•  Auteur de cinq livres publiés aux éditions Némont : "Célébrités d'Essoyes", "L'exceptionnelle famille Hériot", "Pierre Renoir", "Victor Charigot son grand-père", et "Quand Renoir vint paysanner en Champagne", Bernard Pharisien a également contribué à la rédaction du catalogue de "l'exposition Renoir/Renoir", organisée conjointement par la Cinémathèque Française et le Musée d'Orsay.

    Petit neveu de Gabrielle, le plus illustre des modèles de Pierre-Auguste Renoir, il fait volontiers partager aux visiteurs et aux touristes l'intérêt qu'il porte à son village natal : Essoyes.

    Par l'intermédiaire de Marie-José Stréer, qui est la cousine de Bernard Pharisien et qui est apparentée à la famille Renoir (sa mère était la cousine issue de germaine des enfants d'Auguste Renoir Pierre, Jean et Claude), l'Association Culturelle Châtillonnaise a demandé à Monsieur Pharisien d'emmener les adhérents visiter Essoyes "sur les pas de Renoir".

    Ce fut une magnifique promenade avec un guide exceptionnel , tellement passionné, amoureux d'Essoyes..et du peintre Renoir.

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Bernard Pharisien nous présente tout d'abord, une photographie de Pierre-Auguste Renoir...et celles de diverses sculptures signées de lui.

    En réalité, ces sculptures ont été créées par celui qui a réalisé le "poilu" du monument aux Morts d'Essoyes, le sculpteur Louis Morel.

    (voir en bas de page les compléments apportés par Bernard Pharisien sur le sculpteur Morel)

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Nous voici devant la maison  qui remplace celle où naquit Gabrielle Renard, le modèle préféré de Renoir, celle qui fut aussi la "nourrice" de son second fils qui deviendra cinéaste, Jean Renoir.

    La véritable maison a disparu depuis longtemps, voilà à quoi elle ressemblait :

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur le mur, la reproduction d'un tableau de Renoir, "Gabrielle et de Jean".

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Nous sommes maintenant  devant la maison de Marie-Louise Petit, née Goyard, originaire de Grancey sur Ource. Appelée familièrement "la grande Louise", elle fut  cuisinière chez les Renoir. Lorsque Pierre-Auguste devint impotent, c'est elle qui le portait dans ses bras pour lui faire gravir les étages de la maison familiale.Elle veilla sur le peintre  jusqu'à sa mort.

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    La voici, la "grande Louise"....

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Nous sommes maintenant devant la maison des Duban. Julienne Duban , peu connue du grand public, a été, enfant, modèle de Renoir.

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Le beau portrait de Julienne Duban  a été malheureusement volé lors d'une exposition de tableaux avant une vente. Le portrait est petit, il a été facilement subtilisé, on n'a jamais retrouvé sa trace.

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Bernard Pharisien nous présente ensuite des portraits des enfants Renoir. Une petite fille s'étonne de voir Jean Renoir avec de longs cheveux !! eh oui c'était la mode en ce temps là pour les petits garçons, qui portaient aussi des robes !

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    A la naissance de Claude, le dernier des enfants Renoir, on fit couper les cheveux de Jean et on l'envoya en pension.. Ce ne fut pas Gabrielle qui s'occupa du petit Claude, mais une jeune châtillonnaise, Renée Jolivet. Renée fut aussi peinte par Pierre-Auguste.

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur la photographie que nous montre Bernard Pharisien, on voit Jean, adolescent , avec sans doute un des modèles de son père. Ils posent dans la rue où nous sommes, devant cette maison.

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Les Renoir achetèrent une maison à Essoyes, pour s'y rendre tous les étés. Pourquoi à Essoyes ? eh bien parce que Madame Renoir, née Aline Charigot, était native de ce village.

    La maison fut agrandie d'une tour que l'on voit ici au loin...Pierre-Auguste peignit la maison depuis son jardin.

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Renoir ne fut jamais un peintre "maudit", il gagna toujours très bien sa vie. Il peignit en effet les membres de familles bourgeoises aisées qui le rétribuaient fort bien.

    Il réalisait aussi  ses tableaux en plusieurs exemplaires et les mettait en vente dans plusieurs galeries, comme ces jeunes filles au piano..

    Bernard Pharisien nous confie que la vente d'un seul tableau lui permit d'acheter la propriété d'Essoyes !

