•  Avant le début de l'Assemblée Générale de la SAHC, un petit rappel , avec une photographie, de l'extraordinaire retour du "Petit Bacchus" qui avait été volé à la Société Archéologique en 1973 .

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    François Poillotte, Vice Président de la SAHC, Pierre Potherat le secrétaire et Jean-Luc Runfola le trésorier, ont salué les sociétaires venus nombreux.

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    Rapport d'activités pour 2021

    Pierre Potherat a présenté  le rapport d'activités de l'association qui s'est mise un peu en veilleuse durant les deux années de pandémie, mais certaines actions ont pu tout de même avoir lieu.

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    http://www.christaldesaintmarc.com/de-nouvelles-fouilles-au-pied-du-mont-lassois-ont-revele-l-existence-d-a208042888

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    Plusieurs conférences ont eu lieu depuis la reprise des activités de la SAHC :

    -Les évêques de Langres par François Poillotte

     http://www.christaldesaintmarc.com/la-conference-de-francois-poillotte-sur-les-eveques-de-langres-a-beauc-a211308364

    -Les rapports entre Cluny et Citeaux par Gérard Beureux

    http://www.christaldesaintmarc.com/les-rapports-entre-cluny-et-citeaux-au-xiieme-siecle-une-conference-de-a212098997

    -La forêt bourguignonne au Moyen Âge par Corinne Beck.

    http://www.christaldesaintmarc.com/la-foret-bourguignonne-a-la-fin-du-moyen-age-une-conference-de-corinne-a212309563

    Le rapport d'activités a été approuvé à l'unanimité

     Rapport financier

    Il a été présenté par Jean-Luc Runfola.

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    Messieurs Gueneau et Trouvé , commissaires aux comptes ont approuvé le rapport financier et ont félicité le trésorier pour son travail. En l'absence de monsieur Gueneau, c'est Jacques Trouvé qui l'a présenté  à l'assemblée.

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    Le rapport financier a été approuvé à l'unanimité

    Madame Yolaine de Courson, Députée du Nord Côte d'Or a découvert la Société Archéologique avec beaucoup d'intérêt.

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    Valérie Bouchard, Conseillère Départementale a félicité l'association pour son travail et ses perspectives futures.

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    Le Vice-Président, François Poillotte a ensuite présenté le rapport moral de la SAHC.

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    Sorties, visites

    Des visites sont prévues en 2022 :

    -Une sortie au musée de Dijon puis aux Archives Départementales.

    -Une visite de la grange cistercienne de Beaumont qui faisait partie de l'abbaye de Clairvaux.

    Perspectives pour l'an prochain

    -En 2023, le conseil d'administration prépare un colloque sur la Forêt sous tous ses aspects,  qui durera deux jours.

    8 ou 10 conférenciers ont déjà donné leur accord, dont madame Beck venue donner dernièrement une conférence sur la forêt au Moyen-Âge.

    -Une conférence sur les empoisonnements avec les champignons pourra avoir lieu à Châtillon

    Objets archéologiques, propriétés de la SAHC

    La SAHC est propriétaire de très nombreux objets archéologiques exposés au Musée du Pays Châtillonnais, dont le "Petit Bacchus".

    Un recensement sera fait avec madame Monnet Conservatrice, puis un acte notarié de transfert de propriété  permettra au musée d'en être propriétaire de façon absolue.

    Les associations sont mortelles.... que deviendraient ces collections si la SAHC disparaissait ?

    Elections

    Quatre membres du Conseil d'Administration voient cette année leur mandat arriver à échéance , ce sont Babette Lamelin, François Poillotte, Pierre Potherat et Jean-Luc Runfola. Ils se représentent et sont réélus à l'unanimité

    Pour compléter le Conseil d'Administration,  cinq candidats se présentent : Catherine Jouanneteau, Christiane Talfumière, Christian Carli, Jean Verniquet et Robert Fries

    Ils ont été élus à l'unanimité.

    Robert Fries , nouvel élu, représente les Amis du Musée du Pays Châtillonnais(AMPC)

    Jean-luc Runfola a été élu au CA de l'AMPC à la dernière assemblée générale.

    Ces deux élus permettent de rapprocher la SAHC et l'AMPC.

    Un voyage en commun est d'ailleurs prévu pour aller visiter les centres hallstattiens d'Allemagne, prochainement.

    Les étangs des Marots

    La Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC) a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    La dernière partie de l'assemblée Générale de la SAHC a été consacrée à l'asséchement scandaleux des étangs des Marots.

    Un plaidoyer a vu le jour :

    http://www.christaldesaintmarc.com/plaidoyer-en-faveur-des-etangs-des-marots-a212170109

    Un compte-rendu de la réunion du mercredi30 mars a eu lieu par Pierre Potherat.

    http://www.christaldesaintmarc.com/les-etangs-des-marots-et-leur-devenir-ont-ete-le-sujet-d-une-reunion-i-a212341571

    Le combat va continuer de plus belle, cette fois les trois associations  qui ont lancé le combat (SAHC, la Société Mycologique du Châtillonnais et l'ARPOHC) seront rejointes par toutes les associations du Châtillonnais.

    Le rapport d'activités  à venir a été approuvé à l'unanimité

    Repas de la SAHC

    Un repas amical pour les sociétaires désireux de passer un agréable moment, a eu lieu à l'Hôtel de la Côte d'Or de Châtillon sur Seine.

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    Un délicieux repas nous y attendait .

    Une salade paysanne :

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    Un gigot d'agneau aux petits légumes et gratin dauphinois :

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    Des fromages variés :

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022

    Un baba au rhum :

    La Société Archéologique et Historique a tenu son Assemblée Générale  en 2022


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  • "La forêt Bourguignonne au Moye-Âge", une conférence de Corinne Beck pour la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    François Poillotte, Vice-Président de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais a présenté Corinne Beck, conférencière venue présenter un très intéressant exposé sur la forêt bourguignonne au temps des Ducs de Bourgogne.

    "La forêt Bourguignonne à la fin du Moyen-Âge", une conférence de Corinne Beck pour la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Corinne Beck est Professeure émérite d’histoire et d’archéologie médiévales, Co-présidente du conseil scientifique du Parc naturel régional du Morvan,  membre de l’équipe « archéologies environnementales » (Paris-Nanterre) et membre fondateur du Réseau universitaire des chercheurs en histoire de l’environnement.

     

    "La forêt Bourguignonne à la fin du Moyen-Âge", une conférence de Corinne Beck pour la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Madame Beck a présenté une passionnante conférence sur la forêt bourguignonne au temps des ducs capétiens de Bourgogne.

    Trois grands domaines ducaux forestiers existaient alors en Bourgogne :

    Dans le Châtillonnais celui  de Villiers-Maisey, le plus vaste, qui comptait à l'époque 19 633 arpents, soit 10 026 hectares.

    Dans le Dijonnais celui d'Argilly et dans l'Autunois celui de La Planoise

    Corinne Beck s'est appuyée, pour faire ses recherches sur les manuscrits de l'Office Ducal des Eaux et Forêts , une administration nombreuse  qui montre l'importance accordée par les Ducs à leur domaine forestier.

    "La forêt Bourguignonne à la fin du Moyen-Âge", une conférence de Corinne Beck pour la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Nous avons appris que la gestion de la forêt ducale se nommait  la "gruerie", ancienne juridiction féodale où les officiers forestiers jugeaient les délits.

    Les "gruyers" étaient les officiers seigneuriaux des eaux et forêts, chargés de juger en première instance les délits commis dans les bois ou sur les rivières dont ils avaient la garde.

    Les gruyers devaient rendre des comptes précis annuels devant la Chambre des Comptes de Dijon.

    Ils étaient respectés et ils restaient en place toute leur vie, pour certains pour  près de 30 ans...

    Les forêts de cette époque étaient peuplées surtout de chênes et de hêtres, mais aussi de nombreuses autres espèces  mêlées : charme, tremble, érable, noisetier etc.....

    Il n'y avait aucun résineux.

    Deux modes d'exploitation existaient :

    Celle de la "Haulte Futaye" à longue révolution (plus de 40 ans), et celle des "Bois revenans ou revestuz"  qui étaient des taillis exploités  en coupes ordinaires de moins de 10 ans.

    "La forêt Bourguignonne à la fin du Moyen-Âge", une conférence de Corinne Beck pour la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Les coupes dans les futaies se faisaient par "pied d'arbre", les arbres étant abattus après le marquage par l'arpenteur ducal avec un marteau aux armes du Duc.

    Ce marteau était si précieux, nous dit Corinne Beck qu'on le rangeait dans une sorte de coffre-fort à trois serrures différentes, pour éviter son vol !

    Dans les taillis , on coupait les essences diverses pour le chauffage, la fabrication du charbon de bois, la confection de pieux, d'objets d'artisanat etc....

    On imagine que la forêt ducale au Moyen-Âge servait surtout à la chasse des nobles ducs... on est donc surpris quand madame Beck nous révèle que la forêt était un lieu d'élevage.

    En effet à cette époque les prairies étant insuffisantes, on allait en forêt ramasser des feuilles, des glands, des faînes, on emmenait les porcs faire la "vive pasture", appelée aussi "paisson" entre septembre et novembre.

    "La forêt Bourguignonne à la fin du Moyen-Âge", une conférence de Corinne Beck pour la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Il existait aussi la "vaisne pâture"  le reste de l'année, cette fois c'étaient des bovins, des ovins et des équins que l'on conduisait dans la forêt.

    Un livre de la conférencière en témoigne :

    "La forêt Bourguignonne à la fin du Moyen-Âge", une conférence de Corinne Beck pour la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

     Évidemment, les Ducs de Bourgogne considéraient surtout la forêt comme le lieu de leur chasse  aux cerfs, sangliers et chevreuils.

    "La forêt Bourguignonne à la fin du Moyen-Âge", une conférence de Corinne Beck pour la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    La conférencière nous révèle qu'existait, à Aisey, un parc  peuplé de daims. Ces animaux étaient uniquement destinés à être remis en cadeaux aux invités des Ducs de Bourgogne.

    "La forêt Bourguignonne à la fin du Moyen-Âge", une conférence de Corinne Beck pour la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Mais dans la forêt ducale il y avait des nuisibles !

    C'était le cas du loup, mais aussi du lynx et des rapaces (autres que ceux que l'on utilisait pour la "chasse au poing", ou fauconnerie)

    Le loup était chassé de différentes façons , par exemple avec le "hausse-pied" :

    "La forêt Bourguignonne à la fin du Moyen-Âge", une conférence de Corinne Beck pour la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    On le piégeait aussi par des rets ou panneaux, on mettait des aiguilles à l'intérieur de charognes pour qu'ils les avalent et en meurent, on utilisait aussi  des sortes de labyrinthes où on attirait l'animal en y versant du sang qui le conduisait vers une proie :

    "La forêt Bourguignonne à la fin du Moyen-Âge", une conférence de Corinne Beck pour la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    La forêt ducale était bien sûr source de conflits entre les Ducs et les villageois, ceux ci faisant des coupes illicites, des déprédations etc....

    .Les peines prononcées contre les accusés étaient très lourdes.

    Et puis il y avait aussi....le braconnage !

    "La forêt Bourguignonne à la fin du Moyen-Âge", une conférence de Corinne Beck pour la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Sur l'image ci-dessus, le braconnier tient son chien en laisse mais quelquefois ce n'était pas le cas ! Corinne Beck nous cite le cas d'un frère convers de l'abbaye de Châtillon  qui fut trouvé "menant chien à brandon "(détaché), il fut condamné à une amende de 3 francs (ce qui était énorme à l'époque)

    Le braconnage était souvent organisé pour fournir des restaurants, des particuliers...

    Mais le ramassage d'animal d'épave était lui aussi condamné.

    "La forêt Bourguignonne à la fin du Moyen-Âge", une conférence de Corinne Beck pour la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

     Madame Beck conclut sa conférence ainsi :

     Les forêts bourguignonnes des Ducs avaient un très fort potentiel des ressources

    Elles étaient gérées avec une exploitation maximale et multifonctionnelle

    Les forêts ducales étaient un milieu essentiel pour l'économie paysanne

    Mais la gestion ducale s'inscrivit peu à peu  et toujours plus dans une économie de marché.

    Beaucoup d'applaudissements saluèrent la conférencière, son exposé fut passionnant et très riche d'enseignements, merci à elle !

    Corinne Beck avait apporté différents ouvrages sur le sujet de la conférence, les voici :

    "La forêt Bourguignonne à la fin du Moyen-Âge", une conférence de Corinne Beck pour la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    "La forêt Bourguignonne à la fin du Moyen-Âge", une conférence de Corinne Beck pour la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    "La forêt Bourguignonne à la fin du Moyen-Âge", une conférence de Corinne Beck pour la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

     Nota Bene :

    -Madame Beck s'est servie pour illustrer son exposé de gravures du "livre de la chasse" de Gaston Phébus et de celles d'autres manuscrits, je les ai donc utilisées moi aussi.

    -Vous avez dû remarquer, qu'à côté de la conférencière, on pouvait admirer un costume d'apparat magnifique.

    C'était celui de l'aïeul de Joël de Pougnadoresse, Pierre Botot de Saint Sauveur, qui était  Conseiller, garde du roi, garde-marteau en la maîtrise particulière des Eaux et Forêts de Châtillon sur Seine. 

    Je consacrerai bientôt un article à ce vêtement de toute beauté conservé précieusement par la famille Sorbier de Pougnadoresse jusqu'à nos jours.

    Il ne manque , hélas, que le chapeau, nous confie monsieur de Pougnadoresse  qui pense que ce devait être un bicorne.


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  • Forêts bourguignonnes, une conférence de    pour la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Société Mycologique du Châtillonnais

     La forêt bourguignonne à la fin du Moyen Âge

     Parce qu'elle a laissé un très riche fonds d'archives, l'exploitation des forêts ducales bourguignonnes est particulièrement bien connue pour les derniers siècles du Moyen Âge.

    L'étude des comptes de la gruerie ( les eaux et forêts médiévales) permet d'éclairer la manière dont la société médiévale bourguignonne, en fonction de ses capacités techniques, a exploité, géré  les milieux forestiers afin de répondre à ses multiples besoins et activités: des forêts multifonctionnelles dont l'exploitation est maximale au milieu du XIVe siècle, l'évolution tend vers une rationalisation de  la gestion en vue de rentabiliser ces ressources ( de "nourricières", les  forêts deviennent de plus en plus "marchandes").

    Il s'agit aussi d'assurer une production durable.

