• Dominique Masson m'envoie une éude passionnante sur l'exposition unviverselle de 1855 où le Châtillonnais est évoqué, merci à lui !

    Le Châtillonnais à l’exposition universelle de 1855

     Il se tient actuellement aux archives départementales de Côte d’Or, jusqu’au 28 septembre 2018, une exposition « un siècle d’industrie en Côte d’Or, 1850-1950 ».

    Le Châtillonnais à l'exposition universelle de 1855

    (Photo Dominique Masson)

     Le châtillonnais est représenté en affiche par la préparation à l’exposition universelle de 1855. Cette exposition est la première exposition universelle française et la deuxième mondiale, la première étant l’exposition universelle de Londres en 1851. C’est par un décret impérial du 8 mars 1853 que Napoléon III décida la tenue de cette exposition, où devaient être exposés des produits agricoles et des produits industriels. La première tâche de la commission fut d’inviter les gouvernements étrangers à participer et à désigner des commissaires à l’Exposition ; vingt-cinq états et leurs colonies y participèrent. Et la commission demanda aux préfets l’organisation d’un comité dans chacun des départements français.        

    Le Châtillonnais à l'exposition universelle de 1855

    (Photo Dominique Masson)

    Le Châtillonnais à l'exposition universelle de 1855

    (Photo Dominique Masson)

             En Côte d’Or, la Chambre de Commerce fut chargée de rechercher les produits dignes d’être exposés. Dans une lettre du 8 janvier 1854, ses membres envoyèrent une circulaire :                    

    «…L’empereur, jaloux de toutes les gloires de la grande nation dont les destinées lui sont confiées, veut que l’industrie française conserve le rang éminent qu’elle a conquis à l’exposition de Londres en 1851, et dont elle est fière à si juste titre ; il fait donc un appel tout spécial aux travailleurs nationaux, et il sait ce qu’il doit attendre de leurs patriotiques efforts pour cette noble cause…La Chambre de Commerce de la Côte d’Or, organe des intérêts agricoles et industriels du département, croît de son devoir de vous inviter, Monsieur, à prendre part à ce grand œuvre de civilisation , en fournissant, dans la spécialité qui vous appartient, votre contingent à l’exposition universelle de 1855, la plus grandiose qui ait jamais eu lieu, puisque jusque alors, aucune n’avait réuni tous les produits des beaux-arts à ceux de l’industrie et de l’agriculture ; notre département, qui a payé son tribut aux diverses expositions de Paris et de Londres, et qui a reçu d’honorables mentions, ne peut moins faire pour celle qui se prépare, et nous avons la ferme espérance que les plus beaux succès couronneront vos efforts ; nous en serons fiers et heureux pour notre pays, qui vous témoignera sa gratitude en secondant vos travaux de son suffrage en sa faveur ».                                                            

    Les membres de la Chambre de Commerce étaient : P.Marion, président ; Ch. Manuel, secrétaire ; Masson-Naigeon ; Paul Thoureau ; Lucien Lamblin ; Edouard Bougueret ; Michaud-Moreil ; Louis Joly ; Serre-Jobard ; ainsi que des membres correspondants : Louis-Bazile ; Coste-Caumartin ; Godin ainé ; Raymond Montgolfier ; Philippot et Rasse. Il est à remarquer que, parmi ces quinze membres, quatre étaient du Châtillonnais. Paul Thoureau (Larrey, 19 février 1797 ; Paris, 9 novembre 1873), était maître de forges et fut le fondateur, en 1855, de la Société des hauts fourneaux et forges de la Côte d’Or. Edouard Bougueret (Gurgy-la-Ville, 29 mars 1809 ; Paris, 4 avril 1888) était également maître de forges et député sous la Constituante de 1848-1849. Le troisième maître de forges est Jean-Baptiste Louis-Bazile (Montfey, 31 mai 1786 ; Belan-sur-Ource, 19 avril 1866), plusieurs fois député. Quant à Godin, ce doit être Nicolas Godin (Bar-sur-Seine, 24 avril 1790 ; Châtillon, 4 mars 1870), négociant en laines à Châtillon.                                                                                                                      C’est aussi probablement lui qui fut le président du comité de l’arrondissement de Châtillon, avec Jules Baudoin (Châtillon, 30 mars 1817 ; Châtillon, 12 mars 1894) comme secrétaire, ce dernier étant géologue et naturaliste. Dans une circulaire du 26 juin 1854, tous deux espéraient que les habitants de l’arrondissement feront leurs efforts pour contribuer aux succès que le pays peut attendre, et conserver à leur localité le rang distingué dans lequel elle s’est déjà placée ; étaient admissibles tous les produits de l’agriculture, de l’industrie et des beaux-arts, et le comité d’arrondissement était le seul intermédiaire.

