    Balzac (1), Stendhal (2), Flaubert (3), Maupassant (4), Baudelaire (5), Verlaine (6),  Mallarmé (7), Gide (8), Proust (9) et Rimbaud (10)

    Merci à Monsieur Gallice pour nous avoir  si bien transmis ses grandes connaissances sur l'Académie Française, accompagnées de traits d'humour dont il a le secret !


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  • Les frères Niépce

    Le compte-rendu de cette conférence a été transféré dans le chapitre "BOURGOGNE" en bas de page de ce blog.


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  • Gustave Eiffel

    Le compte-rendu de cette conférence a été transféré dans le chapitre "DIJON" en bas de page du blog.


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  • Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Titulaire d'un doctorat et d'une HDR en Sciences de la vie, Lydie Suty, est chercheur à l'Institut National de la Recherche Agronomique, Centre de Dijon. Spécialiste des interactions entre les plantes et leur environnement, elle s'intéresse plus particulièrement aux mécanismes naturels de défense des plantes. Elle a publié en avril 2010 un livre intitulé "La lutte biologique : vers de nouveaux équilibres écologiques" dans la collection Sciences en partage aux éditions Quae-Educagri. Lydie Suty est aussi chargée de cours à l'Université de Bourgogne et Chevalier de l'Ordre du Mérite Agricole

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Si nous voulons déguster les plantes sauvages que la nature nous propose si généreusement, il nous faut déjà bien les identifier. Comme chez les champignons, certaines espèces se ressemblent, il faut donc se munir d'une flore pour arriver à les différencier. Par exemple ne pas confondre la carotte sauvage et..la cigüe !

    C'est pourquoi Lydie Suty, débuta sa conférence par quelques notions sur les plantes qui furent il y a longtemps classifiées par Linné : allure des tiges, formes des feuilles et leurs attaches sur la tige, fleurs, racines etc...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Ci-dessous une particularité de la plante qui m'a stupéfiée : la feuille, qui commence à être dévorée par une chenille, émet des substances volatiles qui attirent des guêpes parasitaires...celles-ci pondront leurs oeufs dans la chenille et donc la tueront : merveille de la nature !

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Les plantes sauvages peuvent se déguster, crues ou cuites, mais peuvent être utilisées en infusion,décoction ou macération..

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Et voici les plantes sauvages que Lydie Suty nous conseille de déguster, en étant, nous l'a-t-elle rappelé plusieurs fois, très prudents dans leur identification  :

    (les diapos sont cliquables , pour pouvoir mieux lire les textes très intéressants de notre conférencière)

     Le pissenlit :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    L'ortie :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    L'oseille sauvage :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    L'amaranthe :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    L'ail des ours :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Le sureau noir :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Le plantain lancéolé :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    La guimauve :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    La bourrache :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    La benoîte commune :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Le panais sauvage :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    La berce commune :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    La carotte sauvage :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    La moutarde des champs :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Le chénopode blanc :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    La reine des prés :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    L'achillée millefeuille :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    La buglosse :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    La sauge officinale :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Le laiteron maraîcher :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    La laitue des murailles :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    La laitue sauvage :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    La laitue vivace :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Le crepis à feuilles de roquette :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Le lierre terrestre :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    La marjolaine ou origan :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Le pourpier :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    La gesse tubéreuse :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    L'églantier :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    L'alkékenge, ou "amour en cage" :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    L'amélanchier :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Le noisetier :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Les différentes espèces de pins :

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Plantes sauvages et gastronomie...

    Lydie Suty a donné à chacun de ses auditeurs , une série de recettes que vous retrouverez en cliquant sur le lien ci-dessous.

    Bon appétit !