    Emergent alors au XVe siècle des mesures conservatoires qui serviront de base, plus tard à Colbert pour l'élaboration de la Grande Réformation de 1669.

     Conférence

     de

    Corinne Beck

     

    Professeure émérite d’histoire et d’archéologie médiévales

    Co-présidente du conseil scientifique du Parc naturel régional du Morvan

    membre de l’équipe « archéologies environnementales » (Paris-Nanterre)

    membre fondateur du Réseau universitaire des chercheurs en histoire de l’environnement

     Corinne Beck, médiéviste de haut niveau, a une bonne connaissance de la forêt de Châtillon et notamment de l'histoire de ses étangs pour lesquels nous nous battons aujourd'hui.

    Samedi 26 mars 2022 à 15 heures,

    Salle des conférences - Mairie de Châtillon-sur-Seine

     Entrée gratuite

     

     


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  • Cluny Citeaux

      François Poillotte, Président de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC) a présenté au public venu nombreux , Gérard Beureux, Président de l'association "Renaissance de l'Abbaye de Clairvaux".

    "Les rapports entre Cluny et  Citeaux au XIIème siècle", une conférence de Gérard Beureux pour la SAHC

    "Les rapports entre Cluny et  Citeaux au XIIème siècle", une conférence de Gérard Beureux pour la SAHC

    La conférence de Gérard Beureux a présenté ce qui a semblé opposer au XIIème siècle les monachismes clunisien et cistercien, car les premiers abbés de Cîteaux, puis saint Bernard lui-même, n'avaient pas les mêmes convictions que Pierre le Vénérable, abbé de Cluny.

    "Les rapports entre Cluny et  Citeaux au XIIème siècle", une conférence de Gérard Beureux pour la SAHC

    Gérard Beureux a, tout d'abord, présenté la règle de saint Benoît qui inspira le monachisme occidental.

    Cette règle équilibre la vie spirituelle : prière, ascèse, chasteté, pauvreté, culture intellectuelle et travail manuel.

    Cette règle fut adaptée par Benoît d'Aniane (qui fut moine à l'abbaye de Saint-Seine entre Châtillon et Dijon) et acceptée en 817 à Aix la Chapelle.

    "Les rapports entre Cluny et  Citeaux au XIIème siècle", une conférence de Gérard Beureux pour la SAHC

     Les abbayes de Citeaux et de Cluny n'appliquèrent pas cette règle de la même façon, c'est ce qui alimenta une controverse entre les clunysiens et les cisterciens.

    Gérard Beureux a présenté tout d'abord l'abbaye de Citeaux qui fut fondée par Robert de Molesme.

    L'abbaye de Citeaux

    Robert, né à Troyes fut abbé à Montier-la- Celle, puis à Tonnerre. Il avait une vision critique des monachismes et désirait appliquer la règle de saint Benoît dans toute son austérité.

    Il obtint du pape  l'autorisation de  créer en 1075, une abbaye à Molesme dans le but d'appliquer la stricte règle de saint Benoît.

    Mais peu à peu, les dons des puissants affluèrent à l'abbaye, les donateurs devinrent trop présents, demandant des prières , ces dernières occupant la totalité du temps.

    Robert désirant revenir à la règle initiale se retira en ermite quelque temps  dans la forêt de Collan, où il rencontra Albéric

    Il décida de créer une autre abbaye dans la plaine dijonnaise, dans un lieu appelé "cistelles", une abbaye qui appliquerait la stricte règle de saint Benoît et serait dédiée à Notre-Dame.

    Cette abbaye, créée par Robert de Molesme et 30 de ses compagnons en 1098, se nomma l'abbaye de Citeaux, son ordre strict devint "cistercien".

    Les moines de Molesme, privés de leur Abbé, se plaignirent au Pape et ce dernier obligea Robert à revenir à Molesme.

    Cette statue photographiée dans l'église sainte Madeleine de Troyes montre Robert et les deux abbayes qu'il a créées  : Molesme et Citeaux :

    "Les rapports entre Cluny et  Citeaux au XIIème siècle", une conférence de Gérard Beureux pour la SAHC

    Robert, contraint de revenir à Molesme, céda sa place d'abbé à Albéric.

    Peu de temps après, Bernard de Fontaine, parti de Châtillon avec trente  compagnons, arriva à Citeaux, et ainsi l'effectif des moines fut triplé.

    Il fallut donc créer d'autres abbayes cisterciennes qui seront les premières "filles" de Citeaux. 

    Ce seront  : La Ferté (1113), Pontigny (1114) , Clairvaux (1115) et Morimond (1115)

    Afin de retrouver dans toutes les fondations la même interprétation de la règle bénédictine du VIe siècle, Étienne Harding, troisième  abbé et successeur d'Albéric, en collaboration avec les quatre abbés des premières filles et ses moines, rédigea le texte constitutionnel fondamental de l’Ordre de Cîteaux, la Carta Caritatis, la Charte de charité.

    Les trois premiers abbés de Citeaux , Robert Albéric et Etienne Harding :

    "Les rapports entre Cluny et  Citeaux au XIIème siècle", une conférence de Gérard Beureux pour la SAHC

    La Carta Caritaris  établit un lien de charité et d'entraide entre chaque maison et inclut diverses mesures d'observance.

    L'abbaye de Clairvaux fut fondée par Bernard de Fontaine, qui y appliqua la stricte règle de saint Benoît et la Charte de Charité.

    "Les rapports entre Cluny et  Citeaux au XIIème siècle", une conférence de Gérard Beureux pour la SAHC

    Gérard Beureux a évoqué ensuite l'abbaye de Cluny.

    L'abbaye de Cluny

    L'abbaye de Cluny fut fondée par le Comte de Macon, Guillaume 1er duc d'Aquitaine et comte d'Auvergne. Elle fut placée sous l'autorité du Pape.

    L'abbaye fut créée en 910  par Bernon, un abbé venant de Baume les Messieurs.

    Guillaume 1er permit à l'abbé d'être choisi par les moines et mit l'abbaye sous la protection du pape , Serge III à l'époque.

    De ce fait Cluny devint une abbaye "immunitaire" c'est à dire non dépendante de l'évêque et des seigneurs de la région.

    L'abbaye de Cluny connut des constructions successives, la première par Bernon en 610, la seconde par Maïeul de Cluny en 1035-1040, la troisième par Hugues de Semur (en Brionnais) en 1080. Elle fut achevée en 1220.

    "Les rapports entre Cluny et  Citeaux au XIIème siècle", une conférence de Gérard Beureux pour la SAHC

    (Hugues de Semur)

    Gérard Beureux nous a révélé que l'abbaye de Cluny était à cette époque le plus grand édifice religieux d'occident . Elle le resta jusqu'à la construction de la basilique saint-Pierre de Rome.

    "Les rapports entre Cluny et  Citeaux au XIIème siècle", une conférence de Gérard Beureux pour la SAHC

    L'abbatiat de Pons de Melgueil fut marqué par des crises internes : il démissionna, mais tenta de revenir après de nombreuses péripéties à Cluny, Finalement le pape le fit emprisonner.

    Son successeur Hugues II mourut rapidement et fut remplacé par Pierre de Montboissier que l'on appela Pierre le Vénérable.

    "Les rapports entre Cluny et  Citeaux au XIIème siècle", une conférence de Gérard Beureux pour la SAHC

    C'est sous cet abbatiat qu'éclata une controverse entre Bernard de Clairvaux et Pierre le Vénérable.

    La controverse :

    Bernard, abbé de Clairvaux, fut très contrarié lorsqu'un de ses cousins qui était moine dans son abbaye, la délaissa pour se faire moine à Cluny, débauché par Matthieu d'Albano * (cardinal qui avait été l'artisan de la déchéance de Pons de Mergueil)

    Très fâché, Bernard écrivit une lettre à son cousin Robert où il accumulait les récriminations sur l'abbaye de Cluny.

    Cette lettre fut écrite sous une pluie battante...mais miraculeusement ne fut pas mouillée. On l'appela "la lettre sous la pluie".

    La lire en cliquant sur ce lien :

     http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/it/ebp.htm

    Cette lettre n'obtenant pas de réponse, Guillaume de Saint-Thierry conseilla à Bernard de Clairvaux d' (vulgairement parlant ) "en remettre une couche".

    Bernard rédigea alors une seconde lettre en latin, nommée "Apologie à Guillaume de Saint-Thierry, " où il dénonça par exemple les murs couverts d'or de l'abbaye de Cluny, la somptuosité des vêtements, l'abondance des repas etc......

    Pour lui, l'abbaye de Cluny n'appliquait pas totalement la règle de saint Benoît qui, rappelons-le, oblige les moines à la pauvreté et à l'ascèse.

    A lire en cliquant sur ce lien  (chapitre VIII  particulièrement)

    https://fr.wikisource.org/wiki/Apologie_%C3%A0_Guillaume_de_Saint-Thierry

    Pierre le Vénérable défendit la modernité , il prétendit qu'il fallait faire évoluer le monachisme.

    Il faut se souvenir, nous dit Gérard Beureux, que l'abbaye de Cluny était une abbaye "immunitaire",  l'évêque et les seigneurs n'avaient aucun droit sur elle, seulement le pape, ce qui laissait aux moines une certaine liberté, et l'abbaye pouvait s'enrichir à loisir.

    Pierre le Vénérable, au grand dam de Bernard de Clairvaux, avait déjà fait un petit scandale en accueillant à Cluny  Abélard qui s'était opposé violemment à Bernard de Clairvaux au concile de Sens.

    Heureusement le conflit s'apaisa...chacun fit preuve d'humilité.

    Mais curieusement, après la mort de Bernard, les moines de Clairvaux s'enrichirent...comme ceux de Cluny !!

    En 1708, grâce à un patrimoine considérable, l'abbé de Clairvaux construisit de nouveaux bâtiments dans un style somptueux qui n'avait  plus rien à voir avec l'austérité des origines....

    Gérard Beureux fut très applaudi pour cette conférence extrêmement enrichissante.

    Il répondit ensuite à quelques questions concernant, par exemple l'ordre des "Trappistes" qui observent toujours la "Stricte Observance"

    "Les rapports entre Cluny et  Citeaux au XIIème siècle", une conférence de Gérard Beureux pour la SAHC

    *Matthieu d'Albano (✝1134) fut un moine bénédictin, cardinal et légat pontifical. Il représenta notamment le pape au concile de Troyes de 1129, au cours duquel fut officiellement reconnu l'Ordre du Temple que soutenait Bernard de Clairvaux.

    Gérard Beureux était venu en  2013 , sous les auspices de l'Association Culturelle Châtillonnaise, présenter une très belle conférence sur les fondateurs de l'ordre Cistercien, de Robert de Molesme à Bernard de Clairvaux, à consulter ici :

    http://www.christaldesaintmarc.com/les-fondateurs-cisterciens-de-robert-de-molesme-a-bernard-de-clairvaux-a104663250


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  • Une conférence de François Poillotte sur les évêques de Langres

    Société Archéologique et Historique du Châtillonnai

     

    La conférence de François Poillotte sur les évêques de Langres,  a beaucoup intéressé les amateurs d'Histoire locale....

    La salle des conférences du Musée du Pays Châtillonnais était pleine à craquer pour écouter François Poillotte évoquer plusieurs grandes figures de l'évêché de Langres, dont certains membres eurent un lien important avec notre Châtillonnais.

    François Poillotte a eu l'extrême générosité de me confier le texte de sa conférence et m'a permis de le publier, merci à lui !

    Les évêques de Langres de la fin du XIème siècle au début du XIIIème siècle et leur implication dans le Châtillonnais.

    Le diocèse de Langres aux XIè, XIIè et au début du XIIIème siècles

    Le diocèse de Langres n’est plus aujourd’hui ce qu’il a été autrefois.

    Au Moyen Âge, il était l’un des plus importants et des plus puissants du royaume de France.

    Le siège épiscopal était presque toujours réservé à des grands féodaux régionaux, comme Robert 1er de Bourgogne, frère des ducs de Bourgogne capétiens, Hugues 1er et Eudes 1er  (XIè-XIIè s.).

    Les évêques de Langres devinrent à la fin du XIIème siècle, pairs de France, rare privilège qui leur permettait d’assister au couronnement des rois de France.

    Les prélats qui se succédèrent à la tête du diocèse de la fin du XIè s. au début du XIIIè s. furent très impliqués dans la mise en place de la réforme grégorienne, du nom de son principal artisan, le pape Grégoire VII (1073-1085).

    Si cette réforme concernait principalement le clergé séculier, le clergé régulier emboita le pas par un retour à plus de rigueur dans la vie monastique.

    Ce renouveau monastique se traduira localement par la naissance durant cette période de monastères  dont les évêques de Langres furent les grands bienfaiteurs (Molesme, Chartreuse de Lugny,  N.D de Châtillon, Val-des-Choux…)

     

    La conférence de François Poillotte sur les évêques de Langres,  a beaucoup intéressé les amateurs d'Histoire locale....

    Le diocèse de Langres aux XIè, XIIè et au début du XIIIème siècles

    Ce diocèse créé au IVème siècle, était l’un des plus importants et des plus puissants du royaume de France

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    Au Moyen Âge, il s’étendait au département actuel de la Haute Marne,sur une grande partie de la Côte d’Or, sur une partie sud de l’Aube et la partie est de l’Yonne. Il sera divisé en 1731, en vue de la création du diocèse de Dijon.

    Six archidiaconés se partageaient a cette époque ce vaste territoire

    1) le Langrois ou Grand archidiaconé

    2) le Dijonnais

    3) leTonnerrois

    4) le Barrois

    5) le Lassois

    6) le Bassigny.

    Ces archidiaconés étaient eux eux-mêmes divisés en doyennés.

    L’archidiaconé du Lassois comprenait le doyenné de Bar-sur-Seine et celui de Châtillon-sur-Seine.

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    Jusqu’en 1163 l’archidiaconé du Lassois n’était qu’un doyenné, le doyenné du Laçois ou Lassois, qui fut démembré, en deux doyennés, celui de Bar-sur-Seine et celui de Châtillon.

    En 1162, dans une charte constatant la cession au profit de l’abbaye de Clairvaux, par plusieurs curés, de dîmes qu’ils percevaient, on voit encore paraître Hugues de La Chaume, doyen du Lassois, qui portera le titre, dans une autre charte de 1163 de doyen de Châtillon.

    Les deux doyennés issus de cette division subsisteront jusqu’à la fin de l’Ancien Régime

    Au XIIè siècle, le diocèse de Langres devint un duché pairie, ses évêques étant à la fois ducs et pairs de France.

