• Le  musée archéologique de Châtillon sur Seine, était, jusqu'en Juin dernier, situé dans un hôtel particulier de style Renaissance,la maison Philandrier .

    Il abritait une collection d'objets découverts dans la région, notamment le fameux trésor de Vix, mobilier complet d'une tombe à char de l'époque du premier âge du fer.

    Toutes ces merveilles ont trouvé un nouvel "écrin" digne d'elles puisqu'elles ont été transférées dans l'ancienne Abbaye Notre Dame , rue de la Libération..

    (Voir le chapitre "le Musée du Châtillonnais")

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  • Le haut du vase est décoré de magifiques chevaux attelés en quadriges...

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  • une statuette de femme vêtue d’un peplos et portant un voile de style archaïque proche de celui des hoplites représentés sur la frise du cratère

    cette statuette se trouvait à l’origine sur l’ombilic du centre du couvercle; sa hauteur est de 19 cm.

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  • Dans la tombe de la princesse de Vix on trouva également un service à vin se composant d’une phiale en argent à ombilic en or

    elle avait été déposée dans la tombe enveloppée dans une nappe végétale; on ignore encore aujourd’hui si cette oeuvre est réellement celtique;


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  • (La cruche)


    On mit à jour également une cruche à vin (oenochoé), en bronze, à bec tréflé, et qui est considérée comme la plus ancienne connue

    cet objet étrusque date en effet de la fin du VI e s. av. J.-C.

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  • On trouva aussi une coupe dite de Droop, céramique à figures noires figurant un combat entre guerriers grecs et amazones. Ce travail provient d’Attique (530-520 avant J.-C.)

    Et trois bassins en bronze, dont un grand bassin à ombilic et deux bassins à anses droites en bronze (travail étrusque du début du V e s. av. J.-C.).

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  • (Détail du torque :Pégase)


    - les bijoux de la princesse:
    - un torque en bronze, qui était à l’origine orné d’une lanière de cuir de 1 cm de large enroulée en spirale autour du métal

    - un torque (collier) de la princesse, et que l’on considérait naguère comme étant un diadème; ce travail indigène en or, qui n’a pu être daté avec précision (VI e - début V e s. av. J.-C.), est très influencé par des traditions grecques.

    - les fibules: une en fer, une en fer et en or, deux en bronze, et enfin deux paires en bronze, corail et ambre; ces objets utilitaires (ils permettent de fermer les vêtements) peuvent aussi être assimilés à des bijoux (surtout lorsque des matériaux précieux sont utilisés).

    - six bracelets de schiste, de fabrication locale (schiste du Morvan).

    - une paire de bracelets polygonaux ; chacun d’eux se compose de 13 perles d’ambre.

    Rappelons que tous ces objets faisaient partie du mobilier funéraire de la princesse défunte. On constate également qu’ils datent tous approximativement de la même époque (vers 500 av. J.-C.).

    (Document écrit par Aurélien DEFRANCE et Grégory SALOMON (élèves d’une seconde du Lycée Désiré Nisard à Châtillon-sur Seine
    corrigé par Bruno Chaume )

    Merci à eux…..

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  • (Le trésor exposé au musée)


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  • (Le trésor exposé au musée)


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  • Et depuis les premières fouilles ?

    Sous le soleil radieux de ce début d'août, l'équipe de chercheurs franco-allemande coordonnée par Bruno Chaume, archéologue au CNRS, travaille à dégager les fondements d'un bâtiment à l'architecture et aux dimensions exceptionnelles de 500 m2 sur le plateau du mont Lassois en Côte-d'Or.

    C'est la première fois qu'une habitation celte de la civilisation Hallstatt (époque du premier âge de fer allant de 820 à 450 ans avant J.-C.) est mise au jour près de la sépulture de la personne qui a pu l'habiter, la célèbre Dame de Vix, du nom du village où elle a été découverte. À l'époque, les Celtes anciens occupaient une zone allant de Bourges jusqu'à l'Autriche.

    Sur le plateau, la demeure aurait appartenu à cette fameuse Dame de Vix. Sa sépulture, l'une des plus riches et des plus célèbres du monde celte, a été mise au jour en 1953 par René Joffroy aidé de Maurice Moisson, dans un tumulus situé au pied du mont Lassois. Elle se trouvait un peu plus bas que le palais récemment découvert, dans la plaine verdoyante proche d'un méandre de la Seine.

    La Dame de Vix a été enterrée vers 500 avant notre ère selon un rite normalement réservé aux hommes. Les défunts étaient allongés sur la caisse d'un char avec des objets importants pour eux durant leur vie ou offerts en hommage à leur rang. Ici, en l'occurrence, des bijoux en bronze, en perles et en or, des objets méditerranéens, grecs et étrusques dont le fameux cratère de Vix, le plus grand vase de bronze que l'Antiquité nous ait légué. Magnifiquement sculpté, il pèse 208 kg, mesure 1,64 m de haut et servait sans doute à stocker l'hydromel, une boisson alcoolisée prisée à l'époque chez les personnes aisées.

    La taille d'une église

    Avec ses 35 m de long sur 21,5 m et sa quinzaine de mètres de hauteur, le bâtiment qui n'avait probablement pas d'étage, avait presque la taille d'une église actuelle.
    Il a été reconstruit plusieurs fois, notamment après un incendie, comme le prouvent des pierres calcinées et de la céramique encore présentes sur le site.
    Il comprenait deux grandes pièces et une abside. Le toit en bardeau de chêne, arbre de bonne qualité dans la région, devait être construit à 45° pour supporter la neige et la pluie des hivers à - 30 °C. Les murs en clayonnage étaient recouverts d'un torchis peint d'un badigeon de couleur rouge. Le sol devait être en terre battue ou en plancher. La porte à deux battants, qui mesurait 6 m de large sur 4 de haut, s'ouvrait au soleil levant (à l'est). « Les antes, des avancées qui supportaient le porche, sont spécifiques des édifices grecs (mégaron) qui servaient de demeures à des personnages importants », indique Bruno Chaume. Il témoigne de l'influence des civilisations méditerranéennes sur le monde celtique.

