• Dans la famille Rude, il n'y eut pas que le génial sculpteur François Rude, dijonnais, auteur du "départ des Volontaires" de l'Arc de Triomphe de l'Etoile, et de bien autres œuvres montrées ici :

     http://www.christaldesaintmarc.com/francois-rude-sculpteur-dijonnais-a114234962

    Son épouse, Sophie Frémiet, fut, elle aussi,une artiste d'un grand talent, mais dans le domaine pictural.

     Buste de Sophie Rude par son neveu Paul Cabet :

    Sophie Rude, née Frémiet

    Sophie Frémiet naquit rue des Forges à Dijon le 16 juin 1797. Son père Louis Fremiet était contrôleur des impôts, sa mère, Sophie Monnier, était issue d'une famille d'artistes. D'ailleurs le grand-père maternel de Sophie, le graveur Louis-Gabriel Monnier, fut le premier conservateur du musée des Beaux-Arts de Dijon.

    La jeune fille reçut des cours d' Anatole Devosge, fondateur de l'école de dessin de Dijon. Anatole était un ancien élève de Jacques-Louis David, dont il transmit à Sophie le style néoclassique .

    Louis Frémiet prit sous sa protection un jeune inconnu, François Rude, élève de François Devosge.

    Après la chute du Premier Empire et le retour des Bourbon en 1815, la famille Frémiet, comme nombre de bonapartistes, quitta la France pour s'installer à Bruxelles, du Royaume uni des Pays-Bas nouvellement créé. Sophie poursuivit ses études artistiques sous la férule d'un autre exilé, maître de son premier professeur, Jacques-Louis David. Elle exécuta notamment des copies d'après le maître tout en exposant ses propres œuvres à Bruxelles en 1818 et Anvers.

    Le 25 juillet 1821, Sophie épousa l'ancien protégé de son père, le sculpteur François Rude.

    Portrait de François Rude par son épouse Sophie :

    Sophie Rude, née Frémiet

    Le couple n'eut qu'un seul enfant, Amédée, mort en bas âge.

    Sophie était à cette époque très appréciée, elle obtenait de nombreuses commandes, notamment pour l'ancien palais royal de Tervueren. Elle travaillait dans un style néo-classique, tirant principalement ses sujets de la mythologie, même si elle produisait également un petit nombre d'œuvres d'inspiration religieuse et des portraits.

    "Ariane abandonnée sur l'île de Naxos" :

    Sophie Rude, née Frémiet

    Ce portrait présumé de Catherine Frémiet pourrait être celui de la grand-tante paternelle de l'artiste.

    Sophie Rude, née Frémiet

    "Portrait de Paul-Emile Villeneuve", alors étudiant en médecine. Il deviendra le directeur de l'asile d'aliénés de Dijon.

    Sophie Rude, née Frémiet

    En 1826, la famille Rude vint s'installer à Paris et tous deux ouvrirent un atelier rue d’Enfer pour enseigner leur art respectif.

    Sophie entama une nouvelle carrière de peintre historique.

    "La Duchesse de Bourgogne arrêtée aux portes de Bruges", vers 1840, présenté au salon de 1841 et acquis par le musée de Dijon en 1849 :

    Sophie Rude, née Frémiet, fut un peintre de grand talent

    Elle servit de modèle à son époux, notamment pour la célèbre statue la Marseillaise sur un des quatre piédroits de l'Arc de triomphe de l'Étoile.

    Sophie Rude, née Frémiet

     Après la mort de son mari en 1855, Sophie se consacra à exposer et faire connaître l'œuvre de celui-ci.

    En 1839 le couple adopta Martine, nièce orpheline de Sophie, qui posa pour plusieurs de leurs œuvres, elle fut la future épouse de leur neveu Paul Cabet.

    Sophie Rude décéda à Paris le 4 décembre 1867.

     (Les peintures proviennent du Musée des Beaux Arts de Dijon, la copie de "la Marseillaise" se trouve au musée Rude de Dijon)

    Une très belle exposition réunissant les œuvres de François et de Sophie Rude a eu lieu à Dijon en 2012-2013, cliquer sur ce lien pour en voir les détails :

    Exposition François et Sophie Rude

     


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