• Rencontre avec Noëlle Arnoult, poète châtillonnaise...

    Lors de ma visite à l'Office du tourisme, j'ai remarqué dans une vitrine, près de l'ouvrage  de Michel Lagrange "le dernier jour de saint Bernard, suivi de Prisons-prière", à côté de celui de François Poillotte sur le Val des Choux, un recueil de poèmes de Noëlle Arnoult, intitulé "Passion Ombre et Lumière"

    Rencontre avec Noëlle Arnoult, poète châtillonnaise...

    Rencontre avec Noëlle Arnoult, poète châtillonnaise...

    Noëlle Arnoult, m'a dit Nadine, doit venir dédicacer son ouvrage samedi après-midi.

    Je suis donc allée à la rencontre de cette jeune femme dont j'avais lu de très jolis  poèmes dans notre journal hebdomadaire "Le Châtillonnais et l'Auxois"

    Rencontre avec Noëlle Arnoult, poète châtillonnaise...

    Quelques éléments de sa biographie figurent sur la couverture de son ouvrage :

    Rencontre avec Noëlle Arnoult, poète châtillonnaise...

    Les sources d'inspiration de Noëlle Arnoult sont diverses mais elles  découlent le plus souvent  de l'Amour avec "un grand A", Amour  pour les êtres humains : enfants, parents, amis, personnages qui l'ont marquée, mais aussi Amour pour la nature, les Arts, l'histoire, les villes et les villages...

    Rencontre avec Noëlle Arnoult, poète châtillonnaise...

    La Seine qu'elle a connue à Paris et qu'elle admire à Châtillon , lui a inspiré ce joli poème :

    LA SEINE

    La Seine serpente, troussée de volutes,
    Va sa route, entêtée et miséricordieuse,
    Bénissant la campagne, accordant son luth,
    Pour bénir champs dorés et villes gracieuses.

    La Seine, excessive et secouée d'Histoire,
    Résonne, Moyenâgeuse et luxurieuse,
    Indétrônable, d'un lit ostentatoire,
    Rayonne en Bourgogne comme en Paris la Glorieuse...

    Chantante et fleurie en Gorgone Châtillonnaise,
    Bien à l'abri, de ses réguliers clapotis,
    Nous berçant de ses tendres fadaises :
    Eternité et tranquillité y ont souscrit...

    Ah, Paris !... Tu l'as prise dans tes augustes bras,
    La laissant croître à l'envie, hors quelques écluses,
    Magnifique et rutilante sous le soleil Râ,
    Enchevêtrant les déesses et les captives Muses...

    De péniches en croisières, charriant poissons, touristes,
    Anciennement des troncs, grumiers de l'Yonne,
    Te voici aussi bien laborieuse, en piste,
    Que futile, cependant acharnée comme une lionne...

    Te jetant dans l'Océan, tu abdiques enfin ;
    Un plus grand que Toi, Poséidon, t'a vaincue,
    Parvenue au bout du périple, amoureux destin :
    Embrasser la Mer et t'offrir en sublime mue !

     

    L'exposition proposée par Châtillon-Scènes l'an dernier sur Francis Carco l'a émue, elle s'est attachée à cet écrivain qu'elle a découvert à cette occasion, et l'a évoqué dans un beau poème :

    Rencontre avec Noëlle Arnoult, poète châtillonnaise...

    Voici un autre poème de son recueil que j'ai beaucoup aimé...

    Absinthe Parisienne

    Comment ne pas aimer Paris:

    Pour ses verres d'Absinthe

    Ses Poètes Maudits,

    La Goutte d'Or où l'on s'éreinte...

     

    Sulfureuse Etreinte

    Des voluptueuses Filles de Joie;

    Alcôves où Baudelaire en posséda maintes,

    Cependant où le Désespoir siège en Roi...

     

    Rimbaud, Eternel Voyageur...

    Entre Afrique et Montmartre, "la Galette défile;

    Trois sous en poche, par erreur,

    Tapis en l'ombre, volés à l'alcool du "Lapin Agile"...