     

    Inaugurée le 15 mai 1855, l’exposition eut lieu dans le triangle formé par les Champs-Elysées, le Cours la Reine et l’avenue Montaigne.                                                                                                        Au milieu des Champs-Elysées, dans le carré Marigny, se sont élevés comme par enchantement des édifices magnifiques destinés à contenir toutes les merveilles de l’art, toutes les richesses de l’industrie, toutes les machines les plus étonnantes que le génie puisse produire…Les productions de l’industrie apparurent pour la première fois, sous le Directoire, comme un attrait aux fêtes nationales de l’époque. Cette idée ayant réussi, les expositions furent répétées sous tous les gouvernements qui se succédèrent. Plus tard, l’idée devint encore plus grande et, au lieu d’une exposition nationale, une exposition universelle fut rêvée…Puis, ce qui n’existait pas à Londres, une exposition universelle des beaux-arts, a été réunie à celle de l’industrie ; ainsi le beau, l’utile, marchent de pair, et tous les pays ont été appelés à montrer, non seulement leurs fers, leurs tissus, leurs bois, leur or, leur argent, mais aussi à mettre en relief leurs tableaux modernes, leurs écoles actuelles, leurs sculptures les plus belles et les plus dignes… Jadis, les beaux-arts passaient en première ligne ; jadis, l’industrie ne tenait que le second ordre…Aujourd’hui, par suite des expositions nationales et universelles…l’industrie marche sur la même ligne que les beaux-arts. Un palais des Beaux-arts fut édifié avenue Montaigne, où 28 nations exposèrent 4979 œuvres et 2176 artistes, dont 1072 artistes français.                                            La remise des récompenses eut lieu le jeudi 15 novembre 1855, devant 40 000 spectateurs et en présence de l’empereur et de l’impératrice. Parmi les artistes de Côte d’Or, dans la catégorie de sculptures, François Rude reçut la grande médaille d’honneur, Eugène Guillaume (né à Montbard) la médaille de première classe, tandis que le dijonnais Georges Diébolt (qui sera le sculpteur du zouave du pont de l’Alma) se contentera d’une mention honorable. En peinture, le beaunois Félix Ziem recevra une médaille de troisième classe, et Charles Ronot, né à Belan-sur-Ource, se contentera d’une mention honorable, avec ses deux tableaux, le Christ à la piscine et René Descartes chez Christine de Suède ; M. Ternante, bien qu’Yves Boissiard ait trouvé « charmant » son tableau des Petits pêcheurs, n’eut aucune récompense. Charles Ronot fit ensuite don de son tableau sur Descartes à la ville de Châtillon, ou alors il fut mis en dépôt, après achat par l’Etat, et fut accroché ensuite dans le musée (rue Docteur Bourée), mais on en a aujourd’hui perdu sa trace.

    Le Châtillonnais à l'exposition universelle de 1855

     


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  • Dominique Masson m'envoie un reportage qu'il a réalisé à la forge du Comte de Buffon, très bel endroit, témoin de ce qu'était la métallurgie bourguignonne du temps des Lumières.

    Stéphane Bern a décidé d'inscrire la forge de Buffon sur la liste des monuments à restaurer, dans son projet "Epiques Epoques", loto du Patrimoine, qu'il en soit remercié !

    Et merci aussi à  Dominique Masson pour son texte et ses photos.

      Le comte de Buffon et Stéphane Bern

    Ce titre pourrait être anachronique mais, à 250 ans d’intervalle, le second va théoriquement venir en aide au premier.

     Cette année, la Côte d’Or va célébrer les 900 ans de la fondation de l’abbaye de Fontenay, les 400 ans de la naissance du comte de Bussy-Rabutin et les 250 ans de la fondation de la Grande Forge par le comte de Buffon, à côté du village de Buffon.

     Né à Montbard en 1707, Georges-Louis Leclerc, devenu comte de Buffon en 1773, avait là son hôtel quand il n’était pas à Paris et se maria, à Fontaines-en-Duesmois, à Marie Françoise de Saint Belin Malain, en 1752. A partir de 1749, il fera paraître les premiers volumes de son « histoire naturelle ».

    Sur les terres de Buffon, à 6 kilomètres de Montbard, acquises en 1717 par son père, le comte de Buffon va réorienter son activité intellectuelle, abandonnant quadrupèdes et oiseaux pour l'étude de la minéralogie, de la métallurgie et fit construire, de 1768 à 1772, la Grande Forge lui permettant d’étudier, pour la Marine, l'amélioration des canons, et, pour lui-même, les effets de la chaleur obscure et les phénomènes de refroidissement ; les résultats de ses recherches alimenteront son œuvre scientifique, notamment au sujet de la création et de l'âge de la terre.

    Dès 1768, la forge produira des ferronneries et des rampes d'escaliers, en particulier la grande grille, toujours en place.

