•   Günter Wiesendahl, l'historien de la ville de Hamm en Westphalie, qui m'a envoyé son passionnant article sur la "surprise de Châtillon" du côté prussien, que vous pouvez relire ici :

     

    http://www.christaldesaintmarc.com/la-surprise-de-chatillon-vue-du-cote-prussien-a204230112

     

    m'a aussi fait des révélations extraordinaires : des soldats français, qui ont été emmenés par les allemands, en tant que prisonniers, durant cette guerre de 1870, et qui sont morts là-bas, reposent dans le cimetière de sa ville !

    Ecoutons monsieur Wiesendahl :

     

      Je me suis intéressé à la guerre en 1870/71 lorsque j'ai remarqué les tombes des soldats dans le cimetière Est de Hamm. Au début, je n'avais aucune explication. Pourquoi des tombes de soldats à Hamm, également avec des noms français, puisque la guerre n'avait eu lieu qu'à partir du sol français?


    Au début, mon enquête était très imparfaite, mais ensuite les sources ont bouillonné. J'ai ensuite résumé mes résultats de recherche dans un essai que je vous ai déjà envoyé. "L'attaque de Châtillon" du 19 novembre 1870 a occupé pendant des semaines une large zone de notre quotidien ("Westfälischer Anzeiger").


     Hamm était déjà une importante jonction ferroviaire en 1870 à travers laquelle de nombreux soldats blessés et malades ont été transportés pendant la guerre.

     

    Un grand nombre de ces soldats allemands et français sont restés à Hamm et ont été placés dans des hôpitaux de fortune.

     

    Les femmes Hammer s'occupaient des soldats sous surveillance médicale.

     

    Beaucoup ont été relâchés en bonne santé - mais certains sont morts à Hamm.

     

    Ceux-ci ont été enterrés dans le cimetière de Hamm dans une zone séparée pour les soldats catholiques et les soldats protestants.

     

    Aucune distinction n'a été faite entre les soldats français et les soldats allemands.

     

    Ils se trouvent côte à côte dans l'ordre dans lequel ils sont morts et leurs tombes portent une simple pierre avec leur nom de famille.

     

    Des soldats français ont également été enterrés avec les honneurs militaires.

     

    Certains parents ont décoré les tombes après la guerre avec des dalles ou monuments funéraires élaborés.

     

    Une famille française était également à Hamm pour ériger un monument.

     

    Les tombes ont survécu intactes depuis 150 ans et sont maintenant sous la protection des monuments, à ma suggestion.

     

    Les tombes des soldats dans les deux parties du cimetière doivent maintenant être réparées après 150 ans. Les pierres doivent être nettoyées et soulevées et les écrits doivent être rendus plus visibles. J'espère que suffisamment d'argent pourra être collecté pour cela.

     

     Voici le plan d'une partie des tombes des soldats enterrés au cimetière de Hamm ,vous pourrez y lire le nom de soldats français :

     

    La "Surprise de Châtillon" vue du côté prussien !!

     Voici les photos de ces tombes :

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Soldat Garny :

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Doldat Grosgogeat :

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Soldat Buduin :

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Soldat Couty :

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Soldat Julie :

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Sodat Lenoir :

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Soldat Diou :

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Soldat Tirel :

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Soldat Melzassard :

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Soldat Lavery :

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Soldat Puenae :

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Soldat Guerin :

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Soldat Pincet :

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Soldat Javey :

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Soldat Philippe :

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Soldat Durand :

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Soldat Marcheron :

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Soldat Teulières

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Soldat Linard :

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

    Soldat Lorenzot :

    Des soldats français tombés pendant la guerre de 1870 sont enterrés en Allemagne, dans la ville de Hamm

     

     En 2010, Gunter Wiesendahl a fait des recherches approfondies sur les tombes et il a noté son enquête dans un essai que voici :

     

      (Hélas, ce texte est en allemand, je n'ai pu le traduire, si des germanistes peuvent le faire ce serait sympa d'en donner la traduction)

     

     

     Monsieur Wiesendahl me révèle aujourd'hui une très bonne nouvelle :

    Le pasteur de l'Église catholique m'a promis que les tombes des soldats dans la partie catholique de l'Ostenfriedhof à Hamm seront rénovées au printemps. L'argent est disponible. La plupart des Français y sont enterrés. Je dois encore intervenir un peu auprès de la paroisse protestante.

     


    1 commentaire
  •  J'ai reçu, au début de l'année 2020, un mail venant d'Allemagne qui m'a beaucoup intéressée et auquel j'ai immédiatement répondu.

    Voici la teneur de ce mail :

    Bonjour ChrisTal,

     

    En cherchant sur Internet des informations sur le raid de Châtillon 1870, j'ai par hasard trouvé votre blog du 9 juillet 2008.

     

    Je m'intéresse  à cet événement de la guerre franco-prussienne, car les soldats allemands qui ont combattu à Châtillon viennent de ma ville natale de Hamm, en Westphalie, et des environs.

     

     Je suis ingénieur en mécanique et je travaille sur une base volontaire depuis plus de 40 ans dans l'archéologie et la préservation des monuments de ma ville natale de Hamm. La recherche sur l'histoire de la ville est l'une de mes priorités.