    La pairie leur a été attribuée par le roi de France  Louis VII dit le Jeune (roi de 1137 à 1180).

    Rappelons que la paierie était composée des grands officiers, vassaux directs du roi.

    Cet office leur permettait d’assister au sacre des rois d France.

    Le titre de duc leur a été attribué par Philippe Auguste.

    Le duc de Bourgogne, Hugues III fera donation à son oncle, l’ évêque de Langres, Gauthier de Bourgogne, du comté de Langres.

    Au XIIème siècle, l’évêque devait être élu par « le peuple et le clergé » conformément au droit canonique.

    Mais en réalité et dans la pratique, le collège électoral était beaucoup plus restreint et se limitait souvent au seul chapitre cathédral.

    Le chapitre cathédral était une puissance avec laquelle il fallait compter à cette époque.

    Il disposait d’un patrimoine propre, indépendant de celui de l’évêque.

    Ces biens étaient répartis et possédés en propre par chacun des chanoines.

    Le nombre de chanoines composant le chapitre cathédral a varié au cours des siècles.

    En 1281 ils étaient 48.

    Le doyen occupait la première place dans l’ordre hiérarchique, le trésorier, la seconde.

    L’archidiacre de Langres ou grand archidiacre occupait la troisième place.

    Les évêques que nous allons étudier maintenant, ont exercé leurs fonctions durant la réforme grégorienne, du nom de son principal artisan, le pape Grégoire VII,  qui s’étend de la seconde moitié du XIème siècle et dont on peut situer la fin avec la naissance des ordres mendiants (notamment Franciscains en 1209 et dominicains en 1215)  dans le premier quart du XIIIème siècle.

    Cette période verra la naissance de nombreux ordres monastiques.

    Sur les douze évêques que nous verrons, neuf d’entre eux proviennent du clergé séculier dont huit sont issus du chapitre cathédral de Langres et un de celui de Châlons (en Champagne).

    Les trois restants proviennent du clergé régulier.

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     Reynard de Bar-sur-Seine, de son vrai nom Hugues Renaud de Bar-sur-Seine, était le fils de Milon III, comte de Tonnerre et d’Azeka, comtesse de Bar-sur-Seine. Lorsqu’il hérita des comtés de Tonnerre et de Bar-sur-Seine, il était déjà clerc et chanoine du chapitre cathédral de Langres et il devint grand archidiacre. Il délaissa le comte de Bar à sa sœur.

    En 1065, il succédera à la tête de l’évêché de Langres, à son cousin, Harduin de Tonnerre qui venait de décéder.

    Il fut l’un des premiers bienfaiteurs de l’abbaye bénédictine de Molesme qui venait d’être fondée, le 4ème dimanche de l’avent de l’année 1075 (20 décembre 1075), sur un coteau boisé donné par Hugues de Maligny et les membres de sa famille.

    Il n’a pas eu, quelques années plus tôt la même bienveillance à l’égard de l’abbaye bénédictine de Pothières, fondée en 863. Cette abbaye bénéficiait de l’exemption, c’est-à-dire qu’elle relevait directement de l’autorité du Saint Siège et non de celle de l’ordinaire diocésain. Raynard cherchera à lutter contre cette situation et essaiera à plusieurs reprises de la soumettre à son autorité, sans succès. En 1069, il s’emparera par la force de l’abbaye de Pothières, la pillera et l’incendiera.  Pour ces exactions, le pape Alexandre II, prononcera l’anathème contre le prélat. Il sera relevé de cette sanction, à la suite de l’intervention d’Humbert, abbé de Pothières.

    C’est sur la terre de Sèche-Fontaine, donnée en 1081, par l’évêque Reynard et Jean de Ligny-le-Chatel à l’abbaye de Molesme, que s’installera saint Bruno, fondateur de l’ordre des chartreux, avant de rejoindre la Grande Chartreuse dans les Alpes en 1083 ou 1084.

    En 1084, Reynard, soucieux de pourvoir à la dotation de Molesme, encore insuffisante, autorisa solennellement ses clercs et ses vassaux à se dépouiller de leurs églises et des fiefs qu’ils tenaient de lui.

    Reynard de Bar est décédé le 3 ou le 5 Avril 1085. Son successeur sur le siège épiscopal de Langres sera Robert 1er de Bourgogne.

    Molesme...

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    et son abbaye :

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    Plan de l'abbaye de Pothières :

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    Robert était le frère des ducs d Bourgogne Hugues 1er, qui délaissa le duché pour se retirer comme moine à l’abbaye de Cluny en 1079 dont il devint le prieur, et de Eudes 1er, mort à Tarce, en Cilicie, en 1103.

    Il deviendra grand archidiacre avant d’accéder au siège épiscopal de Langres en 1085.

    Il fut comme son prédécesseur, un bienfaiteur  de Molesme. Son affection pour cette abbaye fut telle qu’il demandera à y âtre inhumé.

    C’est Guy de Chatel-Censoir, successeur de saint-Robert, comme abbé de Molesme, qui remettra l’habit de saint Benoît à l’évêque Robert, lors de son agonie à l’automne 1111, au château de Châtillon où se trouvait le prélat. 

    Cette prise d’habit in extremis eut lieu en présence des principaux abbés du diocèse.

    A son décès, le 19 octobre, il sera inhumé dans la salle du chapitre de l’abbaye de Molesme.

    A l’occasion de ses obsèques, sa sœur Béatrix, épouse de Guy III de Vignory, fit aumône à Molesme, des églises de Saint Marcel du Mont Lassois et de Saint-Didier de Montliot.

     Son sceau :

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     (et non de Briançon comme on peut le lire dans certains articles historiques)

    Joceran appartenait à la famille Gros de Brancion, qui fut bienfaitrice de l’abbaye de La Ferte, première fille de Cîteaux, fondee en 1113.

    Ce petit village médiéval est situé en Saône et Loire, entre Tournus et Charolles.

    Joceran de Brancion n’apparait comme évêque que deux ans après le décès de son prédécesseur.

    Il était antérieurement archidiacre de Langres et on suppose que son élection sur le siège épiscopal a été différée à la suite d’une opposition du chapitre cathédral.

    Il aurait été désigné comme évêque par son prédécesseur, et cette désignation aurait déplu aux chanoines, comme portant atteinte à leurs droits.

    C’est sous son épiscopat qu’ont été fondées les quatre premières filles de Cîteaux dont deux relevaient de son diocèse, Les abbayes de La Ferté, en Saône-et-Loire actuelle (Diocèse de Chalon), en 1113, Pontigny dans celui de l’Yonne, (Diocèse d’Auxerre) en 1114, Clairvaux dans celui de l’Aube, en 1115 et Morimond  en Haute Marne, la même année (tous deux dans le diocèse de Langres.

    C’est également sous son épiscopat que naquit l’abbaye de Fonfenay, en 1119.

    C’est devant Joceran de Brancion, évêque de Langres, Hugues II, duc de Bourgogne et Miles II, comte de Bar-sur-Seine que comparaîtront à Châtillon-sur-Seine, en 1125, Guy de Chatel-Censoir abbé de Molesme et Miles de Frolois, connétable de Bourgogne pour un litige existant entre eux.

    A l’occasion de ce plaid, le connétable renoncera à ses prétentions sur la seigneurie de Collan, aliénée depuis plus de 30 ans au profit de l’abbaye de Molesme.

    Il démissionne en 1125 et se retire parmi les chanoines réguliers de Saint-Etienne de Dijon, où il meurt le 17 avril 1126 (ou le 16 août pour certains historiens).

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    Celui que saint Bernard appelait son oncle fut évêque de Langres de 1125 à 1136

    Selon le chanoine Maurice Chaume, Vilain était un frère utérin de Tescelin et donc le propre oncle paternel de l’abbé de Clairvaux.

    Sa mère aurait donc été Eve de Grancey dite aussi Eve de Châtillon, veuve en premières noces de Tescelin le Roux et épouse en secondes noces de Foulques d’Aigremont; seigneur de Serqueux.

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    Pour d’autres, Vilain serait issu d’un précédent mariage de Foulques d’Aigremont et sa parenté ne serait que le résultat de l’alliance ultérieure de ce dernier avec Eve.

    Si cet évêque était “loué et estimé” par saint Bernard selon les dires de l’abbé Roussel, il n’en fut pas toujours ainsi.

    Les appréciations de l’abbé de Clairvaux n’ont pas été toujours aussi élogieuses.

    Loin s’en faut.

    Qu’on en juge par cette phrase extraite d’une lettre adressée par Bernard à Foulque, neveu de Vilain :

    « que dire de la canaillerie d’un oncle qui va débaucher ses neveux de l’armée du Christ pour les entrainer dans l’enfer avec lui. »

    Ce Foulque dont il est question, était entré dans une maison de chanoines réguliers et en était sorti après que son oncle lui ait obtenu le poste de Chancelier de Langres.

    A cette époque, Vilain était archidiacre et doyen de Saint-Mammès de Langres.

    Il est à l’origine de la fondation de l’abbaye d’Auberive en 1135, de même que celle de l’abbaye Notre-Dame de Châtillon, l’année suivante, peu avant sa mort.

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    C’est sous son patronage et avec son accord que les frères hospitaliers de Longuay adoptèrent en 1136 la règle de saint Augustin et devinrent chanoines réguliers.

    Ses relations avec cet oncle devenu évêque de Langres s’étaient beaucoup réchauffées et on connait l’affection que portait l’abbé de Clairvaux pour l’Ordre canonial,

    Vilain mourut le 1er ou le 3 août 1136.

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    Les quatre évêques qui précèdent étaient tous issus du clergé séculier et du chapitre cathédral de Langres, les deux suivants proviennent du clergé régulier.

    C’est d’abord Guillaume 1er de Sabran, abbé de Vézelay qui succéda en 1136 à Vilain d’Aigremont.

    Son épiscopat fut de courte durée.

    Il serait décédé avant d’avoir été sacré.

    Avec lui va apparaître l’opposition entre clunisiens et cisterciens

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    C’est Geoffroy de la Roche Vanneau qui succédera à Guillaume 1er de Sabran sur le siège épiscopal de Langres.

    Il appartenait à la puissante famille seigneuriale de la Roche Vanneau près de Venarey-les-Laumes.

    Il a parfois été appelé à tort,  par quelques-uns, Geoffroy (ou Godefroy) de Rochetaillée (Village de le Haute Marne actuelle).

    Par ses origines mais surtout par les nombreuses possessions que la famille détenait à Châtillon et dans ses environs, c'était un "Châtillon".

    Sa parenté avec saint Bernard est certaine.

    Geoffroy était probablement cousin issu de germain dans la ligne paternelle du saint.

    Il eut trois frères et une soeur.

    Nous ignorons tout de Nivard, l'ainé de la fratrie.

    Gauthier de la Roche, le second, connétable du duc de Bourgogne  épousera Aanolz, la veuve de Renard de Montbard, frère d'Aleth et oncle de saint Bernard.

    Après le décès de Gauthier, Aanolz prendra, en 1128 le voile et se retirera dans le prieuré de Jully-les-Nonnains dont la supérieure n'était autre qu'Hombéline, la soeur de l'abbé de Clairvaux.

    Régnier de la Roche, l'avant dernier des garçons, sénéchal de Bourgogne, épousera quant à lui, Comtesse appelée également Mélisende, qui était la fille de Renard et d'Aanolz.

    Régnier participera avec son frère Geoffroy, devenu évêque de Langres, à la seconde croisade en 1147 au cours de laquelle il disparaîtra.

    Agnès, la sœur, deviendra la première supérieure de l'abbaye bénédictine du Puits d’Orbe

    Geoffroy fit partie du groupe des  30 compagnons qui se présentèrent avec saint Bernard à la porte de Cîteaux au printemps 1113.

    Il y fit son noviciat sous l'abbatiat d'Etienne Harding.

    Deux ans plus tard, le 25 juin 1115 on le retrouvera parmi les douze moines  guidés par Bernard  venus fonder, dans le Val d’Absinthe, la troisième fille de Cîteaux.

    Il ne restera pas longtemps à Clairvaux, puisqu'il partira en 1119 à la tête d'une colonie de douze moines envoyés par Bernard fonder Fontenay, près de Montbard, la deuxième fille de Clairvaux (après Trois Fontaines, dans le diocèse de Châlons, en 1118).

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    Pour des raisons assez obscures, Geoffroy va résigner ses fonctions d'abbé de Fontenay, en 1126 pour revenir à Clairvaux.

    Par ses qualités d'administrateur, Bernard le désignera en 1126, comme prieur en remplacement d'Humbert, parti fonder Igny à la tête d'un essaim de douze religieux sortis de la grande abbaye.

    Il sera à l’origine de la construction de Clairvaux II, en 1135. il ne reste aujourd’hui de l’ensemble que le beau bâtiment réservé aux frères convers, qui constituait l’aile occidentale du cloître.

    L’élection sur le siège de Langres va mettre en lumière, par personnes interposées, l’opposition existant entre moines blancs et moines noirs, entre cisterciens et clunisiens, entre saint Bernard et Pierre le vénérable, abbé de Cluny.

    Nous l’avons dit, au XIIème siècle, l’évêque était élu par « le peuple et le clergé » conformément au droit canonique.

    Mais en réalité et dans la pratique, le collège électoral était beaucoup plus restreint et se limitait souvent au seul chapitre cathédral.

    Le choix des chanoines va d’abord se porter sur un moine de Cluny dont on ignore le nom.

    Il aurait obtenu l’approbation de l’archevêque de Lyon et le consentement de l’abbé de Cluny, Pierre le Vénérable.

    L’abbé de Clairvaux va contester ce choix qui s’est porté sur un candidat indigne à ses yeux. 

    Selon lui, l’archevêque de Lyon n’aurait pas respecté un accord conclu avec lui en vertu duquel ils se seraient entendus sur deux noms acceptables par l’un et par l’autre et parmi lesquels serait choisi l’évêque.

    On ne sait si Geoffroy de la Roche Vanneau fut l’un d’eux mais c’est lui qui sera désigné comme évêque sous la pression de saint Bernard qui va imposer son choix au pape, au roi,  et à…l’abbé de Cluny, après avoir obtenu l'annulation de l'élection du candidat clunisien.

    Bernard, avec une mauvaise foi évidente et un certain cynisme, se plaindra du choix de Geoffroy, qui le privait d’un si précieux collaborateur.

    Mais tel était l’abbé de Clairvaux, peu regardant sur les moyens à utiliser pour parvenir à ses fins.