    "Le Comte de Buffon...et Stéphane Bern",une belle étude de Dominique Masson

    Animées par l'Armançon, des roues à aube vont apporter la force hydraulique nécessaire aux machines, comme les soufflets, les marteaux, le bocard et le patouillet.

    "Le Comte de Buffon...et Stéphane Bern",une belle étude de Dominique Masson

    "Le Comte de Buffon...et Stéphane Bern",une belle étude de Dominique Masson

    Ce site peut être considéré comme l’une des premières usines intégrées : les lieux sont aménagés pour optimiser les étapes de la fabrication ; c’est la première fois que les trois étapes se font dans la même usine, mais dans des lieux bien distincts. On trouve ainsi côte à côte le haut-fourneau, l’affinerie et la fenderie.

    "Le Comte de Buffon...et Stéphane Bern",une belle étude de Dominique Masson

    L’accès au haut-fourneau se fait par un escalier monumental, qui permettait aux invités de marque d'admirer les coulées de métal en fusion.

    "Le Comte de Buffon...et Stéphane Bern",une belle étude de Dominique Masson

    "Le Comte de Buffon...et Stéphane Bern",une belle étude de Dominique Masson

    Outre les installations industrielles, le lieu renferme la maison du maître et les habitations ouvrières en un même espace. Autour d'une vaste cour rectangulaire, sont disposés les bâtiments d'habitation des ouvriers, la demeure du maître et des régisseurs ainsi que les remises et magasins de fer.

    Une boulangerie, un potager (transformé aujourd’hui en jardin) et une chapelle sont aussi accessibles aux ouvriers. Plus exceptionnel, une orangerie et un pigeonnier complètent l'ensemble.

    "Le Comte de Buffon...et Stéphane Bern",une belle étude de Dominique Masson

    "Le Comte de Buffon...et Stéphane Bern",une belle étude de Dominique Masson

    "Le Comte de Buffon...et Stéphane Bern",une belle étude de Dominique Masson

     Figures 8 et 9 : haut-fourneau, affinerie et fenderie ; en bas, la roue du haut-fourneau (© D.Masson)

    "Le Comte de Buffon...et Stéphane Bern",une belle étude de Dominique Masson

    En 1791, les bâtiments furent vendus.

    En 1860, ils furent rachetés par Roch-Joseph Guénin. En 1866, une crue exceptionnelle va mettre fin à l'activité sidérurgique qui est remplacée par une cimenterie jusqu'en 1923, date de la cessation de toute activité industrielle à la suite d'un incendie.  

    Ce sont les descendants de M. Guérin qui possèdent toujours la Grande Forge et qui, depuis 1978, l’ont ouverte à la visite.                                                                                               Les bâtiments ont été classés en 1943 et 1985.

    "Le Comte de Buffon...et Stéphane Bern",une belle étude de Dominique Masson

    "Le Comte de Buffon...et Stéphane Bern",une belle étude de Dominique Masson

    "Le Comte de Buffon...et Stéphane Bern",une belle étude de Dominique Masson

    "Le Comte de Buffon...et Stéphane Bern",une belle étude de Dominique Masson

    "Le Comte de Buffon...et Stéphane Bern",une belle étude de Dominique Masson

    Mais la tâche est difficile pour entretenir de tels ensembles. Vendredi 4 mai dernier, madame et monsieur Veyssière-Pomot avaient convié une soixantaine de personnes pour lancer l’anniversaire de ce lieu historique, dans le cadre de l’opération «Epiques Epoques ».

    "Le Comte de Buffon...et Stéphane Bern",une belle étude de Dominique Masson

    Après un exposé de monsieur Charles-François Champetier, président de l’association Hydrauxois, sur « l’hydraulique à Buffon », monsieur Jean Ponsignon a présenté le nouveau film qui sera projeté aux visiteurs.

    Madame Alix Mounier et  monsieur Xavier Spertini, photographe, ont ensuite montré deux applications pour découvrir à distance le site, l’une permettant une visite virtuelle à 360° et l’autre la découverte du site avec son smartphone par le biais d’une application « Balades en Bourgogne ».                                                        

    Enfin, M. Dominique Jouffroy a présenté les projets possibles de restauration car la Grande Forge est l’un des sites retenu par le « monsieur du patrimoine », Stéphane Bern, la Fondation du Patrimoine et le ministère de la Culture, au travers du loto du patrimoine.                          

    Sur 2000 propositions, 250 sites ont été retenus. Autour du Châtillonnais, en Bourgogne-Franche Comté, ont été retenus le château de Rochefort (Asnières en Montagne) et la Grande Forge de Buffon. Dans la région du Grand-Est, on trouve en Haute-Marne l’abbaye de Longuay (Aubepierre) et l’église Saint-Georges à Etourvy, dans l’Aube. En outre, le château de Bussy-Rabutin fait partie des projets « emblématiques » nationaux.