     

    Des échanges intenses avec cet historien allemand ont suivi, car ce monsieur me demandait des photos des monuments allemands au cimetière Saint-Jean de Châtillon, et les renseignements côté français, de la fameuse "surprise de Châtillon".

    J'ai tout de suite envoyé ce mail à Dominique Masson qui est immédiatement entré dans nos échanges. Dominique Masson et moi lui avons  fait des photos, je lui ai envoyé les cahiers du Châtillonnais concernant la guerre de 1870 dans notre région, Dominique Masson lui a confié des documents tirés de ses archives personnelles.

    Günter Wiesendahl, c'est le nom de cet historien passionné, a ensuite rédigé un article dans le journal de la ville de Hamm, et voici ce qu'il m'a annoncé hier :

     

    Notre quotidien de Hamm, le "Westfälische Anzeiger", a publié aujourd'hui mon article sur "l'attaque de Châtillon".

    L'essai a dû être raccourci par moi en raison de l'espace limité. Certaines images n'ont pas pu être imprimées non plus.

     

    Je ne vous envoie donc pas seulement la page du journal, mais aussi l'intégralité de mon article sous forme de fichier PDF.

     

    Voici donc l'histoire de la "surprise de Châtillon" vue du côté prussien,

    racontée par Günter Wiesendahl. En comparant avec celle contée par Ricciotti Garibaldi, vous verrez qu'elle est bien différente, ce qui est bien normal !

     

     http://www.christaldesaintmarc.com/garibaldi-la-surprise-de-chatillon-un-notule-d-histoire-de-dominique-m-a204217938

     

    Le PDF de Günter Wiesendahl était en langue allemande, trop long et trop lourd pour être publié ici, j'ai donc essayé de le traduire à l'aide d'un traducteur "automatique", puis de le présenter d'une autre manière.

    J'ai été obligée de reconstruire les phrases traduites pour qu'elles soient compréhensibles, mais je suis sûre de ne pas les avoir trahies.

    Voici donc :

     Der Überfall von Châtillon-sur-Seine

    (L'attaque de Châtillon sur Seine)

     (Un épisode de la guerre franco-prussienne de 1870/71)

    ( Günter Wiesendahl, novembre 2020)

     Au petit matin du 19 novembre 1870, au milieu de la guerre franco-prussienne, les soldats d'occupation allemands dans la petite ville française de Châtillon-sur-Seine en Bourgogne furent réveillés par de violents coups de feu.  Une commande d'irréguliers français qui venait de deux directions pénétra dans la ville vers six heures et attaqua l'occupation allemande.

    Châtillon est situé au nord-ouest de Dijon sur la haute Seine et était une ville étape importante pour les troupes allemandes en raison de son emplacement sur une voie ferrée.

    "La surprise de Châtillon" ...vue du côté prussien !

     Cette attaque à Châtillon a été un coup de tonnerre pour les habitants de la ville de Hamm et de la région

     Etait sur place le bataillon de défense Unna, dont la plupart des soldats venaient de Hamm et des villages environnants.

     Le service militaire  chez les Prussiens commençait à l’âge de  20 ans, il comprenait trois ans de service actif et deux ans dans la réserve pour servir en cas de guerre.

    Ensuite, le service Landwehr allait jusqu’au  39e anniversaire de l'individu, toujours en service dans le Landsturm pour des menaces de guerre extrêmes, et même s’il le fallait jusqu'à l'âge de 50 ans.

     Les soldats de la Landwehr étaient souvent des pères de famille dont les défenses et les soins de la famille étaient un lourd fardeau. Leur tâche dans la guerre consistait à sécuriser l'arrière-pays ennemi capturé, en particulier les lignes d'approvisionnement.

    Le membre du parlement de l'état Louis Wilhelm Uhlendorff a passé trois jours après la Déclaration de guerre française le 22 juillet 1870 à Hamm.

     "la foule robuste des ruraux Wehrmänner ", a rejoint le 2e bataillon (Unna) du 3e régiment Westphalian Landwehr No.16

    Pendant  presque quatre mois, leur effort de guerre s'est passé sans contact avec l’ennemi.

     Le 12 septembre, ils étaient à Saargemund puis à Pont-à-Mousson, le 16 novembre ils sont partis de Chaumont en deux jours de marche pour Châtillon-sur-Seine.             

     Le bataillon a été affecté à trois compagnies (472 hommes),  il a rétréci, et a ensuite été remplacé par un escadron du 5e Réserve du régiment de hussards (93 hommes) renforcé.

     Le bataillon et état-major régimentaire de la Landwehr étaient sous la direction du major von Bockelmann , du colonel von Lettgau et du major von Alvensleben .

    L'état-major du régiment de hussards avait également emménagé dans ses quartiers à Châtillon.

    "La surprise de Châtillon" ...vue du côté prussien !