    A peine installé, il prit la décision de reconstruire le cathédrale Saint Mammès de Langres dont les travaux furent entrepris dès 1140.

    En 1142, deux filles d'André de Beaudement, sénéchal du Comte de Champagne, parent de l'abbé de Clairvaux par sa mère,  prirent le voile à Jully-les-Nonnains.

    C'est Geoffroy et Bernard qui leur remirent l'habit.

    Il n'oublia pas son abbaye de Fontenay dont il fut le premier abbé et le  fondateur,  en lui consentant la donation de la grange de Bergerosses sur Poiseul la Grange.

    Il a été présent à la prédication de la seconde croisade faite par saint Bernard à Vézelay, le jour de Pâques 1146.

    Il participa à la croisade ce qui l'empêchera d'assister à la dédicace de l'abbatiale de Fontenay par Eugène III, le 21 septembre 1147, en présence de nombreux prélats et certainement de saint Bernard.

    En 1149, l’abbaye de Longuay, sur le territoire de la Commune d’Aubepierre qui relevait jusqu’alors de l’ordre canonial,  sera rattachée à Cîteaux dans la filiation de Clairvaux sous l’action conjointe de l’évêque de Langres, Geoffroy, de saint Bernard et du pape Eugène III.

    Le duc de Bourgogne, Eudes II, accorda en 1150,  aux religieuses du Puits d’Orbe, les dîmes d’Aignay et de Beaunotte. 

    C’est par l’entremise de Geoffroy qu’eut lieu cette concession au profit des moniales.

    Geoffroy résigna ses fonctions d’évêque en 1163 pour revenir comme simple moine à Clairvaux.

    Il demandera à occuper la cellule qui fut celle de saint Bernard.

    Geoffroy décédera le 8 novembre 1165 après avoir reçu l’extrême onction de l’évêque d’Auxerre.

    Il sera inhumé dans l’abbatiale de Clairvaux.

    Son sceau :

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     Gauthier était le fils du duc de Bourgogne Hugues II, le frère d’Eudes II et l’oncle d’Hugues III.

    Destiné à la vie religieuse, il est d’abord chanoine de Langres, puis grand archidiacre, puis doyen du chapitre cathédral de Besançon.

    Il sera élu archevêque de Besançon en 1162.

    Il ne restera pas longtemps à ce poste, puisqu’il est élu évêque de Langres par le chapitre.

    Il est le premier évêque de Langres à porter le titre de pair de France.

    Sa qualité de pair lui permettait d’assister au sacre du roi, alors que l’archevêque de Lyon, dont il n’était que le suffragant, ne détenait pas cet office.

    Il assistera comme pair,  au sacre du roi de France Philippe Auguste à Reims en 1179.

    On lui doit la fondation de la Chartreuse de Lugny, sur le territoire de Leuglay en 1172.

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    Au moment de cette fondation, la Chartreuse reçut divers biens provenant de l’abbaye Saint-Etienne de Dijon, de la commanderie de Bure,  de l’ordre du Temple et de l’abbaye cistercienne de Longuay (affiliée à Clairvaux en 1149).

    Ces transmissions, qui se réalisèrent par l’intermédiaire et avec le concours de Gauthier de Bourgogne, prirent la forme de donations, où le prélat fut donataire puis donateur.

    En réalité, elles furent, pour la plupart d’entre-elles, des échanges, en vertu desquels, les établissements « bienfaiteurs » reçurent des biens en contrepartie de ceux abandonnés.

    En 1179, il abandonnera sa charge d’évêque de Langres pour se retirer à Lugny où il décèdera après avoir revêtu l’habit de saint Bruno.

    Ses armoiries :

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     Lui aussi est issu du chapitre de Langres où il a occupé la fonction de doyen avant de monter sur le siège épiscopal en 1179.

    Il était le fils de Guy 1er, comte de Bar et de Pétronille de Chacenay.

    Il aurait succédé à ses parents, à la tête du comte de Bar-sur-Seine.

    Mais il l’aurait abandonné pour embrasser l’état religieux.

    En 1190, il participera à la Troisième croisade, en compagnie du roi de France, Philippe Auguste et du duc de Bourgogne, Hugues III.

    Il assistera au siège de Saint-Jean-d’Acre.

    Il retrouvera à son retour de la Terre Sainte, son évêché.

    Il meurt en 1193 et sera inhumé à Clairvaux, conformément à ses souhaits.

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    C’est un Châtillonnais issu de la puissante famille féodale de Rochefort-sur-Brevon.

    Nous sommes peu renseignés sur l’ascendance de Garnier, probablement d’origine champenoise.

    Il a d’abord été moine à l’abbaye cistercienne de Longuay, sur le territoire de la commune d’Aubepierre-sur-Aube, dans le département actuel de la Haute Marne où il a fait son noviciat.

    Garnier deviendra prieur de Clairvaux, vers 1175, selon l’abbé Roussel, avant d’être élu abbé d’Auberive, en 1180. Six ans plus tard, il succédera à Pierre Le Borgne, décédé le 29 octobre 1186, comme abbé de Clairvaux.

    C’est au cours de l’année 1193 qu’il sera sacré évêque de Langres.

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    Il succédera à Manassès de Bar, décédé cette année-là, à son retour de Terre Sainte.

    En tant qu’abbé de Clairvaux, on lui doit la décision de faire édifier à Dijon, le cellier de Clairvaux, après avoir recueilli l’approbation du pape Célestin III (1191-1198), le 6 avril 1193.

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    Sa vocation première était d’héberger les abbés des différentes abbayes dépendant de la filiation de Clairvaux, qui se rendaient chaque année, à la mi-septembre, à l’abbaye mère de Cîteaux, pouf assister au chapitre général de l’ordre.

    Le cellier de Clairvaux est le seul témoignage médiéval qui nous reste aujourd’hui de l’ensemble constituant « le Petit-Clairvaux », dont la plus grande partie est occupée actuellement par la Préfecture, le conseil départemental de la Côte-d’Or et l’hôtel de la région Bourgogne-Franche-Comté

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    Il sera sanctionné par le chapitre général de l’ordre en 1192, par un blâme, pour avoir laissé l’abbé de Vaucelles, près de Cambrai, dans le nord, abbaye dont Garnier était le père immédiat, édifier une abbatiale qui était la plus vaste de celles des abbayes de l’ordre avec 134 mètres de longueur et 60 mètres de largeur.

    L’abbé de Vaucelles sera destitué pour avoir enfreint les règles de modestie et de pauvreté en vigueur dans l’ordre.

    Parmi les nombreux bienfaits qu’il consentit, on relève cette donation qu’il fit en 1193 ou1195 au prieuré du Val-des-Choux qui venait d’être fondé, d’un muid de blé à prendre sur les terres de Châtillon et six muids de vin sur les dîmes de Mussy.

    En 1197, c’est une donation faite aux frères d’Auberive des tierces et dimes, rentes et coutumes, et de toutes les possessions et terres que Garnier avait sur le finage de sa châtellenie de Gurgy-le-Château et sur celui de Buxerolles.

    Cette libéralité a été rédigée sur parchemin, non signé, mais marqué sur le repli du sceau de Garnier.

    Garnier, sera amené à résigner ses fonctions en 1199.

    Les chanoines de son chapitre lui reprochèrent de dilapiderles biens de son Église, conséquence de sa trop grande générosité.

    Cette situation amena le doyen du chapitre,  Hilduin deVendeuvre  à saisir le métropolitain, à savoir l’archevêque de Lyon.

    Derrière le motif invoqué et en grande partie justifié, transparaissait, semble-t-il, une raison, moins avouable, les ambitions du doyen du Chapitre, Hilduin de Vendeuvre, qui aurait eu des visées sur le siège épiscopal de Langres.

    Garnier interjeta appel devant le pape Innocent III (1198—1216).

    Invité à s’expliquer devant le souverain pontife en présence des représentants du chapitre, le jour de la Saint-Michel (29 septembre 1198), il ne répondit pas à la convocation du pape, invoquant le prétexte d’un voyage en Terre Sainte, décidé à l’occasion de la tenue du chapitre général à Cîteaux, auquel il aurait, par ailleurs, assisté.

    Innocent III ne paraît pas avoir été convaincu par les arguments avancés par Garnier.

    Par lettre du 30 décembre 1198, Garnier était invité par le pape à résigner sa charge, et en attendant sa décision, était suspendu tant au spirituel qu’au temporel.

    Finalement, Garnier démissionna au cours de l’année 1199 et se retira à Clairvaux où il demeurera jusqu’à sa mort, vers 1235.

    Vues de l'ancien château de Rochefort sur Brevon :

     

    La conférence de François Poillotte sur les évêques de Langres,  a beaucoup intéressé les amateurs d'Histoire locale....

    La conférence de François Poillotte sur les évêques de Langres,  a beaucoup intéressé les amateurs d'Histoire locale....

    La conférence de François Poillotte sur les évêques de Langres,  a beaucoup intéressé les amateurs d'Histoire locale....

    Hilduin de Vendoeuvre, le doyen, chef de file des chanoines contestataires, succédera à Garnier sur le siège épiscopal de Langres.

    La seigneurie de Vendeuvre-sur-Barse dont il est issu, est située près de Bar-sur-Seine.

    Elle dépendait du comté de Champagne et ses seigneurs étaient vassaux du comte de Champagne.

    C’est, semble-t-il, avec une certaine réticence qu’Innocent III ratifia l’élection du nouvel évêque, en raison sans doute des ambitions et du comportement d’Hilduin.

    Cette ratification n’intervint en effet qu’un certain temps après le départ de Garnier.

    Durant la période transitoire, le temporel de l’Église de Langres sera administré par l’évêque d’Auxerre, Hugues de Noyers.

    La conférence de François Poillotte sur les évêques de Langres,  a beaucoup intéressé les amateurs d'Histoire locale....

    Chanoine, lui aussi, de l’église cathédrale de Langres, il deviendra trésorier du chapitre puis doyen avant d’accéder au siège épiscopal de Langres, en 1204.

    Il avait de nombreuses possessions à Châtillon-sur-Seine et à Mussy.

    Plusieurs conventions sont passées, notamment une transaction pour la majorie de Chatillon-sur-Seine en 1207, à laquelle il prétendait (juridiction présidée par le maire), passée avec pierre de Châtillon.

    Ses prétentions sur cette majorie furent confirmées.

    Il participa en 1208 à la croisade des albigeois, en compagnie notamment du comte de Bar.

    Il décède à son retour le 20 mars 1209. Ilsera inhumé à Cîteaux.

    Ses armoiries :

    La conférence de François Poillotte sur les évêques de Langres,  a beaucoup intéressé les amateurs d'Histoire locale....

    La conférence de François Poillotte sur les évêques de Langres,  a beaucoup intéressé les amateurs d'Histoire locale....

    Issu de la puissante famille de Joinville, il succède à Robert II de Châtillon sur le siège épiscopal de Langres en 1209.

    Dès sa naissance, il est destiné à la vie religieuse.

    Après avoir enseigné à Paris, la théologie, il est nommé archidiacre de Châlons-en-Champagne, avant de devenir évêque de Langres puis archevêque de Reims en 1219.

    Il était l’oncle du sire de Joinville, célèbre historiographe et ami de saint Louis, roi de France.

    En tant qu’évêque de Langres, on lui doit localement :

    L’acquisition en 1211,sur son frère, Simon de Joinville, avec le consentement du suzerain des lieux, Gautier de Vignory, de la partie sud du village de Saint-Germain-le-Rocheux, qu’on connaît actuellement sous le nom de la « Rue du Chapitre.

    La conférence de François Poillotte sur les évêques de Langres,  a beaucoup intéressé les amateurs d'Histoire locale....

     

    Son successeur sur le siège épiscopal de Langres, Hugues

    de Montréal, céda, vers 1231 à son chapitre cathédral, ce qu’il détenait sur Saint-Germain-le-Rocheux et sur Mauvilly

    Et la fondation en 1218 d’un collège de 12 chanoines  à la collégiale Saint-Pierre de Mussy-sur-Seine, alors appelé Mussy-l’Evêque, résidence d’été des évêques de Langres.

    Il tombe malade à l’occasion de la croisade des Albigeois où il accompagnait le roi Louis VIII, et décède à Saint-Flour, à son retour, en 1226. Il sera inhumé dans le cimetière des moines de l’abbaye de Clairvaux. On retrouvera sa tombe au cours des travaux qui seront réalisés au XIXème siècle.

    La conférence de François Poillotte sur les évêques de Langres,  a beaucoup intéressé les amateurs d'Histoire locale....

    (Couronnement de Louis VIII et de Blanche de Castille par Guillaume de Joinville sous le regard du roi de Jérusalem Jean de Brienne. Représentation des Grandes Chroniques de France, XVe siècle.)

    Ses armoiries :

    La conférence de François Poillotte sur les évêques de Langres,  a beaucoup intéressé les amateurs d'Histoire locale....

     Conclusion

    Pour conclure, à la lumière de ce qui vient d’être dit, on perçoit le lien privilégié qui a existé entre tous ces évêques et les ordres monastiques. Les divers monastères de la région, furent comblés par eux de bienfaits.L’inhumation de beaucoup d’entre eux dans une abbaye traduit l’affection qu’ils avaient pour le clergé régulier. On verra notamment, Robert de Bourgogne, demander à être inhumé à Molesme, Joceran de Brancion à l’abbaye Saint-Etienne de Dijon, Gauthier de Bourgogne à la Chartreuse de Lugny,  Geoffroy de la Roche Vanneau, Garnier de Rochefort, ou encore Guillaume de Joinville à Clairvaux, Robert II de Chatillon à Cîteaux. 

    La conférence de François Poillotte sur les évêques de Langres,  a beaucoup intéressé les amateurs d'Histoire locale....

    Merci à François Poillotte pour cette conférence très enrichissante qui fut très applaudie , et La conférence de François Poillotte sur les évêques de Langres,  a beaucoup intéressé les amateurs d'Histoire locale.... pour son extraordinaire érudition !


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  • Les projets de la Société Archéologique du Châtillonnais sont très nombreux....

    Les confinements successifs dus à la pandémie n'ont pas permis, hélas, à beaucoup d'associations de se remettre en route de façon productive.

    Heureusement, le dynamique Conseil d'administration de la Société Archéologique et Historique  du Châtillonnais (SAHC) a pu  reprendre ses activités dernièrement, au grand plaisir des adhérents, et il fourmille de projets.

    Les projets de la Société Archéologique du Châtillonnais sont très nombreux....