                              ( Dominique Masson)

     

    "Le Comte de Buffon...et Stéphane Bern",une belle étude de Dominique Masson

     Un article publié sur ce blog en 2009, avec d'autres photos , du petit musée par exemple :

    http://www.christaldesaintmarc.com/la-grande-forge-de-buffon-a757021


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  • "Entre pluie et neige", voici de très belles photos de Dominique Masson.

    Merci à lui pour son envoi !

    Après la pluie :

    Pluie et neige à Châtillon sur Seine, de très belles photos de Dominique Masson

    Pluie et neige à Châtillon sur Seine, de très belles photos de Dominique Masson

    Pluie et neige à Châtillon sur Seine, de très belles photos de Dominique Masson

    Pluie et neige à Châtillon sur Seine, de très belles photos de Dominique Masson

    Pluie et neige à Châtillon sur Seine, de très belles photos de Dominique Masson

    Pluie et neige à Châtillon sur Seine, de très belles photos de Dominique Masson

    Pluie et neige à Châtillon sur Seine, de très belles photos de Dominique Masson

    Pluie et neige à Châtillon sur Seine, de très belles photos de Dominique Masson

    Pluie et neige à Châtillon sur Seine, de très belles photos de Dominique Masson

    Pluie et neige à Châtillon sur Seine, de très belles photos de Dominique Masson

    Pluie et neige à Châtillon sur Seine, de très belles photos de Dominique Masson

    Voilà la neige....

    Pluie et neige à Châtillon sur Seine, de très belles photos de Dominique Masson

    Pluie et neige à Châtillon sur Seine, de très belles photos de Dominique Masson

    Pluie et neige à Châtillon sur Seine, de très belles photos de Dominique Masson

    Pluie et neige à Châtillon sur Seine, de très belles photos de Dominique Masson

    Pluie et neige à Châtillon sur Seine, de très belles photos de Dominique Masson


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  • Dominique Masson a réalisé une belle comparaison entre les inondations qui ont affecté la ville de Châtillon sur Seine ces derniers jours, et celles, si fameuses de 1910, avec de très belles photos actuelles et des cartes postales d de l'époque.

    Merci à lui de me l'avoir envoyée pour que je la fasse paraître sur ce blog !

    LES INONDATIONS à CHÂTILLON SUR SEINE  en JANVIER 2018

    Les crues de janvier 2018 n’ont rien de comparable avec celles de janvier 1910, mais elles sont cependant assez spectaculaires, et nombre de Châtillonnais ont profité du beau temps retrouvé pour une journée afin de déambuler dans les rues de la ville, devenues, malgré elles, piétonnes.
     

     Figure 1 : la dea sequana, les pieds dans l’eau, place de la Ville du Puy ; 24/01/2018 (©D.M)

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

      Figure 2 : la rue Ernest Humblot, devant le groupe scolaire Saint Vincent ; 24/01/2018 (©D.M)

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

      Figure 3 et 4 : en haut,  la résurgence de la Douix ; 23/01/2018 ; en bas, quand la Douix a un débit trop fort, l’eau s’écoule au travers de la cour d’une maison, rue de la Douix ; 24/01/2018 (©D.M)

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson


     

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

      Figure 4 : la place Marcel Pagnol et le local des pompiers inaccessible ; 24/01/2018 (©D.M)

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

     Figure 5 : le sable emmené pour protéger le transformateur situé à l’angle de la mairie ; 24/01/2018 (©D.M) 

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

     Figure 6 : Désiré Nisard contemplant l’inondation, au jardin de la mairie ; 24/01/2018 (©D.M)

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

     Figure 7 : boulevard Morizot, une barque pour rentrer chez soi ; 25/01/2018 (©D.M)

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

     Figure 8 : boulevard Morizot, le Syndicat Intercommunal des Cours d’Eau du Châtillonnais, les pieds dans l’eau ; 25/01/2018 (©D.M)