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Nous sommes ici "dans un tableau de Renoir"....

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Notre promenade nous amène près de l'atelier de Pierre-Auguste.

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    L'atelier possède des verrières qui permettaient au peintre d'avoir toute la lumière nécessaire...

    Madame Renoir  préférait que son mari travaille dans un local indépendant de l'habitation. Elle avait d'ailleurs acheté une grange à quelques pas de la maison. Sans doute pour en faire un atelier... mais cette solution n'a pas convenu à Renoir. L'idée suivante fut la construction de cet atelier que nous pouvons voir ici.

    Dans son livre, Jean Renoir écrit que cette construction est une idée de sa mère.

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur le chemin du cimetière, Bernard Pharisien nous présente la photographie de la marraine de Marie-José Stréer, et le portrait magnifique qu'en fit Renoir...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Nous voici près de la tombe du peintre, et de celle de son épouse qui se trouve derrière. Aline Renoir ne repose pas près de son mari.

    Dans la première tombe, sur laquelle on admire le buste du peintre, reposent Pierre-Auguste Renoir, son fils aîné Pierre (acteur de cinéma), son second fils Jean (réalisateur de cinéma) et Dido Freire l'épouse de Jean.

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Dans la seconde tombe, reposent Aline Renoir née Charigot , sa mère Thérèse-Emilie Maire, son fils  Claude Renoir aîné, qui a, entre autres professions, exercé celle de céramiste à laquelle son père l'avait initié, et son petit-fils prénommé aussi Claude (le fils de Pierre) qui fut un grand chef opérateur du cinéma.

    Le père d'Aline, Victor Charigot, abandonna très tôt sa femme et sa fille, il s'enfuit au Canada, il n'est donc pas présent dans cette tombe. Il est enterré à Bathgate (Nord Dakota) où il est mort. Il n'a jamais été question de l'inhumer auprès de la mère d'Aline qui avait demandé et obtenu le divorce

    La tombe d'Aline était surmontée de son buste. Bernard Pharisien nous en montre une photographie, car ce buste a été honteusement volé.

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Dans le cimetière d'Essoyes, une tombe attire l'attention, celle commandée par monsieur Pichon à Louis Morel. Sous la femme nue se trouve une grande crypte (la plus spacieuse du cimetière d'Essoyes.) Cette crypte était construite pour se trouver sous une chapelle. Mais Monsieur Pichon a modifié son projet et remplacé la chapelle par ce très beau nu signé Morel.

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Voici le plan de cette crypte :

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Et voici la tombe du sculpteur Morel. Le buste qui surmontait la colonne a été , lui aussi, volé ....

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Nous sortons du cimetière et arrivons sur la route qui mène à Loches. On y voit une peinture de Renoir, "La route de Loches", reproduite sur une pierre de lave.

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Avant d'acheter la maison d'Essoyes, Renoir venait déjà l'été dans le village avec Aline et son aîné Pierre. Il y louait une fort modeste maison. Bernard Pharisien  a retrouvé cette maison, en lisant un texte de Jean Renoir :

    "Ma mère l'avait précédé et avait loué une maison à la lisière du pays, sur la route de Loches, en face de Paul Simon qui avait des champs de blé, ce qui le faisait mépriser des vignerons et à côté de Royer, le tailleur de pierre qui sculptait les pierres tombales"

    Cette petite maison ne manque pas de surprendre les visiteurs qui la découvrent !

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    C'est dans cette petite maison qu'il peignit ces vendangeuses :

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Encore une fois, nous dit Bernard Pharisien, nous sommes ici..."dans un tableau de Renoir" !

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Nous voici devant la maison que la famille Renoir acheta à Essoyes en septembre 1896,

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Un peu plus loin, au croisement de deux rues, nous admirons une reproduction de  deux études - ou esquisses -.de Renoir...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Renoir a très souvent peint Essoyes, on reconnaît le village grâce à son église surmontée d'un grand clocher carré.

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Nous descendons dans le centre du village, là où naquit Aline Charigot-Renoir. Malheureusement la maison a disparu.

    L'Ource, coule au centre d'Essoyes, un très grand lavoir la borde.

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Le centre d'Essoyes était habité autrefois par des gens riches, comme la famille d'Auguste  Hériot, fondateur des Grands Magasins du Louvre à Paris. C'est Auguste Hériot qui servit de modèle à Emile Zola pour son livre"Au bonheur des dames" et "Pot-Bouille", Octave Mouret c'était lui.

    les gens aisés du centre d'Essoyes ne se "commettaient" pas avec ceux du haut du village, là où habitaient les Renoir. D'ailleurs jamais Pierre-Auguste ne peignit le centre du village, pourtant fort joli...

