•  Voici la suite des photos du père de Jenry Camus,  prises lorsqu'il était en poste en Syrie...

    Les précédentes photos ici , avec les explications nécessaires :

    http://www.christaldesaintmarc.com/en-syrie-avant-la-seconde-guerre-mondiale-de-tres-belles-photos-du-per-a128074340

    De très belles photos de Syrie avant la seconde guerre mondiale, réalisées par le père de Jenry Camus

    De très belles photos de Syrie avant la seconde guerre mondiale, réalisées par le père de Jenry Camus

    De très belles photos de Syrie avant la seconde guerre mondiale, réalisées par le père de Jenry Camus

    De très belles photos de Syrie avant la seconde guerre mondiale, réalisées par le père de Jenry Camus

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    De très belles photos de Syrie avant la seconde guerre mondiale, réalisées par le père de Jenry Camus

    De très belles photos de Syrie avant la seconde guerre mondiale, réalisées par le père de Jenry Camus

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    Ecole à Chaaba :

    De très belles photos de Syrie avant la seconde guerre mondiale, réalisées par le père de Jenry Camus

    Ecole à Chaaba :

    De très belles photos de Syrie avant la seconde guerre mondiale, réalisées par le père de Jenry Camus

    Méhariste :

    De très belles photos de Syrie avant la seconde guerre mondiale, réalisées par le père de Jenry Camus

    Méharistes :

    De très belles photos de Syrie avant la seconde guerre mondiale, réalisées par le père de Jenry Camus

     


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  • Jenry Camus me propose des photos de Syrie prises par son père à Salkhad dans le Djebel Druze.

    Le capitaine Henri Camus a été mis à la disposition des troupes du Levant le 1er décembre 1936 et le 16 février 1937, il prenait le commandement de la 2e Compagnie du 16e Régiment de Tirailleurs Tunisiens à Salkhad.

    En mai 1939, autorisé à accomplir un second séjour au Levant, il est affecté à l'Etat-Major des Troupes du Territoire de l'Euphrate.

    En juin 1941, il disputera les combats d'Ezran et de Soueida en Syrie avant d'être rapatrié en France en août 1941.

    Ces photos datant de 1937, il y a 80 ans, montrent une population syrienne paysanne pauvre mais sûrement plus heureuse qu'aujourd'hui.

    La première photo représente le capitaine Camus et son épouse (le père et la  mère de Jenry) devant la citadelle de Salkhad.

    "En Syrie avant la seconde guerre mondiale..".de très belles photos du père de Jenry Camus

    "En Syrie avant la seconde guerre mondiale..".de très belles photos du père de Jenry Camus

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  • Jenry Camus m'a confié quelques photos qu'il a réalisées en Lituanie.

    La "colline des croix" est un lieu dont les images s'accordent bien avec cette journée de Toussaint et des défunts.

    Merci à Jenry de nous faire connaître cet étonnant endroit bien méconnu.

    La colline des croix...

    La Colline des Croix (en lituanien : Kryžių Kalnas Kryžių Kalnas) est un lieu de pèlerinage situé près de la ville de Šiauliai, au nord de la Lituanie. Les premières croix ont été posées sur la colline fortifiée au XIVe siècle. Au cours du temps, de nombreuses croix, des crucifix, sculptures de patriotes lituaniens, des statues de la Vierge Marie, des effigies en étain et des rosaires y ont été apportés par les pèlerins catholiques.

    La colline des croix...

    La colline des croix...

    La colline des croix...

    La colline des croix...

    La colline des croix...

    La vraie raison de l'existence de cette colline est ancrée dans l'histoire de la Lituanie. Au cours des siècles, l'endroit s'identifia à la résistance pacifique des Lituaniens catholiques en dépit des menaces auxquelles ils ont dû faire face à travers leur histoire.

    Envahie en 1795 par la Russie durant le partage de la Pologne (qui à l'époque formait une fédération avec le Grand-duché de Lituanie), la Lituanie a disparu de la carte de l'Europe. Quand l'ancienne structure politique de l'Europe de l'Est s'effondre en 1918, la Lituanie déclare à nouveau son indépendance. Durant toute cette période, la Colline des Croix a été utilisée par les Lituaniens comme centre de prière pour la paix, pour leur pays et pour l'amour des disparus.

    Plus récemment, le site a pris une signification plus particulière durant les années 1944-1990, alors que la Lituanie faisait officiellement partie de l'URSS. Les Lituaniens ont continué à se rendre à la Colline afin d'y déposer des offrandes et montrer leur attachement à leur identité, leur religion et leurs racines. Ainsi, malgré l'acharnement des Soviétiques à retirer les nouvelles croix et à raser le site au bulldozer (au moins par trois fois), de nouvelles croix ont continué à apparaître. En 1985, les autorités soviétiques ont renoncé à retirer les croix.

    Depuis l'indépendance de leur pays, les Lituaniens ont continué à ajouter des milliers de croix, chapelets et autres objets de culte. Les croix y sont actuellement au nombre de 150 000, rappelant aux visiteurs la lutte d'un peuple pour la liberté de son pays.

    La colline des croix...

    La colline des croix...

    La colline des croix...

     

     


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  • Faisons connaissance avec une personnalité châtillonnaise bien connue : Jenry Camus...

    Voici quelques éléments de la biographie de Jenry Camus, nouveau  Président de l'Association des Amis du Châtillonnais et conférencier émérite :

    Jean-Henri (dit Jenry) CAMUS est né le 7 septembre 1943 à Oran, de parents châtillonnais

    (Son père, capitaine, a été tué le 21 mai 1944 à Monte Cassino –Italie)

    Il a fait ses études au lycée Carnot à Dijon et a eu une carrière un peu particulière aux PTT :

    -De 1961 à 1973 : Service du personnel au Ministère des PTT

    -De 1974 à 1995 : Réalisateur au Service de l'Audiovisuel et des Expositions PTT (réalisation de 250 films, vidéos, audiovisuels de formation ou d'information sur la Poste et France Télécom)

    Faisons connaissance avec une personnalité châtillonnaise :Jenry Camus...

    ( Photo tirée du tournage d'un film dans un bureau de postes à Rennes, vous reconnaissez bien sûr Jenry au centre)

    -De 1996 à 2001: Chargé de l'audiovisuel et des expositions au Musée de la Poste de Paris
    -Depuis 2002 en retraite à Essarois (Côte d'Or)
    -Depuis 20 ans, il monte des expositions historiques à Essarois et Châtillon-sur-Seine et depuis 7 ans des Salons de peinture.

    Jenry Camus fait également des conférences et écrit des biographies sur les figures historiques du Châtillonnais (Victorine de Chastenay, Kiki de Montparnasse, Julie Vellay-Pissarro, Antoinette Quarré, Jean-Henri Dupotet, Edme Verniquet,Henri Lacordaire, Charles Guillemin) et également Jeanne d’Arc, Elisabeth Vigée-Lebrun et les facteurs.

    Il possède également une très importante collection (850 livres, 5000 cartes postales) et un musée personnel sur Jeanne d’Arc, il est marié depuis 50 ans (9 juillet 1966) à Marie-Paule (la peintre Maripol)

    Tous deux ont une fille et deux petites filles.
    Voici son adresse si vous voulez le joindre :


    Jenry Camus
    La Domelotte - 2 rue Odin
    21290 ESSAROIS
    Tel : 0380810340

    Mail : jenrycamus@wanadoo.fr

     


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  • Facteur

    Qui n’a pas dit "Tiens voilà l’facteur ! " , Qui n’a pas attendu une lettre, un paquet, un mandat ?

    Jenry Camus nous a conté l'histoire de la poste, il a évoqué la vie des facteurs au cours des temps, dans une conférence exceptionnelle qui a ravi les nombreux auditeurs venus l'écouter.

    Et comme Jenry est très généreux, il m'a confié le texte intégral et les illustrations de sa conférence  pour que vous puissiez tous en profiter !

    Merci mille fois à lui !

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Le facteur, c’est un personnage important de notre vie quotidienne. Et avant de vous conter son histoire, je pense que vous serez, comme moi, tous d’accord avec cette pensée de l’écrivain bourguignon Gaston Roupnel qui, en 1914, écrivait :

    « Le facteur est dans un pays le grand distributeur de joie et de chagrin. C’est une manière de Père Bon Dieu, avec l’éternité en moins, les guêtres et le képi en plus. »

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    La tenue vestimentaire a changé, mais l’axiome n’a pas vieilli.

     Madame de Sévigné

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    De tout temps, l’homme a écrit, a envoyé des messages, des lettres. Madame de Sévigné a utilisé avec bonheur les services de la Poste dans sa correspondance avec sa fille Madame de Grignan. A son époque, au XVIIè siècle, le facteur ne s’appelait pas facteur. C’était un messager nommé courrier ou postillon.

     L’Antiquité

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Des messagers utilisés depuis l’Antiquité. Les plus anciens seraient ceux du roi perse Cyrus (4e siècle avant J.C.), le plus connu, le grec Philippidès, le coureur de Marathon (490 avant J.C.). Hermès chez les Grecs, ou Mercure chez les Romains, est le Messager des Dieux. Et nos ancêtres utilisent divers supports pour écrire leurs messages : tablettes d’argile en Mésopotamie, scytale, bandelette de cuir enroulée autour d’un morceau de bois, chez les Grecs, papyrus chez les Egyptiens, tablettes d’argile chez les Romains.

     Le Cursus Publicus

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Des tablettes convoyées sur les routes romaines par des messagers, les tabellarii sur leurs charrettes légères à deux roues, les cisium.

    Un service pour les dépêches officielles, le cursus publicus, créé par l’empereur Auguste ( au début de notre ère) avec des relais pour chevaux tous les 12 kilomètres, les mutationes et des auberges, tous les 50 kilomètres, les mansiones.

    La carte de Peutinger, le guide Michelin de l’époque, toute en longueur (on ne savait pas la terre ronde) présente ses routes et relais.