    La SAHC a de très nombreux projets qui vont se concrétiser prochainement :

    -Avec l'aide de Madame la Conservatrice du Musée du Pays Châtillonnais, un inventaire du fonds"Argenton" va être réalisé, le Musée de Châtillon a pour projet de consacrer une salle à Léopold Argenton, sculpteur Châtillonnais de talent.

    Les manches de ses outils de sculpteur vont être protégés des insectes .

    De nombreuses conférences sont prévues:

    -Les évêques de Langres (François Poillotte)

    -Cluny et Citeaux (Gérard Beureux)

    -La forêt bourguignonne au moyen-âge

    Un colloque sur la forêt est en projet, il réunirait durant plusieurs jours d'éminents spécialistes de la forêt, vue sous toutes ses facettes, historique, écologique etc....

    Des sorties sont prévues comme celle de la visite de la superbe grange cistercienne de Beaumont, et d'autres à mettre en place comme la visite de l'abbaye de Longuay qui poursuit sa restauration.

    Et une action concertée avec les autres associations Châtillonnaises  est envisagée, dans le but de faire remettre en eau les étangs des Marots, joyaux de la diversité châtillonnaise, car l'état de ces étangs navre tous les châtillonnais amoureux de leur territoire....

     Le bulletin de la SAHC comportera de très nombreux articles, il sera imprimé prochainement.


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  •  La Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (que j'appellerai dans cet article la SAHC) a tenu son Assemblée Générale 2021, ce qu'elle n'avait pu faire depuis 2019.

    En effet il n'y a  pas eu d'Assemblée Générale en 2020, en raison des contraintes sanitaires.

    C'est donc très heureux que les adhérents, masqués et distanciés, ont pu se retrouver pour avoir des nouvelles de leur Société Archéologique, dont les activités leur ont beaucoup manqué !

    Bruno Chaume, le Président de la SAHC, a présenté le rapport moral de l'Association, fort réduit , puisque l'année 2020 a été une année blanche...

    AG de la SAHC

    Il a remercié la Communauté de Communes pour l'aide apportée à l'association, aide indispensable pour réaliser les fouilles sur le site de Vix.

    Bruno Chaume aimerait que le Conseil Départemental participe lui aussi, par des subventions, aux fouilles et aux aménagements prochains du site, aménagements qui amèneraient davantage de touristes friands d'archéologie dans notre  Châtillonnais.

    Le site d'Alésia, qui reçoit beaucoup de subsides du Conseil Départemental, n'est finalement  que le lieu d'une simple bataille, et n'a pas la dimension historique de Vix, reconnu comme le plus beau site hallstattien d'Europe !

    Vix est connu dans le monde entier et mériterait d'être inscrit au patrimoine mondial architectural de  l'UNESCO, mais pour cela, il faut des moyens financiers (il y a des frais de dossiers extrêmement élevés) que l'association, seule, ne possède pas.

    AG de la SAHC

    Marielle Lefils, Secrétaire de la SAHC a présenté le rapport d'activité de l'Association, activité qui, on s'en doute, a été mise en sommeil en 2020.

    AG de la SAHC

    Le Conseil d'administration de la SAHC

    Voici la composition du bureau  du Conseil d'Administration 

    Président d'Honneur : Michel Pétot

     Président :Bruno Chaume

     Vice-Président :François Poillotte

     Trésoriers : Gilles Mignot, Jean-Luc Runfola

     Secrétaires :Marielle Lefils, Pascale Mignot

    Les autres membres du Conseil d'Administration :

    -Les membres de droit :

    Le Président Jérémie Brigand ou Eric Dudouet,Vice-président chargé du tourisme et de la culture à la Communauté de communes du pays châtillonnais

    Christian Carli Conseiller municipal de Châtillon sur Seine, chargé de la culture

    Catherine Monnet Conservatrice du musée du Pays Châtillonnais, Trésor de Vix.

    Le Directeur du parc national de forêts Champagne Bourgogne

    -Les autres membres du CA :

    Chargés de communication : Chantal Contant, Jean-Pierre Barroy

    Gérard Dumaire, Michel Enock, Tiana Lechapt, Babeth Lamelin, Laurent Schembri, Dominique Masson

    Le CA  s'est réuni 10 fois en 2019, et 4 fois en 2020, situation sanitaire oblige.

    Les relations institutionnelles entre la CCPC, la ville de Châtillon et le Musée sont excellentes.

    Le travail administratif a été intense durant les périodes où le CA a pu se réunir : fiscalité, fermage, assurance, abonnements, et mise en page du bulletin annuel  que voici :

    AG de la SAHC

    AG de la SAHC

    La SAHC a remis des dons, ou dépôts, au Musée, de pièces exceptionnelles lui appartenant.

    Une convention a été signée avec l'ONF.

    La communication de la SAHC  se fait :

    -Avec son site internet : www.sahc21.org

    -avec son adresse électronique : sahc.chatillonnais@gmail.com

    mais aussi sur Facebook, par ses stands SAHC, son flyer, ses expos, les journées portes ouvertes et des articles de presse.

    Les publications de la SAHC :

     

    AG de la SAHC

    François Poillotte, le Vice-Président de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais a écrit plusieurs ouvrages sur l'histoire du Châtillonnais, imprimés  sous l'auspice de la SAHC.

    AG de la SAHC

    AG de la SAHC

    AG de la SAHC

    AG de la SAHC

     Une publication  sur Vix  et le phénomène princier a été financée par le service régional de l’archéologie, DRAC Bourgogne-Franche-Comté, le PCR “Vix et son environnement” de l’UMR ARTEHIS – Dijon ainsi que la Société archéologique et historique du Châtillonnais.

     On ne peut le consulter que sur Internet, il ne sera pas imprimé.
     
     

    AG de la SAHC

     Un autre ouvrage,  intitulé "Au fil du Brevon", rédigé par François Poillotte, son épouse Marie-Geneviève Poillotte et Pierre Pothérat va sortir prochainement des presses.

    Il est consacré à la vallée du Brévon, depuis sa source jusqu'à son confluent avec la Seine à Aisey sur Seine.

    En voici un exemplaire présenté par Marielle Lefils :

    AG de la SAHC

    La Société Archéologique et Historique du Châtillonnais a tenu son Assemblée Générale 2021

    Ce livre passionnant, je l'avais déjà présenté ici (avec la couverture prévue initialement) :

    http://www.christaldesaintmarc.com/la-societe-archeologique-et-historique-va-publier-un-ouvrage-sur-la-va-a207320006

    En consultant le lien, vous aurez accès à la table des matières, et vous verrez que c'est un ouvrage passionnant  que les amoureux du Châtillonnais devraient posséder...moi la première, car c'est en étant nommée pour mon premier poste à Beaulieu que j'ai eu envie de rester dans le Châtillonnais et de le valoriser....ma retraite venue, avec ce blog.

     Les sorties

    Le 1er juin 2019, les adhérents de la SAHC se sont rendus à Saint-Germain en Laye

    http://www.christaldesaintmarc.com/beaucoup-de-collections-de-l-age-du-fer-decouvertes-dans-le-chatillonn-a165552778

    Le 13 juin, ils ont participé à une sortie avec les amis du Musée

    Les conférences

     Une conférence par Bruno Chaume, a eu lieu sur la mise a jour du tumulus princier.

    Une autre conférence  sur les moines blancs et le patrimoine des abbayes cisterciennes  a été donnée par Jean-François Leroux-Dhuys :

    http://www.christaldesaintmarc.com/les-moines-blancs-et-le-patrimoine-des-abbayes-cisterciennes-avant-et--a161869544

    Conférences à venir, si tout va bien :

    -Conférence sur la Heuneburg par Dirk Krause

    -conférence sur la Révolution Française par Jean Bart en septembre

    -Conférence sur la Gradiva par Georges Kliebenstein

     Les projets de la SAHC :

    -Le club-Archéo du Collège Fontaine des Ducs a pris fin.

    -la reconstitution du buste et du visage de la princesse de Vix coûtera environ 50 000 €

    -Un scanner performant pour numériser les images et les diapos sera acheté (coût estimé 700 €)

    -Un ouvrage de la SAHC, perdu, ou jamais rendu après emprunt sera racheté.

    Les Fouilles

     Il n'y a, hélas, pas eu de fouilles en 2019-2020 sur les remparts du site de Vix.

    Une publication allemande "Germania" a été faite par Bruno Chaume sur la tombe de Vix (50 pages)

    Une exposition à la salle de réunion de Vix sur la fouille de 1953 a été présentée lors des fouilles du 19 août au 30novembre 2019 à Vix sous la direction de Bastien Dubuis de l'INRAP.

    http://www.christaldesaintmarc.com/une-belle-exposition-sur-la-decouverte-de-la-sepulture-de-la-dame-de-v-a171234684

    Remerciements à deux membres de la SAHC

    Sylvie Cardini et Jean-Pierre Lachaud Manotte ont démissionné du conseil d'Administration par convenance personnelle.

    Qu'ils soient remerciés pour tout le travail qu'ils ont accompli au sein de l'association.

    Rapport Financier

    C'est Gilles Mignot, le nouveau trésorier qui a présenté les comptes détaillés de la SAHC dont le budget est très équilibré.

    AG de la SAHC

    Toutes les parties de l'Assemblée Générale ont été approuvées  et votées à l'unanimité, puis il a été procédé au vote  des membres du CA.

    Tous les renouvelables se sont présentés de nouveau et ont été élus à l'unanimité.

    Une modification des statuts de la SAHC a été ensuite proposée au vote des adhérents  pour ajouter un membre de droit au Conseil d'Administration qui en possède déjà trois : le représentant de la CCPC, le représentant de la ville de Châtillon sur Seine et Madame Monnet, Conservatrice du Musée du Pays Châtillonnais.

    Un quatrième membre de droit est proposé à l'assemblée , celui du Président du Parc National des Forêts.

    Cet ajout a été voté à l'unanimité.

    Hubert Brigand, Maire de Châtillon sur Seine et Conseiller Départemental a félicité la SAHC pour son travail et a souhaité que toutes les associations culturelles châtillonnaises puissent reprendre une vie normale à la rentrée.

    AG de la SAHC

    Monsieur Gérard Beureux , représentant l'Association Renaissance de l'Abbaye de Clairvaux nous a révélé que l'Etat projetait de libérer la prison de Clairvaux, en élargissant les derniers prisonniers en 2023.

    La Société Archéologique et Historique du Châtillonnais a tenu son Assemblée Générale 2021

    Après cette date, il sera donc possible d'aménager le site dont certaines zones sont actuellement interdites à la visite.... L'Association Renaissance de l'Abbaye de Clairvaux y aura toute sa place...

    Avec le déconfinement, les visites dans les parties autorisées sont maintenant possibles, mais il faut téléphoner au 03-25-27-52-55 ou aller sur le site :

    www.abbayedeclairvaux.com

    pour connaître les horaires de visite qui peuvent évoluer selon les contraintes sanitaires.

    Pour terminer cette assemblée  si attendue par les adhérents, Bruno Chaume nous a présenté des reconstitutions du site de Vix, réalisées par un artiste de génie Jochen Sturhmann, reconstitutions époustouflantes qui , en 3D, pourraient peut-être faire partie de l'aménagement du site de Vix dans les années prochaines.

    Mais, hélas, je ne peux vous les montrer car elles sont sous copyright.

    Par contre je peux publier celle-ci qui a été réalisée pour le Musée du Pays Châtillonnais, c'est magnifique n'est ce pas...

    La Société Archéologique et Historique du Châtillonnais a tenu son Assemblée Générale 2021

    Les adhérents se sont retrouvés ensuite autour du verre de l'amitié.


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  • La Société Archéologique et Historique va publier un ouvrage sur la vallée du Brevon...

    Un ouvrage qui va s'avérer passionnant, jugez-en en lisant son  sommaire :

     

    - Présentation géographique 

    -Données climatiques 

    -Aperçu géologique et hydrogéologique 

    -Géologie

    -Les formations récentes

    -Les alluvions

    -Les marais tufeux

    -Les données structurales 

    -La structure monoclinale 

    -Les failles et diaclases

    -Hydrogéologie

    -Les aquifères 

    -Les sources 

    -Hydrographie

    -Les béliers hydrauliques

    -Le principe de fonctionnement 

    -Les performances du bélier hydraulique 

    -Les béliers hydrauliques de la vallée du Brevon 

    -La vallée supérieure du Brevon 

    -Échalot : un peu d’histoire 

    -Grand Bois et Valfermet

    -Un peu d’histoire

    -La vallée inférieure du Brevon 

    -Beaulieu : un peu d’histoire

    -Le prieuré de Beaulieu

    -Le cahier de doléances, une exigence inhabituelle 

    -La réintégration de la commune de Beaulieu

    -dans le bois de « Champ Berger » 

    -Voies de fait et délits par les habitants de Beaulieu, pendant la période révolutionnaire 

    -Le camp allemand de Beaulieu 

    -Rochefort-sur-Brevon : un peu d’histoire

    -Quatre évêques donnés au diocèse de Langres 

    -La seigneurie de Rochefort au Moyen Âge. 

    -La seigneurie de Rochefort sous l’Ancien Régime 

    -Un long différend entre les Chartraire et les Communautés villageoises de Rochefort, du Puiset et de Beaulieu 

    -La question de la maison presbytérale à la Révolution 

    -Rochefort et ses forges 

    -Hameau du Puiset 

    -La vallée de la Chouette 

    -Saint-Germain-le-Rocheux : un peu d’histoire 

    -La rue du Chapitre 

    -La rue du Roi 

    -Le prieuré du Val-des-Choux, propriétaire à Saint-Germain-le-Rocheux

    -La question de la dîme 

    -Le cahier de doléances des habitants de SaintGermain-le-Rocheux, à la fin de l’Ancien Régime

    -Le bélier hydraulique de Saint-Germain-leRocheux 

    -Le moulin de Saint-Germain-le-Rocheux

    -Le flottage du bois sur le Brevon 

    -Busseaut : un peu d’histoire 

    -La commune de Busseaut à la Révolution. La commune déboutée dans sa demande de restitution d’un bois 

    -Le maintien du droit de pâturage des habitants de Busseaut dans les bois de l’État 

    -Le fief de Champ-Chevalier

    -Hameau de la Grange-Didier

    -Le moulin de Busseaut

    -La pisciculture (forge) de la Chouette 

    -La Chouette, un « Port » pour le bois flotté 

    -Brémur-et-Vaurois : un peu d’histoire

    -La seigneurie de Brémur au Moyen Âge 

    -Les seigneuries de Rocheprise, Brémur et Vaurois, sous l’Ancien Régime

    - Faune, flore et fonge de la vallée du Brevon 

    -Les prairies de fond de vallée 

    -Les marais tufeux 

    -La forêt et les bords de route 

    -Quelques espèces emblématiques des marais tufeux 

    -La vallée du Brevon, protection des milieux 

    -La préservation de la biodiversité, les outils 

    -Les ZNIEFF 

    -Natura «2000»

    -Espaces naturels sensibles 

    -La continuité écologique 

    -Une vallée du Parc national des forêts – Tourisme


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  • La Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC), vous informe de la parution au cours de la présente année, de plusieurs fascicules consacrés à l'histoire locale.