     Le quartier-maître qui avait été envoyé en avant, avait choisi des quartiers privés parce que l'hébergement de masse proposé ne semblait pas utile.
    C'est comme cela qu'ont été distribués des soldats dans les maisons privées de toute la ville, qui comptait environ 4 900 habitants.
    Les officiers des hussards ne se sentaient pas à l'aise avec ce type d'hébergement, aussi ils se sont organisés autrement :
    Ils ont réquisitionné  trois grandes granges et y ont logé leurs cavaliers avec les chevaux.
    Cependant, eux-mêmes ont emménagé dans des quartiers privés loin de leurs hussards.

     Les officiers du  bataillon Landwehr à Unna étaient logés à  l'hôtel Côte-d'Or dans la rue de Dijon
     
    Ce type de cantonnement n'aurait été possible qu'en paix, mais il fut un des aspects préalables à la catastrophe du 19 novembre 1870.
        
    La confiance dans la direction du régiment devint particulièrement claire dans le fait que, la veille, toute la force d'occupation se montrait "sans fusil" sur la place de la ville.

    Les armes sont donc donc restées sans surveillance dans des maisons privées pendant des heures.
    On se sentait parfaitement en sécurité et on s'imaginait que l'ennemi était loin.
     
    Les soldats de l'armée ont rapidement eu l'impression que les familles françaises n'étaient pas  très différentes des leurs en Allemagne. Ils étaient donc aveuglés de confiance.

    Alors, qui était l'ennemi à craindre?
     Le grand armement  des Français avait été brisé peu de temps après le déclenchement de la guerre, Paris était déjà assiégé.


     Contrairement aux attentes, de nouvelles armées avaient été créées à la hâte  ce  qui, cependant, n'a pas duré longtemps en raison d'une mauvaise organisation.


     Beaucoup plus dangereux pour les Allemands, en revanche, étaient les associations d'auto-défense qui s’occupaient
    des lignes terrestres exploitées et d'approvisionnement, et surveillaient les troupes d'occupation et les Allemands de passage.


    Les unités de troupes ont attaqué depuis une embuscade.

    L'un de leurs dirigeants les plus célèbres était Giuseppe Garibaldi (1807-1882), un combattant de la liberté qui sa vie durant fut combattant en Amérique du Sud et en Italie

     Avec un volontaire italien dans certaines compagnies de commandos, Giuseppe Garibaldi avait marqué contre les Allemands des succès sensibles.

    Il avait entendu parler de l'entrée, par ses espions, des troupes expérimentées de la Landwehr à Châtillon  et aussi du fait que les unités de combat allemandes n’étaient pas proches.

     Il a envoyé son fils Ricciotti et, avec lui , environ 400 combattants de la 4e brigade, composés de Fusiliers savoyards, de carabiniers d'Isère et du Doubs et de Francs-tireurs  d'Alsace d'Autun en marches nocturnes sur une distance d'environ 100 km en passant inaperçus à proximité immédiate de Châtillon.

    "La surprise de Châtillon" ...vue du côté prussien !

     Ricciotti a formé deux colonnes qui, le 19 novembre , à six heures  inaperçues dans la ville, ont pris deux directions différentes.

     Après que les quelques gardes aient été rendus inoffensifs, ils ont commencé immédiatement la recherche des maisons pour y trouver les soldats allemands.

    Ces derniers ont été surpris et capturés dans leur sommeil. Certains de ceux qui ont résisté ont été poignardés à mort avec des baïonnettes dans leur lit ou sont tombés sous la grêle des balles dans les rues.

    Un grand nombre de soldats ont été capturés et n'ont pas été blessés hors de la ville par les irréguliers.

    Des particuliers, résidents de Châtillon, ont pris part à l'action et ont tiré par les fenêtres dans les rues étroites depuis les maisons, sur les soldats allemands.

    D'autres ont caché des hommes dans les caves et sous les lits des chambres d'enfants ou leur ont permis de le faire

    Évadez-vous à travers les jardins et les cours arrière ! criaient-ils.

    Cela ne s'est certainement pas toujours produit avec une  pure et grande  convivialité, mais surtout par la peur justifiée d'actes de vengeance de la part de la Force d'occupation.

     Les hussards, cependant, ont été piégés avec leurs chevaux dans les trois granges devant des éléments individuels qui avaient été installés avant l'attaque.

    Leur service terminé ils sont allés dormir dans les granges. Les chevaux n’étaient  plus sellés.

     Depuis les maisons voisines les irréguliers avaient un champ de tir dégagé.

    Il n'y avait pas de commandant présent, les fusils n'avaient pas de munitions appropriées (!) e et les hussards n’avaient  seulement qu’un sabre tiré.

    Puis, lorsqu'un hussard fut abattu, les cavaliers, dans la plus grande grange, prirent leurs chevaux.

     Des sources françaises rapportent que  les officiers allemands de l'hôtel Côte-d'Or, ensemble le soir avant l'attaque,avaient mangé dans la salle à manger.    

     Par conséquent, le lendemain la première attaque fut  contre cet hôtel.

    Après une violente fusillade, les officiers sont partis en prison.

    Le Capitaine Bardeleben et L'adjudant von Rabbe ont été gravement blessés. Le major von Alvensleben a été encore plus touché.