     Les chevaucheurs

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Le cursus publicus disparut avec les invasions barbares. Au Moyen Age, le roi, les évêques, les puissants seigneurs, se voient dans l’obligation d’organiser un service de messagers. Des messagers qui se déplacent le plus souvent à pied, sont payés à la course ou à la journée d’utilisation (40 kms par jour). C’est Charles VI, en 1380, qui créera un corps de chevaucheur, mi-messager, mi-ambassadeur.

     La poste aux moines

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Le développement des ordres religieux cisterciens et bénédictins, et leur dispersion sur le territoire, obligent les abbayes à créer leur propre corps de messager.

    Le rotuliger est ainsi chargé de porter d’abbaye en abbaye, le rotulus ou rouleau des morts. Sur ce parchemin il est écrit des instructions, des nouvelles et surtout le décès d’un membre éminent invitant les frères à prier pour le défunt.

    Un accusé de réception, le titulus, est cousu à la suite du rotulus.

    Le rotulus de saint Vital, annonçant la mort de cet abbé et datée de 1122, incomplète, mesure 8m50, écrite en vers et en prose recto-verso.

    Le rotulus de Mathilde, fille de Guillaume le Conquérant, morte en 1113, mesure 20m50 et comporte 253 destinations.

     Universités et villes

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Au milieu du 13e siècle, l’Université de Paris se dote de 2 corps de messagers.

    Les grands messagers sont des correspondants locaux auprès desquels les étudiants trouvent une aide morale et surtout financière.

    Les petits messagers portent et rapportent lettres, argent, marchandises pour les maîtres et les écoliers mais aussi pour quiconque demande leur service.

    Certaines villes ont leurs propres messagers municipaux pour acheminer le courrier officiel, voire quelques lettres de particuliers, riches commerçants et bourgeois aisés. D’autres cités préfèrent utiliser des messagers privés, les messagiers à pied ou les courretiers à cheval.

    Il arrive aussi aux pèlerins, très nombreux au Moyen Age, d’emporter et de déposer quelques missives sur leur parcours.

     La Poste aux chevaux

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    La Poste aux chevaux naît de la séparation des chevaucheurs du roi en 2 corps distincts : les courriers de cabinet qui continuent à transporter les informations royales et les postes assises, des relais installés de sept lieues en sept lieues (environ tous les 30 kilomètres) permettant ainsi aux chevaucheurs de changer de cheval et de parcourir quotidiennement 90 kilomètres. Une première route de poste entre Tours et Amiens via Paris fut créée sous Louis XI. Une route Paris-Lyon sous François 1er. Et sous Louis XIII, il y a 27 routes dont 11 desservent Paris. Les maîtres de poste

    sont propriétaires des relais et des chevaux et également aubergistes.

    La Poste aux chevaux

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Les messagers à cheval, les courriers Transportent les lettres dans un sac, la malle, attachée à l’arrière de la selle. Au début du XVIIIe siècle, la malle, devenant plus importante, est transportée sur un second cheval.

    Le postillon est chargé de ramener le cheval à son relais d’origine.

    En 1728 apparaît la première voiture postale, la brouette.

    Sous la Révolution, la première malle-poste dite courrier-panier.

      La malle-poste

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    La malle-poste transporte du courrier et éventuellement un à quatre voyageurs (pour faire un peu d’argent)

    Ici une malle-poste-cuir modèle 1805

     La diligence

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

         La diligence transporte des voyageurs (jusqu’à 20) et un peu de courrier

    Ici une diligence de 1840 s’arrêtant devant une auberge. Le postillon à cheval se désaltère.

     Malles-poste et diligences

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Différents   modèles de voitures vont sillonner la France de jour comme de nuit et vont se livrer une sévère concurrence. La malle-poste est plus rapide mais le coût du voyage est plus élevé.

    A partir de 1840, le train va peu à peu remplacer les compagnies de messageries. Il restera quelques voitures, des pataches, sur des routes secondaires. Elles seront peu à peu remplacées par des autobus.

     Le postillon

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

     Le postillon est le personnage le plus populaire de la poste aux chevaux avec ses légendaires bottes de sept lieues. En réalité ces bottes servaient à protéger les jambes contre les limons des voitures et le postillon ne portaient pas en permanence ses bottes.

    Le postillon qui se désaltère : le coup de l’étrier. Et beaucoup de succès avec les dames.

    Dessin appelé le nez du postillon. C’est la fin de la poste aux chevaux, en 1843, avec le train.

     La Poste aux lettres

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Au XVIIIe on écrit comme le montre ces peintures de Fragonard et Rotari.

    C’est Henri IV qui, en demandant aux courriers de transporter du courrier privé avec les dépêches officielles, a fait naître la poste aux lettres.

    En 1630, sous Louis XIII, on confie les lettres à un maître de courrier et c’est lui qui fixe la somme que devra payer le destinataire.

    Il y a peu de bureaux de postes. 2 en 1603 – 90 en 1668

    C’est Louvois, ministre de Louis XIV, qui, en 1679, met en place la Ferme générale des postes et impose le monopole pour le transport de la correspondance. La création de bureaux de postes se multiplie. 770 en 1703, 1320 en 1791.

     Le nom de facteur

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    C’est en 1638 que le nom de facteur apparaît pour la première fois comme commis des maîtres du courrier.

    A cette époque, le courrier est acheminé vers le bureau de poste, mais il n’est pas distribué. La clientèle doit se présenter au guichet pour donner ou recevoir son courrier. Des ramoneurs savoyards, les décrotteurs ambulants, sont utilisés alors à titre privé comme facteurs.

     La Petite Poste de Paris

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Il faudra attendre 1760 pour voir Claude Pierron de Chamousset créé la petite poste de Paris. 10 bureaux (et 500 boites à lettres), desservis par 144 facteurs, couvrent la capitale qui bénéficie de 3 distributions quotidiennes.

    Muni d’un claquoir, le facteur, qui ne doit pas monter dans les étages, hèle son destinataire. Le facteur est habillé (pas d’uniforme règlementaire) et payé par l’administration des postes ;

    C’est également la création d’un almanach contenant les services offerts par la poste, divers renseignements et une carte de la ville

      La petite Poste de province

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Le succès populaire de la petite poste de Paris entraine la création de petites postes dans la plupart des grandes villes (ici Lyon et Lille).

    A Paris comme en province, le facteur propose à ses clients un petit calendrier, appelé calendrier de cabinet. Ce sont les étrennes qui vont se perpétuer jusqu’à nos jours.

      La Révolution

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Pendant la Révolution, les facteurs parisiens portent un écusson « Postes aux lettres ».

    En recevant cet insigne, ils doivent prêter serment à la République de fidélité à la Constitution. Les termes changent mais ce serment professionnel a perduré jusqu’à nos jours, du moins tant que les facteurs fonctionnaires n’ont pas été remplacé par des contractuels.

     Le 1er Empire

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Pendant le 1er Empire, le courrier est surtout militaire. Sur les champs de  bataille, il est porté par des estafettes qui ne sont pas employés des postes.

    Les soldats écrivent à leur famille sur du papier à lettres fournis par les   cantinières.

      La Restauration

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Sous la Restauration, les lettres de Paris pour Paris sont collectées et distribuées 7 fois par jour.

    Les deux premières factrices apparaissent à Dunkerque et Saint-Brieuc.

     1830 : Le facteur rural

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    A la fin de la Restauration, la poste ignore les ruraux et de très nombreux objets restent en attente. En octobre 1828, une enquête va déterminer le nombre de boîtes à lettres à installer pour que chaque commune dispose d’un point de dépôt et le nombre de facteurs pour lever les boîtes et distribuer le courrier. A dater du 1er avril 1830, 5000 facteurs sont recrutés, notamment des anciens militaires. On exige qu’ils savent lire et écrire et qu’ils puissent parcourir, à pied, 20 à 30 kilomètres par jour. Ils sont payés à la distance parcourue.

    En 1835, l’administration impose un uniforme, une blouse de drap bleu au col rouge, serrée à la taille par une ceinture de cuir noir, un chapeau haut de forme et des brodequins avec guêtres.

    Cet uniforme ne sera rendu obligatoire qu’en 1856, une casquette à la   russe et un chapeau de paille en été, remplaçant le haut de forme passé de mode.

     Facteur rural

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

       Une tenue qui a fait le régal des humoristes et caricaturistes de l’époque.  

     1832 : le facteur de ville

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Jusqu’alors, le facteur de ville ne porte pas de tenue distinctive. Ce qui est surprenant vu le prestige des uniformes sous le 1er Empire. C’est en 1832 que le facteur doit porter une tenue règlementaire, acquise à ses frais. Habit de drap bleu, boutonné sur le devant de 9 boutons avec les mots Poste aux lettres. Un écusson aux armes du roi et un chapeau haut de forme.

      Etrennes et almanachs

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    A compter du 21 janvier 1846, la lettre, jusqu’ici envoyée pliée et cachetée à la cire, va pouvoir être insérée dans une enveloppe. Une invention anglaise (Brewer en 1830) reprise en France en 1841 par les frères Maquet et seulement reconnue d’utilité publique en 1846.

    C’est également dans cette époque de troubles que l’administration des postes s’inquiète de voir les facteurs distribuer en étrennes des calendriers et almanachs. Chaque facteur pouvant se montrer un agitateur en puissance et fournir des informations révolutionnaires

    En 1849, l’administration n’autorise la vente de calendriers ne portant que des indications de jours, mois, saisons et lunaisons.

    En 1854, un imprimeur typographe Charles Oberthur a l’idée de compléter ce calendrier par des informations départementales, communes, bureaux de postes, foires et marchés. C’est l’ancêtre du calendrier actuel.

     1840 : l’invention du timbre-poste

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    En 1839, la reine Victoria autorise l’administration des postes anglaises à adopter une tarification unique : un penny pour une lettre de moins de 15 grammes quelque soit la distance et payée par celui qui envoie la lettre (jusqu’alors c’était le destinataire qui payait selon la distance)

    L’instigateur de cette réforme, l’écossais Rowland Hill propose une vignette représentant le profil de la reine. La reine ravie donne son accord (les timbres anglais continueront à porter le profil de la reine). D’autres pays refuseront de voir l’effigie de leur souverain orner le timbre de peur de le souiller par l’oblitération.

    Le 1er timbre anglais, le one penny black, est mis en vente le 22 avril 1840.