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

    « Les causes de l’inondation ? Dame ! C’est qu’il a beaucoup plu ». C’est ce que l’on trouve dans le livre de MM. Louis et Lagorgette sur les inondations de 1910.                 Châtillon a connu depuis toujours le phénomène des crues. On en trouve trace dans les archives aux XVIIe et XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, eurent lieu de grandes inondations, les 10 et 11 nivôse an X (31 décembre 1801 et 1er janvier 1802), du 4 au 7 mai 1836, où les eaux dépassèrent d’environ deux mètres le niveau ordinaire, et en 1866. Au XIXe siècle, la cause des crues fut imputée au rétrécissement de la Seine en ville et à l’insuffisance des deux ponts du centre ville, qui furent emportés ; l’ingénieur Belgrand écrivit : « je les ai reconstruits, mais je n’ai pu donner à celui de l’intérieur de la ville (le pont Saint-Martin ou des Halles) la largeur nécessaire, parce que le lit du fleuve en amont n’a pas 10 mètres de largeur et se trouve bordé de hautes maisons qui rejettent les crues dans un bras secondaire non moins encombré ».                              Au XXe siècle, lors des crues de 1910, la Seine fut à une hauteur de 3 mètres à l’échelle du pont des Grilles et certains firent le projet de creuser un canal (marqué A et B, en bas de la carte ci-dessous) afin d’éviter les inondations. Les dégâts se montèrent à 500.000 francs de pertes mobilières, 70.000 francs de pertes immobilières, sans compter les personnes au chômage. Une commission sanitaire fut nommée et des mesures spéciales furent prises pour assurer la désinfection des locaux qui avaient été envahis par les eaux.                                               Et beaucoup se rappellent encore des crues de janvier 1955, où l’on passait sur des passerelles devant l’église Saint Nicolas. Celles de janvier 2018, même si elles semblent moins spectaculaires, resteront également dans les mémoires. 

    Figure 9 : plan des inondations de 1910 ; les inondations dans le Châtillonnais.  A. Louis et Jean Lagorgette ; Châtillon, Massenet, 1910.

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

    Grâce aux photographes et éditeurs de cartes postales châtillonnais, on peut essayer de comparer les photos  prises lors des crues de 1910 avec celles prises aujourd’hui. 

    Figure 10 et 11 : le kiosque du jardin de la mairie (©D.M)

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

      Figure 12 et 13 : le jardin de la mairie (©D.M)
     

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

      Figure 14 et 15 : la mairie, la place de la Résistance et la rue Président Carnot (©D.M)
     

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

       Figure 16 et 17 : pont entre le jardin de la Mairie et l’allée des Boulangers (©D.M)
     

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

       Figure 18 et 19 : le Perthuis au Loup (©D.M)

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

     Figure 20 et 21 : devant l’église Saint-Nicolas
     

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

     Figures 22 et 23 : le moulin des Passes (moulin Lemoine) et la rue de Seine (©D.M) 

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

      Figures 24 et 25 : la rambarde du pont, rue des Ponts autrefois, rue maréchal de Lattre aujourd’hui (©D.M)

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

    Les inondations de janvier 2018 à Châtillon sur Seine, comparées avec celles  de 1910, une belle étude  par Dominique Masson

    (Dominique Masson)
     

                                                                                                                                          


    9 commentaires
  •  Un grand merci à Dominique Masson pour la relation d'un "miracle" de saint Bernard évoqué en...Allemagne !

    LA REPRÉSENTATION D’UN « MIRACLE » DE SAINT BERNARD À L’ABBAYE DE BEBENHAUSEN EN ALLEMAGNE

     Tübingen est une ville universitaire allemande située à 40 km au sud de Stuttgart, traversée par le Neckar. Au centre du Land de Bade-Wurtemberg, elle est le chef-lieu du district du même nom.

    La représentation d'un" miracle" de saint Bernard à l'abbaye de Bebenhausen (Allemagne), une étude de Dominique Masson

    La représentation d'un" miracle" de saint Bernard à l'abbaye de Bebenhausen (Allemagne), une étude de Dominique Masson

    (Photos 1 et 2 : vues de Tübingen)

    La représentation d'un" miracle" de saint Bernard à l'abbaye de Bebenhausen (Allemagne), une étude de Dominique Masson

    (Vue de Tübingen)

    L'abbaye de Bebenhausen est située administrativement dans la commune universitaire de Tübingen. Cependant, elle est assez loin du centre, au cœur du petit hameau éponyme, situé au nord de la ville, dans la vallée creusée par le Goldersbach.

     En 1183, Frédéric VI, duc de Souabe, confie aux prémontrés la construction d'une abbaye sur son fief, à Bebenhausen. Mais, le 1er juin 1187, pour des raisons inconnues, les Prémontrés préfèrent quitter le lieu. Ils laissèrent une première église, romane, non voûtée

    La représentation d'un" miracle" de saint Bernard à l'abbaye de Bebenhausen (Allemagne), une étude de Dominique Masson

    (entrée de l'abbaye)

    En 1189, le duc demande aux cisterciens, alors en plein essor, notamment dans les pays germaniques, de reprendre l'établissement. Ceux-ci arrivent de la maison-mère de Schönau le 29 octobre 1190. Le pape Innocent III confirme les chartes de fondation de l'abbaye en 1204.

    La représentation d'un" miracle" de saint Bernard à l'abbaye de Bebenhausen (Allemagne), une étude de Dominique Masson

    (plan de l'abbaye au Moyen-Âge)

    L’église a été construite de 1187 à 1227 et la plus grande partie des bâtiments abbatiaux date de la fin du XIIe siècle.