    Le petit lavoir en amont, était possédé par une famille aisée, leur eau sale arrivait au lavoir des gens modestes... nous dit malicieusement Bernard Pharisien !

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Nous voici malheureusement à la fin de notre visite...Je dis malheureusement, tellement elle fut passionnante ! Bernard Pharisien nous présente ici, le nouvel "Espace Renoir", qu'il me faudra un jour visiter.

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Avant de nous guitter, Bernard Pharisien  nous a offert des cartes postales et son livre...merci mille fois à lui pour sa générosité !

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Je ne peux que vous encourager à venir visiter Essoyes sous la conduite de Bernard Pharisien, connaisseur passionnant et passionné, lors des "Matinales d'Essoyes" du 15 juillet au 15 août inclus.

    Les "Matinales d'Essoyes" sont toujours différentes, car Bernard Pharisien intègre dans ses propos les résultats des découvertes qu'il réalise année après année.

    Les matinales d'Essoyes

    Une partie de campagne exceptionnelle

    Des visites particulières, à la carte, peuvent être aussi organisées. (01 64 37 24 89 répondeur)

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Bernard Pharisien avait donné pour l'Association Culturelle Châtillonnaise une magnifique conférence sur "Gabrielle , muse de Renoir", relatée ici :

    http://www.christaldesaintmarc.com/gabrielle-muse-de-renoir-une-passionnante-conference-de-bernard-pharis-a57052959

    Et pour finir, des photos de l'atelier de Renoir, prises en 2008, lors d'une visite personnelle à Essoyes :

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Sur les pas de Renoir, à Essoyes, avec Bernard Pharisien...

    Compléments donnés par Bernard pharisien sur le sculpteur Morel :

    Renoir ne réalise seul que deux œuvres : une petite tête de Claude et un médaillon représentant le tête du même Claude enfant, un tirage de cette dernière pièce décorant la cheminée de la salle à manger de la maison des Collettes à Cagnes-sur-mer. Il est handicapé par la polyarthrite et l'exercice est difficile.

    C'est Vollard qui l'encourage à reprendre la sculpture après cet essai. Vollard vendait les sculptures de Maillol. Ces deux derniers vinrent à Essoyes et mirent au point une stratégie. Renoir réaliserait les études préparatoires sur papier, Maillol inviterait l'un de ses élèves - Richard Guino - à sculpter, Renoir superviserait, conseillerait, demanderait à Guino de rectifier ce qu'il estimerait nécessaire de corriger et validerait. L’œuvre étant validée, Vollard qui disposait d'un " cachet - signature " de Renoir - apposerait la signature et paierait Guino. Voici comment les opérations se dérouleront... Ensuite était confectionné ce que l'on appelle un plâtre et à partir de ce plâtre des tirages numérotés pouvaient être réalisés.

    Richard Guino a ainsi travaillé plusieurs mois avec Renoir... Pas de façon continue... Il réalisait par ailleurs, dans son atelier parisien, des œuvres signées Guino. C'est ainsi qu'il a créé la tête de Renoir qui se trouve au cimetière d'Essoyes sur la tombe de Renoir (elle porte la signature de Guino.)

    A un moment donné Guino a cessé d'être le praticien de Renoir. Il n'y eut pas de rupture brutale. Ce fut ce que l'on peut appeler une séparation à l'amiable, sans la moindre brouille. Je pense que Renoir a compris la frustration que pouvait éprouver Guino en tant qu'artiste. Son travail portait la signature de Renoir.

    Renoir ayant encore quelques idées de sculptures, il a fait appel à Morel qui était d'Essoyes et qu'il connaissait bien. Vollard ne fut pas mis dans le coup si j'ose dire et c'est Renoir qui paya Morel. Il n'y eut que trois pièces réalisées sur la base de cet accord (2 danseuses au tambourin différentes et un joueur de flûteau.) Il n'y eut aucune brouille avec Morel ce dernier étant un admirateur inconditionnel de Renoir.