     1848, le 1er timbre français

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    En France, il faudra attendre le 30 août 1848 pour qu’Etienne Arago, directeur général des postes, propose qu’une lettre, pesant moins de 7,5 grammes, soit taxée 20 centimes, quelque soit le trajet parcouru.

    Le projet d’un timbre représentant Cérès, déesse des moissons, est préféré à une république en bonnet phrygien. Il est gravé par son créateur, Jacques-Jean Barré, graveur général des Monnaies de France et mis en vente le 1er janvier 1849.

     1f vermillon

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Pour les lettres pesant 100 grammes, le timbre est le 1F rouge. Des différences dans la couleur, vont faire de ce timbre, le 1F vermillon, un timbre rare et cher pour les philatélistes. 350000 euros pour un timbre neuf. Imaginez le prix de ce bloc de quatre avec tête-bêche (une erreur, le cliché a été placé inversé, la tête en bas, au moment du montage sur la plaque d’impression)

    Les timbres en planches de 150 sont découpés au ciseau par les postiers. Il faudra attendre 1862 pour voir les premiers timbres avec des dents à l’effigie de Napoléon III.

    Pour les philatélistes, il faut savoir que le premier catalogue de timbres émis parut en 1861, le premier album en 1862 et que le mot philatélie, réunissant les mots grecs philos (ami) et ateleia (affranchissement) fut inventé par le français Georges Herpin en 1864.

     La carte postale

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    C’est en décembre 1872 que sont fabriquées en France les premières cartes postales. L’Etat reprend ainsi une invention due au professeur autrichien Emmanuel Hermann en 1869. Des cartes de format 12x8 cm avec un côté pour l’adresse et l’affranchissement, l’autre pour la correspondance.

    En 1877, l’Etat autorise des particuliers à assurer l’impression et la vente de cartes postales (motifs décoratifs et publicités)

    En 1889, la carte illustrée prend son essor avec la tour Eiffel dessinée par Léon Charles Libonis.

    En 1891, le marseillais Dominique Piazza crée les cartes postales photographiques.

    Dès lors, c’est l’âge d’or de la carte postale. De nombreux éditeurs comme Neudin et Bergeret vont inonder le marché et submerger les facteurs.

         1862 : le facteur de ville

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    En 1862, le facteur de ville de province reçoit une tunique vert dragon et un képi shako en cuir. Cela lui confère une allure toute militaire

    … qui impressionne les usagers

     1862

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

             Et régale les caricaturistes.

      La guerre de 1870

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Quelques   mots sur la guerre de 1870 qui ne concernent pas trop les facteurs, mais des moyens de transport du courrier pendant le siège de Paris.

    Les boules de Moulins (le lieu où le courrier de Paris est centralisé pendant la guerre). Les lettres destinées aux assiégés sont mises dans des boules en zinc munies d’ailettes et confiées au courant de la Seine. Les 55 boules envoyées en janvier 1871 n’arriveront jamais et les 40000 lettres qu’elles contenaient, seront retrouvées au fil des ans, dont une 111 ans plus tard.

    Pour les parisiens assiégés, le seul moyen de communiquer avec l’extérieur, c’est la voie des airs. De septembre 1870 à fin janvier 1871, 67 ballons dont 55 emportant du courrier (10 tonnes) quittent la capitale. Les ballons connaitront des fortunes diverses. Certains atterrissent dans les lignes allemandes, d’autres sont abattus. D’autres se posent en catastrophe et l’un d’entre eux atterrira même en Norvège.

    Sur cette gravure, à côté des ballons, on aperçoit des cages avec des pigeons-voyageurs. Le courrier est microfilmé et chaque pigeon peut ainsi emporté 30000 dépêches dans la bague accrochée à sa patte. A l’arrivée, le courrier est lu, agrandi avec une lanterne magique. Sur les 400 pigeons envoyés, moins d’un cinquième parviendra à bon port, le reste finissant probablement dans les assiettes prussiennes.

      1878 Le képi du facteur

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    En 1878, casquettes et shakos sont remplacés par un képi comme le montre cette photo des facteurs de Confolens en Charente posant devant le bureau de postes et un omnibus-patache. Les deux employés en casquette sont des chargeurs.

     Le facteur de ville

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Le facteur de ville est vêtu d’une tunique bleue marine avec un col rouge. En 1905, cette tunique sera définitivement remplacée par une veste-vareuse plus courte.      

    Recruté chez les anciens militaires, il touche de 1100 à 1500 francs par

     Le facteur rural

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    La tenue avec la blouse n’a pas changé. Seul le képi a remplacé la casquette. En 1890, le facteur rural touchera la même tunique que le facteur de ville, mais en été il conservera la blouse plus pratique (et ce jusqu’en 1910)

    Le facteur est payé au kilomètre parcouru (30 par jour environ). Ce n’est qu’en 1898 qu’il touchera un salaire de 650 à 1100 francs annuel suivant son ancienneté. L’indemnité de chaussures se monte à 50 francs par an.

    Les facteurs travaillent tous les jours et il faudra attendre 1906 pour connaître les joies d’un repos dominical.

     1893 : Le vélo du facteur

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    En 1893, devant le développement que prend le vélocipède, l’Administration des Postes, d’abord méfiante, se ravise et en encourage l’emploi. Mais peu de facteurs ruraux ont les moyens de se payer le vélo poste de la maison Foucher, pesant 17 kilos sans accessoires et valant 260 francs (plus du tiers du salaire annuel d’un débutant).

    Toutefois, il n’est pas douteux que de nombreux facteurs utiliseraient le vélo s’ils en avaient les moyens.

    Aussi, en 1902, une indemnité de 15 francs par mois est accordée aux facteurs dont la tournée dépasse 32 kilomètres. Encore faut-il « qu’ils possèdent une machine en bon état, qu’ils savent s’en servir et qu’ils soient en état de circuler dans les rues sans danger à une vitesse convenable ». En 1904, une circulaire rappelle que les vélocipèdes doivent être minis d’un avertisseur, d’une lanterne et d’une chaîne au repos (il y a de nombreux vols).

    En 1907, la manufacture des armes et cycles de Saint-Etienne propose un hirondelle-facteur n°1, sans frein, ni garde boue, ni roue libre pour 130 francs. Le modèle n°3 équipé de meilleurs pneus coûte 160 francs. Un avertisseur 1,10 F et une lanterne 3,50 F.

     Vélo et chapeau de paille

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Au début du siècle, de plus en plus de facteurs ruraux utilisent la bicyclette. Depuis 1895, ils font leurs tournées estivales coiffés d’un canotier (à leurs frais). Suite à la canicule de 1900, l’administration fournit un ruban noir avec l’inscription Postes.

    Le vélo est alors considéré comme un véritable instrument de travail et il est prévu de généraliser les tournées cyclistes mais la guerre de 1914 va faire marquer le pas à cette innovation.

     Facteurs régionaux

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    D’autres facteurs ont des tournées plus originales. Avec des échasses dans les Landes, en voiture à chien dans le Loiret et à skis dans les Alpes.

      Le facteur en 14/18

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Le 4 août 1914, la guerre est déclarée avec l’Allemagne. Tous les hommes en âge de porter les armes sont mobilisés, les facteurs comme les autres. Cela entraîne une désorganisation du service postal

          En 1915, faute de personnel, des facteurs invalides de guerre réformés pour surdité, perte d’un œil voir d’un membre, furent réembauchés non sans une certaine réticence.

     Les factrices en 14/18

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Le conflit se prolongeant, en septembre 1915, l’Administration des Postes décide de faire appel à des femmes. Les factrices accomplirent leur service pourtant très dur, surtout à la campagne, avec beaucoup de sérieux et de zèle. Pourtant, à la fin de la guerre, la féminisation de la distribution va se résorber et disparaître, le métier de facteur étant alors considéré comme un métier d’homme. (ce qui n’est vraiment plus le cas aujourd’hui ou les factrices sont nettement majoritaires)

     Distribution de lettres aux poilus

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Sur le front, le courrier est acheminé par le service du Trésor et Postes au travers des 154 secteurs postaux et distribué aux poilus par des vaguemestres.

     Colis, lettres et cartes postales

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Pendant les 5 années de la Grande Guerre, ce sont des millions de colis, lettres et cartes postales qui vont circuler. C’est la grande époque de la carte postale et des échanges écrits avec l’épouse, la marraine.

    Avec le cuistot le facteur est vraiment l’ami du poilu.

     Bonheur et douleur

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Quelques exemples de lettres et cartes de l’époque avec ici une lettre ouverte pour la censure (le poilu ne pouvait pas tout dire des horreurs du front)

    Le facteur apporte avec la lettre du bonheur mais, hélas, souvent du malheur, annonçant une mort.

    Et les facteurs eux aussi ont payé de leur vie. 1500 sont morts au champ d’honneur.

     L’entre-deux guerres – en ville

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    A l’issue de la guerre, la France connaît un profond désarroi financier. Le trafic postal a augmenté de 75% mais la paye des facteurs et le recrutement ne suit pas. Le nombre des facteurs ne s’accroit que de 11%.

    Paris connaît pourtant 6 distributions quotidiennes (4 dans les grandes villes) 1 aujourd’hui.

    Quittons quelques instants les facteurs pour voir pourquoi le trafic postal a augmenté. En quelques mots, car ces sujets pourraient faire l’objet d’autres conférences.

     Les ambulants

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Le trafic postal a augmenté, notamment grâce au chemin de fer et le service postal des ambulants. Un service créé en 1843 et qui n’a connu de bonnes conditions de confort de travail et de sécurité qu’à partir de 1924, et qui permet le tri et l’acheminement des lettres et des paquets-postes.

     La poste aérienne

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Le trafic a augmenté avec la poste aérienne. La première liaison aérienne fut créée en 1918 entre Paris et Saint-Nazaire pour le courrier à destination de l’armée américaine. Puis les lignes Latécoère de 1919 à 1927 et l’Aéropostale de 1927 à 1933 transportèrent du courrier en Afrique et en Amérique du Sud avec des pilotes légendaires : Mermoz, Saint-Exupéry, Guillaumet. Le réseau intérieur est ouvert par Didier Daurat en 1935 avec Air Bleu qui deviendra Air France en 1939 avec la postale de nuit.