     Recettes délicieuses à base de plantes sauvages

     


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  • L'homme a longtemps été un cueilleur-chasseur ayant acquis une grande connaissance des plantes sauvages et de leurs propriétés gustatives et médicinales. Cette connaissance s'est perdue peu à peu jusqu'à traiter les plantes sauvages de "mauvaises herbes" et chercher à s'en débarasser parfois à grand renfort de produits chimiques. Pourtant, il existe une énorme diversité de couleurs et de saveurs dans les centaines de milliers d'espèces de plantes sauvages déjà répertoriées. Apprendre à les reconnaître avant de les déguster est primordial car n'oublions pas que 10 % de la flore sauvage française est toxique. Venez donc vous promener dans les bois, les prés et les chemins, sans oublier les jardins pour découvrir ou redécouvrir une petite partie de cette flore. Mauves, amarantes, chénopodes, laiterons, pissenlits, et bien d'autres n'auront plus de secrets pour vous et vous pourrez tester sans tarder leur utilisation dans des recettes savoureuses.

     Conférence proposée par l'Association Culturelle Châtillonnaise et qui aura lieu le jeudi 17 novembre 2011, à 18 h, Salle Louis Pascal, Lycée Désiré Nisard, place Marcel Pagnol. CHATILLON-sur-SEINE,

    Titulaire d'un doctorat et d'une HDR en Sciences de la vie, Lydie Suty, est chercheur à l'Institut National de la Recherche Agronomique, Centre de Dijon. Spécialiste des interactions entre les plantes et leur environnement, elle s'intéresse plus particulièrement aux mécanismes naturels de défense des plantes. Elle a publié en avril 2010 un livre intitulé "La lutte biologique : vers de nouveaux équilibres écologiques" dans la collection Sciences en partage aux éditions Quae-Educagri. Lydie Suty est aussi chargée de cours à l'Université de Bourgogne et Chevalier de l'Ordre du Mérite Agricole

     


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  • Les médicaments

                     Le médicament jusqu’à aujourd’hui 
                   Des plantes médicinales aux gélules et aux OGM

    Madame Annie JACQUIN, Professeur émérite de la faculté de Pharmacie de l’Université de Picardie-Jules Verne, invitée par madame Simon, présidente de l'Association Culturelle Châtillonnaise, est venue nous faire un exposé très intéressant sur l'évolution du médicament depuis l'antiquité jusqu'à nos jours.

    L'évolution du médicament jusqu'à nos jours, une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    L'évolution du médicament jusqu'à nos jours, une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Annie Jacquin , en préambule à sa conférence, nous demanda malicieusement pourquoi nous étions venus aussi nombreux ! sans doute parce que les médicaments nous intéressent, mais savez vous que pendant toute l'année  2010, chaque personne, en France, a utilisé 48 boîtes de médicaments, ce qui fait une boîte par semaine !..C'est quand même un peu trop ...

    La population est plus intéressée qu'autrefois par le médicament, car il y a eu l'émergence de scandales qui l'ont effrayée, par exemple celui lié au Médiator.

    Pourtant le médicament est utile, indispensable...mais il est aussi dangereux.

    L'évolution du médicament jusqu'à nos jours, une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Le plan de sa conférence fut projeté sur écran, ce qui permit de bien comprendre le sujet, qui est tout de même ardu...

    L'évolution du médicament jusqu'à nos jours, une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    L'évolution du médicament jusqu'à nos jours, une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Quelques détails donnés par Annie Jacquin, que j'ai glanés et notés après la projection  de chaque diapositive:

    Hippocrate a inventé l'homéopathie et ...les suppositoires ! Dioscoride invoquait Panacée, déesse grecque qui prodiguait aux hommes des remèdes par les plantes.

    Du VIème au XIIème siècles certaines plantes étaient considérées comme magiques (belladone, mandragore).

    Paracelse avait pressenti que dans les plantes se trouvaient des principes actifs (PA) qui seront isolés au XIXème siècle.

    A XIXème siècle, on composa des mélanges (antitussifs, antidiarrhéiques).En 1804 on isola le PA de la morphine, ce sera la naissance de la pharmacologie, on recherchera les PA chimiques à la place de ceux des plantes.

    Annie Jacquin nous explique par le schema ci-dessous le principe de la recherche des Organismes génétiquement modifiés (OGM)

    L'évolution du médicament jusqu'à nos jours, une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Des médicaments tirés de ces OGM seront utiles pour soigner des maladies très graves, comme celles qu'indique le tableau suivant:

    L'évolution du médicament jusqu'à nos jours, une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Il y a bien des façons d'absorber des médicaments...