    Le palais de la Dame s'insère dans une véritable petite ville fortifiée de 60 hectares, repérée par un chercheur allemand entre 2004 et 2006, dans le cadre du programme « Vix et son environnement », grâce à des appareils utilisés par les sismologues. Jusqu'à présent, on pensait que l'urbanisation de l'Europe occidentale n'avait commencé qu'avec « la civilisation des oppida » au IIe et Ier siècle avant notre ère. La proto-urbanisation du site donne pourtant l'image d'un habitat déjà très structuré, hiérarchisé et aéré. Il se compose d'une rue principale qui mène au palais et dessert des enclos palissadés à l'intérieur desquels se trouvent quelques dizaines de maisons qui devaient abriter des centaines de personnes. « Seul un pouvoir politique fort a pu faire naître une telle organisation », confirme Bruno Chaume.

    Avec au sud du plateau de vastes greniers sur pilotis destinés au stockage de céréales et une citerne utilisée pour les réserves en eau, nous sommes devant une véritable gestion collective des ressources.
    Des traces de banquets ont été trouvées dans les fouilles sous forme notamment de fragments de huit vases en céramique imitant les cruches de bronze d'origine méditerranéenne. Elles indiquent que le bâtiment recevait la caste supérieure de la société.

    La montée en puissance du site vers 530 avant J.-C. ne s'explique pas uniquement par le fait que le lieu se trouve sur la route de l'étain, comme on l'a cru longtemps.

    « Ce sont les échanges commerciaux avec les cultures méditerranéennes et la position géostratégique du site de Vix qui ont certainement fait son succès », indique Bruno Chaume.
    Et si le site périclite en 450 av. J.-C., c'est parce que l'économie et les voies commerciales, notamment les relations avec les cultures méditerranéennes, ont subi des bouleversements. Cela, peut-être combiné à des problèmes internes à la société de Vix, l'aurait conduit au déclin.

    http://www.academia.edu/1067578/La_Dame_de_Vix_une_defunte_a_personnalite_multiple


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  • Petite ville un peu reculée, Châtillon-sur-Seine, dans le nord de la Côte-d'Or, abrite un trésor beaucoup moins connu que ses immenses forêts, où se pratique la chasse à courre : son musée renferme le plus grand vase en bronze que l'Antiquité nous ait légué. Ce cratère à volutes impressionne par ses dimensions. D'une hauteur de 1,64 m, de 1,20 m de diamètre et d'une contenance de 1 100 litres, il pèse 208 kg.

    Les spécialistes du premier âge de fer (750-475 avant J.-C), également appelé période de Hallstatt, le qualifient de « grand chef-d'oeuvre de chaudronnerie » . Le récipient, sur pied, est fait d'une seule pièce de métal martelé. Des bustes de Gorgone, ces monstres légendaires gardiens des temples, forment les deux anses, fixées au ventre du vase par des serpents. Le col s'orne d'une frise en relief représentant un défilé de soldats grecs et de chars à quatre chevaux. Un bel ouvrage, incontestablement.
    C'est la ténacité d'un professeur de philosophie du lycée local, René Joffroy, et de Maurice Moisson, agriculteur de son état, qui a révélé en 1953 cette pièce exceptionnelle, dans un champ labouré, au pied du mont Lassois, à 6 kilomètres de Châtillon-sur-Seine.

    Sous un léger rehaussement du terrain, les fouilleurs mirent au jour une chambre funéraire intacte. Une femme d'une trentaine d'années y reposait, allongée sur un char dont les éléments métalliques ont, seuls, franchi les siècles. Pour son voyage dans l'au-delà, elle avait été parée de ses bijoux : anneaux de jambes et bracelets, colliers, fibules servant à attacher ses vêtements, et une splendide toque en or de 24 carats, pesant près de 500 grammes et ornée d'un Pégase - petit cheval ailé - remarquablement ciselé. La défunte était entourée d'une riche vaisselle venue de la lointaine Méditerranée, dont le vase de bronze.

    Trop petit pour montrer au public toutes les richesses archéologiques découvertes alentour depuis cinquante ans, le musée de Châtillon-sur-Seine met en scène les plus grosses pièces retirées de la chambre funéraire, notamment une superbe reconstitution du char.

    Princesse ou prêtresse ? Anonyme, cette femme devint pour tous la Dame de Vix, du nom du village où eut lieu la découverte. Quant au vase, était-ce un cadeau diplomatique ou une commande ? Pièce maîtresse d'un service à boire - probablement du vin - fabriqué dans des ateliers grecs d'Italie du Sud, alors colonie hellénique, il atteste l'existence en ces temps reculés du passage de la route de l'étain, élément indispensable à la fabrication du bronze.

    La Seine ne fut pas étrangère à ces courants commerciaux. Aujourd'hui, elle invite plutôt à la flânerie. Sa source, à une trentaine de kilomètres au sud, est une enclave de la Ville de Paris, sur le territoire du petit village de Saint-Germain-Source-Seine. Elle est identifiée par une grotte désuète aménagée sous Napoléon III pour abriter la déesse Séquana, vénérée par les Gaulois.

    A Châtillon, la Seine, encore un modeste cours d'eau, forme un large méandre blotti contre une falaise. De là surgit la source vauclusienne de la Douix, que les Celtes, contemporains de la Dame de Vix, avaient transformée en sanctuaire.

    ( Christiane Perruchot)




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