      CNE, mandats, télégrammes, Presse

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Le trafic a augmenté avec les services financiers. Si l’argent versé ou retiré sur le livret de Caisse Nationale d’Epargne, créé en 1881, les bons du trésor en 1914 et le chèque postal en 1918, ne peut l’être qu’au guichet du bureau de postes, le facteur transporte de l’argent pour les mandats-lettres créés en 1911.

    Concernant le télégraphe, les grands bureaux disposent de jeunes facteurs télégraphistes (les télégrammes) ou facteurs tubistes (les pneus). Cette affiche qui présente un jeune télégraphiste plus rapide que le vieux facteur vante surtout les cycles Gladiator qui pourtant n’ont jamais été attribué par l’Administration à ces jeunes gens. En grande banlieue des facteurs-tubistes ont été équipé de motocyclettes Peugeot en 1945.

    Quant à la presse, de plus en plus de gens sont abonnés à un journal aussi bien à la campagne qu’en ville…

      Facteurs très chargés

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Ce qui remplit les sacoches des facteurs comme le montre ces photos de   Robert Doisneau.

     La poste automobile rurale

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    En zone rurale, le facteur se déplace toujours en vélo. Des voitures amènent le courrier dans les villes, mais de nombreux villages situés en dehors des grandes voies de communication demeurent sans liaison régulière et reçoivent tardivement le courrier. En 1926, des services de poste automobile rurale, amenant dépêches et colis postaux, mais aussi pouvant transporter des voyageurs, desservent des villages de Corrèze, Lot et Jura. En 1939, 4500 communes sont ainsi desservies, mais la guerre et l’Occupation auront raison du système.

     Grève

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Des sacs surchargés, des salaires insuffisants, une situation économique catastrophique. Les grèves de postiers se succèdent en 1929, 1930, 1932.

    Retenue de salaire, suppression d’emplois, délais d’avancement allongés : 1935 une année difficile. Le Front Populaire en 1936 permit un espoir et une accalmie, mais les grèves reprirent, moins importantes, en 1938.

     Guerre de 39/45

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Le 1er septembre 1939, c’est la mobilisation pour les facteurs qui sont remplacés au fil des mois par 20000 auxiliaires, en majorité des femmes. On ajourna les retraités et on rappela les retraités récents.

    L’exode de 1940 et l’occupation partielle du territoire vont créer perturbations, pénuries et obligations. 18000 facteurs sont envoyés en Allemagne comme prisonniers de guerre ou au titre du STO. Ceux qui ont retrouvé leur poste après l’exode sont sous contrôle de la Deutsche Reichspost et n’ont plus de pneus pour les bicyclettes, plus de caoutchouc et de cuir pour les chaussures, plus d’essence pour les rares véhicules.

    Le facteur se voit confier la mission de distribuer moyennant 5f le portrait du maréchal Pétain dans les foyers.

     Correspondances et zone libre

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    La division de la France en deux zones séparées par la ligne de démarcation ne facilite pas le transit du courrier qui fait l’objet d’une surveillance draconienne aussi bien de la part des Allemands que de l’administration de Vichy. Des cartes spéciales au timbre imprimé sont diffusées. Des agents mandatés par les préfets ouvrent au hasard les correspondances pour exploiter tous renseignements écrits et en arrêter les auteurs. Postiers et usagers doivent se conformer à quantité, de prescriptions, d’avertissements, d’interdictions.

    Et l’almanach change de tête en 1945.

     Résistance et déportation

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    La Résistance s’organise. Un facteur sur dix travaille pour la Résistance, ouvrant le courrier destiné aux Allemands, détournant ou perdant des lettres de dénonciation ou d’envoi au STO, servant de relais ou renseignant les maquis et participant à des sabotages. Ces actions couteront la vie à 335 agents fusillés et à 385 morts en déportation. A cela il faut rajouter 1200 agents tués au combat ou sous les bombardements.

    L’administration des Postes publiera une cinquantaine de timbres commémoratifs rappelant ces faits douloureux et les héros de la Résistance.    

    Les années 50

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Après la guerre, le trafic reprit une marche ascendante. 30% antre 1950 et 1957. 20000 facteurs assurent des tournées urbaines et 35000 des tournées rurales. Parmi ceux-ci on trouve des receveurs-distributeurs qui assurent le guichet d’un petit bureau et la tournée locale.

    Pour être facteur, il faut être français, avoir entre 20 et 30 ans, être de bonne moralité, reconnu apte physiquement et être reçu à un examen comprenant une dictée, une rédaction, 2 problèmes d’arithmétique et 2 questions de géographie sur la France.

    Le facteur travaille 8 heures par jour pendant 6 jours, a droit à 30 jours consécutifs de repos, peut se syndiqué et bénéficie d’une meilleure couverture sociale.

    En 1952, le facteur touche un nouvel uniforme avec une vareuse à col ouvert et un képi rigide avec un p gothique remplaçant la cocarde tricolore. En 1955 ce p sera remplacé par le sigle PTT.

     1952 : la Deudeuche

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    A partir de 1952, l’automobile qui avait déjà été employée pour certains travaux en milieu urbain, va être utilisée pour la distribution rurale. Le facteur doit passer ses permis de conduire, civil et administratif. La 2CV Citroën va s’avérer la voiture idéale pour toutes sortes de terrains. Certaines voitures seront même équipées d’un porte-bicyclette qui permettait au facteur de terminer sa tournée en vélo sur des chemins non carrossables voir d’emmener un collègue, facteur en vélo.

     1957 : Le facteur devient préposé

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Le 21 décembre 1957, l’Administration décide d’une véritable révolution dans les mœurs postales. Le facteur s’appelle désormais préposé.

    Mais si le terme disparaît des textes officiels, il ne disparaitra jamais du vocabulaire populaire. Le facteur sera toujours le facteur.

     Flèche et casquette

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    En 1960, la Poste se dote d’un logo, la flèche postale et en 1965, le préposé change de tenue, vareuse et casquette porte cette flèche.

    la R4

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    En 1965, un millier de R4, la non moins célèbre 4L, sont en service. Avec les 2CV, ce sont près de 18000 tournées qui sont équipées de fourgonnettes en 1971. ET même dans les Dom-Tom, ici en Martinique.

     Le code postal

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Depuis 1964, la Poste fait des recherches et des essais pour faciliter le tri par machines et la distribution des lettres. Mais ce n’est qu’en mai 1972 que sera officialisé le code postal à 5 chiffres (les 2 premiers pour le département et les 3 autres pour le bureau distributeur)

    D’autre part, pour faire face à la concurrence bancaire, une complémentarité s’exerce entre les CCP et la CNE pour les encaissements et les paiements et le facteur, pardon le préposé, est de plus en plus sollicité.

     Scènes de tournées

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Dans un monde qui se modernise, le facteur est toujours le meilleur lien avec le public, comme le montre ses photos tirées d’un bel album en noir et blanc dur les postiers. Chez les commerçants, à la campagne – attention aux chiens, les ennemis du facteur. Et le facteur qui se féminise. De plus en plus de femmes et également de postiers venant des Dom-Tom et qui n’ont pratiquement aucune chance de retourner dans leurs iles par fiches de vœux.

     Tournées insolites

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Et toujours quelques tournées insolites. Avec un âne en Corse, à skis en montagne ou en barque dans le marais poitevin.

     1991 : la Poste change de statut

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Et avec les années qui passent, la Poste évolue. Ses domaines d’activité ont particulièrement augmenté tant en qualité qu’en diversité.

    En 1991, du statut d’administration, la Poste devient exploitant autonome du service public. Elle présente trois grands secteurs d’activité. Le courrier et l’activité colis et logistique sont séparés, ayant chacun des centres de tri spécialisés mais des moyens de transport communs, Tgv postal et avion Europost.

     2005 : la Banque Postale

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Troisième secteur, les services financiers appuyés sur un réseau de 17000 points de vente.

    En 2005, la Poste devient Banque Postale et offre dans ses trois secteurs des prestations et des services bien distincts à ses trois types de clientèle : le grand public, les entreprises et les grands comptes.

     Le facteur est toujours le facteur

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Trois types de clientèle, toujours servis par le facteur, à pied, à bicyclette, en voiture, même électrique dans certaines grandes villes. Un facteur qui a rajeuni son uniforme, à la mode américaine et pas toujours porté. Un facteur qui ne passe plus de concours, les fonctionnaires retraités étant remplacés par des contractuels.

     ou… factrice

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Un facteur qui est de plus en plus une factrice. Avec le monde moderne qui va si vite, avec le téléphone, internet, le smartphone, il y a moins d’écrit donc moins de courrier. Il y a aussi moins de bureaux de postes et les tournées de facteur s’allongent. Le métier de facteur va malheureusement connaître une régression. Et pourtant, aujourd’hui, c’est toujours avec autant d’impatience et de plaisir qu’on attend son facteur…

    Et qu’on va le voir…

     Visiteurs et ch’tis

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Au cinéma. Qui n’a pas vu la célèbre scène de la 4L massacrée dans les Visiteurs ou la tournée arrosée dans Bienvenue chez les Ch’tis.

     Michel Simon et Fernandel

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Le rôle de facteur a été interprété par les plus grands comédiens.

    Michel Simon dans l’impossible monsieur Pipelet (1955) et Fernandel dans l’héritier des Mondésir en 1939.

     Lefebvre et Préboist

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Facteurs également Jean Lefebvre dans Jour de Gloire (1976) et Paul Préboist dans le facteur de Saint Tropez (1985) ; Loin d’être des chefs d’oeuvre...

     Aznavour et Andréi

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Beaucoup plus intéressant Charles Aznavour dans le facteur s’en va en guerre (1966) et Frédéric Andréi Dans Diva (1981)

     Trénet et Zavatta

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Charles Trénet sera un facteur dans Adieu Léonard (1943) et Zavatta dans la Jument Verte (1959) aux cotés de Bourvil.

      Chansons

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Bourvil et Charles Trénet que l’on retrouve avec d’autres interprètes dans des chansons à la gloire des facteurs.