    L'évolution du médicament jusqu'à nos jours, une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    L'évolution du médicament jusqu'à nos jours, une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Comment trouve-t-on de nouveaux médicaments ?

    On connaissait autrefois des remèdes par empirisme, on les appelait des "remèdes de bonne femme".

    Les effets des plantes sur la santé sont étudiés de nouveau, quelquefois leur PA est différent de celui que l'on croyait: la pervenche réputée astringente et antilaiteuse contient en réalité un alcaloïde qui traite les pertes de mémoire.

    On recherche dans le monde entier des plantes qui ont de bonnes propriétés, c'est l'ethnopharmacognosie...La pervenche de Madagascar était réputée agir sur le diabète, c'est faux, mais on a découvert qu'elle pouvait traiter la leucémie en rendant les globules blancs moins nombreux.

    La chimiotaxonomie indique si les  espèces possèdent un potentiel thérapeutique intéressant grâce aux substances qu'elles synthétisent.

    Les récepteurs sont capables de reconnaître une molécule: en étudiant les effets de la morphine sur l'organisme (utilisée depuis très longtemps pour lutter contre la douleur), on s'est aperçu que notre corps fabriquait naturellement des molécules voisines de la morphine que l'on appelle des "endorphines". Ce sont ces endorphines qui nous permettent de surmonter une douleur courante comme celle d'une coupure par exemple.

    Et puis il y a le hasard: la plus belle preuve c'est la découverte, par Fleming, de la pénicilline , un hasard qui a permis de sauver des milliers de vies humaines..

    Hélas, les antibiotiques nous dit notre conférencière, vont bientôt ne plus être efficaces, il faudra absolument qu'un nouveau Flemming découvre d'autres molécules qui pourront agir aussi bien, ce n'est pas gagné....

    L'évolution du médicament jusqu'à nos jours, une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    La fabrication des médicaments est longue, coûteuse, c'est pourquoi les laboratoires déposent des brevets de 20 ans  pour avoir les moyens d'effectuer d'autres recherches.

    Les essais précliniques se font sur des animaux, on observe les risques cancérigènes et mutagènes, puis les essais cliniques se font sur l'homme, tout en vérifiant l'effet des PA sur des ethnies différentes (asiatiques, européens, noirs), les réactions n'étant parfois pas les mêmes.

    On utilise aussi des expériences en "double aveugle": vraies molécules pour les uns, placébos pour les autres...

    L'évolution du médicament jusqu'à nos jours, une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Ci-dessous les médicaments qui sont interdits, et à la fin de la liste ceux qui le seront certainement bientôt...

    L'évolution du médicament jusqu'à nos jours, une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    En conclusion Annie Jacquin nous rappela que le médicament est un remède, mais qu'il est aussi un poison, c'est donc son effet bénéfique qui doit dominer. N'en consommer que juste ce qu'il faut.

    La recherche se poursuit pour que les effets secondaires des médicaments soient moins importants.

    Il faudra aussi réduire leur  prix pour qu'ils soient accessibles à tous.

    L'évolution du médicament jusqu'à nos jours, une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise

    Annie Jacquin répondit avec une grande gentillesse, à la fin de son brillant exposé, aux nombreuses questions du public sur les tisanes, les compléments alimentaires, les génériques...Elle nous donna  aussi des conseils sur notre alimentation quotidienne..Par exemple ne pas consommer plus de 1 gramme de viande par kilo corporel, par jour....Bien des maladies pourraient être évitées si notre régime alimentaire était correct

    Hippocrate ne disait-il pas :

    Que ton aliment soit  ta seule médecine

    (Un grand merci à Robert Fries pour m'avoir envoyé  le double des diapositives que madame Jacquin a utilisées pour réaliser son exposé) 

     


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  •  Lucas Poillotte, jeune garçon de 10 ans, (oui vous avez bien lu 10 ans !) nous a présenté dernièrement une conférence sur un voyage qu'il a réalisé avec ses grands-parents au Rajasthan.

    Ses grands-parents, vous les connaissez ce sont Madame et Monsieur Poillotte, tous deux aussi très souvent conférenciers, Lucas a donc de qui tenir !