    L'église abbatiale, de style gothique, est consacrée en 1228, mais sa plus grande  particularité architecturale est sa flèche gothique, érigée entre 1407 et 1409 par le frère convers Georg de Salem.

    L'abbaye va se développer jusqu'à devenir l'un des plus prospères établissements de la région. Au XIIIe siècle, elle compte 80 moines et cent trente convers. La construction de l'aile des moines (aile orientale) se prolonge en conséquence de l'affluence monastique jusqu'en 1250.

    La Réforme induit de grands changements à l'abbaye. Dès la mort de l'abbé en décembre 1534, la moitié des trente-six moines choisit de rester catholique, l'autre moitié se tournant vers le protestantisme. Dès le 17 novembre 1535, les quatorze derniers moines catholiques quittent l'abbaye. Le 9 janvier 1556, l'ancienne abbaye est érigée en monastère-école luthérien, équivalent protestant d'un séminaire.

    Après la Première Guerre mondiale l'abbaye est transformée en résidence pour le quatrième et dernier roi de Wurtemberg, Guillaume.

    La représentation d'un" miracle" de saint Bernard à l'abbaye de Bebenhausen (Allemagne), une étude de Dominique Masson

    (Le lavabo vu du cloître)

    A l’intérieur de la salle capitulaire, les arcs des voûtes reposent, comme dans les monuments bourguignons, sur des colonnes tronquées que supportent des culots. Cependant, on peut remarquer un peu plus d’exubérance dans le traitement des chapiteaux.

    Exemples de chapiteaux :

    Le souvenir d'un miracle de saint Bernard à Bebenhausen, une étude de Dominique Masson

    Le souvenir d'un miracle de saint Bernard à Bebenhausen, une étude de Dominique Masson

    Le cloître gothique date du XIVe siècle. Sa principale caractéristique est d'être doté d'un petit bâtiment faisant saillie sur le côté intérieur sud ; c'est le lavabo, une fontaine, située en face du réfectoire, et qui permettait aux moines de se laver les mains avant d'entrer dans ce dernier.

    La représentation d'un" miracle" de saint Bernard à l'abbaye de Bebenhausen (Allemagne), une étude de Dominique Masson

    (Le lavabo vu du cloître)

    La représentation d'un" miracle" de saint Bernard à l'abbaye de Bebenhausen (Allemagne), une étude de Dominique Masson

    (la voûte du cloître)

    La représentation d'un" miracle" de saint Bernard à l'abbaye de Bebenhausen (Allemagne), une étude de Dominique Masson

    (Le lavabo vu de l'intérieur)

    Dans le trésor de l’abbaye se trouve une crosse d’abbé représentant, dans sa partie supérieure, le « miracle du Christ prenant dans ses bras saint Bernard ».

    La représentation d'un" miracle" de saint Bernard à l'abbaye de Bebenhausen (Allemagne), une étude de Dominique Masson

    (la partie supérieure de la crosse d'un abbé, représentant le "miracle", trésor de l'abbaye)

    Les Châtillonnais connaissent le « miracle de la lactation », vision du jeune Bernard voyant la Vierge Marie mettre quelques gouttes de son lait sur ses lèvres.

    Il existe une autre « vision » arrivée à l’abbé de Clairvaux, rapportée dans le Grand Exorde de Cîteaux, ou Récit des débuts de l'ordre cistercien, écrit par le cistercien Conrad d'Eberbach dans les dix premières années du XIIIe siècle : c’est le Christ pressant dans ses bras Saint Bernard.

    « Dom Ménard, abbé de Mores, monastère voisin de Clairvaux, homme religieux, a rapporté à ses amis, comme étant arrivée à un autre, une chose merveilleuse, qui, croyons-nous, est arrivée à lui-même. Voici comment il s'exprimait: « Je connais un moine, qui a trouvé un jour le bienheureux abbé Bernard priant seul dans une église. Il était prosterné devant l'autel, et il lui semblait voir une croix avec le crucifix sur le pavé de l'église, placée devant lui, et que le bienheureux abbé adorait et baisait avec la plus grande dévotion. Or, il semblait que la majesté divine, détachant ses bras de ceux de la croix, embrassait le serviteur de Dieu, et le pressait contre lui. Ce que le moine ayant considéré pendant quelque temps il se trouva comme pétrifié sur place dans l'excès de son admiration, et comme transporté hors de lui. A la fin, craignant d'offenser ce saint abbé s'il le voyait si près de lui, et appréhendant qu'il le regardât comme un espion de ses secrets, il se retira en silence, comprenant assez et sachant au sujet de ce saint homme, que toute sa prière et toute sa vie étaient, bien au-dessus de l'homme ».

