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"Dans la cour", le nouveau et fantastique spectacle 2019 de la Compagnie des Gens a emballé les spectateurs ! !
La trente et unième Estivale de la Compagnie des Gens a été libertaire, chantante, gourmande, cinématographique, romanesque, optimiste, avec la création de
DANS LA COUR, une utopie prolétaire !
Nous sommes à Paris à l’époque du Front Populaire dans une cour d’immeuble où se trouve un petit restaurant ouvrier :
Dans cette cour, existe aussi une blanchisserie :
une imprimerie :
un patron cynique :
une suffragette :
une concierge acariâtre :
une coopérative :
et des chansons…
La vie pourrait être si belle
Si l'on voudrait vivre d'abord
Pourquoi se creuser la cervelle
Quand y a du bon soleil dehors !
Voilà quelques-uns des ingrédients qui ont composé la toute nouvelle fresque théâtrale mise en chantier par la Compagnie des Gens.
Mais, comme j'ai pris beaucoup de photos, je vais en publier quelques unes avec un résumé succinct de cette histoire foisonnante, magnifiquement écrite et jouée par des acteurs sensationnels dans des décors surprenants et très bien agencés...
Une parfaite réussite !
la Compagnie des Gens...
Dans la cour, au bistrot, on refait le monde, Victor, l'ouvrier habitué du lieu, compare le capitalisme et le communisme....tandis que les blanchisseuses s'affairent...
on se rend compte que l'une d'entre elles, Ginette Baisenard , a une voix de rossignol, et qu'elle aimerait chanter à l'Opéra...
Dans cette cour parisienne existe une imprimerie, appartenant à monsieur Batala, un cynique personnage, viveur, charmeur, même face à madame Baisenard, la concierge de l'immeuble (qui n'est pourtant pas une affaire !), mais aussi hypocrite et lâche, bref...une ordure...
Batala, fieffé escroc véreux, est criblé de dettes, il est poursuivi par monsieur Buisson, l'huissier :
Batala qui imprime des publications "sex appeal", tente de sauver son imprimerie en plaçant des publicités dans les pages de ses magazines.
Il essaie de convaincre monsieur Brounion d'y insérer des pubs pour des ...suppositoires !
Batala envoie son amie mademoiselle Edith chez l'huissier pour essayer d'arranger ses affaires...
celle-ci accepte par amour pour lui...
Et pendant ce temps, l'infâme Batala séduit Estelle, une jeune blanchisseuse...quel odieux personnage !
Estelle était pourtant promise au fils de la concierge, Charles Baisenard...
et elle avait résisté aux avances d'Amédée Lange dans le métro ...
Hélas Estelle sera enceinte... Sa patronne, madame Valentine, qui fut aussi il y a longtemps, la proie de Batala, la consolera.
Ses amies du bistrot de la cour en feront autant...
Rien ne s'arrange pour Batala, qui ne voit plus qu'une issue à la situation, s'enfuir par le train...en abandonnant Edith son amie fidèle, un degré de plus dans l'ignominie ...
Pendant ce temps, Ginette Baisenard, future soprano, a écrit à monsieur Gautier Sylla, un impresario pour qu'il puisse la faire débuter à l'opéra.
La concierge, sa mère, est absolument contre cette idée...
Monsieur Gautier Sylla rencontre Ginette et accepte de l'aider à devenir une diva...
Madame Baisenard , rencontre l'impresario et tombe sous son charme....Qui pourrait lui résister ?
Elle accepte donc que sa fille devienne chanteuse d'opéra.
Peu de temps après on apprend que le train, dans lequel s'enfuyait Batala, a déraillé et que l'imprimeur est mort.
Que va devenir l'imprimerie ?? Le fils de monsieur Brounion a alors une idée de génie ! la transformer en coopérative qui réunira tous les habitants de la cour !
Et pourquoi pas imprimer le roman d'Amédée Lange "Arizona Jim"et en faire un film ??
C'est la liesse dans la cour !
On boit, on chante, et madame Baisenard n'est pas la dernière à profiter de la fête !
La future diva, Ginette, sa fille, chante même l'Internationale : "C'est la lutte finale ..."
Mais coup de tonnerre !
Une nuit, un prêtre se présente à Amédée Lange dans l'imprimerie où il est resté travailler...
c'est Batala qui a fait croire à sa mort ! Il est bien vivant et veut reprendre la tête de son commerce.