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Marie-Geneviève Poillotte nous a confié que Lucas avait préparé absolument seul sa conférence, il a utilisé ses photos, mais aussi celles des membres du voyage (ce voyage était organisé par le club de yoga, dont Marie-Geneviève est l'animatrice à Châtillon sur Seine).Plus de 150 photos ont été ainsi utilisées lors de la conférence, j'ai fait des photos de quelques diapos projetées, vous verrez que Lucas a bien cerné ce pays qu'est le Rajasthan...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas nous a d'abord présenté  l'Inde, puis le Rajasthan à l'aide de cartes.Il nous a précisé  leurs superficies, le nombre de leurs habitants, les religions qui s'y côtoient. (recherches qu'il a fait seul sur internet)

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    En jaune , le trajet-aller  qui passait par  Delhi, en rouge, le trajet de retour, par Udaipur, Jodhpur, Jaipur, le voyage de 3500 km se terminant à Agra Vanarasi.

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Le voyage a été riche en rencontres pour les neuf personnes du groupe, mais aussi synonyme de trains bondés, pas toujours très confortables...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    A Delhi, la tombe de Gandhi...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Les monuments, que Lucas nous a présentés, sont les palais des maharadjahs.Je n'ai pas noté leurs noms, il nous suffit de les admirer...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas a remarqué la finesse et la beauté des sculptures de ces palais..

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Le dernier tout de même, je connais son nom, c'est le Taj Mahal, qui , nous dit Lucas, fut érigé par un maharadjah en mémoire de son épouse décédée...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Ce qui a frappé notre jeune conférencier, c'est la vie des Indiens (et non des Hindous, l'hindouisme étant une religion): leur nombre, leurs vêtements, leurs comportements, leur nourriture..

    Tout est si loin de notre vie ici, en France, c'est un peu déroutant, certains aspects l'ont un peu rebuté, la saleté surtout...Quant à la nourriture il préfère le Nutella !!

    (ah ! j'ai oublié de vous préciser que Lucas a beaucoup d'humour, il a fait souvent rire l'assistance par ses petites remarques piquantes et bien observées !)

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Qui chez nous pourrait porter d'aussi lourds ballots sur sa tête ?

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Accepterions nous des camions aussi chargés ?

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Les rickshaws lui ont, par contre, beaucoup plu !

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Les vaches sacrées errent dans les rues des villes, ce qui n'est pas très propre...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Certains personnages étonnent...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    La campagne est aussi intéressante avec ses troupeaux de moutons et de dromadaires..

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Ce qui a le plus impressionné notre jeune conférencier, c'est ce qui se passe au bord du Gange, ici il a vu une crémation, les cendres sont ensuite jetées à l'eau dans laquelle les fidèles font leurs ablutions...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Les femmes lavent leur linge dans l'eau du Gange qui doit être polluée par cette bouche d'égout ! Lucas s'est demandé si les serviettes de toilette qu'on lui remettait à l'hôtel avaient été lavées là !!

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    La faune indienne a passionné Lucas , les mammifères, mais aussi les oiseaux ,  certains animaux que nous ne connaissons pas en Europe..

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Une belle promenade à dos d'éléphant...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Ces galettes ne se mangent pas nous a confié  malicieusement notre conférencier, ce sont des galettes de bouse de vache qui servent aux indiens de combustible...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Le clou de cette  découverte de la faune indienne, ce fut sans conteste la vision du tigre, ne serait-ce pas Shere Khan ?

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas est heureux de vous montrer ce bel oiseau...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Lucas chez les Maharadjahs...

    A la fin de sa conférence, Lucas a répondu aux questions de l'assistance, puis il  a été interviewé par Lucia Rambaud, journaliste au Bien Public, notre quotidien régional.

    Voici l'article de Lucia sur ce "conférencier en herbe" :

    http://www.bienpublic.com/haute-cote-d-or/2011/09/01/un-conferencier-en-herbe

    Lucas chez les Maharadjahs...

    Bravo Lucas, qui est rentré lundi en cinquième au Collège Clos de Pouilly à Dijon ! Lucas chez les Maharadjahs... Nous espérons bien avoir le plaisir de le revoir en conférencier dans notre ville de Châtillon sur Seine !

