• Souvenirs de Pierre Roy : les artisans à Aisey sur Seine au XIXème siècle (seconde partie)

    LES ACTIVITES ARTISANALES A  AISEY AU XIXème SIECLE

    Souvenirs de Pierre Roy : les artisans à Aisey sur Seine au XIXème siècle (seconde partie)

    Le boulanger

    Simon remit son fonds au père Guilleminot : le fournil, le four, la planche à pain, le pétrin de bois.

    Il  pétrissait sa pâte sur levain naturel. Les pains étaient posés sur la planche pour les faire lever. Le four était chauffé avec de la charbonnette, les braises retirées avec une riole, la sole du four était essuyée avec un sac mouillé, le boulanger enfournait ses pains durant 30 à 40mn, bien dorés, craquants, quel bon pain !

    Le magasin de vente : banque sur laquelle il y avait la balance Roberval, les poids. Derrière, au mur, toute une rangée de « tailles » (planchette de bois 0,30x0,04x0,02) avec le nom du client qui ne réglait qu’au mois. Le boulanger avait la sienne, une encoche permettait d’ajuster celle du client, à l’aide d’un couteau-scie, celui-ci faisait un trait, ce qui représentait 1kg, un trait oblique 0,500kg que l’on croisait pour un autre ½ kg, ce qui formait un X égal à 1kg.

    Il ne pouvait y avoir de tricherie au règlement. Le boulanger fabriquait des miches de deux kg, d’un kg, des joquots de un kg, des pains fendus, couronnes, flûtes de 0,500kg.

    Les jours de fête de la brioche. Avec un petit âne attelé à une petite voiture, il allait faire sa tournée, un jour à Chemin, un jour à Nod.

    Je me souviens de 1919, cette pauvre bête, vieille et fatiguée, rendit l’âme au dessus de la côte de Bonnes Fontaines. Le gendre du père Guilleminot, Léon Chérot, reprit l’affaire, l’âne fut remplacé par un gros mulet…puis plus tard par une camionnette.

     Le marchand de vins

    Millerot Mian avait fondé une belle et bonne installation de chais. Organisation, propreté, hygiène remarquable, fûts passés au jet de vapeur, mèches soufrées, une tonnellerie.

    Les vins arrivaient par muids, par le tramway et par la route. C’était en 1900.

    Les commandes en petits fûts de 37litres, quartants de 57 litres, feuillettes de 110 litres, pièces de 220litres, rarement, à part les cafés.

    Les livraisons effectuées avec une voiture à cheval dans les localités aux environs par Jules Remiot, maître de chais, homme remarquable de gentillesse (affligé d’une monstrueuse hernie, travaillant dans cet état, qu’est ce qu’il a dû endurer comme souffrances...).

    Le groupe de chasseurs du pays apportait sangliers ou chevreuils tués, sur l’aire du hangar de monsieur Millerot, pour y être dépouillés et partagés.

    Une anecdote :

    Alors que je devais avoir huit ans, je regardais dépouiller un sanglier, un chasseur, James Logerot me dit « Petiot, t’as un couteau, tu veux que je te l’aiguise » ? « Mais oui » lui répondis-je. Je le lui donne, il l’enfonça dans le cul de l’animal , puis il me le rendit. Vexé et honteux je partis laver mon châtre bique, jurant qu’on ne m’y reprendrait plus.

    Marchand de bois et charbons

    Marco Loti, expert en forêts, porteur de sommes d’argent, fut dévalisé, et assassiné par des brigands sur la route de Chamesson au lieu-dit Bois de Buis (1918)

     La Maréchaussée

    Souvenirs de Pierre Roy : les artisans à Aisey sur Seine au XIXème siècle (seconde partie)

    La brigade de gendarmerie, forte de trois hommes et d’un brigadier, veillait sur la sécurité des gens d’Aisey, Nod, Saint Germain, Busseaut, Brémur et Vaurois, Chemin, Coulmier le Sec.

    Elle recevait les plaintes pour larcins, voies de faits, surveillait la circulation, les congés et acquits des vins et alcools, les chemineaux, camps volants, les plaques de vélo, lanternes et feux rouges, les estampilles de briquets, l’emploi d’engins prohibés de pêche, de chasse, elle démasquait les braconniers sur les bords de la Seine, du Brevon, des bois, s'assurait du respect de l’heure de fermeture des cafés etc…

    A pied, à bicyclette et par tous les temps...

     L’appariteur

    Le tambour appartenait à la commune, il allait dans les carrefours, tambourinait d’une façon un peu désordonnée, annonçait « Avis » et énumérait les questions administratives portées à la connaissance du public, puis les nouvelles diverses.

    Assermenté, garde-champêtre, il avait le pouvoir de verbaliser.

     


  • Commentaires

    2
    dodoche
    Lundi 1er Mai à 14:39
    la barque!la gendarmerie a ete rachetee par la famille saviane dans les annees 60 je crois
    1
    dodoche
    Lundi 1er Mai à 14:35
    ha le gout de la brioche du dimanche j en ai l eau a la bouche jamais plus j en ai mange une si bonne c etait l oeuvre de mr cherot
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