• Michel Lagrange,grand poète Châtillonnais, m'a fait l'honneur de me confier un des poèmes qu'il a écrit , inspiré par la vue du très beau sépulcre de l'église Saint Vorles...

    -Les Amis du Musée

    Voici ce qu'il nous dit de l'inspiration qui l'a saisi devant cette magnifique mise au tombeau..

    Ce texte, écrit en face de la mise au tombeau de l’église de Saint-Vorles, à Châtillon, est une méditation poétique sur le « Grand Mystère » de la mort et de la résurrection.

       Même si une corde sépare les visiteurs des statues, il s’agit de la franchir, de passer outre, et de rejoindre ces statues, ce qu’elles incarnent…

       D’abord, c’est l’angoisse, celle de ne pas être à la hauteur, de voir dénoncées ses propres ombres, ses manques, ses fautes… Le scandale est la mort du Christ, qu’il faut comprendre, et accepter, au-delà des réactions passionnelles, humaines, trop humaines…

       La description de certains détails, loin de nuire à la portée du message, est chargée de les éclairer, faisant partie de la révélation.

       Peu à peu, la communion s’établit entre le spectateur et les témoins directs de la mort scandaleuse du Christ. Il se fraie un passage, il adhère, il participe. Il est de plain-pied avec le silence et le message. Il est passé au-delà des apparences, au-delà du temps dont le spectacle est la mise au tombeau. Dans une éternité nouvelle.

    -Les Amis du Musée

    Voici le très beau texte de Michel Lagrange,que j'ai scindé pour y intercaler des photos des personnages de cette mise au tombeau (avec sa permission)

    MISE  AU  TOMBEAU

     Mise au tombeau.

     Une corde arc-en-ciel

    Entre les vivants et les morts.

     

    Je suis venu mécontent de ma vie.

    Insuffisant. Au niveau courant de ma pente

    Et curieux de toucher du doigt

    Les plaies représentées par l’écho d’ici-bas.

     

    Il faut passer par le tragique

    Où la vie se déploie.

    Partager la souffrance avec

    Celle de Dieu qui est

    Parmi les hommes,

    Et les oblige

    À des sublimations

    Sans précédent.


     Je suis comme un nomade affrontant des statues.

    Comme un chevreuil qui voit venir quelqu’un…

    Je voudrais me cacher.

     

    En moi, l’angoisse.

    Un tremblement profond. De qui se sent fautif

    Et responsable.

    -Les Amis du Musée

    Au-dessus de l’abîme, un corps

    Est allongé,

    Qui n’aurait jamais dû mourir.

    Mais qui est mort,

    Dans l’innocence,

    Exprès pour sanctifier la mort

    Et passer outre.

    -Les Amis du Musée

    Un gisant pèse lourd.

    Du poids de nos douleurs

    Et de sa défection.

    Il est impénétrable

    Et divorcé de nous.

     

    Sa bouche à demi close

    Est un autel désaffecté.

     

    Tous les morts ont des traits communs.

    Ils font bloc dans l’absence

    Et dans le froid qui les durcit.

    Nous qui restons sur notre rive

    Avons du mal

    À ne pas nous sentir de trop.

     

    Dans cette mort, le Christ est en exil.

     

    Le temps méchant se fait prioritaire.

    En attendant…

     

    On est encore en cet instant

    Sur le versant mortel de la crucifixion,

    Dans le temps suspendu.

    Alors que se profile

    Un rendez-vous posthume

    Avec la réconciliation glorieuse.

    -Les Amis du Musée

    Absenté par la mort,

    Le Christ a laissé porte close,

    Avec la clé dans la serrure.

     

    Un mystère à retardement – trois jours –

    Va éclater.

    Madeleine en sera témoin

    Avant les autres.

     

    Dans la douleur des survivants,

    Les contemporains du Christ

    Sont perdus.

    Figés, comme le Christ,

    Dans l’apparence

    Où se complaît l’histoire.

    Entre la rigidité du cadavre

    Et la résurrection promise.

    -Les Amis du Musée

    Leur désarroi n’est qu’une hésitation

    Au carrefour du temps,

    Où la mort du Christ a eu lieu.

    Elle est coincée dans leur esprit

    Comme un squelette

    En travers de la vie confiante.

     

    Tête à bout de patience,

    Regard mi-clos,

    Comme si fermer à demi les yeux

    Diminuait l’éclat du scandale.

     

    Ils ont la bouche entrebâillée

    Afin d’évacuer les relents

    De la mort dont les mots fermentent

    -Les Amis du Musée

    Sur la paroi du sarcophage,

    On voit les douze,

    Habillés à l’antique.

    Ils cherchent la parole et le mot guérisseurs.