    Dans les années 1970, les descendants de Renoir et ceux de Guino se sont affrontés devant les tribunaux. Guino vivait encore et il est mort avant la conclusion du dernier procès devant la Cour de cassation. On peut dire que les Renoir sont sortis perdants de ces procédures. L'un des points du jugement est important : les sculptures exécutées avec les mains de Guino et signées Renoir ne s'appellent plus " Renoir " mais " Renoir - Guino ". Par ailleurs, les plâtres sont sous séquestre et il faut l'autorisation des deux familles si l'on veut réaliser de nouveaux tirages à partir des plâtres.

    Morel n'était pas dans le procès. Les trois sculptures réalisées pour le compte de Renoir pourraient continuer d'être intitulées " Renoir. " Cependant, on leur applique la jurisprudence en les étiquetant " Renoir - Morel. " C'est le cas à Cagnes où se trouvent les 3 tirages ; ce fut le cas à l'exposition Renoir en 2009 à Paris ; ce n'est pas le cas à Essoyes où deux tirages sont visibles dans l'atelier et sont désignés comme des " Renoir. " Nul n'est prophète en son pays !

     Je peux dire que Morel vénérait Renoir... Les enfants Renoir, notamment Pierre et Jean, le rencontraient régulièrement aussi bien à Paris qu'à Essoyes. Jean quittant la France en 1940 cessera de le voir durant quelques années mais les contacts reprirent au milieu des années 1950, après la mort de Pierre. Claude, fils de Pierre, avait également des contacts avec lui... et même Alain, fils de Jean, qui pourtant habitait aux États-Unis. J'ai une lettre d'Alain qui me raconte sa dernière rencontre avec Morel.

     

    (Des commentaires sur le thème de l'article seraient les bienvenus, ils me montreraient que ce blog vous intéresse et ils me donneraient envie de continuer à  l'alimenter .

    Merci.)

     


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  • Lorsque l'on arrive dans le centre de la ville d'Essoyes, on remarque évidemment ce portrait géant , reproduction d'un tableau du célèbre peintre Auguste Renoir : une très jolie femme s'occupant d'un jeune enfant.

    Qui était cette jeune femme ? c'est ce qu'est venu nous apprendre Bernard Pharisien, natif d'Essoyes, petit neveu de cette jeune femme... qui se nommait Gabrielle Renard et qui fut le modèle préféré, et la muse d'Auguste Renoir.

    "Gabrielle, muse de Renoir", une passionnante conférence de Bernard Pharisien

    Bernard Pharisien est passionné par son village d'Essoyes, son histoire, son patrimoine, mais il est encore plus passionné par la vie de l'illustre peintre Auguste Renoir qui vécut tous ses étés, de 1888 à 1916 à Essoyes, où il avait acheté une maison.

    Bernard Pharisien  est l'auteur de nombreux livres sur cette famille extraordinaire qui compta en son sein :un peintre (Auguste), un acteur (Pierre), un metteur en scène (Jean), un assistant metteur en scène et céramiste (Claude)..

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    Voici un autoportrait d'Auguste Renoir, qui commença par être peintre sur porcelaine, puis se dirigea ensuite vers la peinture sur toile.

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    A Paris, il rencontra une très jolie jeune fille de 18 ans sa cadette, Aline Charigot, couturière. Il la représenta avec un petit chien dans sa célèbre toile "le déjeuner des canotiers".

    Aline Charigot était native d'Essoyes dans l'Aube.

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    En1894, le couple est installé dans cette maison parisienne (devant laquelle à présent on peut voir la statue de...Dalida !!). Aline et Auguste ont vécu tout d'abord non maritalement, ils ne se sont mariés qu'en 1890.

    Leur premier fils : Pierre Renoir qui deviendra un célèbre acteur de cinéma, est né en 1885, rue Houdon, sur le côté sud de la Butte Montmartre..

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    Aline portant Pierre dans ses bras :

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    Neuf ans plus tard , en 1894, Aline met au monde un second fils, Jean Renoir, qui deviendra le grand metteur en scène que l'on connaît. Il est né au Château des Brouillards, rue Girardon.

    Aline qui avait beaucoup "forci" et était fatiguée, désira avoir avec elle, pour l'aider à tenir le ménage, une jeune fille .  Elle demanda à une de ses cousines d'Essoyes, Gabrielle Renard, de venir à Paris en tant que "bonne à tout faire"...A tout faire était le mot, car Auguste Renoir désirait aussi avoir un modèle à demeure.

    Auguste se fit envoyer une photographie de Gabrielle...