    Lucas chez les Maharadjahs...

     (Des commentaires sur le thème de l'article seraient les bienvenus, ils me montreraient que ce blog vous intéresse et ils me donneraient envie de continuer à  l'alimenter .

    Merci.)


    2 commentaires
  • -L'Eglise d'Essarois

    La Société archéologique de Châtillon sur Seine a proposé vendredi 23 Avril dans une salle du Centre Social et de Loisirs, une fort belle conférence sur les rites funéraires des Romains.
    Bruno Chaume le Président de la Société Archéologique était heureux de voir qu'une nombreuse assistance s'était déplacée pour écouter le conférencier Sébastien Lepetz..

    -L'Eglise d'Essarois

    Le secrétaire ,Jacky Streer  et Dominique Masson,président des Amis du Châtillonnais, ne l'étaient pas moins !

    -L'Eglise d'Essarois

    Le conférencier, Sébastien Lepetz est un chercheur,archéo-zoologue au CNRS.

    Il s'est attaché, pendant son séjour à Pompéi, à découvrir les rites funéraires Romains.
    Pour cela il a fouillé, avec une équipe importante d'archéologues,  des tombes de Pompéi,tombes qui , enfouies sous les cendres du Vésuve, ont pu garder tous leurs secrets...

    -L'Eglise d'Essarois

    Merci à Titus,empereur au moment de l'éruption mortelle du Vésuve,d' avoir refusé que Pompéi soit reconstruite...cette ville fut peu à peu oubliée et donc préservée jusqu'au 20ème siècle pour notre plus grand bonheur...

    -L'Eglise d'Essarois

    Les cimetières,(nécropoles)  de Pompéi se trouvaient à l'extérieur de la ville,celle-ci devant rester "pure".

    Les chercheurs ont choisi de fouiller les tombes de la famille de Vesonius,un riche affranchi .

    Celui-ci avait fait ériger un monument le long de la route,orné de trois statues : la sienne,celle de son épouse, "la patronne", et celle d'un ami.

    Derrière ce monument,existe un enclos où sont enterrées les urnes funéraires des membres de la famille  (la "familia" comprenait aussi les serviteurs)

    -L'Eglise d'Essarois

    En dessous des statues,sur une plaque de marbre,sont gravés  les noms de ceux qui sont ainsi représentés :Vesonius,Vesonia et l'ami Morfellio...

    -L'Eglise d'Essarois

    -L'Eglise d'Essarois

    A l'arrière,sous le monument une niche contient la stèle de Vésonius, et à l'avant on voit celle de Vesonia, son épouse, et celle de son fils Vesonius Procullus..

    Mais où se trouve donc la stèle de l'"ami" Morfellio ??? et bien il n'y en a pas,elle avait été préparée,mais l'ami ayant trahi Vésonius, fut privé de sépulture..Et Vesonius fit graver son propre  nom sur la stèle destinée au traître , vengeance ultime  !!

    Comment sait-on cela ? et bien en lisant la plaque, située sous la première ,devant le monument !

    -L'Eglise d'Essarois

    Pourquoi Vesonius n'a-t-il pas fait retirer la statue de l'ami indélicat ? et bien parce que le monument était en sorte en co-propriété !!

    Il s'est donc vengé d'une autre façon !

    -L'Eglise d'Essarois

    Les Romains pratiquaient l'incinération des morts,voici un dessin représentant le bûcher funéraire..

    Pendant la crémation,des plantes aromatiques étaient brûlées ,des animaux (porcs,poissons,volailles) étaient cuits sur le bûcher,un repas destiné aux vivants ayant lieu dans l'enclos funéraire :des banquettes et une table en témoignent.

    Les plus gros ossements de la personne décédée étaient mis dans l'urne funéraire,les cendres plus fines  placées à côté..

    -L'Eglise d'Essarois

    C'est en observant les os des urnes que les chercheurs ont vu que certains os d'animaux, des arêtes,  y étaient mêlés, et que donc des animaux étaient cuits sur le bûcher !! Peu de différence entre un os de cochon brûlé et un os humain !!