    Il a quand même pris le temps de bien s'habiller dans ses quartiers privés et puis s’est enfui par la porte du jardin

    On ne savait pas s'il s'enfuirait hors de la ville et s’il voulait reconnecter les soldats.

    En tout cas il a offert, avec son casque argenté brillant, une cible bienvenue pour les irréguliers...

    Un coup de feu a mis fin à sa vie .

    "La surprise de Châtillon" ...vue du côté prussien !

    Le Kaiser, nouvellement couronné, a vu cela après la guerre et a interdit le transfert du corps du major von Alvensleben en Allemagne, quoi qu’il fut un officier tombé au combat.    

    Après environ trois heures, les irréguliers ont quitté Châtillon et ont emmené leurs victimes, mises en sécurité le plus rapidement possible. Cela se composait de 160 soldats, 5 officiers, un payeur et un jeune médecin.

    De plus, les bagages de la 4e compagnie et le chariot de sutler des hussards ont été perdus.

    Les quelques 70 chevaux de cavalerie étaient cependant la proie la plus importante pour les irréguliers, car après les batailles de cavalerie perdues au début de la guerre, les Français ne possédaient guère de chevaux d'équitation, mais ils en avaient un besoin urgent et nécessaire pour les services de messagerie et de repérage rapides.

    Le résultat le plus douloureux de l'attaque pour les troupes allemandes fut  la perte d'une partie des compagnies Landwehr composées de huit morts et huit soldats blessés et deux officiers blessés grièvement

     Les hussards enregistrèrent un mort et un blessé  : Reiter, plus le major von Alvensleben.

    Trois des autres blessés sont morts par la suite de leurs blessures graves. Les assaillants ont fait six morts et dix blessés de retour à Chatillon. Trois habitants de Châtillon ont été pris entre deux feux et ont été également tués.           

     Ricciotti Garibaldi a été célébré comme un gagnant partout sur le chemin du retour.et, d'autant plus, que son peuple a évalué le nombre d'Allemands morts à environ 120.

     Au début, puisque les officiers ne s’étaient pas rencontrés à Châtillon dans la matinée du 19 novembre, ils n'avaient pas encore un aperçu de la situation dans la ville.

    Pour la réoccuper ils utilisèrent un petit département scout qui était encore présent.

    La tente fut tirée depuis les maisons, mais pouvait toujours se déplacer au moyen de signaux de trompette pour attirer des camarades cachés à l'extérieur.  Mais seulement le nombre était limité à 300 personnes

     Les troupes allemandes, avec des convalescents, ont été renvoyées dans leurs unités en Allemagne.

    Puis la ville de Châtillon fut  réoccupée. Après avoir passé la nuit à l'extérieur avec le harcèlement des résidents restants,  l'équipage s'est retiré à 37 km de distance avec des "nourritures et boissons exquises"

    On ramena des otages de Chateauvillain.. Un faux rapport sur l'approche de grands groupes d'autodéfense  fit sensation parmi les Troupes.

    "La surprise de Châtillon" ...vue du côté prussien !

     Des soldats allemands (probablement du bataillon Unna Landwehr) devant le château incendié Marmont à Châtillon.Selon le propriétaire, le feu n'était pas garanti. La plaque chauffante a éclaté.. (Archive Dominique Masson)

    Le 22 novembre, à Châtillon le bataillon Landwehr Unna était de nouveau présent et renforcé par quatre compagnies du bataillon Landwehr Soest

     Les citoyens de Châtillon, dans la mesure où ils étaient  encore dans la ville, attendaient maintenant une grande cour criminelle.

    Cela a été fait par les soldats de bataillons existants de Braunschweig, s'appelant fièrement "la brigade noire" .

    Ceux-ci ont  obtenu la permission de piller la ville. Les maisons ont été abattues et d’autres  ont été incendiées.

    Il faut dire que ces excès et leurs cruautés ont conduit à un profond mépris de la part des Français pour les troupes allemandes.

                                                                                                                                                                                Le gros problème fut la compensation demandée par les commandants allemands : un paiement d'un million de francs.

    Le maire de la ville a échoué dans des négociations difficiles

    Le montant à payer immédiatement était de 61 503 francs.

    92.000 francs supplémentaires ont été demandés au moment des négociations de paix, dans les demandes générales de réparation des Allemands.

    Un soldat de la Landwehr, dans le "Westfälischer Anzeiger",   après le briefing des événements, indiqua sa « désapprobation la plus résolue ».

    « Le cœur tourne dans son corps quand on se promène dans les rues locales. Les résidents, en tout cas  la plupart d'entre eux, ont fui, et la ville autrement belle et certainement riche offre maintenant une image terrible. […] Cette dévastation est d’autant plus regrettable qu’au moins  la quatrième partie de tout notre équipage le 19 novembre, avec le sacrifice de leur propre une vie de citoyens locaux est sauvée. [...] C'est touchant d'entendre quelle peur les citoyens locaux ont eu de nos soldats cachés.  »      

    Le raid réussi à Châtillon a naturellement conduit les irréguliers à se battre à nouveau.