L'escroc sort son révolver du tiroir du bureau ... Amédée Lange s'en empare....
Amédée, furieux de voir que le projet de coopérative tombe à l'eau, tire sur Batala....
L'escroc demandera à la concierge d'aller chercher un prêtre...mais il sera trop tard....
Malgré le "crime de monsieur Lange", la coopérative pourra continuer sa route !
Les tourtereaux vont se réconcilier et l'enfant ne sera pas un problème....
Tout est bien qui finit bien !
Les magnifiques comédiens, et leur metteur en scène ont salué les spectateurs enthousiastes...quelle superbe soirée !! une chauve-souris est même aussi venue profiter du spectacle !
Elisabeth Petetin, à la régie "son et lumières", a été aussi applaudie, les effets lumineux et le son étaient parfaits !....
Bien des spectateurs n'ont pu acheter leur billet, tant l'affluence a été grande !
Une dernière représentation supplémentaire a été donnée hier....
Alors, espérons que cette superbe pièce puisse être reprise plus tard...pourquoi pas au théâtre ? Ce serait sensationnel !
En tout cas
à la Compagnie des Gens pour tout ce qu' elle nous offre, pour tous ses spectacles vivants toujours différents, et ce depuis 1989, avec "La grande peur".
Longue vie théâtrale à cette compagnie qui fait la fierté du Châtillonnais !
Dans la cour, une utopie prolétaire
Ecriture, adaptation, mise en scène et scénographie : Jacques Senelet
Régie son et lumière : Elisabeth Petetin
Chant et musique: Géraldine Salmon, Noémie Pompon, Patrick Pompon et Tom Sallembien
Coordination : Elisabeth Hoornaert
Décors : Benoît Chauleur, Emma Clément, Géraldine Salmon, Gilles Gautheron, Hélène Bouju, Henri Deck, Jade Baecke, Jacques Senelet, Lucie Deck, Lucile Hours, Marie-Christine Ouedraogo, Myriem Kaddachi
Costumes : Elisabeth Hoornaert, Elisabeth Petetin, Marie-Christine Ouedraogo
Affiche : Lucie Deck-Atelier La Malette
Programme, communication Presse et relation sponsors : Lucile Hours
Restauration : Leslie Senelet, Bastien Teton, Dorine Gay, Lucie Noris
Accueil : Monique Klein, Eliane Brodzicki, Christine Chereau, Tasséré Ouedraogo
Les acteurs :
Madame Valentine : Marie-Laure Tridon
Amédée Lange : Samuel Martin
Madame Baisenard : Elisabeth Hoornaert
Lucienne : Géraldine Salmon
Charles Baisenard : Pierre Pompon
Suzanne : Emma Clément
Ginette Baisenard : Noémie Pompon
Monsieur Batala : Benoît Chauleur
Monsieur Buisson : Tom Sallembien
Mademoiselle Edith : Myriem Kaddachi
Victor : Patrick Pompon
Charlotte la suffragette : Lucie Deck
Estelle : Lucie Hours
Louise : Marie-Christine Ouedraogo
Fernande :Jade Baecke
Madeleine : Corine Razil
Monsieur Brounion : Vincent Marziali
Gautier Sylla : Jacques Senelet
Brounion-fils : Tristan Golmard
Le facteur : Henri Deck
PS : quel plaisir de retrouver la trame du film de Jean Renoir "Le Crime de Monsieur Lange", dont s'est librement inspiré Jacques Senelet, en lui ajoutant une multitude de personnages et de situations originales...
Et bravo à Benoît Chauleur qui a égalé Jules Berry dans le rôle de l'ignoble Batala !
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Commentaires
Grand merci Cristal, pour ce beau reportage qui met en valeur le travail d'une équipe déterminée à faire partager au plus grand nombre l'accès à un théâtre citoyen... et utopiste !
1JenryLundi 29 Juillet 2019 à 08:13Le crime de monsieur Lange du grand Jean Renoir, revu par le grand Jacques Sénelet. Un spectacle magnifique qu'il faut avoir vu et ... revu.
Avec la Compagnie des Gens, son génial metteur en scène, ses interprètes si brillants (c'est le Pompon pour Elisabeth Hoornaert), on sait ce qu'on attend, mais là tout est dépassé à l'image du décor, des chansons, des jeux de mots. Et le mois de juillet passe trop vite.
Merci les ARTISTES.
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Merci pour ce reportage ainsi que toutes les photos. Bravo.