    Les urnes étaient parfois ordinaires : Vesonia,la patronne,a pour urne une de ses marmites, reconnaissable aux traces de suie que l'on voit en dessous...

    Les Romains ne croyaient pas en la résurrection,aussi les tombes n'étaient plus tard visitées qu'en souvenir du défunt : on répandait alors  des huiles parfumées,par la colonne que l'on voit à droite de la photo,on faisait tomber des "bouteilles de larme" ( unguentaria ) par l'ouverture...On faisait brûler de l'huile dans des lampes en argile que l'on retournait ensuite...

    -L'Eglise d'Essarois

    Une autre anecdote aussi intéressante que celle de l'ami félon,c'est celle nous informant  que Vesonius aurait triché sur l'âge de son fils décédé !!

    Sur la stèle de son enfant il a fait graver l'âge qu'il avait à son décès :  XIII ans..(13)

    Mais les chercheurs en analysant les cendres se sont aperçus que celles-ci ne pouvaient être que celles d'un enfant de ...neuf ans !

    Pourquoi cette "tricherie" ? et bien parce que Vesonius était un esclave affranchi, et que sa descendance ne pouvait être affranchi à son tour , qu'à partir de l'âge de 12 ans...ultime orgueil posthume d'un père !

    Le conférencier a , durant plus de deux heures, passionné son auditoire,les questions furent nombreuses ...

    -L'Eglise d'Essarois

    Ce fut une très belle soirée,enrichissante qui donne envie de relire Pline le jeune qui observa l'éruption volcanique de loin et qui en fit une belle relation..

    Pline l'ancien ,son oncle,voulut aller en bateau secourir des habitants de Pompéi mais fut tué par la nuée ardente qui suivit le nuage de cendres ...

    Merci Sébastien Lepetz,merci la Société Archéologique de Châtillon sur Seine pour nous avoir révélé des secrets antiques que nous n'aurions jamais soupçonnés !

     


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  • A l'invitation des Amis du Châtillonnais,le Général Jean Cot est venu nous exposer , le 24 Avril , ses réflexions sur ce qu'il appelle "l'Europe en panne".

    Le Général Cot est d'origine Châtillonnaise,du petit village de Montmoyen,très exactement.

    Né en 1934,il a connu la seconde guerre mondiale et ses horreurs,et c'est à 13 ans qu'il décidera d'être militaire,non pour tuer, mais pour apporter la PAIX...

    Ancien élève de l'École militaire spéciale de Saint-Cyr, il a commandé deux compagnies en Algérie, puis, après avoir été nommé colonel en 1975, le 110e Régiment d'Infanterie de Donaueschingen, en Allemagne.

    Promu général en 1982, il a commandé la Ire Armée à Strasbourg et occupé le poste de directeur de cabinet du secrétaire général de la Défense nationale, avant de commander la Forpronu de juillet 1993 à mars 1994, en remplacement du général Philippe Morillon.

    Entre 2001 et 2004, il a enseigné à l'université de Reims.

    Il est grand officier de la Légion d'honneur et titulaire de cinq citations.

    C'était pour les Châtillonnais,venus nombreux salle Louis Pascal,un grand honneur de le recevoir.


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  • Michel Diey nous présenta le Général Cot,qu'il connaît depuis très longtemps ( Jean Cot dira qu'ils sont conscrits !) ,le Général est déjà venu faire des conférences à Châtillon sur Seine et compte bien nous en offrir d'autres !

    Michel Diey lui remit un ouvrage publié par les Amis du Châtillonnais sur la vie d'un autre Général de la région..dont j'ai oublié le nom.

    (Je compte d'ailleurs sur Michel Diey pour me le révéler...)


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  • Le général Cot nous retraça tout d'abord l'histoire de l'Europe,celle qui commença de se créer après la Seconde Guerre Mondiale,sous l'impulsion de Robert Schuman et de Jean Monnet , en 1950,c'était la fameuse alliance du "charbon et de l'acier".Des traités suivirent:

    -Paris en 1951

    -Rome en 1957

    -Traité de fusion à Bruxelles en 1965

    -Maastricht en 1992

    -Amsterdam en 1997

    -Nice en 2001

    -Lisbonne en 2009

    Les deux derniers traités furent incompréhensibles et rejetés par les citoyens de plusieurs nations.