     Pour les troupes allemandes qui ont été entraînées pour les batailles en plein champ, les menaces constantes posées par les irréguliers ont été difficilement supportables.

     « L'ennemi a plongé. Il s'est ouvert de nulle part, a frappé et a pratiquement disparu à nouveau dans nulle part.

    Ça ne pouvait pas avoir été  fait sans l'aide des riverains, on en était sûr et on a exprimé toute notre colère sur eux, au nom d'eux ».

    "La surprise de Châtillon" ...vue du côté prussien !

    Un officier supérieur du quartier général allemand a écrit:

    « La petite guerre contre les Francs-tireurs laisse de plus en plus l'humanité et le christianisme sortir des rangs . Ces terribles incendies  continuent, des communautés villageoises entières sont complètement brûlées pour leur comportement hostile. »

     Le maire de Châtillon d'alors, M. Achille Maître a écrit ses réflexions à ce sujet dans son journal.

    Il a rejeté une telle attaque comme un danger pour la ville et inutile pour le pays .

     Il aurait aimé prendre des mesures pour conjurer le malheur mais  il ne pouvait pas le faire et donc il n'y avait que l'attente et « les mains de Dieu. »

    Il a également noté que les irréguliers étaient courageux mais aussi extrêmement maladroits

     À son avis, ce serait également une explication du faible nombre de morts et de blessés subis par les Allemands.             

    Dans leurs rapports sur la catastrophe, les commandants du bataillon ont exagéré les prétendues supériorités  ennemies  afin de détourner l'attention de leur inconduite flagrante.             

    Des sources françaises rapportent que le colonel von Lettgau (né en 1819) a été dégradé lorsque l'armée a été libérée.    

    Mais c'était le contraire  il était toujours aux commandes il  a d’ailleurs été honoré avec des médailles après la guerre et est mort en 1885 avec le grade de Général major à la retraite. Cela ne lui avait donc pas fait de mal.             

    Ceux qui ont souffert, bien sûr aussi,  ce sont les habitants de  la lointaine Westphalie.

    Celle-ci n’ a eu initialement, pendant cinq jours, aucune connaissance de l’attaque de ses soldats, en tout cas pas avant  le 24 novembre 1870.

    Le « Westphalien-Tableau de bord "  mentionna :

    « La Landwehr Bataillon Unna  et deux Escadrons 5. Reserve- Husa- régiment  ont été attaqués à Châtillon et ont perdu 120 hommes et 70 chevaux »

    L'excitation à Hamm était bien sûr sans limites. Que signifiait la perte de 120 hommes? Étaient-ils morts, blessés ou prisonniers ?

    Pas avant le 29 novembre, donc dix jours après le raid , le WA ne devint capable de fournir un Rapport, compilé à l’aide de lettres postales sur le terrain et d’autres journaux,imprimés.

    Mais les victimes étaient toujours portées disparues.

    Le 3 décembre, les citoyens de Hamm purent obtenir des informations plus détaillées dans une édition supplémentaire

     La société a de nouveau donné des détails et partagé les noms des morts et Des blessés.

     Une  lettre du sergent Carl Wencker qui a été fait prisonnier a mentionné les noms des soldats capturés par les irréguliers et a souligné que «les Français les traitent avec toute la courtoisie possible».

     De Hamm et les communautés qui font partie de la ville aujourd'hui sont morts au cours du Raid , les soldats Eduard Schröder (maître cordonnier), Christian Bussmann appelé Wiemer (brasseur chez Furmann), Wilhelm Schäfer (Pelkum) et Friedrich Vatheier (Tout).

    Les soldats Bennekämper, Taube et Ferdinand ont été blessés .

    Eickelmann ouvrier du chemin de fer de Westphalie, grièvement blessé, est mort le 25 Novembre à l'hôpital citoyen de Châtillon.

    En captivité, il y eut 33 soldats, hommes de la 1ère compagnie et deux hussards, plus une famille de sutlers de Hamm.

    Leur internement, dans plusieurs endroits différents, a duré jusqu'à la fin de la guerre.

    Les familles des morts et des prisonniers ont reçu le Soutien des comités d'aide fondés.

    Les veuves des morts ont remercié le Landwehrmann Eduard Schröder qui a fait   une publicité de journal pour collecter de l'argent Le boucher Hermann Juckenack a fait un don de porc.

    Dans la nuit du 23 mars 1871, près de 1100 soldats de la Landwehr du bataillon se sont réunis.

    L'Unna a pris le train pour Hamm et a été accueillie par les mots:

    « Avec un cœur anxieux nous avons suivi le bataillon Landwehr mais aujourd’hui avec beaucoup de joie et de fierté, nous le voyons rentrer victorieux ».   

    Les prisonniers de Châtillon retournèrent également à Hamm.  

    Entre-temps, les deux États avaient adopté des lois permettant l'acquisition de tombes de soldats planifiées par l’État.

    Mais comme les tombes individuelles s'étendaient souvent bien au-delà de la zone dans une paroisse ou même dans un cimetière, il devait y avoir cinq ans de décomposition des restes de tous ces différents morts.

    Quelques tombes individuelles furent exhumées et divisées en deux catégories, séparées par nationalité.