     Les deux premiers seront disponibles, en principe, dès la fin du présent mois. Ils concernent :

    le premier : "La révocation du droit de triage à Voulaines-les-Templiers. Les vicissitudes d'une réintégration"

    La Société Archéologique et Historique du Châtillonnais vient d'éditer plusieurs ouvrages historiques.

    Le second : "Champigny, une grange de l'abbaye de Clairvaux dans la vallée de l'Ource".

    La Société Archéologique et Historique du Châtillonnais vient d'éditer plusieurs ouvrages historiques.

    Le troisième sortira début avril. Il concernera "Garnier II de Rochefort, évêque de Langres".

    La Société Archéologique et Historique du Châtillonnais vient d'éditer plusieurs ouvrages historiques.

    Le quatrième paraîtra début juillet. "Bathilde de Saint Phalle, seigneur de Massingy et Mosson, une émigrée qui ne l'était pas".

    La Société Archéologique et Historique du Châtillonnais vient d'éditer plusieurs ouvrages historiques.

    On pourra se procurer ces divers fascicules, le moment venu, auprès de :

     -L'Office de tourisme du Pays Châtillonnais

     Rue du Bourg

     21400 CHATILLON-SUR-SEINE.

    - du Musée du Pays Châtillonnais/Trésor de Vix.

     Rue de la Libération,

     21400 CHATILLON-SUR-SEINE

    - Chez François POILLOTTE

     4 Rue de la Ferme

     21400 CHATILLON-SUR-SEINE

     Tél : 06 88 17 64 40

     03 80 91 15 18

     

     


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  •  Cette exposition située au rez de chaussée du château de Saint-Germain en Laye, et dans sa chapelle, a été clôturée le 14 juillet 2019, je peux donc en dévoiler quelques images.

    Il y a tout juste 500 ans, au cœur de la Renaissance française, voyait le jour l'un des rois les plus méconnus de l'histoire de France, Henri II.

    Fils de l'emblématique et visionnaire François Ier, mari de l'incontournable et autoritaire Catherine de Médicis et père de l'inoubliable reine Margot, Henri II semble avoir traversé l'histoire en toute discrétion.

    Pourtant, de Nostradamus aux écrivains de la Pléiade, nombreux furent les célèbres contemporains à être touchés par sa personnalité.

    Le Musée d'Archéologie Nationale a donc voulu, par cette exposition, lui rendre hommage.

    Lors du voyage de la SAHC au Musée National de l'Archéologie, nous avons pu visiter une exposition sur Henri II

    Nous avons été accueillis par la magnifique armure du dauphin Henri, futur Henri II.

    Lors du voyage de la SAHC au Musée National de l'Archéologie, nous avons pu visiter une exposition sur Henri II

    Voici le portrait du roi Henri II, réalisé par Clouet :

    Lors du voyage de la SAHC au Musée National de l'Archéologie, nous avons pu visiter une exposition sur Henri II

    et celui de son épouse, la reine Catherine de Médicis (copie d'un portrait se trouvant dans la galerie des Offices à Florence)

    Lors du voyage de la SAHC au Musée National de l'Archéologie, nous avons pu visiter une exposition sur Henri II

    L'ascendance, et la descendance de François Ier et de son épouse Claude de France est présentée sur ce tableau.

    François Ier fils de Charles d'Orléans et de Louise de Savoie, et son épouse Claude de France, fille de Louis XII et d'Anne de Bretagne eurent sept enfants, dont deux morts en bas âge.

    Les survivants furent Charlotte, François, Henri (futur Henri II), Madeleine et Charles.

    Lors du voyage de la SAHC au Musée National de l'Archéologie, nous avons pu visiter une exposition sur Henri II

    Lors du voyage de la SAHC au Musée National de l'Archéologie, nous avons pu visiter une exposition sur Henri II

    Lors du voyage de la SAHC au Musée National de l'Archéologie, nous avons pu visiter une exposition sur Henri II

    Le château de Saint-Germain en Laye fut la résidence de François Ier qui trouvait "le château plaisant", il fit sculpter partout son emblème "la salamandre".

    Lors du voyage de la SAHC au Musée National de l'Archéologie, nous avons pu visiter une exposition sur Henri II

    Cette peinture représente des combats de lions, d'ours, de tigres et de taureaux qui ont été donnés en spectacle pour la venue du roi de Navarre.

    Lors du voyage de la SAHC au Musée National de l'Archéologie, nous avons pu visiter une exposition sur Henri II

    On peut admirer dans cette vitrine, les grands sceaux de François Ier et d'Henri II.

    Lors du voyage de la SAHC au Musée National de l'Archéologie, nous avons pu visiter une exposition sur Henri II

    Ici une quittance de 1557, pour les frais d'une députation envoyée par la ville de Paris à Saint-Germain en Laye (parchemin, plume et encre brune)

    Lors du voyage de la SAHC au Musée National de l'Archéologie, nous avons pu visiter une exposition sur Henri II

    Ce splendide émail peint sur cuivre et or, attribué à l'atelier de Léonard Limosin, représente le siège de Calais.

    Il témoigne de l'importance de la victoire remportée par le duc de Guise.

    Lors du voyage de la SAHC au Musée National de l'Archéologie, nous avons pu visiter une exposition sur Henri II

    D'autres médailles et tampons destinés aux cachets de cire.

    Lors du voyage de la SAHC au Musée National de l'Archéologie, nous avons pu visiter une exposition sur Henri II

    Lors du voyage de la SAHC au Musée National de l'Archéologie, nous avons pu visiter une exposition sur Henri II

    On peut admirer ici la masse d'armes du dauphin, futur Henri II (fer damasquiné d'or et d'argent attribué à  Diego de Calas, damasquineur) et sa "bourguignotte".

    Une exposition exceptionnele sur Henri II, a eu lieu en 2019 au château de  Saint-Germain en Laye

    La "bourguignotte" du roi Henri II, a été réalisée par un atelier milanais vers 1550, en fer repoussé, bruni, doré et partiellement damasquiné d'or et d'argent, cuir et textile, quelle beauté...

    Lors du voyage de la SAHC au Musée National de l'Archéologie, nous avons pu visiter une exposition sur Henri II

    Dans la chapelle on peut voir la reconstitution d'une couleuvrine sur roues, utilisée à l'époque d'Henri II....

    Lors du voyage de la SAHC au Musée National de l'Archéologie, nous avons pu visiter une exposition sur Henri II

    Lors du voyage de la SAHC au Musée National de l'Archéologie, nous avons pu visiter une exposition sur Henri II

    Une bien belle vidéo sur l'exposition, à mettre en grand écran ....

     


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  • Après la visite, le matin du 1er juin, des collections des âges préhistoriques, gallo-romains et mérovingiens du Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye, l'après-midi à été consacrée à la découverte des collections du premier âge du fer, guidée par Bruno Chaume, Président de notre Société Archéologique et Historique du Châtillonnais.

    Des collections qui nous intéressent évidement beaucoup, car notre territoire a été extrêmement riche en découvertes extraordinaires de cette période, comme celle de la sépulture de la Dame de Vix.

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Bruno Chaume, Président de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais a commenté les objets présentés dans  les vitrines, celles-ci renfermant des collections souvent extraordinaires, comme celles de Sainte Colombe sur Seine et de Magny-Lambert (mais d'autres aussi en France, ne soyons pas chauvins !).

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Mais avant la présentation des collections de l'âge du fer, le président de la SAHC a tenu à nous présenter une superbe collection de cuirasses qui n'ont pas été trouvées dans le Châtillonnais, mais à Marmesse, en Haute Marne. Ce dépôt a été exhumé sous la direction de René Joffroy qui fut conservateur à Châtillon sur Seine et qui fut aussi un des deux "inventeurs" de la tombe de Vix.

    René Joffroy fut ensuite conservateur du Musée National de Saint-Germain en Laye, l'invention de la tombe de Vix ayant beaucoup joué en faveur de cette nomination bien évidemment....

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Voici une partie des collections trouvées dans le tumulus de "La butte" à Sainte Colombe sur Seine (à noter que certains autres objets sont exposés au Musée du Pays Châtillonnais comme le bassin et son trépied, situés dans la salle précédant celle du Vase de Vix)

    Bruno Chaume nous les indique,  elles sont à la droite de cette vitrine.

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

     La « princesse » bourguignonne qui possédait ces bijoux mesurait plus d’1,80 m. Elle reposait sur la caisse d’un luxueux char à quatre roues tiré par deux chevaux. Les quatre roues, soigneusement enveloppées dans du tissu, étaient placées à plat de chaque côté du corps.

    Un large bracelet en or, au décor géométrique très moderne, était porté à chacun des bras de cette aristocrate.

    La feuille d’or est décorée au repoussé et à l’estampage dans la longueur, d’un groupe de lignes longitudinales et de bandes de x accolés. Aux extrémités, d’étroites barrettes décorées de bossettes sont rapportées par soudure.

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Ces deux boucles d'oreilles identiques sont formés d’un ruban en or décoré au repoussé et par estampage de lignes droites et de zigzags (couchés accolés). Sur la face extérieure sont soudées seize rangées de deux petites capsules constituées chacune de trois cupules soudées. Etant donnés leur taille et leur poids (environ 25 grammes chacune), la  princesse  de Sainte-Colombe pouvait-elle encore bouger sa tête lorsqu’elle portait ses boucles d’oreilles ?

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Voici maintenant une partie des objets retrouvés à Magny-Lambert. Ils  se trouvent au centre de la vitrine :

    (NB il est difficile de retrouver les collections qui nous intéressent, car elles sont mélangées dans les vitrines avec celles venues d'autres endroits, par exemple à gauche ce sont des jambières de Veuxhaulles sur Aube que je montrerai plus loin)

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Sépulture féminine du tumulus de la Combe Bernard, vers 1250 avant JC :

    Objets en bronze : jambière ou bracelet à spirales, bracelets torsadés, épingle à tête côtelée, torque à extrémités enroulées, bague en spirale , aiguille à chas.

    Objet en or : applique circulaire en or estampé.

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Sépulture masculine du Monceau-Laurent à Magny-Lambert :

     Le diamètre original de ce tumulus a été estimé à près de 41m, il date du septième siècle avant notre ère.

    Le guerrier reposait sur une sorte de dallage de pierres plates aménagé sur un terrain bien nivelé. Il était accompagné d’un mobilier funéraire associant la longue épée en fer à un rasoir en bronze, ainsi que de la vaisselle à boire (une ciste, un puisoir, un bol) et des restes de vases en céramique.

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    La ciste est un récipient métallique en forme de seau cylindrique.

    On y mettait de l’hydromel ou du vin qui servait à la boisson des convives et aux libations offertes aux dieux lors d’un repas funéraire. Cette ciste, composée de feuilles de bronze chaudronnées rivetées, possède des renflements horizontaux parallèles appelés « cordons ». Le fond semble avoir été réparé dans l’Antiquité avec une plaque de bronze fixée par trois rivets.
    Deux anses sont fixées par des clous à tête conique à la partie supérieure du récipient. Deux pendeloques, qui portent sur les côtés deux têtes de palmipèdes stylisées, sont accrochées à chacune des anses.

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Cette coupe est en bronze martelé. Le bord est plat et le fond présente un double ombilic. L’ornementation sur le dessus de l’épaule consiste en une forte cannelure.

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Ce rasoir de bronze reposait à 25cm de la tête du défunt. Il possède une bélière de suspension et sa lame ajourée présente deux ouvertures triangulaires symétriques. Son association est fréquente, dans les sépultures contemporaines des tumulus bourguignons, avec la grande épée de fer. Dans la tombe, il voisinait avec la vaisselle à boire.

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    D'autres tumulus du Châtillonnais

    Sépulture de Veuxhaulles sur Aube

    Vers 1250 avant JC : deux jambières à spirales en bronze finement gravées.

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Perles en ambre  des sépultures de Quémigny sur Seine, de Duesme, et de Minot :

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Sépulture d'Orret, 6ème siècle avant notre ère :

    Anneaux de jambe en alliage cuivreux :

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Sépulture de Minot :

    Bracelet en alliage cuivreux portés aux avant-bras :

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    A Minot toujours  une plaque de ceinture  à décor estampé et un torque tubulaire en alliage cuivreux :

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Sépulture de Quémigny sur Seine , tumulus  "Les Leveaux" :

    bouterolle de fourreau en alliage cuivreux :

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Quémigny toujours : bracelet à tampons à décor occulé en bronze

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Sépulture de Baigneux les Juifs "tumulus de la Corvée" :

    Rasoir en forme de croissant à dos échancré

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    A Vix, Mont Lassois , sondage du "Champ Fossé" :

    Fibule à ressort en arbalète et anneau, tous deux en alliage cuivreux :

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    A Vix, au Mont Lassois, sondage du Champ Fossé

    Bruno Chaume nous montre ....

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    des tessons de céramique peinte, 6ème siècle avant notre ère.

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en LayeD'autres découvertes exceptionnelles en France :

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    A gauche de la vitrine on peut voir une "ceinture" en or, de 2,51kg...

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    et à droite ce cône en or (peut-être une coiffure ?)

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    De nombreux outils parmi lesquels quantité de haches en bronze :

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Une superbe ceinture, ou collier...

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Dans cette vitrine, deux armes  du 6ème siècle avant notre ère : un poignard à antennes et une épée à poignée à sphères, fort semblable, nous dit Bruno Chaume, à celles trouvées à Vix.

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Et encore bien d'autres vitrines nous présentaient beaucoup d'objets de l'âge du fer trouvés en France.

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Beaucoup de collections de l'Age du Fer découvertes dans le Châtillonnais, sont exposées au Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye

    Pour visiter le Musée National de l'Archéologie, il faudrait bien deux jours...tout est si intéressant ...

    Nous avons pu néanmoins admirer beaucoup de très beaux témoins du passé, en particulier de celui de notre Châtillonnais, et c'est bien l'essentiel.


