• Souvenirs de Pierre Roy : les funérailles à Aisey sur Seine au XIXème siècle

    Aujourd'hui se clôt le chapitre que Pierre Roy avait consacré à la vie des habitants depuis leur naissance

    Il se termine, bien évidemment, par ::

    Les funérailles

    Lorsqu’un habitant décédait, une personne, madame Thivant, habituée aux usages, faisait sa toilette mortuaire, l’habillait, le déposait sur un lit dans une pièce obscure, une bougie ou veilleuse (un verre d’eau et huile sur lequel flottait un liège et une mèche allumée).

    Parents et amis venaient adresser un dernier adieu à la personne.

    Près de la veilleuse on plaçait un verre d’eau bénite, un brin de buis, dans la plus pure tradition, on aspergeait le défunt du signe de la croix.

    Les visiteurs présentaient leurs condoléances aux membres de la famille,  ils parlaient à voix basse, rappelant les bons et les mauvais souvenirs.

    Une personne ou deux, se relayaient pour assurer la garde durant deux nuits et jours.

    A la mise en bière, certains mettaient quelques pièces d’argent (il m’a été affirmé, même de l’or et des bijoux), probablement afin que le défunt retrouve ces trésors à sa résurrection dans l’au-delà.

    La levée du corps était faite par le prêtre, soutane noire revêtue de surplis blanc, ainsi que deux enfants de chœur,, bénitier, croix et ostensoir, le convoi, soit avec le corbillard ou à bras par quatre hommes, porté à l’église.

    Souvenirs de Pierre Roy : les funérailles à Aisey sur Seine au XIXème siècle

     La petite cloche tintait de la maison jusqu’à l’arrivée. Puis avait lieu la messe.

    Souvenirs de Pierre Roy : les funérailles à Aisey sur Seine au XIXème siècle

    L’office terminé, à la sortie de l’église, la famille recevait les marques de réconfort et de sympathie.

    Le convoi prenait ensuite la direction du cimetière, accompagné de la sonnerie de la « cloche nouvelle » (son plus cristallin).

    Adieux, mise en terre, puis le prêtre, les enfants de chœur et le marguiller quittaient les lieux. La cloche s’était tue.

    De nouveau la famille se retrouvait encore une fois à la sortie du cimetière, afin de recevoir et entendre les mêmes paroles.

    Il y avait quelquefois, lorsque les familles éloignées étaient présentes, un repas de mort qui avait lieu à la maison ou au café, ceci lorsque l’enterrement avait lieu dans la matinée.

    Ces personnes s’étaient déplacées à pied ou en voiture à cheval, et ne pouvaient repartir le ventre creux.

    Les hommes allaient au café, parfois ça durait toute la soirée, et  bavardaient pour ne pas dire grand-chose, mais ramenaient parfois une bonne biture à la maison.


  • Commentaires

    2
    dodoche
    Dimanche 14 Mai à 16:03
    merci d avoir fait revivre de nombreux personnages par ces recits j ai eu beaucoup de plaisir de decouvrir des photos anciennes de mon village d enfance dommage qu il ny en existe pas plus.
    1
    NG 2152
    Vendredi 12 Mai à 08:22

    C'est avec attention que j'ai lu les écrits de Monsieur Pierre Roy, toujours impatiente d'avoir la suite. Merci Madame de nous les avoir transmis. Ces récits ont réveillés en moi le souvenir de ma grand mère qui cuisinait pour les mariages et qui nous racontait sa vie.

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