     Les tombes furent enterrées dans le cimetière communautaire respectif.

    La période de cinq ans  a expiré en 1876 et la réorganisation a commencé immédiatement dans toutes les régions de France et était souvent accompagnée de l'érection d'un monument.           

     Ce fut la même chose à Châtillon.

    "La surprise de Châtillon" ...vue du côté prussien !

    Pour séparer les tombes allemandes et françaises, le gouvernement  a acheté une grande zone de terrain.

    Avec l'exhumation, les pierres tombales temporaires ont également été enlevées  .

    Alors que les six guérilleros français avaient obtenu un obélisque richement décoré, la pierre commémorative des Allemands a été gardée un peu plus simple et couronnée d'un aigle prussien, aujourd'hui disparu.

     Les Français enterrés sont anonymes mais les noms des 54 Allemands sont répartis de part et d'autre de la base, gravés avec le grade et l'unité militaire. Les cinq soldats de Hammer Landwehrsont répertoriés avec eux.    

    "La surprise de Châtillon" ...vue du côté prussien !

    "La surprise de Châtillon" ...vue du côté prussien !

     Il existe, en tant que tombes uniques, deux autres tombes d'officiers,y compris la tombe du Major von Alvensleben.

    "La surprise de Châtillon" ...vue du côté prussien !

     Le quartier des deux obélisques dans le cimetière Saint-Jean de Châtillon sur Seine donne l'impression que les adversaires acharnés dans la mort se sont réconciliés .

    "La surprise de Châtillon" du 19 novembre 1870...vue du côté allemand, s'intitule "l'attaque de Châtillon" !

    Malheureusement, la réconciliation n'a pas duré longtemps.

    Les deux guerres mondiales ont attisé «l'hostilité héréditaire» entre les Allemands et les Français à nouveau de façon dramatique.

    Durant la Seconde Guerre mondiale  surtout, le centre de Châtillon a été détruit lors de deux raids aériens. 15 mai et le 15 juin 1940, l'armée de l'air allemande a bombardé la ville avant qu'elle ne soit occupée.

     Ce n'est qu'après de violents combats en septembre 1944 que la ville a été libérée.

    Espérons que l'amitié franco-allemande tant vantée et une Union européenne forte qui fonctionne depuis 75 ans, nous protégera pour toujours de nouvelles guerres.

     Remerciements:

     Une connexion a été établie via le blog internet de Christiane Talfumière à Châtillon, puis avec l’historien M. Dominique Masson.

    L'objectif est de préserver tout ce qui est historique, monumental, dans et autour de la ville. L'intérêt architectural et artistique doit être préservé et protégé.

    L’Association des Amis du Châtillonnais est très active et a, par exemple , récolté plus de 300 écrits historiques et les a édités.

    Trois brochures avec des informations détaillées sur l'événement  à Châtillon pendant la guerre de 1870/71 m’ont été envoyées par Christiane Talfumière. Ces documents et Leurs photos ont pu être utilisés pour ce texte.

    Une exposition sur les événements de guerre de 1870 était prévue à Châtillon sur Seine pour novembre 2020, mais elle a dû être reportée en raison de la crise sanitaire due au Covid 19 .

     Sources principales:

     Rapports dans "Westfälischer Anzeiger et Wochenblatt pour la ville et le quartier de Hamm".

     Rapports dans "Hellweger Anzeiger und Bote, liés à la circulaire officielle pour le District de Hamm ".

     De Georg Cardinal, Kgl. Prusse. Le colonel a pris sa retraite, la guerre à l'arrière

    Connexions des armées allemandes et du service de scène, partie 3, 1er volume, Berlin 1895. La 4e section commençant à la page 35 est intitulée: Sur la voie ferrée

    Ligne de scène avant leur restauration. L'entrée des troupes de scène au

    Route et voie ferrée Chaumont - Chatillon sur Seine. - L'attaque de Châtillon par un corps de patrouille français et les événements du 15 au 23 novembre, pages 35

    Les trois sources suivantes sous forme de brochure ont été obtenues auprès de l'Association des Amis duChâtillonnais ", mis à disposition notamment par Mme Christiane Talfumière:

     Diey, Michel, "Les Cahiers du Châtillonnais", 1870-1871, La Guerre oubliée dans le

    Chatillonnais ,, n ° 151, un total de 150 pages, plus un grand nombre d'annexes.

     Dormoy, P.A., Armée des Vosges, Souvenirs d'avant - Garde, Vol. II Châtillon, Paris 1887. Nouvellement publié dans la série "Les Cahiers du Châtillonnais" sous le titre: 19 novembre 1870: La Surprise de Châtillon, Association des Amis du Châtillonnais, Nr. 309, un total de 22 pages.

    Maître, M. Achille, Châtillon-sur-Seine, pendant la guerre de 1870-71, Souvenirs de M. Achille Maitre, Ancien Maire de Châtillon, Tours 1902.

    Cet article a été publié le 20 novembre 2020 dans le "Westfälische Heimatbl Blätter", un

    Supplément au "Westfälischer Anzeiger", publié en grande partie abrégé.