    -Les Amis du Musée

    -Les Amis du Musée

    Le bras posé de saint Jean sur Marie

    Jette un pont de chaleur humaine,

    En dépit de l’éclair de nuit

    Qui a rompu la pierre.

    -Les Amis du Musée

    Depuis que le flambeau a disparu,

    La nuit n’a rien multiplié.

    L’incandescence a des pouvoirs

    Qui ne dépendent pas de nous.

    -Les Amis du Musée

    L’épée brandie

    N’existe plus,

    Même si le bras du soldat

    Pourfend le vide et joue les matamores.

    -Les Amis du Musée

    Les donateurs sont plus petits

    Que les contemporains du Christ,

    Auxquels ils ont laissé

    La priorité du geste officiel.

    Ils sont agenouillés

    Pour être à la hauteur

    De l’affliction priante humaine.

     

    Ils n’ont que l’âge en eux

    De leurs mains réunies

    Sur les mots silencieux de l’âme.

    -Les Amis du Musée

    La femme est mutilée.

    Ne souffre pas, n’interrompt pas pour autant

    Sa prière.

    Retrouvera ses mains

    Au détour du chemin de la résurrection,

    Déposées bien en vue,

    Sur un bord de fenêtre,

    Comme deux gants oubliés là…

    -Les Amis du Musée

    Ces donateurs sont au courant

    De ce qui aura lieu

    À la fin du troisième jour.

    Ils n’ont gardé que l’espérance

    En écoutant le flux de la prière

    Ouvrir en eux des sillons de fraîcheur paisible.

    -Les Amis du Musée

    Au cimetière, à côté de Saint-Vorles,

    Les morts sont enfermés

    Dans un jardin de gravillons

    Scrupuleux et balayés par le vent.

    Trois jours et des poussières,

    À l’ombre d’un château ruiné…

    Le temps ne passe pas.

    Se décompose un peu,

    Plus lentement que la mémoire…

     

    Ces morts sont en souffrance.

    Oublieraient-ils que le Maître a péri

    Avant eux, et qu’il a reparu avant eux,

    Pour qu’il y ait résurrection de tous ?

    -Les Amis du Musée

    Je vais je viens d’une émotion à l’autre.

    Et me réconcilie avec le Christ

    Au point de mire universel.

     

    Il y a tant de mains ici

    Que je ne sais laquelle apprivoiser.

    Tenir entre les miennes.

     

    Il y a tant d’humanité ici

    Que l’homme est dépassé.

    Et que le vide a disparu,

    Et que le manque est bienvenu

    Pour accueillir le Grand Mystère.

     

    Le silence est habité par la grâce.

    Il est ici chez lui.

    Elle est ici chez nous.

     

    Mon passage au milieu de l’unanimité

    Tient du miracle.

    Et ne fait ni remous ni confusion.

    De près, je vois que ce n’est pas

    Le goût de la mort qui s’impose

    Entre les lèvres.

    -Les Amis du Musée

    Je me mêle aux statues.

    C’est comme si nous partagions

    Une mission connue par cœur,

    Et, bien avant de naître,

    Initiatique.

     

    C’est comme si j’étais le premier à leur dire :

    « Attendez trois jours ! Revenez ! »

    Clairvoyance intuitive !

    Irradiation du sens au-delà du non-sens !

     

    Je fais partie de la famille.

     

    C’est la mise au tombeau du temps.

    -Les Amis du Musée

    -Les Amis du Musée

    Merci, Monsieur Lagrange, de ce merveilleux poème dont vous avez fait cadeau  à mes lecteurs et à moi-même..

    NB: les dessins de la tête du Christ et de Marie Madeleine sont tirés du manuscrit de Michel Lagrange.

    (Des commentaires sur le thème de l'article seront les bienvenus, ils me montreront que ce blog vous intéresse et ils me donneront envie de continuer.

    Merci.)


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  • Depuis de nombreuses années,Michel Lagrange compose pour les fêtes des Châtillonnais, un conte, publié dans notre journal local..
    Cette année ,c'est près de  la mare de Darbois qu'il a fait vagabonder  son imagination, cette si jolie mare que m'a fait découvrir Monsieur de Pougnadoresse.(voir le chapitre "Châtillonnais":la mare de Darbois)
    Trouvant le texte de Michel Lagrange si poétique,je lui ai demandé l'autorisation de le publier , ce qu'il m'a accordé avec sa gentillesse coutumière...
    Merci à lui !

    Le Comité d'aide aux personnes âgées de Châtillon sur Seine

    La mare de Darbois

     Depuis huit jours,début décembre,j’étais resté enfermé dans mon bureau à cause d’une sorte de grippe qui ne disait pas son nom.

