• d'autres textes...

    « La conduite du duc de Raguse dans les plaines de Salamanque mérite le blâme le plus sévère, et offre un exemple mémorable des conséquences que peut entraîner la confiance présomptueuse d'un général d'armée. L'ambition du duc de Raguse était de combattre seul lord Wellington, il n'attendit pas l'armée du centre, et une partie de l'armée du Nord qui s'avançait pour le soutenir. L'Empereur, irrité des pertes de l'armée de Portugal, ordonna au ministre de la guerre de poser des questions à Marmont, qui répondit en effet au duc de Feltre. Néanmoins, soit que l'Empereur ne fût pas complètement convaincu de la gravité des torts reprochés au maréchal, soit qu'il fût porté d'indulgence envers celui qu'il considérait comme son enfant, il lui confia, au mois d'avril 1813, le commandement du 6e corps de la grande armée, fort de 12 000 combattants. »


    Napoléon, qui espérait toujours léguer la couronne à son fils, est prostré, et dit avec une tristesse plus profonde que violente ces mots : « Marmont me porte le dernier coup »

    Le 30 mars, il se trouvait sous les murs de Paris, partout on se défendait encore avec succès ; tôt ou tard, sans doute, il aurait fallu céder au nombre, mais, à la vue de quelques obus qui tombaient sur Paris, il cessa tout effort de résistance. Il oublia l'ordre qu'avait dicté l'Empereur, de s'ensevelir au besoin sous les ruines de la capitale et, sans s'inquiéter si son collègue Mortier tenait ou non tête à l'ennemi, il usa de l'autorisation que Joseph lui avait envoyée : il expédia son aide-de-camp au généralissime des troupes alliées, obtint un armistice de deux heures, puis traita de l'évacuation de Paris, et alla s'établir à l'Essonne avec son corps d'armée. En confiant au duc de Raguse le commandement de l'Essonne et de Corbeil, Napoléon en avait senti toute l'importance : « C'est là que s'adresseront toutes les intrigues, toutes les trahisons de Paris, il faut que j'aie à ce poste un homme comme Marmont, mon enfant, élevé dans ma tente ».


    Napoléon, en apprenant cette défection, refusa d'abord d'y ajouter foi, et parut livré aux idées les plus sombres lorsque le doute devint impossible. Puis il s'écria : « Un fait pareil de Marmont ! un homme avec lequel j'ai partagé mon pain… que j'ai fait lire de l'obscurité !… l'ingrat ! il sera plus malheureux que moi. — Sans la trahison de Raguse, ajouta-t-il, les alliés étaient perdus. J'étais maître de leurs derrières et de toutes leurs ressources de guerre, pas un seul ne se serait échappé; eux aussi, ils auraient eu leur 20e bulletin ».


    « Jamais défection n'avait été plus avouée, ni plus funeste; elle se trouve dans le Moniteur, et de sa propre main ; elle a été la cause immédiate de nos malheurs, le tombeau de notre puissance, le nuage de notre gloire. Et pourtant, disait Napoléon avec une espèce de ressouvenir d'affection, je le répète, parce que je le pense, ses sentiments vaudront mieux que sa conduite; et lui-même ne semble-t-il pas penser ainsi ? Les papiers nous disent qu'en sollicitant vainement pour Lavalette, il répond avec effusion aux difficultés du monarque en lui disant : « Mais sire, moi, je vous ai donné plus que la vie. » « D'autres nous ont livrés aussi, ajoutait Napoléon, et d'une manière bien autrement vilaine ; mais leur acte du moins n'est pas consacré par des preuves officielles. » « La vanité avait perdu Marmont : la postérité flétrira sa vie; pourtant son cœur vaudra mieux que sa mémoire ». (Mémorial de Las Cases)

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  • L'avis de Napoléon à Sainte-Hélène

    « Il était le plus médiocre des généraux; je l'ai soutenu, défendu contre tous parce que je lui croyais de l'honneur. Élevé dans mon camp, nourri dans ma maison, marié par moi, comblé de faveurs, de richesses, devenu un des hommes les plus marquants de la France, au moins un des plus élevés en dignité, son ambition lui a fait rêver qu'il pouvait s'élever encore ; il a oublié sous quel drapeau il a obtenu tous ses grades, sous quel toit il a passé sa jeunesse; il a oublié qu'il doit tous ses honneurs au prestige de cette cocarde nationale qu'il foule aux pieds pour se parer du signe des traîtres qu'il a combattus pendant vingt-cinq ans !...».

    Voilà le sort des souverains: ils font des ingrats !"

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  • L'Apelstein numéro 25 indique l'emplacement des 18.000 hommes du VIème Corps de Marmont, défendant Möckern contre les Prussiens, le 16 octobre 1813.


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  • La seconde stèle à Marmont, la numéro 29, se trouve à l'emplacement des 15.000 hommes qui lui restaient au matin du 18 octobre. Dans l'après-midi, les unités durent abandonner Schönefefeld et céder devant la pression des troupes de Langeron (stèle 30), deux fois plus nombreuses.


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  • En descendant en ville, depuis le quartier de Château-Gaillard où j'habite à Châtillon sur Seine, je me suis toujours posé des questions en regardant cette magnifique vasque, située à l'entrée du Château du Maréchal Marmont .

    Antoinette Quarré, poétesse et lingère

    Naïvement je pensait que c'était une vasque ...à fleurs !

