• Souvenirs de Pierre Roy : les américains à Aisey au cours de la guerre de 1914-1918

    La population profita du séjour des troupes américaines à Aisey, le rationnement était en application, relativement sans contrainte dans les villages produisant suffisamment pour vivre.

    Souvenirs de Pierre Roy : les américains à Aisey au cours de la guerre de 1914-1918

     Elle fit connaissance de leurs produits qu’ils donnaient généreusement : flocons d’avoine Quaker, Corn (maïs), boîtes de Boston’s Beans qui était un régal pour moi, du chocolat en tablettes, du cacao, sucre cristallisé, roux, en morceaux, lait condensé Nestlé, biscuits aux raisins secs, pruneaux, chewing-gum, cigarettes Camel, Lucky-Strike, tabac en boîte plate  Prince Albert tabac blond dans des petites blagues de 40 grammes dont la fumée au goût de miel était odorante et agréable.

    Nous les regardions  jouer au football, basket-ball. Une fois par semaine le cinéma en plein-air contre un mur de la ferme Sirdey. Les gens du village y assistaient sans comprendre les sous-titres.

    Chaque jour, à 17 heures, la fanfare ne manquait pas de jouer l’hymne américain pour honorer leur pays, à la grande satisfaction des enfants qui, comme eux, se mettaient au garde à vous.

    Souvenirs de Pierre Roy : les américains à Aisey au cours de la guerre de 1914-1918

    Ils ont séjourné quelques mois, puis nous ont quittés en laissant un heureux souvenir à toute la population. La fille du facteur, Blanche Seguin épousa après la guerre le G.I. Carol Day.

    Les marchandises et matériels de tous genres, furent regroupés dans certains lieux : Montigny sur Aube, Veuxhaulles, appelés « stocks américains « (aujourd’hui surplus) .

    Ils furent vendus par les Domaines. Des commerçants avisés, des industriels et autres, firent des affaires en « or », certains des fortunes.

    Ce passage accéléra  l’émancipation de la vie rurale.

    Souvenirs de Pierre Roy : les américains à Aisey au cours de la guerre de 1914-1918

    Ces camions plats trouvèrent leur usage dans les carrières Huguenin, Tridon, dans les Tuileries, chez Malgras, de Vaurois, habile mécanicien, sachant entretenir son parc auto, camions Ford.

    Ceci porta un coup dur aux transports à chevaux, puis au tramway départemental.

     (les illustrations ne sont pas des photos prises à Aisey...mais elles sont celles de différents lieux français où étaient basées les troupes américaines)


  • Commentaires

    1
    Anne-Françoise
    Dimanche 21 Mai à 18:52

    C'est toujours aussi passionnant !!!

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