    Antonio Montanari, dans la « Collectanea Cisterciensia », (« Le Crucifié embrassant saint Bernard : une relecture de la scène » ; 2004)  a analysé les circonstances de ce miracle.                          

    Pour lui, dans les églises cisterciennes du XIIe siècle, toute représentation sculptée était interdite ; cependant l’unique ornement admis était la croix, mais faite seulement de « bois peint », c’est-à-dire qu’il y avait l’image peinte du Crucifié. Il s’agissait là d’une nouveauté, car l’image du Crucifié ne se généralisera que plus tard. D’autre part, selon M.Montanari, Bernard était « prosterné devant le maître-autel » ; il n’était donc pas debout, comme on le représentera par la suite, mais à genoux, et la croix « était avec le crucifix sur le pavé de l’église ». Pour lui, cet événement s’est passé lors de la liturgie du Vendredi saint. Après le chant de la Passion, suivi des oraisons solennelles, le sacristain devait étendre sur le dallage du presbytère, devant le Maître-autel, un drap grossier, sur lequel on posait la croix, pour l’adorer. Alors l’abbé, et après lui l’ensemble des moines, se prosternaient pour adorer et embrasser la croix. Puis celle-ci était ensuite remise à sa place sur l’autel.

    La représentation d'un" miracle" de saint Bernard à l'abbaye de Bebenhausen (Allemagne), une étude de Dominique Masson

    Plus tard, le peintre espagnol Francisco Ribalta, en 1620, peindra « le Christ prenant saint Bernard dans ses bras », saint Bernard étant représenté debout (toile conservée au musée du Prado).

                      Dominique Masson (texte et photographies)

     


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  • "Mille ans d'histoire de Châtillon, un nouveau livre de Dominique Masson

    Dominique Masson a présenté son nouvel ouvrage "Châtillon sur Seine, 1000 ans d'histoire salle des conférences de l'Hôtel de Ville de Châtillon devant une très grande assistance.

    Cet ouvrage est un de ceux que doivent absolument posséder tous les amoureux de notre ville, tant il est riche (24 chapitres, 561 pages) d' histoire, d' anecdotes, d' illustrations.

    Il a été édité par l'association "Images en Châtillonnais" présidée par Jean Millot qui a  été ravi de voir le grand intérêt des Châtillonnais pour cette publication, les acheteurs ont été très nombreux !

    "Châtillon sur Seine, mille ans d'histoire", le nouveau livre de Dominique Masson, a été présenté salle des conférences

    Dominique Masson a dédicacé son livre avec des autographes chaleureux, différents pour chaque lecteur.

    "Châtillon sur Seine, mille ans d'histoire", le nouveau livre de Dominique Masson, a été présenté salle des conférences

    "Châtillon sur Seine, mille ans d'histoire", le nouveau livre de Dominique Masson, a été présenté salle des conférences

    Puis il a présenté les titres des chapitres de son livre.

    "Châtillon sur Seine, mille ans d'histoire", le nouveau livre de Dominique Masson, a été présenté salle des conférences

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    "Châtillon sur Seine, mille ans d'histoire", le nouveau livre de Dominique Masson, a été présenté salle des conférences

    "Châtillon sur Seine, mille ans d'histoire", le nouveau livre de Dominique Masson, a été présenté salle des conférences

    Depuis que j'ai acheté ce superbe ouvrage, je le parcours un peu tous les jours (il a quand même 561 pages !) et j'avoue que j'admire l'érudition de son auteur, ses recherches pointues...jamais on ne fera mieux connaître l'histoire de Châtillon sur Seine durant mille ans, rien n'a été oublié ...

    Beaucoup de personnes y retrouveront peut-être un de leurs ancêtres, c'est arrivé pour mon mari !! je ne m'y attendais pas ...

    Alors, un conseil : courez vite l'acheter , il va s'épuiser très vite !


    5 commentaires
  • Visite du cimetière Saint-Vorles avec Dominique Masson

    La Mission locale du Tonnerrois  a organisé pour les personnes intéressées à la recherche d'un métier, "le mois de la découverte des métiers". Après une présentation des métiers de l'alimentaire, suivie de celle des nouveaux métiers de l'Armée de terre, la dernière a été l'évocation des métiers du "funéraire" qui sont peu connus mais nombreux.

    Avant la présentation de ces métiers qui devait avoir lieu le lendemain , madame la Directrice de la Mission locale du Tonnerrois a demandé à Dominique Masson de faire visiter le beau et ancien cimetière Saint-Vorles de Châtillon sur Seine aux personnes intéressées par un futur métier, ce qui a été fait mardi 26 avril 2016.

    Malheureusement sous une pluie battante....

    Visite du cimetière Saint-Vorles avec Dominique Masson

    Avant de commencer la visite du cimetière Saint-Vorles, Dominique Masson a évoqué l'origine des cimetières.