    Et je terminerai ma conférence avec les deux facteurs les plus célèbres

    Jacques Tati dans Jour de fête

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    L’acteur-réalisateur Jacques Tati a tourné en 1947 dans le village de Saint- Sévère-sur-Indre cette mémorable tournée de facteur qui deviendra un des chefs d’œuvre du cinéma comique. Le film fut tourné en couleur et en noir et blanc. Il sortira en Net B en 1949. La version couleur ne sera présentée qu’en 1995 grâce à la fille de Tati, Sophie Tatischeff.

     Le facteur Cheval

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    C’est un vrai facteur, Ferdinand Cheval (1836-1924), facteur à Hauterives dans la Drôme qui, de 1879 à 1912, au cours de sa rude tournée de 32 kilomètres journaliers, va ramener des pierres pour construire dans son jardin

     Le Palais Idéal

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Son Palais idéal, qu’il appelait le Panthéon d’un héros obscur. Un palais de 26 mètres de long et 12 mètres de haut. Un hymne à la nature avec un mélange de styles architecturaux puisés dans la bible et la mythologie. Un chef d’œuvre de l’art naïf.

    Le facteur Cheval, n’ayant pas l’autorisation d’être enterré dans son palais, consacrera encore 8 ans de sa vie, de 1914 à 1922, à construire sa tombe dans le cimetière d’Hauterives.

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    Et Jenry Camus termina malicieusement sa conférence :

     Je vous remercie et j’espère vous retrouver l’année prochaine car le facteur sonne toujours deux fois...

    "Du messager au facteur, une histoire à prendre à la lettre", une conférence de Jenry Camus

    De très nombreux applaudissements saluèrent les nombreuses recherches, tant historiques qu'iconographiques, qui illustrèrent cette conférence en tous points remarquable.

    Et merci encore à Jenry Camus d'avoir eu la générosité de nous en faire profiter intégralement ici.


    3 commentaires
  • Antoinette Quarré, une conférence de Jenry Camus à Dijon...

    Les "Poètes de l'Amitié" ont demandé à Jenry Camus d'évoquer à Dijon, le 7 mars, dans le décor prestigieux de l'hôtel de Vogüé, Antoinette Quarré, une poétesse d'un très grand talent, née à Recey sur Ource.

    Stéphen Blanchard, le président des Poètes de l'Amitié, a présenté le conférencier aux auditeurs amoureux de la belle poésie, venus nombreux.

    "Antoinette Quarré, poétesse et lingère", une conférence de Jenry Camus à Dijon pour le Printemps des Poètes...

    "Antoinette Quarré, poétesse et lingère", une conférence de Jenry Camus à Dijon pour le Printemps des Poètes...

    Jenry Camus a évoqué Antoinette Quarré (1813-1847), jeune poétesse d'un très grand talent, assez méconnue malheureusement actuellement, alors qu'elle fut très appréciée de son temps, en particulier par Alphonse de Lamartine ce qui n'est pas rien...

    Antoinette fut une jeune femme qui traduisit dans ses poèmes sa mélancolie, sa tristesse de n'être pas aimée, peut-être parce qu'elle était infirme...ses espoirs déçus par des trahisons.

    Ses poésies étaient très romantiques, comme on les aimait à son époque.

    "Antoinette Quarré, poétesse et lingère", une conférence de Jenry Camus à Dijon pour le Printemps des Poètes...

    Jenry Camus, entre les épisodes de la vie de la poétesse, a eu l'excellente idée de demander à trois lectrices des "Poètes de l'Amitié" de nous présenter quelques poèmes d'Antoinette Quarré, poèmes qui ont vraiment étonné le public par la beauté de leur composition et par leur style.

    (J'avais déjà assisté, à Villaines en Duesmois, à une conférence de Jenry sur Antoinette Quarré, j'indiquerai le lien de l'article plus loin, en le consultant vous connaîtrez sa vie et ses œuvres que je ne vais pas développer ici)

    "Antoinette Quarré, poétesse et lingère", une conférence de Jenry Camus à Dijon pour le Printemps des Poètes...

    Marie-Pierre Verjat-Droit  a présenté "Vœux" et "Elégie".

    "Antoinette Quarré, poétesse et lingère", une conférence de Jenry Camus à Dijon pour le Printemps des Poètes...

    "Antoinette Quarré, poétesse et lingère", une conférence de Jenry Camus à Dijon pour le Printemps des Poètes...

    Sophie L'Hernault a lu "Invocation", "Mélancolie", et 'L'Ange et la Fée"

    "Antoinette Quarré, poétesse et lingère", une conférence de Jenry Camus à Dijon pour le Printemps des Poètes...

    "Antoinette Quarré, poétesse et lingère", une conférence de Jenry Camus à Dijon pour le Printemps des Poètes...

    Nathalie Gay nous a fait connaître "Un fils" et "le bruit de ma mort"

    "Antoinette Quarré, poétesse et lingère", une conférence de Jenry Camus à Dijon pour le Printemps des Poètes...

    "Antoinette Quarré, poétesse et lingère", une conférence de Jenry Camus à Dijon pour le Printemps des Poètes...

    Quarante poésies d'Antoinette Quarré furent éditées en 1843 grâce à une souscription à laquelle 263 notables répondirent.

    "Antoinette Quarré, poétesse et lingère", une conférence de Jenry Camus à Dijon pour le Printemps des Poètes...

    Mais Antoinette Quarré n'écrivit pas que des poèmes, elle devint gérante du "Journal de la Côte d'Or", et elle composa des nouvelles médiévales et contemporaines pour le "Journal des Demoiselles" ...

    "Antoinette Quarré, poétesse et lingère", une conférence de Jenry Camus à Dijon pour le Printemps des Poètes...

    Le "Journal des Demoiselles" nous dit Jenry Camus, était une revue qui s'adressait aux jeunes filles aisées de la Monarchie de Juillet. On y trouvait des illustrations de mode, des patrons et même des partitions musicales.

    Les nouvelles d'Antoinette Quarré y furent très appréciées.

    "Antoinette Quarré, poétesse et lingère", une conférence de Jenry Camus à Dijon pour le Printemps des Poètes...

    "Antoinette Quarré, poétesse et lingère", une conférence de Jenry Camus à Dijon pour le Printemps des Poètes...

    Stéphen Blanchard remercia Jenry Camus, et les trois récitantes, pour ces moments d'infinie beauté que furent les lectures des poèmes d'Antoinette Quarré, poèmes qui ont beaucoup ému l'assistance.

    Il a ensuite présenté le calendrier très riche des animations proposées par "Les Poètes de l'Amitié", dont la liste se trouve dans "Florilège 158 " de mars 2015 ( avec un article de Jenry Camus sur Antoinette Quarré)

    "Antoinette Quarré, poétesse et lingère", une conférence de Jenry Camus à Dijon pour le Printemps des Poètes...

    "Antoinette Quarré, poétesse et lingère", une conférence de Jenry Camus à Dijon pour le Printemps des Poètes...

    "Antoinette Quarré, poétesse et lingère", une conférence de Jenry Camus à Dijon pour le Printemps des Poètes...

    Un cahier des Amis du Châtillonnais, écrit par Jenry Camus, était proposé à la vente.

    (vous pouvez vous le procurer à l'Office du Tourisme, dans les librairies Châtillonnaises et chez Michel Diey)

    "Antoinette Quarré, poétesse et lingère", une conférence de Jenry Camus à Dijon pour le Printemps des Poètes...

    L'article sur Antoinette Quarré paru sur le blog en 2010 vous permettra de connaître mieux sa vie :

     http://www.christaldesaintmarc.com/une-receenne-meconnue-antoinette-quarre-poetesse-et-lingere-a2098039


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  •  Jenry Camus a présenté une superbe conférence sur l'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales devant un public passionné, venu très nombreux l'écouter.

    Il a eu l'extrême gentillesse de me donner le texte de sa conférence et les photos de ses cartes postales.

    Le texte était très important, je n'en ai retenu que les grandes lignes, et j'ai choisi quelques cartes postales seulement parmi les centaines présentées. L'article aurait été beaucoup trop long pour l'éditeur ...

    Si vous n'êtes pas venu, vous avez eu tort, cette conférence était passionnante et très originale !

    Jeanne d'Arc

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une conférence de Jenry Camus

    Ecoutons donc Jenry :

    Jeanne d’Arc est un des grands personnages de l’Histoire de France. Une vie très courte : 1412-1431, morte à 19 ans. Une extraordinaire épopée de 3 années de 1428 à 1431 de Domremy à Rouen que je vais vous présenter à travers les cartes postales. J’y ajouterai une seconde partie : le mythe, un engouement national après la béatification de Jeanne d’Arc, le 18 avril 1909.

    J’espère que cette découverte de l’épopée de Jeanne d’Arc et des villes johanniques à travers les cartes postales va vous intéresser. C’est un choix, pas évident, parmi les 5000 cartes de ma collection.

    Vous verrez beaucoup de cartes anciennes. Car aujourd’hui, la carte postale n’est éditée que pour les villes ou des sites classés. Elle s’intéresse beaucoup plus au tourisme qu’à l’histoire et sans carte ancienne, cette conférence serait impossible à réaliser.

    L'épopée de Jeanne d'Arc

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une conférence de Jenry Camus

    La grande pitié du royaume de France est due à la guerre dite de cent ans (1338-1443), une guerre opposant les français aux anglais et à leurs alliés bourguignons. Je ne vais pas ici faire l’historique de cette guerre.

    Disons qu’au moment de la naissance de Jeanne d’Arc, en 1412, le roi de France Charles VI est fou (il mourra en 1422) et Armagnacs et Bourguignons se partagent le pouvoir. Un trône que réclame également le nouveau roi d’Angleterre Henri V (1413) qui écrase l’armée française à Azincourt, le 25 octobre 1415.

    Le Dauphin Charles se réfugie à Bourges et, en 1419, il fait assassiner le duc de Bourgogne Jean sans Peur. Son fils Philippe le Bon s’allie aux Anglais.

    En 1420, par le honteux traité de Troyes, Isabeau de Bavière, épouse du roi fou, offre sa fille Catherine en mariage au roi d’Angleterre et le reconnaît régent de France.