    L'Europe est donc actuellement ...en panne.

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  • L'Europe a apporté de bonnes choses,mais elle a aussi de grosses lacunes, d'après le Général Cot..

    Les bonnes choses:

    -Tout d'abord la prospérité,la richesse..

    Bien sûr la pauvreté existe en Europe, mais comparons avec le Tiers-Monde où un homme ne peut souvent vivre qu'avec DEUX dollars par jour !

    -La monnaie Européenne qui facilite les échanges.

    -Et surtout LA PAIX, la plus belle réussite de l'Europe !

    Jamais plus la guerre n'existera entre les nations européennes,et cela,après des siècles et des siècles de conflits, c'est bien la plus belle chose qui pouvait nous arriver !

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  • Hélas,il y a aussi des lacunes,qui mettent justement notre Europe "en panne"...

    -Un manque d'ambition des Nations

    -Souvent leur grand égoïsme

    -Aucune armée Européenne

    -Un budget très insuffisant (seulement 1,1 % du PIB Européen,ce qui est ridicule.)

    -Aucune politique en faveur des pays du Sud qui représentent une véritable "bombe" :la pauvreté de ces pays les fera déferler sur nos territoires si l'Europe ne prend pas le problème à bras le corps..

    -et surtout le manque d'intérêt des citoyens pour l'Europe,pas assez expliquée par les politiques qui faillissent littéralement à leur tâche,il faut bien le dire.

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  • Alors que faire,selon le Général Cot,pour que notre Europe ne soit plus en panne,qu'elle redémarre pour le bien de tous ??

    Et bien d'abord :

    -VOTER le 7 Juin,ne pas céder à la tentation de l'abstention..

    -Le citoyen doit se prendre en main,c'est par l'action de ses élus que l'Europe pourra avancer.

    -Voter à gauche,au centre ,à droite,mais voter, a martelé le Général , qui se veut apolitique.

    -Exiger de nos politiques qu'ils nous informent,nous expliquent ce qui se passe au Conseil Européen..

    -Interdire le cumul des mandats.

    -Et avoir plus de députés nous représentant:9 députés pour une immense région Est qui est la nôtre,c'est lamentable et ridicule...

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  • Après sa Conférence pleine de fougue et de conviction,le Général Cot répondit aux questions des spectateurs..

    Ici il est face à Michel Cailin et Jenry Camus..

    Les questions portèrent entre autres sur l'adhésion de la Turquie que le Général repousse avec un excellent argument que j'ai trouvé extrêmement pertinent:

    La Turquie est en effet un grand pays modéré, au Moyen-Orient

    Elle a des relations avec tous ses voisins , même avec Israël..

    Ne serait-ce pas un plus beau rôle pour elle que de fédérer ces pays,de les faire s'aimer,s'allier ,faire une sorte d'Europe du Moyen-Orient, plutôt que de sentir que l'Europe la rejette ??

    Le Général Cot se dit utopiste...mais sans utopisme on ne peut avancer,on reste frileusement replié sur soi-même..

    Avec passion il a su nous faire passer ses idées,c'est un homme plein de conviction et de sagesse...

    Bravo mon Général,et à bientôt à Châtillon sur Seine pour d'autres conférences ,sous l'égide des Amis du Châtillonnais !


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  • Samedi 18 Avril,les « Amis du Chätillonnais » proposaient une conférence passionnante d’André Fairise :

    De Vezelay à Saint Jacques de Compostelle.

    Voici un pèlerin de bois que nous pouvions admirer à l’entrée de la salle Louis Pascal du Lycée Désiré Nisard…

    Ce pèlerin,c’est André Fairise,ce sac muni de son chariot,c’est le sien !!


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  • Voici André Fairise devant la carte présentant son itinéraire impressionnant depuis son point de départ ,son village de Villey sur Tille , jusqu’à Saint Jacques de Compostelle..

    Un pèlerinage qu’il a accompli entre le 1er Mai et le 29 Juin 2000.


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