    Il fut séduit par sa beauté et accepta la venue à Paris, de la cousine de son épouse

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    Gabrielle était née dans cette maison d'Essoyes. Cette maison fut démolie et reconstruite , c'est sur le mur de la maison neuve  que se trouve le portrait  que j'ai montré montré plus haut.

    "Gabrielle, muse de Renoir", une passionnante conférence de Bernard Pharisien

    Bernard Pharisien nous a appris, durant sa conférence, bien des petits secrets de la famille Renoir, en particulier qu'Aline et son mari, ne voulaient dans leur maison qu'un enfant à la fois...A la naissance de Jean, elle expédia donc l'aîné, Pierre, à l'Institution Sainte Croix de Neuilly sur Seine.

    Gabrielle se prit d'affection pour le petit Jean, et s'en occupa merveilleusement bien.. A la fin de sa vie, Gabrielle rejoignit Jean aux Etats-Unis et résida auprès de lui à Hollywood, preuve de la tendresse qu'ils se portaient tous les deux.

    "Gabrielle, muse de Renoir", une passionnante conférence de Bernard Pharisien

    Auguste Renoir a peint ce remarquable et très beau portrait de sa famille : A côté d'Aline, Pierre, adolescent fait les yeux doux à une jeune fille, tandis que Gabrielle s'occupe de Jean qui commence à marcher.

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    La beauté de Gabrielle fit d'elle le modèle préféré de Renoir... Il l'a peinte de très nombreuses fois, tout d'abord à la maison

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    Puis au dehors... Ici Gabrielle a posé pour les deux lavandières.

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    Auguste Renoir acquérait des morceaux de tissu qui lui servaient à vêtir son modèle, ici il a transformé Gabrielle en algérienne...

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    Et petit à petit le peintre fit dévêtir son modèle...

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    D'autres modèles posèrent aussi, nues, pour Auguste Renoir...

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    Sur cette photo on voit Jean qui regarde son portrait , les cheveux coupés pour la première fois. Les garçons en effet à cette époque gardaient leurs longs cheveux jusqu'à quelquefois six ans.

    Cette coupe de cheveux coïncida avec sa mise en pension à l'Institution Sainte Croix de Neuilly...pourquoi ? eh bien parce que la famille venait de s'agrandir: un troisième garçon, Claude était né en 1901, Jean partit en pension, comme Pierre l'avait fait à sa naissance, à contre-coeur, il quitta sa chère Gabrielle...

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    Aline porte toujours sur cette toile, un chien comme sur le tableau représentant le " déjeuner des canotiers", mais elle a beaucoup changé !!

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    Sur cette photo, la famille Renoir au complet: Aline porte Claude, à côté d'elle Jean au visage flou, à droite Pierre , Auguste est assis à droite.

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    L'arrivée de Claude nécessita l'embauche d'une nouvelle nourrice, les Renoir engagèrent une jeune fille d'Essoyes, née à  Châtillon sur Seine, Renée Jolivet.

    C'est madame Jolivet mère, sage-femme, qui avait accouché Aline.

    Jenry Camus m'a envoyé une biographie qu'il a réalisée de Renée Jolivet, je l'ai publiée dans un article que vous pouvez consulter ici :

    http://www.christaldesaintmarc.com/renee-jolivet-modele-de-renoir-c212543

    Voici le portrait de Renée portant Claude.

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    Gabrielle Renard resta au service des Renoir .

    Ceux-ci avaient acquis une maison à Essoyes, ils y passaient tous leurs étés, Gabrielle y retrouvait son village natal avec joie ...

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    Gabrielle suivit les Renoir dans le midi, quand le peintre acheta une maison à Cagnes sur Mer, "les Collettes". Atteint de rhumatismes déformants, il lui fallait la chaleur du climat méditerranéen pour avoir une vie moins pénible..

    Il continua de peindre Gabrielle...

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    Une brouille survint entre Madame Renoir et Gabrielle, Bernard Pharisien avoue ne pas savoir pourquoi...Elle fut congédiée fin 1913.

    Gabrielle avait fait la connaissance d'un  peintre américain, Conrad Slade, qui avait fréquenté  les Beaux Arts à Paris et qui, surtout, voulait rencontrer son peintre favori, Auguste Renoir.

    Gabrielle devint madame Slade...Elle eut un enfant, Jean.

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    Cette photo, pleine de tendresse, nous montre Jean Renoir et sa chère Gabrielle...