    En 1422, Charles VI et Henri V meurent. Le duc de Bourgogne refuse le trône et marie sa sœur Anne au Duc de Bedford qui devient régent de France.

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    Les Anglais sont en Guyenne, Normandie et Ile de France. Ils se partagent la Picardie et la Champagne avec les Bourguignons, qui eux-mêmes possèdent la Bourgogne, la Picardie, les Flandres et le Brabant. Le reste de la France (excepté la Bretagne) est pour le Dauphin Charles. En réalité le Dauphin est roi de Bourges (Sologne, Berry et Tourangeau) et en 1428, les anglais assiègent Orléans, porte vers les provinces fidèles au Dauphin.

    Et là, un petit village…

     Domremy : Là où tout a commencé

    Village du Barrois mouvant à la frontière de la France et de la Lorraine, coupé en deux par la Meuse. En terre anglo-bourguignonne d’une part et dépendant de Vaucouleurs, place-forte fidèle au Dauphin.

    Voici la maison natale de Jeanne d’Arc, l'église paroissiale et la basilique de Bois Chenu

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une conférence de Jenry Camus

    « Quand j’eus l’âge d’environ 13 ans, j’eus une voix de Dieu pour m’aider à me gouverner. Et la première fois j’eus grand peur. Et vint cette voix environ l’heure de midi, au temps de l’été, dans le jardin de mon père.

    Il me semblait que c’était une digne voix et je crois que cette voix était envoyée par Dieu. Lorsque j’eus oui par trois fois cette voix, je connus que c’était la voix d’un ange. Cette voix m’a toujours bien gardée et je comprenais bien cette voix.

    Elle m’enseigna à bien me conduire, à fréquenter l’église. La voix me disait encore que je lèverais le siège mis devant Orléans.»

    Jeanne entendra les voix de Saint Michel, Sainte Catherine et Sainte Marguerite jusqu’en 1428. Jeanne deviendra de plus en plus pieuse, ce qui lui attire beaucoup de moqueries de ses proches.

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une conférence de Jenry Camus

     Le départ de Vaucouleurs

    La date de départ de Jeanne de Vaucouleurs a été discutée par les historiens. Aujourd’hui on s’accorde pour dire que C’est le dimanche des Bures, premier dimanche de carême, le 12 février 1429.

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une conférence de Jenry Camus

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    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une conférence de Jenry Camus

    Elle franchit la porte de France avec son escorte composée de Jean de Metz, Bertrand de Poulengy et leurs écuyers, de Colet de Vienne, messager royal et l’archer Richard.

    De Vaucouleurs à Chinon

    500 kms en 11 jours du 12 au 23 février 1429.

    50 kms par jour (c’est l’hiver et il faut éviter les rencontres avec les anglo-bourguignons)

    St Urbain – Clairvaux – Pothières – Auxerre – Mézilles – Gien – Salbris – Romorantin – Saint Aignan – Sainte Catherine de Fierbois - Chinon

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    Chinon

    Jeanne arrive à Chinon le 23 février. Le Dauphin la fera attendre 2 jours avant de la recevoir

    Dans cette imposante forteresse, il reste la cheminée devant laquelle la rencontre eut lieu. Des travaux importants ont permis de restaurer et couvrir les logis royaux.

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une magnifique conférence de Jenry Camus

    L’entrevue avec le Dauphin

    Cette entrevue a fait couler beaucoup d’encre :

    -Le Dauphin caché parmi 300 chevaliers est reconnu par Jeanne

    -Qu’a dit Jeanne en aparté au Dauphin (Ni Jeanne ni Charles VII ne le diront)

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une conférence de Jenry Camus

     L’interrogatoire

    Interrogatoire par les maître en théologie qui dura 3 semaines et qui ne trouvèrent que bien, humilité, virginité, dévotion, honnêteté, simplicité.

    Malheureusement le compte-rendu de ce procès n’existe plus.

    Parallèlement Jeanne de Preuilly et Jeanne de Mortemer vérifièrent que Jeanne n’était pas un garçon et était bien pucelle.

    Blois

    Le Dauphin va doter Jeanne d’une maison militaire. Un intendant Jean d’Aulon. 2 pages Louis de Coutes et un certain Raymond. 2 hérauts, Ambleville et Guyenne,. Un clerc comptable Mathelin Raoulet. Un aumonier Jean Pasquerel et quelques lances. Ses frères Pierre et Jean, Jean de Metz et Bertrand de Poulengy.

    C’est à Blois que l’armée se réunit avant de partir pour Orléans.

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    De Blois à Orléans

    L’armée quitte Blois pour Orléans le 28 avril 1429. Cette armée que Jeanne conduit est en fait commandée par le Duc d’Alençon. Elle est constituée de 450 hommes.

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une conférence de Jenry Camus

    Orléans est libéré, Jeanne est entrée de plein pied dans l’Histoire de France. Et Orléans n’oubliera pas.

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une conférence de Jenry Camus

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    Elle livrera trois autres batailles : Jargeau, Meung et Beaugency

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    Le Sacre

    De Henri 1er en 1027 à Charles X en 1825, tous les souverains ont été sacrés à Reims sauf Louis VI le Gros et Henri IV.

    Le Dauphin, qui a passé la nuit en prières dans la cathédrale, prête serment de protéger la France.

    L’archevêque dit la messe et bénit insignes et vêtements royaux. Plus ou moins confectionnés dans la nuit car le sceptre, l’anneau, la main de justice, le manteau sont à Saint-Denis en terre anglaise.

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une conférence de Jenry Camus

    Le roi est oint avec un peu de liquide de la sainte ampoule (gardée en l’église Saint Rémi de Reims), reçoit la tunique et la couronne royale et monte sur le trône acclamé par le peuple.

    Tous les grands du royaume sont présents à l’exception du duc de Bourgogne, de l’évêque de Beauvais Pierre Cauchon et de la reine Marie d’Anjou, laissée à Bourges vu les dangers du voyage. Richemont n’a pas été invité.

    Jeanne au sacre

    Jeanne assiste à la cérémonie brandissant son étendard « Il avait été à la peine, c’était raison qu’il fût à l’honneur »

    Le célèbre tableau de Jean-Auguste Ingres (1780-1817) qui est au musée du Louvre représente cette scène (cheveux longs de Jeanne et jupette sont fantaisistes)

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une conférence de Jenry Camus

    Après le sacre, Jeanne n’a qu’un but, conduire le roi à Paris, ville toujours aux mains des anglais.

    Plusieurs villes bourguignonnes (Château-Thierry, Crécy, Soissons, Provins) ont ouvert leurs portes au roi qui, à l’insu de Jeanne, négocie une trêve 15 jours avec le duc de Bourgogne.

    Le 15 août, les armées françaises (6000 hommes) et anglaises (8000 hommrs) sont face à face à Montepilloy près de Senlis. On s’observe, on s’invective toute la journée et on se retire sans combattre.

    Charles VII signe une nouvelle trêve de 4 mois avec les bourguignons, laissant Jeanne et le duc d’Alençon mettre le siège devant Paris

    Début avril, Jeanne quitte Sully avec son frère Pierre, Jean d’Aulon et une troupe de piémontais dirigée par le routier Barthélemy Beretta. La Hire et Xaintrailles la rejoindront et c’est une troupe d’environ 1000 hommes qui pénètre dans Compiègne le 23 mai.

    Jeanne prise devant Compiègne

    Le 24 mai, Jeanne sort de la ville richement habillée. Elle porte sur son armure une huque (manteau) de drap d’or vermeil. Elle est accompagnée par XaintRailles et 500 hommes

    A Margny-les-Compiègne, la troupe rencontre les Bourguignons de Baudot de Noyelle. Le combat à peine commencé, arrivent d’autres Bourguignons commandés par Jean de Luxembourg. Les Français commencent prudemment la retraite, mais trouvent les portes de Compiègne fermées (Guillaume de Flavy, défenseur de la ville les a-t-il trahi ?). Un archer réussit à désarçonner Jeanne et c’est un Picard, le bâtard de Wandonne, qui reçoit sa reddition.

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une conférence de Jenry Camus

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     Jeanne prisonnière

    Jeanne est conduite à Margny sous bonne garde. Quelle belle prise pour les Bourguignons. Et le soir même, Jeanne est présentée au Duc de Bourgogne Philippe le Bon. (Tableau du peintre bourguignon de Noyers, Isidore Patrois 1815-1884)

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    Charles VII, très tôt prévenu, ne bougera pas et n’offrira aucune rançon comme il était de coutume en pareil cas.

     De Compiègne à Rouen

    Le 26 mai, Jeanne est transférée au château de Beaulieu-les-Fontaines (Oise).

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    Elle réussira à enfermer ses geoliers dans une tour mais sera rattrapée dans sa fuite par le portier.

    Le procès d’office (9 janvier-26 mars) l’instruction du procès avec enquêtes et interrogatoires. Jeanne se défend avec clarté et habilité faisant l’admiration de la plupart des juges. Les résultats sont favorables à Jeanne (on ne peut lui reprocher que de porter un habit d’homme) mais Cauchon n’en tient pas compte.

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    Le procès ordinaire (27 mars-24 mai) 70 articles ont été tirés des réponses de Jeanne et déformés. Cela devient 70 accusations que Jeanne nie.

    Après délibération des docteurs, les 70 articles sont réduits à 12 et forment la sentence. Le renoncement à l’habit d’homme devient l’essentiel.

    Au mois d’avril, Jeanne tombe malade. Panique si elle meurt. Le médecin de la duchesse de Bedford la soigne.

    Le 9 mai, Jeanne est menacée de torture suivant la procédure de l’inquisition. Heureusement elle ne le sera pas.

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    L'abjuration et la condamnation.

    Le 24 mai, au cimetière de Saint-Ouen, en public et devant le bûcher, on lui demande de ne plus porter l’habit d’homme. Elle demande l’intervention du pape, ce qui devrait conduire le procès à Rome. Cauchon n’en tient pas compte.

    Jeanne, affolée devant le bûcher, abjure, c’est-à-dire qu’elle reconnaît ses fautes et accepte de reprendre des habits féminins.