    Visite du cimetière Saint-Vorles avec Dominique Masson

     Avant Charlemagne existait encore la coutume païenne d'incinération des morts. Sous son empire, a été prescrit de donner une sépulture aux défunts. En effet, les Chrétiens croyant à la résurrection des morts, il leur était impossible moralement de les faire disparaître par crémation.

    Les paroissiens pensaient que plus on est proche de Dieu, plus on est sous sa protection, ils demandèrent donc à être inhumés au plus près des églises, ce fut la naissance du cimetière paroissial.

    Durant le haut Moyen Âge, le cimetière entourait l'église, sans délimitation ni architecture particulières, puis, à partir du XIIe siècle, il fut clos par des murs avec une croix placée en son centre. Les défunts étaient ensevelis dans des tombes particulières, mais les plus pauvres finissaient dans la fosse commune.

    A cette époque il était interdit d’inhumer à l’intérieur de l’église. Mais cette interdiction connut des dérogations  pour les hauts dignitaires ecclésiastiques et  les nobles qui possédaient une place « réservée » à l’intérieur des églises, surtout lorsqu’ils en étaient les donateurs ou constructeurs.  Les bourgeois acquirent au XIIIe siècle le droit de sépulture dans les églises contre des sommes d'argent de plus en plus élevées. On voit encore leurs dalles funéraires dans presque toutes les églises datant d'avant 1776, car c'est à cette date qu'il fut mis fin aux tombes dans les églises.

    Napoléon 1er imposa, pour des raisons de salubrité, que le cimetière se trouve « hors l'enceinte des villes et des faubourgs ». À partir de cette époque, le cimetière ne fut plus religieux mais laïque, placé sous l'autorité de la commune. Désormais, tout le monde peut y être enterré.  

    Les nouvelles préoccupations sanitaires qui se développèrent au long du XVIIIe siècle furent accompagnées de recommandations pour agrandir les cimetières, en réaliser extra-muros, surtout dans les grandes agglomérations urbaines.

    Voici les plans du cimetière Saint-Vorles auquel on peut se référer pour retrouver une tombe particulière.

    Visite du cimetière Saint-Vorles avec Dominique Masson

    Visite du cimetière Saint-Vorles avec Dominique Masson

    Voici quelques exemples  de tombes qui pourraient nécessiter des rénovations par un tailleur de pierre, un marbrier...

    Visite du cimetière Saint-Vorles avec Dominique Masson

    Visite du cimetière Saint-Vorles avec Dominique Masson

    Un sculpteur de pierre pourrait refaire certaines statues, comme celle si belle, mais bien abîmée, de la tombe Courtois et Lemonnier...

    Visite du cimetière Saint-Vorles avec Dominique Masson

    Visite du cimetière Saint-Vorles avec Dominique Masson

    Un très bel exemple de rénovation récente, la tombe de la famille Maître, un très beau travail !

    Visite du cimetière Saint-Vorles avec Dominique Masson

    Visite du cimetière Saint-Vorles avec Dominique Masson

    Visite du cimetière Saint-Vorles avec Dominique Masson

    Visite du cimetière Saint-Vorles avec Dominique Masson

    Visite du cimetière Saint-Vorles avec Dominique Masson

    Quand il fut interdit d'être inhumé dans les églises, certains bourgeois se firent construire des chapelles particulières dans les cimetières.

    Visite du cimetière Saint-Vorles avec Dominique Masson

    Ici la chapelle de la famille Bougueret, maîtres de forges.

    Visite du cimetière Saint-Vorles avec Dominique Masson

    Un marbrier peut réaliser de belles tombes en marbre ou en pierre, le graveur peut y apposer le nom des personnes défuntes, comme ici celui de la regrettée Madeleine Grivotet.

    Visite du cimetière Saint-Vorles avec Dominique Masson

    Les céramistes réalisent des objets à mettre sur les tombes : livres ouverts, plaques, fleurs....

    Visite du cimetière Saint-Vorles avec Dominique Masson

    Un arrêt obligé près du tombeau du Maréchal Marmont.

    Visite du cimetière Saint-Vorles avec Dominique Masson

    Plusieurs métiers du funéraire ont été évoqués lors de cette visite : fossoyeurs, tailleur de pierre, marbrier, graveur, céramiste. On peut y ajouter le conseiller funéraire, les services funéraires, les porteurs, le thanatopracteur, et même les fleuristes qui réalisent des gerbes et couronnes en fleurs naturelles !

    Visite du cimetière Saint-Vorles avec Dominique Masson

    Malgré la pluie, je pense que cette visite fut enrichissante pour ces jeunes à l'aube de choisir un métier, les métiers du funéraire étant intéressants et...hélas il y aura toujours des défunts jusqu'à la nuit des temps, alors ces métiers sont finalement des métiers d'avenir...


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