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    Sur cette autre photo, on voit Pierre Renoir à droite, à côté de sa très jeune femme Lisa. Gabrielle se trouve derrière.

    A gauche, assis, Conrad Slade, le mari de Gabrielle, l'admirateur d'Auguste Renoir...qui finit même par ressembler à son idole !!

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    Gabrielle, même âgée, avait gardé toute sa beauté !

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    Le fils de Gabrielle, Jean Slade, vit toujours, il a..92 ans !

    En écoutant Bernard Pharisien, nous avons appris beaucoup sur la vie d'Auguste Renoir, par exemple qu'il ne signait pas ses toiles avant de les vendre. Lorsqu'un amateur voulait en acheter une, il la signait devant lui, pour que le collectionneur sache qu'elle était authentique.

    Renoir, dès le début de sa carrière de peintre, avait compris que la bonne société serait son meilleur débouché. Magnifique portraitiste, il réalisa de nombreuses toiles représentant les membres de la riche société bourgeoise de l'époque , comme ceux de la famille Charpentier :

    "Gabrielle, muse de Renoir", une passionnante conférence de Bernard Pharisien

    La famille Renoir ne manqua donc jamais d'argent, il arrivait qu'on achetait une maison avec la vente d'un seul tableau.

    Malgré cela, Auguste tint toujours ses comptes au centime près !

    De bonnes indications sur les personnages  de certains de ses tableaux, ont été données par Gabrielle qui écrivait par exemple à Vollard, célèbre galériste.

    De nombreux documents sont encore à examiner, ce n'est pas demain que Bernard Pharisien arrêtera sa quête, et c'est tant mieux, tant l'histoire de la famille Renoir est riche et le passionne !

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    Bernard Pharisien a écrit de nombreux livres sur Essoyes et la famille Renoir, il nous présente un de ses ouvrages, "Quand Renoir vint paysanner en Champagne", qui fourmille de documents sur la vie du peintre, en été, à Essoyes.

    "Gabrielle, muse de Renoir", une passionnante conférence de Bernard Pharisien

    Pour finir, voici une photographie  de Gabrielle qui se trouve sur le mur d'une boutique de la maison de Champagne Charles Collin d'Essoyes, c'est vrai qu'elle était très belle Gabrielle....

    "Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

    Deux sites à consulter :

    http://renoir.chez.com/

    http://www.renoir-essoyes.fr/

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  • Le déjeuner des canotiers

    Le 15 Août dernier nous sommes allés déjeuner dans un petit village de l’Aube…

    Ce village garde un souvenir très fort d’un de ses célèbres habitants :Renoir.D’ailleurs le restaurant se nomme « Les canotiers »….
    Quelques mots sur Renoir et les photos que j’ai prises pour illustrer mon « reportage » …
    Mais auparavant, je tiens à remercier infiniment monsieur Bernard Pharisien qui a apporté des compléments fort intéressants à mon article.

    Monsieur Pharisien  a publié plusieurs livres très documentés sur Renoir et sa famille: 

    "Quand Renoir vint paysanner en Champagne" de Bernard Pharisien (Némont - 2009.)

    "Victor Charigot, son grand-père" de Pierre Chartrand et Bernard Pharisien (Némont - 2007)

    "Célébrités d'Essoyes" publié en 1998

    "L'exceptionnelle Famille Hériot" publié en 2001

    "Pierre Renoir" publié en 2003
         

    Vers 1880,Pierre Auguste Renoir s’est mis en ménage avec une jeune modiste Aline Charigot,native d’un petit village de l’Aube :Essoyes.

    Elle travaille non loin de son atelier. Elle a vingt ans, elle posera pour lui dans de très nombreux tableaux
    Avec Aline, il se rend souvent à La Grenouillère ou à l'Auberge du père Fournaise.
    Elle participera à l'une des toiles majeures de Renoir qu'il achèvera en 1881:
    "Le déjeuner des Canotiers"


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  • (Aline allaitant Pierre)

    Pierre Auguste et Aline se marieront en 1890, cinq ans après la naissance de Pierre,qui sera un grand acteur de cinéma.

    En septembre 1894, naît le second fils de Renoir, Jean, qui deviendra l'un des grands cinéastes du 20e siècle, accessoirement romancier (Le Crime de l'Anglais...), auteur de théâtre et metteur en scène (Orvet), acteur (Octave dans La Règle du Jeu) et même, dans les années qui suivirent la mort de son père, céramiste.