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une conférence de Jenry Camus

    C’est une condamnation à la prison d’église à vie. Ce qui n’arrange ni les anglais ni Cauchon

    Le 28 mai, le tribunal constate que Jeanne a remis ses habits d’homme (les geôliers y sont pour quelque chose) . Elle est déclarée relapse, c’est-à-dire retombée dans l’hérésie.

    Le 29 mai, sur 39 juges, seuls 3 la déclarent hérétiques, mais Cauchon passe outre et prononce la sentence la déclarant hérétique, l’excommuniant et la condamnant à mort.

    Le tableau la conduite au supplice est du même artiste Isidore Patrois

     Jeanne brûlée vive

    Le 30 mai, Jeanne est brûlée vive sur la place du Vieux Marché. Le bourreau Margier Leparmentier déclarera qu’elle a crié six fois Jésus et jettera son cœur dans la Seine.

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une conférence de Jenry Camus

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     Le mythe de Jeanne d'Arc

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    Jeanne d’Arc est morte brûlée vive le 30 mai 1431, condamnée comme hérétique. Elle sera réhabilitée après un nouveau procès qui dura du 7 novembre 1455 au 7 juillet 1456. Ensuite, c’est l’oubli jusqu’en 1841 (la Jeanne d’Arc de Michelet) et surtout la publication par Jules Quicherat des deux procès en latin d’après les manuscrits de la BN.

    Jeanne est redécouverte. Avec les malheurs du temps, la guerre perdue de 1870-71, l’Alsace et la Lorraine rendue à l’Allemagne, Jeanne devient la bonne Lorraine, née française, symbole du peuple écrasé. La plupart des statues sont érigées dans les villes johanniques avant 1900.

     La béatification 18 avril 1909

    C’est Mgr Dupanloup, évêque d’Orléans, qui le 8 mai 1869, évoque pour la première fois la sainteté de Jeanne. Il va s’en suivre une série de procès apostoliques et ce n’est que le 18 avril 1909 que Jeanne sera proclamée bienheureuse par le pape Pie X.

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une conférence de Jenry Camus

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une magnifique conférence de Jenry Camus

     La canonisation

    Il faudra encore attendre 11 années avant que Jeanne soit canonisée par le pape Benoît XV, le 16 mai 1920 et que la chambre des députés adopte le projet de Maurice Barrès (24 juin 1920) d’instituer une fête nationale de Jeanne d’Arc

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une conférence de Jenry Camus

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    Les fêtes de Jeanne d’Arc

    La béatification de Jeanne d’Arc entraîna, dans toute la France, bon nombre de manifestations religieuses. La carte postale se fit le témoin de ces fêtes, présentant des intérieurs d’église pavoisés.

    Il existe des cartes postales de ces fêtes religieuses dans presque tous les départements. Il faut dire que les années 1900 à 1930 sont la grande époque de la carte postale. On photographie les villes et villages avec les habitants, les évènements. Une mine pour l’histoire de notre pays et le bonheur des collectionneurs.

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     Les fêtes à Orléans

    Bien entendu, c’est à Orléans que Jeanne d’Arc est la plus fêtée. Ce n’est plus une fête unique, mais une manifestation populaire qui se répète tous les ans au mois de mai en présence d’une personnalité. Doumergue fut le premier président en 1929. Une jeune fille de la bonne société bourgeoise et catholique tient le rôle de Jeanne d’Arc et défile dans la ville avec son escorte suivie de toutes les autorités et associations orléanaises.

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     Le Théâtre de la Passion

    Jeanne d’Arc a une belle carrière théâtrale. Du Mystère du siège d’Orléans, pièce de 20529 vers écrite en 1435 à l’Alouette d’Anouilh en 1953, on compte des centaines de pièces. Les plus célèbres, la Pucelle d’Orléans de Schiller (1801), le Mystère de la charité de Jeanne d’Arc de Péguy (1910), Sainte Jeanne de Bernard Shaw (1923), la Pucelle d’Audiberti (1950). De nos jours, on écrit encore. Plus de 20 pièces depuis 1945.

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une conférence de Jenry Camus

    Partout en France, Jeanne est à l’honneur. Des pièces souvent écrites par des ecclésiastiques sont jouées dans des théâtres mais aussi dans les maisons d’éducation pour jeunes gens et jeunes filles et les patronages, comme ici à Bézouotte (Côte d'Or)...

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    De nombreux sculpteurs ont choisi Jeanne comme modèle .

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    Jeanne d’Arc, bien malgré elle, a fait l’objet de luttes politiques, anarchistes, cléricales. Exemples, ces cartes postales reprenant des tracts de la Fédération nationale des libres penseurs ou des Francs Maçons.

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    Pendant la grande Guerre elle fut associée aux combats .

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une conférence de Jenry Camus

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    Vous pourrez voir d'autres cartes postales 14-18 que m'a confiées Jenry Camus ici :

    http://www.christaldesaintmarc.com/jeanne-d-arc-et-la-grande-guerre-a113154620

    Jeanne d'Arc au cinéma

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     Publicité et érotisme

    Jeanne est devenue un argument commercial (fromages, chocolat, gâteaux, café, etc) comme ce savon de Marseille.

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    Et de nos jours, il fallait bien voir une Jeanne érotique !

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une conférence de Jenry Camus

     Les temps n’ont guère changé et notre président attend peut-être une nouvelle Jeanne d’Arc qui lui dira : Ah ! Messire, c’est grande pitié des choses en France.

    L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une conférence de Jenry Camus

     L'épopée de Jeanne d'Arc en cartes postales, une magnifique conférence de Jenry Camusà Jenry pour cette magnifique conférence, si bien illustrée, qui nous a permis de nous remémorer l'histoire de notre "Bonne Lorraine". Beaucoup d'applaudissements ont salué le conférencier, et c'était bien mérité.

     


    6 commentaires
  • Jenry Camus, grand collectionneur de tout ce qui touche à Jeanne d'Arc, m'a confié des documents surprenants, qui nous montrent que notre héroïne nationale a inspiré des chansons patriotiques durant la Grande Guerre  !

    Jeanne d'Arc...et la Grande Guerre !

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    Jeanne d'Arc a aussi inspiré des poètes :

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    Mais aussi les éditeurs de cartes postales !

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  • -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

    Lundi 21 mars , Jenry Camus nous a présenté une passionnante conférence sur Victorine de Chastenay-Lanty.

    Victorine, c'est son amour secret, celle qu'il espère toujours apercevoir de sa fenêtre , se promenant dans la cour de son château d'Essarois..Hélas, Victorine, née sous Louis XV nous a quittés sous le second Empire .

    Sa vie fut bien remplie, elle côtoya tous les grands personnages de son temps, ce fut une femme de lettres remarquable.

    C'est donc sa vie que nous conta Jenry.

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    Jenry Camus, outre les très belles projections qu'il a réalisées (dont je ne montrerai qu'une infime partie), a émaillé sa conférence de citations de Victorine de Chastenay : des réflexions sur sa vie, des descriptions de grands  personnages de son époque, et la relation des  événements historiques qu'elle put observer durant sa longue vie..elle qui vécut de Louis XV à Napoléon III !

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

    Voilà le château d'Essarois où naquit Victorine de Chastenay...la légende dit que sa balançoire d'enfant était accrochée à cette grosse branche, pieusement jamais  élaguée de l'arbre,  qui étend ses branches dans la cour du château...

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

    Le premier personnage de la lignée des Chastenay-Lanty fut Jean (1190), puis on trouve un Joachim (1598) gouverneur de Châtillon sur Seine.

    Le père de Victorine fut Erard, que l'on voit peint, lisant  dans un salon du château d'Essarois.

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

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    La mère de Victorine était  normande,elle se nommait  Catherine-Louise  d'Herbouville.Victorine eut un frère qui mourut sans descendance : Henri-Louis de Chastenay-Lanty.

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

    Victorine était une ravissante jeune-fille...

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

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    Elle reçut la meilleure éducation que l'on pouvait donner aux jeunes filles nobles de son époque, ses professeurs étaient célèbres : Madame de Genlis éleva le futur Louis Philippe, Nicolas Sejean était un organiste parisien très célèbre..

    Victorine, à 9 ans, lisait Pétrarque et l'histoire d'Angleterre, elle apprit le latin,l'Italien,l'Anglais, elle fut formée aux Sciences Naturelles et au dessin (entre autres !)

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    Victorine devint Chanoinesse d'Epinal, c'était un titre qui ne donnait pas accès à la prise de voile, pour y accéder il fallait justifier de 200 ans de noblesse du côté paternel et maternel.

    La Révolution dissout  le Chapitre.

    Victorine de Chastenay fut fort courtisée: par Louis Viesse de Marmont , futur Duc de Raguse, par son filleul Jean-Henry Dupotet (voir le chapitre que je lui ai consacré), mais aussi par François-Etienne Kellermann (jugé beaucoup trop vieux), par Jean-Baptiste Eblé et bien d'autres, elle les évinça tous..

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

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    Les années révolutionnaires furent des années noires pour les Chastenay-Lanty : Erard de Chastenay-Lanty, son  père fut enfermé à la Conciergerie à Paris , Victorine et sa mère le furent à l'Auditoire Royal de Châtillon sur Seine (notre actuelle bibliothèque), elle en sortit au bout de 17 jours couverte de vermine..

    Aussitot libérée (sa mère l'avait été avant elle) elle n'eut de cesse de faire libérer son père, défendu par l'avocat Pierre-François Réal.

    Ci-dessous un portrait  de Victorine réalisé en prison par son frère.

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

    Pierre-François Réal, l'avocat de son père , qui eut plus tard de hautes fonctions  durant le Directoire, fut son grand amour, mais il était marié et père de deux enfants..

    Elle lui écrivit 240 lettres où elle décrivait les plantes de nos régions.. Pour l'édition de son "Calendrier de Flore", elle ne conserva que les descriptions des plantes et changea le nom de Pierre-François en "Fanny" .

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

    Victorine, je le disais plus haut, a côtoyé tous les grands personnages de son époque, elle fit la connaissance de Bonaparte (ami, à l'époque de Marmont, on sait ce qu'il en devint plus tard...), lorsqu'elle fut invitée au "Châtelot", la demeure de la famille Marmont à Châtillon sur Seine..Bonaparte se mit à genoux devant elle, mais il ne lui plut pas tant que ça, et plus tard devenu premier Consul et Empereur, elle le détesta.