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  •  Le voyage annuel de la Société Archéologique et historique du Châtillonnais, nous a conduits dans un lieu prestigieux que j'avais depuis très longtemps envie de visiter : le Musée National de l'Archéologie de Saint Germain en Laye.

    En effet ce musée contient des collections qui proviennent du Châtillonnais, puisqu'à l'époque de leur découverte, le Musée du Pays Châtillonnais n'existait pas.

    Voici les adhérents à la descente du car, sous un temps estival inespéré.

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    Quelques mots sur le Château de Saint Germain-en-Laye :

    Résidence royale depuis Louis VI le Gros, au XIIsiècle, Saint-Germain-en-Laye fut à la fois un séjour de plaisance et un lieu de pouvoir des rois de France.

    De nombreux édits royaux ou traités ont été signés à Saint-Germain-en-Laye, jusqu'au traité de 1919 qui mit officiellement fin à la guerre avec l'Autriche.

    Saint Louis résida souvent ici et nous légua la chapelle gothique. François Ier construisit, sur les fondations du vieux château de Charles V, un palais Renaissance.

    Henri II et Henri IV bâtirent à côté un second édifice, dit le Château-Neuf, qui était situé à l'emplacement de l'actuel Pavillon Henri IV.

     Le Roi-Soleil naquit à Saint-Germain en 1638 et y passa, à partir de 1666, l'essentiel des premières années de son règne personnel, avant son installation à Versailles en 1682.

     Même un roi d'Angleterre en exil vécut là avec toute sa cour ! Louis XIV prêta en effet le Château-Vieux (celui de François Ier) à Jaques II Stuart à la fin du XVIIsiècle.

     Puis, délaissée, la résidence royale traversa de sombres années : le Château-Neuf fut rasé, le Château-Vieux devint un pénitencier militaire.

     En piteux état et promis à la destruction, il fut sauvé grâce à la création, par Napoléon III, d'un musée d'archéologie.

     Quelques images extérieures du magnifique château de Saint-Germain en Laye.

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    L'entrée se fait par un pont en pierre.

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    La cour intérieure est superbe, typique de la Renaissance : toits en terrasses, appareil en pierre mêlée de briques.

    La traversée de la cour, ouverte au public, permettait au Roi de se montrer à ses sujets lorsqu'il se rendait à la messe du matin.

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    Trois tours enserrent des escaliers à vis, surmontés de coupoles de pierre qui permettaient un accès direct au "logis".

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    Ce château a été dédié à l'archéologie par Napoléon III.

    Cette salle qui maintenant contient des vitrines, était autrefois une salle de bal.

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    La salle possède une grandiose cheminée...

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    ornée de la salamandre de François Ier.

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    et de ses initiales.

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    Même le plafond est décoré de fleurs de lys...

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    Sur un palier de l'escalier, un clin d'œil à notre région, avec cette reproduction de la statue de Vercingétorix à Alésia, voulue par le créateur du Musée...

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    Napoléon III :

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    Nous avons fait, durant une heure (c'était vraiment trop court !), avec une conférencière,  la visite générale des collections du Musée ( hors Âges du fer qui devaient être présentées l'après-midi par Bruno Chaume.)

    Visite bien trop rapide qui ne m'a pas permis d'admirer toutes  les collections  du Premier Moyen-Âge, et je le regrette.

     Nous avons tout d'abord admiré:

    les collections allant du Paléolithique au Mésolithique :

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    La merveille des merveilles c'est la tête minuscule de "La dame à la capuche, ou dame de Brassempouy"  sculptée vers - 25 000 ans avant notre ère, incroyable....

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    Des sagaies et des harpons (entre -17 000 et- 9 000ans avant JC)

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    Des sculptures en bois de renne :

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

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    Un superbe propulseur sculpté figurant trois têtes de chevaux :

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    Puis la société Gallo-Romaine , IIIème siècle après JC.

    Cette mosaïque dite des Saisons a été découverte à Saint-Romain-en-Gal (Rhône) Elle mesurait à l'origine 8,86 mètres sur 4,48 mètres et était constituée de 40 tableaux.

    Il n'en reste que 22 maintenant dont 4 ont été endommagés par un incendie.

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    Voici quelques superbes scènes champêtres présentant la vie des agriculteurs au cours des saisons :

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

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    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    Des vitrines présentent différents aspects de la vie gallo-romaine.

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    Le trésor de Rethel, 270 après JC :

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    Une autre partie du Musée présente le Premier Moyen-Âge du Vème au XIème siècle après JC :

    Cette vitrine présente les bijoux de la Reine Arégonde, morte vers 580 après JC. Elle était l'épouse de Clotaire 1er et la mère de Chilpéric 1er.

    Nous n'avons malheureusement pas pu voir la suite, faute de temps....

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

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    La pause de midi a eu lieu dans un restaurant situé face au château de Saint-Germain en Laye, le Soubise.

    A la découverte du Musée National de l"Archéologie avec la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

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    L'après-midi, guidés par Bruno Chaume, Président de la SAHC, nous avons parcouru  les collections de l'âge du fer, qui nous intéressaient tout spécialement puisque certaines présentaient des objets trouvés dans notre Châtillonnais (Sainte Colombe sur Seine, Magny-Lambert, Minot, Baigneux les Juifs, Orret, Quémigny sur Seine et...Vix)

    Je vous les montrerai bientôt.


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  • "Les moines blancs et le patrimoine des abbayes cisterciennes avant et après la Révolution" une conférence de Jean-François Leroux-Dhuys, pour la SAHC

    François Poillotte, vice-Président de la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais, a demandé à Jean-François Leroux-Dhuys, de venir présenter à Châtillon sur Seine, une conférence sur le devenir des moines cisterciens et de leurs abbayes à la Révolution Française.

    Jean-François Leroux a accepté de venir partager son immense savoir avec nous et de cela nous le remercions infiniment.

    "Les moines blancs et le patrimoine des abbayes cisterciennes avant et après la Révolution" une conférence de Jean-François Leroux-Dhuys, pour la SAHC

    Jean-François Leroux-Dhuys est journaliste, historien, il fut Maire de Bar sur Aube. Il est un des membres fondateurs de l'Association qui anime le site historique de l'ancienne abbaye de Clairvaux, dans le département de l'Aube.

    Jean-François Leroux a écrit une multitude d'ouvrages dont beaucoup font autorité.

    En voici un que tout le monde devrait posséder :

    "Les moines blancs et le patrimoine des abbayes cisterciennes avant et après la Révolution" une conférence de Jean-François Leroux-Dhuys, pour la SAHC

    "Les moines blancs et le patrimoine des abbayes cisterciennes avant et après la Révolution" une conférence de Jean-François Leroux-Dhuys, pour la SAHC

    Jean-François Leroux nous a dit être heureux d'être présent pour cette conférence, à Châtillon sur Seine .

    Châtillon, c'est en effet la ville où le futur saint Bernard  passa toute sa jeunesse, étudia avec les enseignants de l'église Saint-Vorles, avant de devenir moine à l'abbaye de Citeaux et plus tard de fonder l'abbaye cistercienne de Clairvaux.

    "Les moines blancs et le patrimoine des abbayes cisterciennes avant et après la Révolution" une conférence de Jean-François Leroux-Dhuys, pour la SAHC

    En prélude à sa conférence, le conférencier nous a rappelé ce qu'était la règle de saint Benoît : cette règle monastique privilégie le rapport à Dieu, c'est "la pureté évangélique dans le désert", en deux simples mots : prier et travailler.

    Les moines noirs clunisiens ont appliqué aussi cette règle, ils ont prié, mais  ont toujours privilégié le "beau" plutôt que le travail.

    C'est au XIème siècle que l'Eglise a décidé de revenir à la règle de saint Benoît, les moines qui l'appliquèrent se nommèrent des bénédictins.

    Ce sont des bénédictins qui fondèrent l'abbaye de Molesme. Robert, son fondateur, trouvant que la règle de saint Benoît n'était pas assez suivie à Molesme, partit de son abbaye et en fonda une nouvelle à Citeaux.

    Cette abbaye nouvelle composée de moines blancs, appliqua de façon drastique la règle de saint Benoît, on les appela des cisterciens.

    Elle accueillit celui qui deviendra le chantre de la réforme cistercienne, Bernard de Fontaine. Ce dernier fondera une abbaye à Clairvaux et prendra de ce fait le nom de Bernard de Clairvaux et plus tard de saint Bernard.

    "Les moines blancs et le patrimoine des abbayes cisterciennes avant et après la Révolution" une conférence de Jean-François Leroux-Dhuys, pour la SAHC

     Les moines cisterciens priaient et travaillaient avec les paysans, leurs travaux furent les premiers aménagements du territoire. Les cisterciens furent aussi à l'origine de la création des villes , des cathédrales.

    Au début des créations des abbayes cisterciennes, tout se passa bien, elles devinrent de plus en plus nombreuses., chacune composée de nombreux moines.

    Mais, peu à peu, les difficultés apparurent. Benoît XII définit en 1335 la synthèse cistercienne, les princes et les philosophes s'inquiétèrent, la peste apparut..

    Puis ce fut la désastreuse création de la "commende"qui fut dévastatrice pour les abbayes ( La commende était le dépôt d'un bénéfice entre les mains d'une personne qui ne pouvait pas le tenir en titre. C’était une source de généreux profits pour les rois et les nantis du royaume.)

    Néanmoins certaines abbayes n'eurent pas d'abbés commenditaires, ce fut le cas de La Trappe et de Clairvaux.

    A la Révolution, la Constituante décida de vider les abbayes de leurs moines, d'empêcher les ordres monastiques, d'interdire le noviciat  et ensuite de vendre leurs bâtiments et leurs terres aux citoyens qui en avaient les moyens, c'est à dire les membres de la Bourgeoisie.

    Toutes les possessions des abbayes furent transférées aux communes et aux districts.

    Ces changements, nous dit Jean-François Leroux, se firent dans d'assez bonnes conditions : certains moines retournèrent à la vie civile, d'autres préférèrent la vie collective ou se tournèrent vers le clergé assermenté.

    Certains moines s'exilèrent comme les Trappistes qui trouvèrent refuge en Suisse et en Allemagne.

    Tous les biens matériels des abbayes furent vendus : marbres, grilles etc... jusqu'aux poignées de portes. Il y eut un certain vandalisme "légal". Les communes se servirent : ainsi Troyes récupéra la riche bibliothèque de Clairvaux (ce qui fut une bonne chose !). Certains objets ont été cachés par les moines comme le crâne de saint Bernard qui se trouve maintenant dans une église troyenne.

    "Les moines blancs et le patrimoine des abbayes cisterciennes avant et après la Révolution" une conférence de Jean-François Leroux-Dhuys, pour la SAHC

    Les terres et les forêts furent vendus aux enchères à des bourgeois qui en avaient les moyens, les granges cisterciennes furent cédées avec leurs terres, les plus petites abbayes devinrent des fermes.

    Les grandes abbayes intéressèrent les industriels, à Fontenay les Montgolfier installèrent une papèterie, à Morimont, ce fut une brasserie, à Noirlac une fabrique de porcelaines.

    Les bâtiments des abbés devinrent de petits châteaux. Hélas les églises tombèrent en ruines et furent achetées par des carriers pour le commerce des pierres.

    En 1808, Napoléon promut la peine de privation de liberté. Clairvaux devint alors une prison.

    A Citeaux on installa une colonie agricole.

    A partir de 1815, on vit revenir des ordres monastiques à la Trappe et à Citeaux par exemple.

    Certaines personnes s'aperçurent aussi que les monuments rescapés avaient une valeur historique, ce fut le cas de Viollet le Duc.

    Jean-François Leroux fut très applaudi pour son brillant exposé , truffé de détails que je n'ai pu citer ici, car je n'en ai donné qu'un bref aperçu.

    Un ouvrage fut remis en cadeau au conférencier par le président de la SAHC : le magnifique livre de Dominique Masson : "Châtillon sur Seine, mille ans d'histoire" en remerciement de sa venue tant appréciée de tous.

    "Les moines blancs et le patrimoine des abbayes cisterciennes avant et après la Révolution" une conférence de Jean-François Leroux-Dhuys, pour la SAHC

     


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  •  Bruno Chaume, Président de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais, a, lors de l'Assemblée Générale 2019, remercié de leur présence Jérémie Brigand, Président de la Communauté de Communes du Pays Châtillonnais, Valérie Bouchard, Conseillère Départementale, Martine Aubignat, représentant Hubert Brigand Maire de Châtillon sur Seine, Catherine Monnet, Conservatrice du Musée et les nombreux adhérents de l'association qui s'étaient déplacés.

    Le Président a rappelé le rôle essentiel qu'a toujours eu la Société Archéologique dans la vie du Musée : René Joffroy et Maurice Moisson, inventeurs de la tombe de Vix, étaient respectivement pour le premier Président de la SAHC et pour le second salarié de cette association.

    L'Assemblée Générale 2019 de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    Jérémie Brigand, Président de la CCPC a rappelé les efforts intenses déployés par la Communauté de Communes durant trois ans pour que la reprise des fouilles de la tombe princière ait lieu : les terrains où se trouve la sépulture de la Dame de Vix ont étés achetés par la CCPC.

    L'Assemblée Générale 2019 de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    Des subventions de l'Etat ont été obtenues (au grand déplaisir du site de Bibracte !), la CCPC a aussi débloqué des fonds, car il faut faire de ce moment unique un sujet de découverte pour les Châtillonnais, mais aussi pour ...le monde entier, car on espère que ces nouvelles fouilles mettront à jour des éléments nouveaux.

    L'INRA a été contacté pour organiser une journée de découverte des fouilles, le public sera informé en temps voulu. Il ne sera  en effet pas possible d'accéder au chantier librement, ce qui se comprend.

    Le Musée actuel, situé dans l'ancienne abbaye Notre-Dame, fête ses dix ans, cette année. Un superbe programme d'animation a été concocté par la Conservatrice et son équipe pour la Nuit des Musées, le public est invité à venir nombreux.

    Une bien belle année se prépare pour le Châtillonnais a conclu le Président de la CCPC.

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    Le secrétaire de la SAHC, Jean-Pierre Lachaud-Manotte a présenté le rapport d'activités de la SAHC.

    Des conférences fort intéressantes ont eu lieu, mais les adhérents les ont boudées, le secrétaire en a été contrarié. Il faut dire que toutes les fois un spectacle autre avait lieu à la même heure, il faudra dorénavant mieux choisir les dates.