    Mais non, m'a dit Gérard Joblot, dont l'ancêtre a servi le Maréchal, il s'agit d'un abreuvoir !

    Ecoutons-le :

    L'abreuvoir de l'entrée du château,ceinturé par les chaines et bornes qui en limitaient  l'accès au chevaux, était alimenté par la grande citerne des écuries .

    La même vasque était située au dessus de cette citerne pour abreuver le haras du maréchal. Le grand bassin(80m3) dans le potager alimentait les cinq auges en pierre pour l'arrosage du jardin.

    Antoinette Quarré, poétesse et lingère

    (Des commentaires sur le thème de l'article seraient les bienvenus, ils me montreraient que ce blog vous intéresse et ils me donneraient envie de continuer à  l'alimenter .

    Merci.)


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  • René Drappier et son épouse ont fait un beau voyage en Croatie. A Split, ex Raguse, ils se sont souvenu de notre célèbre châtillonnais le Maréchal Marmont, Duc de Raguse. Ils ont fait quelques photos pour le blog, merci à eux !

    Voici quelques photos d'un pays où l'on entend parler de Châtillon sur Seine, et de la famille du Duc de Raguse

    On y voit le palais où résida notre célèbre Maréchal Marmont, la rue, la plaque de rue et la belle esplanade le long du port

    Les guides nous parlent du Maréchal Marmont, duc de Raguse, avec beaucoup de respect, car il a apporté à la ville de SPLIT un important progrès.

    A Split en Croatie, on se souvient encore du Maréchal Marmont, duc de Raguse

    A Split en Croatie, on se souvient encore du Maréchal Marmont, duc de Raguse

    A Split en Croatie, on se souvient encore du Maréchal Marmont, duc de Raguse

    A Split en Croatie, on se souvient encore du Maréchal Marmont, duc de Raguse

    A Split en Croatie, on se souvient encore du Maréchal Marmont, duc de Raguse

    A Split en Croatie, on se souvient encore du Maréchal Marmont, duc de Raguse

    A Split en Croatie, on se souvient encore du Maréchal Marmont, duc de Raguse

     


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  • Tout d'abord à Split

    Voici une première partie consacrée à Split. Quelques photos de la ville historique et la rue Marmontova et sa curieuse fontaine.

     La Dalmatie (façade adriatique de l'actuelle Croatie) devint possession française en 1805. Napoléon 1er nomma le général Marmont gouverneur militaire de cette province. Duc de Raguse en 1808 et maréchal d'empire en 1809, Marmont devint la même année gouverneur des provinces illyriennes regroupant l'Istrie, le Kvarner, la Dalmatie et la baie de Kotor.

    Marmont fit de Split sa capitale.

    Aujourd'hui le touriste visite la vie historique, enchevétrée dans les remparts, les caves et les monuments du palais de Dioclétien. Marmont avait fait démolir l'enceinte ouest du palais pour permettre une extension de la ville. Aujourd'hui, il ne reste rien des jardins conçus par Marmont. La rue Marmontova, rue de magasins chics, sépare la vieille ville de la ville nouvelle.

    Jenry Camus s'est rendu en Croatie sur les traces du maréchal Marmont...

    Jenry Camus s'est rendu en Croatie sur les traces du maréchal Marmont...

    Jenry Camus s'est rendu en Croatie sur les traces du maréchal Marmont...

    Jenry Camus s'est rendu en Croatie sur les traces du maréchal Marmont...

    Jenry Camus s'est rendu en Croatie sur les traces du maréchal Marmont...

     

    Jenry Camus s'est rendu en Croatie sur les traces du maréchal Marmont...

    Jenry Camus s'est rendu en Croatie sur les traces du maréchal Marmont...

    Jenry Camus s'est rendu en Croatie sur les traces du maréchal Marmont...

    Jenry Camus s'est rendu en Croatie sur les traces du maréchal Marmont...

    Puis à Dubrovnik :

    Marmont se rendit très populaire notamment en faisant construire la route entre Split et Dubrovnik. Dans cette ville, la perle de l'Adriatique, il prit possession des archives et du palais et y célébra de nombreuses fêtes pour les dames de la ville. Au dessus de la ville, sur le mont SRD, le fort des français (accessible aujourd'hui par téléphérique) logeait les soldats de Marmont. Ce fort a beaucoup souffert pendant la dernière guerre serbo-croate. C'est aujourd'hui un musée (je ne l'ai pas visité)

    Jenry Camus s'est rendu en Croatie sur les traces du maréchal Marmont...

    Jenry Camus s'est rendu en Croatie sur les traces du maréchal Marmont...

    Jenry Camus s'est rendu en Croatie sur les traces du maréchal Marmont...

    Jenry Camus s'est rendu en Croatie sur les traces du maréchal Marmont...

    Jenry Camus s'est rendu en Croatie sur les traces du maréchal Marmont...

    Jenry Camus s'est rendu en Croatie sur les traces du maréchal Marmont...

    Jenry Camus s'est rendu en Croatie sur les traces du maréchal Marmont...

    Le palais des recteurs :

    Jenry Camus s'est rendu en Croatie sur les traces du maréchal Marmont...

    Le palais Sponza-Archives :

    Jenry Camus s'est rendu en Croatie sur les traces du maréchal Marmont...

    Merci Jenry pour ce beau témoignage !


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