    Par contre, elle fut très amie avec  l'impératrice Joséphine, pas du tout avec Marie-Louise.

    Elle fréquenta Paul Barras, madame de Staël, Benjamin Constant, Talleyrand, Alexis Boyer (chirurgien de l'Empereur) Jean Nicolas Corvisart, Joseph Fouché,Valentin Haüy, Georges Cuvier, François Arago, Châteaubriand. et bien d'autres....

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

    Victorine de Chastenay aimait les "Lettres" et avait un beau brin de plume : elle commença par traduire les écrivains anglais :  Oliver Goldsmith (le village abandonné) , puis Ann Radcliffe , écrivain "gothique' (les mystères d'Udolphe).Puis elle rédigea " du génie des peuples anciens...." "de l'Asie"..

    A la fin de sa vie, elle se lança dans l'écriture de ses mémoires, en deux parties : en 1816 des mémoires historiques, en 1817-1818 des mémoires particulières.

    Mais les mémoires particulières et historiques furent "mixées" par l'éditeur Rozerot et rééditées par Tallandier.

    (Les autres oeuvres de Victorine ont été reprises par les Américains et sont rééditées aujourd'hui en Français)

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

    Elle a ,dans ses mémoires, la plume acérée contre Napoléon III,Lamartine,Victor Hugo,Alexandre Dumas et Châteaubriand...

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

    La Restauration la déçut,elle revint donc très souvent à Essarois avec ses parents, mais les malheurs s'abattirent sur la famille : son père mourra en 1830, sa mère et son frère suivront.

    Et comble d'infortune , en 1826, elle s'aperçut que sa vue baissait, en 1835 elle ne put plus lire, on l'opéra de la cataracte d'un oeil (imaginez ce que cela devait être à l'époque !), ce fut  pour elle "le désespoir de la nuit".

    Pour écrire elle se servit alors de moyens de fortune : un calque, un poinçon, mais ses derniers écrits seront illisibles..

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

    Revenue définitivement à Essarois , elle gèra les terres qui lui appartenaient totalement, à présent.

    Ci-dessous, les possessions de la famille de Chastenay-Lanty : Essarois, Beaulieu, Rochefort..

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

    En 1835 elle s'était intéressée aux fouilles qui avaient mis a jour, à Essarois,  un temple dédié à Apollon, elle fit d'ailleurs faire les fouilles à ses frais.

    Les objets sont visibles au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix à Châtillon sur Seine.

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

    En 1789, son père avait trouvé un curieux coffret, qui appartint plus tard au Duc de Blacas.

    Ce coffret fut qualifié parfois d'objet ayant appartenu aux Templiers qui vivaient dans la région..En réalité ce coffret devrait plutôt, vu les signes cabalistiques qui le recouvrent , avoir appartenu à un alchimiste.

    Il se trouve actuellement au British Muséum de Londres.Une copie se trouve  au Musée de Châtillon sur Seine.

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

     Voici un extrait d'une lettre écrite par Victorine, au sujet de ce coffret :

    "Le coffret dont vous vous occupez a été acheté à Dijon, chez un marchand de curiosités, par M. Rollin, changeur à Paris, et a été vendu ensuite par ce dernier à M. le duc de Blacas. Le coffret portait pour toute inscription: "Trouvé dans la terre de la Cave, appartenant à M. le marquis de Chastenay." Vous savez, monsieur, quel est à Essarois le lieu qu’on nomme la Cave : c’est là qu’ont été recueillis les débris de sculpture que vous avez examinés. On peut bien croire qu’à l’édifice païen dont nous avons retrouvé les fragments et constaté la place, ont, après neuf ou dix siècles, succédé des constructions possédées par les Templiers. Voulaine, Bure étaient à eux; ils ont eu à Courban des propriétés. Je trouve dans nos papiers de famille les traces des ventes ou échanges avec les Templiers dans ces diverses contrées. C’est au commencement de 1789 que mon père chargea des ouvriers, employés déjà par les chartreux de Lugny, de quelques travaux à Essarois; c’était à la contrée de la Cave qu’ils devaient trouver les pierres dont ils avaient besoin. J’ai su depuis qu’ils avaient tiré des fouilles qu’ils y avaient faites quelques objets qui parurent sans aucun prix, et sans doute le coffret en aura fait partie. Continuez, monsieur, vos travaux et vos recherches; vous avez certainement une grande page d’histoire à créer."

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

    (Ci-dessus l'acte notarial de succession)

    Victorine de Chastenay-Lanty finit ses jours à Essarois .

    Elle était nommée la "bonne Dame d'Essarois" , car elle faisait le bien autour d'elle.

    Mais c'est à Châtillon sur Seine qu'elle mourut, en 1855, à l'âge respectable , pour l'époque , de 84 ans..

    Elle légua ses biens à ses cousines, et attribua une rente perpétuelle de 300francs (or !) aux vieillards et aux enfants d'Essarois.

    Elle donna aussi à la Commune d'Essarois  un terrain où se trouve actuellement la Mairie, la Municipalité a d'ailleurs appelé une de ses salles "salle Victorine de Chastenay".

    Elle , et ses parents, sont enterrés dans une petite chapelle de l'église d'Essarois, voici sa plaque funéraire :

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

    Au dessus de la plaque on peut voir les très belles armes des Chastenay-Lanty :

    D'argent à un coq de sinople,couronné,crêté, becqué, barbé et membré de gueules, ayant la patte droite levée, accompagné de trois roses de même, deux en chef, une en pointe.

    -Les animations au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

    Pour terminer, Jenry m'envoie une chronique qu'il avait écrite pour notre journal local, vous pourrez la lire en cliquant sur le lien :

    Victorine de Chastenay, une chronique de Jenry Camus

    Jenry  consacrera cette année son exposition annuelle, si attendue , aux grands personnages que Victorine de Chastenay-Lanty a croisés durant sa longue vie. Elle s'intitulera "Autour de Victorine de Chastenay".

    Parallèlement il a demandé aux 30 peintres de la Section-Peinture des Amis du Châtillonnais , d'illustrer le si joli ouvrage de Victorine "Le calendrier de Flore".

    Ces deux expositions se tiendront à Essarois les 6 et 7 août 2011, il ne faudra pas les manquer, mais je vous en reparlerai !

    (Des commentaires sur le thème de l'article seraient les bienvenus, ils me montreraient que ce blog vous intéresse et ils me donneraient envie de continuer à  l'alimenter .

    Merci.)

     


    2 commentaires
  • Quelque temps avant la pose de la plaque sur la maison d'Alice Prin,dite Kiki de Montparnasse, Jenry Camus nous avait conté, dans une conférence très documentée,  la vie de cette égérie du Tout Paris,des années 20 à 50 .. (née en 1901, elle disparut en 1953)

    -Des cadrans solaires en Châtillonnais


    Je ne vais pas raconter de nouveau la vie de Kiki,puisque je l'ai déjà fait dans le chapitre que je lui ai consacré, mais présenter quelques uns des lieux où elle vécut,les personnages qu'elle rencontra ..
    Jenry nous fit connaître  de nombreux  endroits qu'elle fréquentait comme "le Dôme" (à gauche) ou " la Coupole" à droite,deux cafés fort prisés de l'époque..
    C'est là qu'elle rencontra les nombreux artistes dont elle devint l'égérie..:

    -Des cadrans solaires en Châtillonnais

      Par exemple Foujita , dont elle fit le portrait :

    -Des cadrans solaires en Châtillonnais

     

    -Des cadrans solaires en Châtillonnais

     

    L'atelier de Foujita rue Dellambre à Paris...

    -Des cadrans solaires en Châtillonnais

    Jean Cocteau, qu'elle "croqua" aussi , avec ma foi bien du talent !
    Car Kiki se lança elle aussi dans la peinture,une peinture naïve,certes, mais pleine de fraîcheur !

    -Des cadrans solaires en Châtillonnais

    -Des cadrans solaires en Châtillonnais

    -Des cadrans solaires en Châtillonnais

    Voici le portrait de Broca, un de ses derniers compagnons..
    Kiki était une femme d'une grande beauté,d'une beauté je dirai même exceptionnelle aux dires de Man Ray qui la photographia si souvent avec tant de talent..

    -Des cadrans solaires en Châtillonnais

    -Des cadrans solaires en Châtillonnais

    A la fin de sa vie, elle se lança dans le tour de chant dans les cabarets parisiens comme "le Jockey-Club"..

    -Des cadrans solaires en Châtillonnais

    -Des cadrans solaires en Châtillonnais

    Ici Kiki, au centre,  fait partie des "Montparnasse-Girls" ...
    Elle écrivit aussi un livre de souvenirs,on la voit ici, à côté de Broca, le dédicaçant..

    -Des cadrans solaires en Châtillonnais

    Lire son livre est un régal,tellement Kiki s'y livre avec spontanéité,drôlerie et même impertinence, on ne peut que l'aimer..
    Je me demande même si Jenry  n'en serait pas, lui aussi, secrètement épris post-mortem.. .

    -Des cadrans solaires en Châtillonnais

    Les  Peintres des Amis du Châtillonnais présentent actuellement  leurs oeuvres dans une très belle exposition qui est ouverte gratuitement, tous les jours, au public, du 29 Mai au  6 Juin ,de 14 h à 18 heures , Salle des Bénédictines.J'en parlerai prochainement..
    Avant de pénétrer  dans le" salon des peintres des Amis du Châtillonnais",vous pourrez admirer, dans l'entrée de la Salle des Bénédictines, une jolie exposition réalisée par Jenry Camus sur Kiki : des photos,des reproductions de peintures la représentant où réalisées par elle..
    Un bon moyen de faire revivre et aimer Alice ,une Châtillonnaise qui fit, et qui fait encore, tant rêver ...
    Nous vous attendons nombreux à ce Salon,vous y rencontrerez  beaucoup de  talents actuels , et vous découvrirez une Châtillonnaise qui fut si célèbre en son temps !


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