     

    La Seine et le Noyé de Philippe Clay

    Les Péniches et les Ecluses du Canal Saint-Martin,

    L'eau qui crépite et ruisselle dur les toits des Halles, en biais;

    Le danger du quai de Jemmapes, la nuit, la peur des assassins...

     

    Les javas du Bal Musette,

    Vingt sous pour fredonner "Messaline, Femme divine"

    Et quarante sous pour s'offrir, en une Guinguette

    "la Femme en cheveux", coquine rapine...

     

    La Goutte d'or et ses Apaches,

    "L'assommoir", dans la fumée des trains

    Flirtant avec un insolent Panache

    Avec le souvenir de somnolents Jardins.

    (écrit dans le bus Châtillon sur Seine-Dijon, jeudi 8 janvier 2015, 13h15)

    Noëlle Arnoult possède un blog dont voici l'adresse :

     http://noellearnoult.blogspot.fr/

    Elle a aussi un compte sur Facebook.

     


  • Commentaires

    2
    Noëlle
    Mardi 5 Juillet 2016 à 23:01

    Merci à vous d'avoir publié ce qui fait partie de mes plus chers souvenirs, finalement...

    1
    Dimanche 28 Février 2016 à 16:27

    Merci, ma Chère Christiane, ce fut un merveilleux moment de rencontre et je vous admire également pour le magnifique blog que vous avez créé, nous permettant d'apprécier encore plus Châtillon-Sur-Seine et ses environs, Nord Côte d'Or que je berce dans mon coeur ! En effet, Parisienne de naissance, toute ma généalogie me berce de la Nature, des Monuments et des Traditions bourguignonnes, si bien que (anecdote) lorsque j'étais petite, l'on me regardait de travers à l'école lorsque je disais "chenil" (patois) au lieu de "moutons" pour les poussières encombrant nos sols !...Je me rappelle encore bien de l'intonation de mon père appuyant sur les "a" comme dans "caave" par exemple, pour le son "cave", phonétiquement !..

    Papa (Daniel Arnoult, Artiste-Peintre, décédé en 1985) qui aida d'ailleurs les agriculteurs du cru à relever à l'époque les menhirs du fameux "Cheval Gris", du côté de Recey-Sur-Ource, et plus exactement des bois de Chambain, côté Gurgy, lorsque nous étions enfants et venions en vacances dans ce même Chambain. Par ailleurs, il dégagea une petite source, la nommant "La Pierre qui vire", sensiblement dans le même secteur, me parlant de la "Salamandre", animal hautement symbolique, magique, qu'il crut y apercevoir...Je ne retrouve plus hélas cet endroit...

    Sa grand-mère demeurait à Touillon, dans la Cure, du côté de Montbard...

    Mon grand-oncle, André Richard, (frère de la femme de mon grand-père, Lucien Arnoult, ayant acheté la maison de Chambain) et sa femme Greta, d'origine allemande, demeurant à La Chaume, je m'y rendais souvent à vélo, plus jeune, et donc j'eus l'occasion de connaître parfaitement tous ces beaux bois foisonnants et vallons admirables...

    Plus tard je découvris à Châtillon même, où je demeurais dix années, le splendide Vase de Vix, la Résurgence de la Douix, et tout ce merveilleux contexte historique et religieux qui bâtit l'historique de cette ville (ébahie devant le don d'ubiquité de St Vorles en particulier) ; j'y découvris par ailleurs que le chanteur Saez y avait aussi vécu, et ce fameux et illustre Auteur, Francis Carco, dont j'apprécie beaucoup les oeuvres emplies de truculence parisienne, témoignant de sa soif insatiable de curiosité, lui qui fut fidèle amie de notre Chère Colette bourguignonne...

    ... Toutes choses témoignant de ce que l'on n'a jamais fini de découvrir la belle ville et région de Châtillon-Sur-Seine !

     

     

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