    1 Westfälischer Anzeiger, 23 juillet 1870

    2 Westfälischer Anzeiger, 20 septembre 1870. Rapport sur la mort du militaire Wilhelm Börger de Pelkum

    à Saargemünd. Le corps a été amené à Hamm par le beau-père de Börger.

    3 Westfälischer Anzeiger, 5 novembre 1870

    4 Westfälischer Anzeiger, 24 novembre 1870

    5 Contrairement aux premiers rapports, il n'y avait pas deux mais un seul escadron du 5e Reserve Hussar

    Regiments in Châtillon stationiert.

    6 Des béliers. L'arrivée du bataillon Unna et le déménagement dans les quartiers sont décrits ici à partir de la page 37.

    7 Les détails de l'attaque sont décrits dans plusieurs lettres postales qui ont été envoyées au 29 novembre 1870 à

    Westphalian Anzeiger ont été publiés. Dans le Hellweger Anzeiger et dans le Westfälische Zeitung

    il y avait des rapports similaires utilisant les lettres postales sur le terrain. Une question factuelle, très critique de Von Aries rend compte des événements

     Et pour les germanistes, voici l'article paru dans le journal de Hamm :

    Mais une question se pose :

    Que sont devenus les soldats français prisonniers emmenés par les Prussiens à Hamm ??

    Vous le saurez demain !

     


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  • L’histoire tragique de Louis Vigneron fusillé par les Prussiens en Décembre 1870,m’a fait me poser des questions sur ce qui se passait à Châtillon sur Seine à cette période..

    J’avoue que je ne connaissais pas les épisodes de cette « guerre oubliée » dans le Châtillonnais.

    Michel Diey a bien sûr éclairé ma lanterne !

    Il m’a donné à lire les « cahiers des Amis du Châtillonnais » consacrés à cette sombre et méconnue période…C’était passionnant !

    J’y ai appris que le fils de Garibaldi,Ricciotti (sur l’image d’Epinal,celui qui est à sa droite)avait déclenché avec ses Francs-Tireurs un épisode de terreur à Châtillon qui mit la ville à feu et à sang…

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  • Après la défaite de Sedan,les Prussiens occupaient toute notre région d’une façon assez pacifique lorsqu’une attaque surprise ,le 19 Novembre 1870,des Francs-tireurs de l’Armée des Vosges,conduite par Ricciotti Garibaldi (vouée d’ailleurs à l’échec,vu leur petit nombre) surprit l’ennemi .
    C'est ce que l'on appela "la surprise de Châtillon".

    Il y eut des morts des deux côtés…

    Les Francs-tireurs battirent en retraite, mais hélas Châtillon sur Seine dut alors subir de la part des « casques à pointes » une série de représailles sanglantes :meurtres, pillages,prises d’otages,réquisitions,humiliations de toutes sortes…

    Le Maire Achille Maître fut fait prisonnier et l’Etat Major Allemand exigea de la ville une amende énorme de UN MILLION de francs-or alors qu’elle n’y était pour rien !

    Le château de Monsieur Maître,celui qui avait été celui de Marmont,fut en partie brûlé par les Prussiens méchamment déchaînés…




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  • Les monuments...


    Il y eut bien sûr des morts du côté des Francs-tireurs menés par Ricciotti Garibaldi.

    On éleva un monument en leur souvenir,je suis allée le voir hier au cimetière Saint Jean.

    Ce monument fut construit 16 ans après les événements .

    Sur le monument on peut lire :

    A LA MÉMOIRE DES FRANCS-TIREURS MORTS EN COMBATTANT LE 19 NOVEMBRE 1870


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  • Les monuments...


    Les Prussiens furent aussi nombreux à périr ce 19 Novembre 1870…

    Ils furent 14 à perdre la vie.

    L’armée d’occupation Allemande éleva un monument dans une concession de 15 mètres sur laquelle on transporta les pierres tombales des soldats.

    La colonne fut surmontée d’un aigle.(il n'y est plus actuellement)

    Les monuments...

    Curieusement les deux monuments voisinent au cimetière Saint Jean…
    Les combattants de 1870 sont-ils réconciliés pour l’éternité ?

    Les monuments...

    Si vous voulez en savoir plus,je recommande les excellents cahiers du Châtillonnais sur cette époque troublée et méconnue :

    1870-1871 :La guerre oubliée dans le Châtillonnais par Michel diey N°151 (une mine !)

    Souvenirs de Monsieur Achille Maître ancien Maire de Châtillon sur Seine

    19 Novembre 1870 :La surprise de Châtillon (souvenirs d’un Franc-Tireur)

    Compléments fournis par Monsieur Jean-Paul Blanchard : 

     Le 19 novembre 1870 au combat de Châtillon sur Seine des prussiens ont été tués, 14 sont morts, et 2 autres, les jours suivants, des suites de leurs blessures

    Pour les prussiens, la ville était simplement une étape où ils laissaient leurs approvisionnements et surtout où ils avaient installé un hôpital de campagne dans lequel sont décédés environ 120 des leurs, de novembre 1870 à mars 1871. Une quarantaine (souvent des officiers supérieurs) furent exhumés à la fin de la guerre et rapatriés en Allemagne.