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  • Voilà le portrait de Gabrielle que l’on voit en arrivant à Essoyes..

    Gabrielle Renard, cousine d'Aline est engagée comme bonne d'enfants.
    Elle deviendra bientôt le modèle préféré de Renoir.
    Elle figure sur de nombreuses toiles, d'abord seule ou avec Jean et même en compagnie de la famille Renoir.


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  • La maison de Gabrielle


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  • La maison de Renoir à Essoyes


    L'année 1901, c'est le grand bonheur. La naissance, à Essoyes, de son dernier fils, Claude, surnommé « Coco ». Toute sa joie éclate dans sa peinture. Emerveillé par ce fils tardif, il peindra Claude à maintes reprises. Jean Renoir écrira à propos de son jeune frère : « Coco fut certainement l'un des modèles les plus prolifiques de Renoir. Je ne vois que Gabrielle pour le battre quant au nombre. Elle est très en tête de lui quant à la dimension des tableaux. Je pense aux grands nus que je vis naître et se préciser » (Jean Renoir : « Pierre Auguste Renoir, mon père »).

    Renoir s'était souvent rendu à Essoyes, le village natal de sa femme. Il y avait passé plusieurs étés avec sa famille.

    Aline, très attachée à sa terre natale, l'incite à y acheter, en 1896, une maison comportant une grange et quatre pièces habitables.Les travaux d'aménagement de la grange permettent de réaliser une grande pièce servant d'atelier au rez de chaussée et des chambres supplémentaires à l'étage. Rénovée, l'ancienne maison de vignerons devient une demeure spacieuse et confortable.


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  • L'atelier de Renoir

    Une grande pièce du rez-de-chaussée sert d'atelier durant plusieurs années, jusqu'à la construction, vers 1905, au fond du jardin du splendide atelier désormais ouvert au public.,celui qui se trouve en haut de l'escalier...


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  • Son chevalet et son fauteuil


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  • Sa collection de ceps de vigne..

    Où les avait-il trouvés ? sans doute derrière sa maison. En effet, l'acte de vente précise que , derrière celle-ci, était plantée une vigne. L'achat ayant eu lieu en 1896, il est fort probable que Renoir ait vu, dans les années qui suivirent, sa vigne ravagée par le phylloxéra.


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  • les instruments du peintre...


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  • Au cimetière d'Essoyes,la tombe de Pierre Auguste et derrière, celle de sa femme

     Pierre-Auguste Renoir repose à Essoyes avec deux de ses fils Pierre et Jean, décédé le 12 février 1979 ainsi que la seconde épouse de Jean Renoir, Dido Freire, décédée aux Etats-Unis en 1990.

    Madame Renoir repose juste derrière son mari, avec sa mère Thérèse Émilie Maire, son fils Claude et son petit-fils Claude junior, fils de Pierre, décédé en 1993.

    Aline et Pierre Auguste ont été inhumés à Essoyes le 7 juin 1922. Préalablement, ils ont reposé dans une sépulture du cimetière du château à Nice, appartenant à la famille Roumieux. Les Renoir louaient, depuis 1911, un grand appartement situé au bord du Paillon, à deux pas du vieux Nice. Les Roumieux en étaient les propriétaires. Ils ont aimablement prêté à la famille Renoir, jusqu'en juin 1922, deux places dans le caveau qu'ils venaient de faire construire.

     Une anecdote que j'ai trouvée dans les mémoires de Jean Renoir,qui explique pourquoi Pierre-Auguste et Aline ne sont pas dans la même tombe:

    "Renoir a dû batailler ferme pour épouser ma mère, Aline,car ma grand-mère ne voyait pas d'un très bon oeil que sa fille épouse un "artiste". Et je crois que mon père lui en a toujours gardé rancune. C'est sans doute la raison pour laquelle à Essoyes, mon père n'est pas enterré aux côtés de ma mère parce qu'elle partage sa tombe avec ma grand-mère. Je suis sûr que si cela avait été le cas, elle aurait trouvé le moyen de faire encore des remarques à son gendre! (rire). (1969)"


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  • A Essoyes

    Une toile de Renoir ,reproduite sur un mur d'une petite rue d’Essoyes
    C’est Aline qui danse….

    Ce fut une journée inoubliable,en famille, sur les traces de mon peintre favori….


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  • Renoir aimait Essoyes...


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