    La SAHC a été présente à la "Fête de l'automne" de Leuglay, au salon "Des livres au village" à Recey sur Ource, et au salon du livre d'Arc en Barrois. La SAHC a participé également aux commémorations de la Victoire de 1918, avec des documents de Jean Lagorgette, prêtés par Dominique Masson.

    L'entente est bonne entre la SAHC et le futur Parc National, mais aussi avec les autres Associations de la Ville et des Sociétés archéologiques françaises et étrangères.

    Les livres de la bibliothèque de l'association vont être numérisés

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    Marielle Lefils, Secrétaire adjointe  a présenté le nouveau site de la SAHC qui est de plus en plus attrayant, pour vous y rendre cliquez sur ce lien : http://sahc21.org/

    La SAHC a organisé, en 2018, un voyage qui a conduit les adhérents dans le département voisin de l'Aube, le matin à Mussy sur Seine, puis à Essoyes et ensuite à la Commanderie d'Avalleur près de Bar sur Seine.

    Cette année la SAHC propose le 1er juin, un voyage à Saint Germain en Laye, pour visiter le Musée de l'Archéologie Nationale, en particulier les collections de l'âge du fer . Il reste quelques places, vous pouvez vous inscrire  à cette adresse : sahc21@orange.fr

    Note personnelle:  j'espère pouvoir y admirer le mobilier découvert dans les tumulus de Magny-Lambert et dans celui de Sainte Colombe sur Seine spécialement cette parure en or si moderne d'allure, d'une beauté incroyable...

    L'Assemblée Générale 2019 de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    Marielle Lefils a évoqué le Club Archéo du Collège Fontaine des Ducs qui fonctionne parfaitement à la grande joie des archéologues en herbe : ils ont visité les fouilles l'été dernier, ont continué leurs fouilles au sein du Collège, et font des recherches diverses par exemple sur les jeux pratiqués durant l'Antiquité : les Latroncules et le loculus d'Archimède.

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     Le Trésorier Jean-Luc Runfola a annoncé aux adhérents et à tous ceux qui soutiennent la SAHC, que depuis cette année les dons faits à l'Association feront  l'objet d'une déduction fiscale. Donc n'hésitez pas a-t-il dit !

     Les comptes ont été présentés par la Trésorière adjointe Sylvie Cardini, ils sont parfaitement équilibrés.

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    Ils ont été vérifiés par le Commissaire aux Comptes, Jean-Pierre Gueneau, qui réalisera, l'an prochain, ce travail avec monsieur Trouvé.

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    Le rapport Moral, le rapport d'Activités et le rapport Financier ont été approuvés à l'unanimité.

    Puis vint  le renouvellement du Conseil d'Administration.

    Trois administrateurs dont le mandat arrivait à échéance se représentaient. Il s'agit de Babette Lamelin, François Poillotte et Jean-Luc Runfola.

    Une nouvelle administratrice s'est présentée : Tiana Lechapt.

    Tous les quatre ont été élus à l'unanimité.

    Le Président de la SAHC, Bruno Chaume, a ensuite invité madame Catherine Monnet, nouvelle Conservatrice du Musée du Pays Châtillonnais -Trésor de Vix, à prendre la parole.

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    Madame la Conservatrice a confié qu'elle ne connaissait pas notre région puisqu'elle a exercé à Paris, Lille et Bourges.

    Elle prend un grand plaisir à découvrir le Châtillonnais qu'elle apprécie, à visiter ses petits villages.

    Les relations du Musée avec la SAHC sont pour elle naturelles, car les collections sont là grâce à l'Association, madame Monnet souhaite le rappeler aux visiteurs.

    Les rencontres  en parfaite harmonie  devront être fréquentes car beaucoup de choses sont à revoir au sein du Musée, et puis madame la Conservatrice pense qu'elle a tout à apprendre de la SAHC.

    Le Président Bruno Chaume a remercié madame la Conservatrice d'avoir évoqué ces fructueux échanges qui s'annoncent, entre la SAHC et le Musée, et qui ne pourront qu'être bénéfiques pour tous

    Il a ensuite présenté, avec des diapos, les actualités des recherches sur le site de Vix.

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    L'Assemblée Générale 2019 de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    Le "Lidar " , depuis un avion, a permis de faire connaître le site du Mont Lassois en 3 D.

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    Une vue aérienne "contractée" permet de voir l'ensemble du site de Vix.

    On ne sait pas encore qu'elle est la surface du site, elle serait, peut-être de 70 hectares, donc plus grande que celle de la ville de Châtillon sur Seine actuellement ! C'est unique en Europe ...

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    Le chantier de fouilles de l'équipe autrichienne :

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    Cette partie des fouilles du rempart intrigue. S'agit-il d'un chenal ? d'un canal ?d'un barrage, d'un déversoir ? La réponse sera peut-être trouvée plus tard.

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    Le rempart était fait d'une structure en bois remplie de pierres et de briques crues bien visibles à gauche de la photo.

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    Cet essai de reconstitution du rempart et de sa porte d'entrée est superbe !

    L'Assemblée Générale 2019 de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    Une découverte importante a été faite  : les constructions du rempart se continueraient à droite de la photo et incluraient la rivière dans le site

    Malheureusement, au cours des temps, des constructions de bâtisses ont été faites à cet endroit et il est impossible de les démolir pour fouiller...c'est d'ailleurs la même chose pour la route et ce qui reste de la voie de chemin de fer....quel dommage !

    L'Assemblée Générale 2019 de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    Mais une autre photo montre quelque chose d'extraordinaire, regardez bien en bas, on aperçoit la trace d'une maison absidiale de forme ronde et une autre de forme carrée, et ces constructions se trouvent...dans un champ ! L'autorisation de fouiller cet endroit sera demandée au propriétaire qui, je l'espère, acceptera.

    L'Assemblée Générale 2019 de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    En prévision de la nouvelle fouille de la sépulture de Vix, un état des lieux a été refait.

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    Des prospections aériennes montrent des structures nouvelles :

    L'Assemblée Générale 2019 de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC)

    Une partie du squelette de la Dame de Vix a été envoyée à des laboratoires spécialisés pour rechercher  son ADN ...nous en saurons bientôt beaucoup plus sur la couleur de ses yeux, de ses cheveux, et de l'endroit où elle a vécu.

    Ne trouvez vous pas que la Science est extraordinaire ??

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    La SAHC a demandé à monsieur Jean-François Leroux, grand spécialiste du site de Clairvaux et de l'époque cistercienne, d'avoir la gentillesse de  venir présenter à Châtillon sur Seine, une conférence sur les moines blancs au moment de la Révolution.

    Ce grand historien a accepté fort aimablement l'invitation, l'article que je consacrerai à cette conférence sera visible demain.


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  • Bruno Chaume

     


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  •  Lors de la superbe exposition sur la fin de la guerre de 1914-1918 à la salle des fêtes de Montigny sur Aube, un panneau rappelait que le futur Président des Etats Unis, Harry Truman, avait été logé dans le village, avant de rejoindre Coëtquidan .

    Harry Truman, alors futur Président des Etats Unis, séjourna brièvement dans  le Châtillonnais à la fin du conflit 1914-1918

    en 1917 :

    Harry Truman, alors futur Président des Etats Unis, séjourna brièvement dans  le Châtillonnais à la fin du conflit 1914-1918

    Harry Truman, alors futur Président des Etats Unis, séjourna  dans  le Châtillonnais à la fin du conflit 1914-1918

    A Coëtquidan en 1918:

    Harry Truman, alors futur Président des Etats Unis, séjourna brièvement dans  le Châtillonnais à la fin du conflit 1914-1918

    Harry Truman, alors futur Président des Etats Unis, séjourna brièvement dans  le Châtillonnais à la fin du conflit 1914-1918

    François Poillotte, Vice-Président de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais m'envoie un intéressant texte relatant la biographie d'Harry Truman, Merci à lui.

    Un américain à Montigny-sur-Aube : le capitaine Harry Truman

    Dernièrement, une manifestation s'est tenue à Montigny-sur-Aube, pour commémorer le centième anniversaire de la présence en avril 1918, durant la Grande Guerre, d’Harry Truman, futur président des Etats-Unis, alors officier de l’armée américaine.

    Il n’est pas inutile à l’occasion de cet évènement, de rappeler brièvement la biographie de cet illustre personnage.

    Le 33ème président américain, a pris ses fonctions après la mort du président Franklin Roosevelt (1882-1945) dont il avait été le vice-président.

    Originaire du Missouri où il est né à Lamar, le 8 mai 1884. Après des études secondaires, il participe à la gestion de la ferme familiale. Puis il occupe divers emplois.

    Avec l’entrée en guerre des Etats-Unis en 1917, Truman est incorporé dans la garde nationale en tant qu’officier. En mars 1918, il commande une batterie d’artillerie de la 35ème division. En avril 1918 il séjourna durant deux mois avec d’autres officiers américains, au château de Montigny-sur-Aube, où il s’entraîna à proximité du village au tir du canon de 75 avant de partir combattre l’ennemi sous le commandement du Général Pershing aux côtés des troupes françaises. Son régiment se distinguera dans les Vosges ce qui lui vaudra le grade de capitaine dans la garde nationale.

    Démobilisé en 1919 et de retour dans son état du Missouri, à Indépendance, il exercera pendant quelques temps diverses activités avec plus ou moins de bonheur.

    Puis après avoir exercé certaines fonctions judiciaires, notamment comme juge au tribunal de Jackson, il est choisi en 1934, pour être le candidat du parti démocrate au poste de sénateur du Missouri. Élu, il se présentera comme un partisan du « New deal ». Réélu, son comportement  lui vaudra le respect de ses pairs et il deviendra logiquement candidat à la vice-présidence, en 1944. A peine élu (20 janvier 1945), il accède au poste de président des États-Unis à la suite du décès, le 14 avril 1945 de Franklin Delano Roosevelt.Réélu en 1949, il occupera la Maison Blanche de 1945 à 1953.

     

    Harry Truman, alors futur Président des Etats Unis, séjourna brièvement dans  le Châtillonnais à la fin du conflit 1914-1918

    Pour mettre fin au conflit avec les japonais sur le théâtre d'opération du Pacifique, il autorisera le recours à l'arme atomique, les avions américains larguant 2 bombes sur les villes d'Hiroshima et de Nagasaki en août 1945.

    A la fin de la guerre, il préconisera l’application du plan Marshall destiné à venir en aide aux pays européens. Parmi les faits les plus marquants de ses mandats, on citera la signature le 25 juin 1945 de la charte des Nations-Unies ou encore la reconnaissance le 14 mai 1948 de l’état d’Israël.

    Truman ne briguera pas un nouveau mandat en 1953. Il assistera le 20 janvier de cette année-là à l’intronisation de son successeur à la Maison blanche, Dwight D. Eisenhower.

    Retiré de la vie politique, il restera très actif en faisant de nombreux discours et en écrivant ses mémoires.

    Harry Truman, alors futur Président des Etats Unis, séjourna  dans  le Châtillonnais à la fin du conflit 1914-1918

    Il meurt à Kansas City dans le Missouri, le 26 décembre 1972. Il sera inhumé à Indépendance.

    Harry Truman, alors futur Président des Etats Unis, séjourna  dans  le Châtillonnais à la fin du conflit 1914-1918


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  • Vincent Guichard présentera une  très intéressante conférence sur les grands sites, pour la Société Archéologiqie et Historique du Châtillonnais


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  • C'est ce soir , venez nombreux !


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  •  Après la visite de Mussy sur Seine et de sa collégiale, les adhérents de la S.A.H.C. se sont retrouvés dans un restaurant d'Essoyes qui domine le village cher à Auguste Renoir et sa famille, celui des "Demoiselles".

    Les Renoir, nous a-t-on dit plus tard, étaient de bons vivants, les adhérents de la S.A.H.C. aussi, le repas servi dans ce très bel endroit les a donc comblés !

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Voici les délicieux plats qui leur ont été proposés :

    un clafoutis d'andouillette à la moutarde ancienne :

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Une timbale de chèvre frais et poivrons :

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Une pintade farcie forestière, jus au porto :

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Un suprême de lieu rôti à l'oseille :

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Une tarte aux pommes meringuée :

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Un tiramisu :

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Après ce repas convivial, nous nous sommes dirigés vers le "Centre Renoir", situé au centre du village.

    Notre guide a retracé pour nous l'histoire de la famille Renoir, tout d'abord avec son arbre généalogique : Pierre-Auguste Renoir et sa femme Aline, née Charigot, leurs trois enfants:  Pierre (acteur), Jean (metteur en scène), Claude (céramiste) et leur nombreuse descendance.

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Les débuts de Pierre-Auguste Renoir, né à Limoges, qui rencontra Aline Charigot à Paris, dans la crèmerie où elle travaillait, ses rencontres avec d'autres peintres qui allaient eux-aussi devenir célèbres comme Claude Monet par exemple...

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Gabrielle, modèle de Renoir, native d'Essoyes a fait partie de cette famille d'artistes...

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Comme nous, les Renoir étaient de bons vivants qui appréciaient les bons produits de la région, Aline Renoir adorait faire la cuisine....

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Un superbe tableau où l'on reconnaît Aline Renoir, ses fils Pierre adolescent, et Claude dit Coco, soutenu par Gabrielle...

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Une jolie photo de famille : Auguste, Claude et Aline Renoir à Essoyes...

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Dans une salle à gradins, nous avons pu visionner un film très poétique et joliment illustré, sur la vie de la famille Renoir...

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Puis nous nous sommes mis en route pour aller visiter la maison de Renoir qui est maintenant ouverte au public.

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    La maison de Gabrielle avec un beau portrait d'elle avec Coco.

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Nous voici face à cette maison que nous connaissions seulement par la peinture qu'en avait fait Pierre-Auguste...

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Le salon qui servait aussi d'atelier au peintre :

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais.

    La cuisine si chère à Aline :

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Au premier étage se trouvent les chambres de la famille ...

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    La chambre d'Auguste :

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    La chambre d'Aline :

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    La chambre des enfants :

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    Nous nous dirigeons à présent vers l'atelier du peintre situé dans cette petite maison (la seule que nous visitions autrefois).

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Au rez de chaussée, on a suspendu la chaise roulante qui permettait au peintre, devenu handicapé , de se promener dans le jardin.

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

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    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Sur les pas de Renoir à Essoyes, avec les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

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    Ce beau périple qui a conduit les adhérents de la S.A.H.C. de Mussy sur Seine à Essoyes n'était pas terminé !

    En effet nous avons pu ensuite visiter une ancienne commanderie templière, située près de Bar sur Seine, celle d'Avalleur.

    L'article qui la montrera  ce sera pour bientôt...

     


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