    En 1876 de part la loi du 4 avril 1873, sur ordre du gouvernement français, les 84 corps allemands qui restaient, furent regroupés dans une concession acheté par la France et un monument fut élevé par une souscription allemande (je ne connais pas la date)

    Une situation identique a été effectuée pour les 6 francs tireurs français tués le 19 novembre 1870


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  • L'Eglise de Vanvey

    La tragique histoire du Major Baron Richard von Alvensleben

    Richard von Alvensleben était issu d’une famille de militaires de haut rang.

    Au début de la guerre de 1870,il était chef d’Etat-major du Duc de Mecklembourg.

    Lors d’une explosion à Laon où il se trouvait avec le Duc,de nombreux soldats furent tués ou blessés,aussi bien Allemands que Français d’ailleurs.

    Le duc de Mecklembourg,lui-même blessé à la jambe,devint fou de rage et exigea qu’on lui livre 50 otages Français qu’il avait sans doute l’intention de faire passer par les armes.

    Richard von Alvensleben,très humain et plein de bon sens réussit à calmer le Duc et à éviter les représailles.

    Il poursuivit avec ses hommes la marche en avant de l’armée Allemande et se retrouva commandant de la place de Châtillon sur Seine.

    Lors de la fameuse attaque par les Francs-Tireurs de Ricciotti Garibaldi,le major sortit de son jardin à cheval ,comptant s’échapper par les champs.

    Mais à peine eut-il fait quelques pas qu’il tomba frappé en plein front par les balles .

    Sa famille sollicita de l’Empereur Guillaume 1er l’autorisation de ramener son corps en Allemagne.

    Celui-ci resta sourd à toute supplication considérant que Richard von Alvensleben n’aurait pas dû fuir devant l’ennemi….

    C'est pourquoi il repose donc à tout jamais au cimetière Saint Jean de Châtillon sur Seine où j’ai pu photographier sa tombe.

    (documentation Michel Diey,cahier du Châtillonnais N°151)

    Monsieur Jean Paul Blanchard me fournit des compléments intéressants :

     Les deux tombes individuelles allemandes sont

    Le major Richard von Alvensleben, né à Potsdam, qui appartenait au 5e régiment de Hussard 4e Brigade 2e division 4e corps d’armée

    Le lieutenant Erich Griepenkert appartenait au 73e régiment de Fusillier  25e brigade 13e division 7e corps d’armée 

    Toutes ces tombes sont classées « Tombes militaires »       


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  • Passant dernièrement sur le chemin qui mène au camping,mon attention fut attirée par un monument adossé au mur du cimetière Saint Vorles…

    Je crus tout d’abord que c’était une tombe…

    Non…je lus sur la croix que c’était un monument élevé en mémoire d’un homme fusillé par les Prussiens en 1870.

    Cet homme s’appelait Léon Vigneron.

    Qui était-il ? pourquoi fut-il fusillé ?

    A qui pouvais je poser la question ? à Michel Diey bien sûr,la mémoire du Châtillonnais !


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  • LAIGNES ET SA MÉDIATHÈQUE

    (carte postale représentant l'exécution de Léon Vigneron)


    Michel Diey,infatigable et extraordinaire mémoire de Châtillon sur Seine et du Châtillonnais me raconta l'histoire tragique de Léon Vigneron,la voici:

    Léon Vigneron était meunier à Marac en Haute-Marne.

    Il fut arrêté le 11 Décembre 1870 pour avoir tiré deux fois sur un chasseur Prussien.

    Il faut dire qu'à cette époque,après la défaite de Sedan, toute la région était occupée par les "casques à pointe" qui opéraient pillages,incendies,réquisitions..

    Léon Vigneron fut amené par les Prussiens à Châtillon sur Seine et enfermé dans la prison.

    Il fut condamné à être fusillé.On lui donna dix minutes pour écrire quelques lignes d'adieu à sa jeune épouse et pour se confier à un prêtre.

    Malgré les supplications des autorités de la ville qui demandaient sa grâce ,il subit son supplice à six heures et demie du matin,le 19 Décembre 1870,sur la promenade le long du cimetière Saint Vorles.

    C'est à cet endroit que s'élève le monument que j'ai vu l'autre jour.

    on peut y lire:

    A LÉON VIGNERON
    GARDE NATIONAL
    PRISONNIER A MARAC LE 11 DÉCEMBRE 1870
    FUSILLÉ ICI PAR LES PRUSSIENS
    IL EST MORT EN CHRÉTIEN ET POUR LA PATRIE
    QUE DIEU PRÉSERVE A JAMAIS LA FRANCE
    DE FRAPPER LE VAINCU DÉSARMÉ
    ET DE PUNIR LE PATRIOTISME COMME UN CRIME.

    Michel Diey m'apprit que son corps fut enterré au cimetière Saint Jean.J'irai cet après-midi repérer sa tombe et en faire une photo,si je la trouve !

    (PS:je ne l'ai pas trouvée,par contre j'ai vu deux monuments dont je parlerai dans un autre billet)


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