    Un gros rhume plutôt.Qui à coups de grogs  et d’aspirine, avait bientôt disparu.Le temps s’était mis à la neige qui affolait les gens et paralysait le pays. j’enrageais parce que j’aurais dû aller à Dijon pour une réunion de bureau, puis une assemblée générale.Mais la prudence était de me faire porter pâle ; blanc comme neige plutôt ! Je pestais contre les éléments et contre mon impuissance.

    Nous étions lundi 21 décembre.La neige était figée sur les trottoirs, de moins en moins déblayés.J’en avais assez de ce mélange de verglas et de boue sale. Le soleil s’était levé, le ciel était dégagé, et rien ne paraissait plus beau que cet azur en suspension qui allumait la neige. Beau temps d’hiver !

    Je voulus sortir de la ville, de ce tohu-bohu festif des derniers achats, d’une agitation plus que profane, toute matérialiste.Je pris ma voiture, sans vraiment savoir où j’irais.Les chemins étaient mal dégagés ou pas du tout, dès que l’on s’écartait des grandes voies.

    Ma voiture me conduisit où je n’aurais pas pensé me rendre.On fait parfois des choses sans le vouloir, parce que la volonté de l’homme n’est pas ce qui le gouverne le mieux ! Peut-être que le monde va mal depuis que l’homme s’est limité à sa raison raisonnante !

    Toujours est-il que j’arrivai à la petite route qui, de Buncey, s’engage à travers le val Thibaut.La route était juste marquée par des pneus de voiture.Mais le vallon était superbe de silence, de blancheur, de paix.Ce que je recherchais.Le panneau indiquant la mare de Darbois était toiletté de neige,mais visible.

    J’aimais bien ce coin serein, paisible , et généreux. Il avait été remarquablement réhabilité.j’étais venu lire, ou écrire, quelquefois en été au bord de cette petite mare pavée, alimentée par les eaux de pluie.J’y aimais la dimension humaine du décor, le parfum des roses, l’histoire de cette mare créée au XVIIIème siècle.

    Il n’était pas question en ce jour d’hiver enneigé d’y sentir le parfum des roses, d’y entendre le chant flûté du crapaud, d’y percevoir le vol bleuté des libellules.Le site était un reposoir de blancheur silencieuse, un autel à la paix rurale.Ce que je recherchais aussi.

    Ma surprise fut grande lorsque je vis, tracée dans la neige immaculée, une empreinte de pas régulière, délicate, élégante.L’empreinte de souliers féminins, petit triangle de la semelle et petit trou d’un talon haut.Aussitôt , je remarquai que ses pas étaient à sens unique.Ils semblaient se diriger vers le château Darbois.Et puis, dans l’air, flottait comme un parfum de roses…

    J’allais suivre l’empreinte, lorsque je me dis que j’en savais assez long, et qu’il ne fallait pas chercher plus avant à comprendre quoi que ce fût, au risque de la déception.Un cadeau m’était donné : cette empreinte énigmatique.Il m’appartenait d’emporter chez moi ce beau mystère, de vivre avec,enrichi par cet aperçu de la beauté des choses, et le mystère de ce qui nous entoure, un peu plus amoureux de la vie.Cela valait bien le virtuel où les gens cherchaient du refuge, au lieu de percevoir les merveilles qui les entourent, à chaque instant.

    Je rentrai donc chez moi, heureux comme un convalescent qui respire à nouveau la santé revenue ! Ma santé, à laquelle contribuent ce charme d’une empreinte et le parfum des roses, un 21 décembre !

    Bonnes fêtes de Noël,amis lecteurs ! Et soyez assez fous pour croire en ces merveilles dont notre vie est pleine !

    Et que la paix soit en vos coeurs !

    (Michel Lagrange)


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  • Monsieur David Vermassen,Rédacteur en chef de notre journal local "Le Châtillonnais et l'Auxois"a eu l'extrême gentillesse de me donner cette photo de Michel Lagrange parue il y a quelque temps dans son Hebdo.

    Sur cette belle photo ,on voit Michel Lagrange tenant le livre' l'art du pain français" qu'il a préfacé.

    Voici une petite partie de sa préface:

    "Célébration du pain

    Ainsi célébrer le pain,c'est célébrer le génie de l'homme.C'est offrir à l'adulte aujourd'hui et demain le parfum du pain venu de son enfance.

    C'est célébrer le plaisir gourmand de la vie,associer saveur et savoir,parler du corps à l'âme et de l'âme au corps"


    Un très beau livre de Jacques Mabille aux éditions Idelle.

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  • Le café de la gare

    Nous avions en commun deux pots de bière blonde
    Au café de la gare en attendant nos trains,
    Tous les deux de passage et l’âme vagabonde,
    Moi j’étais de Bourgogne et toi de l’outre-Rhin.

    Ton accent déroulait les brumes de tes plaines,
    Et les roucoulements des torrents de glaciers,
    Et le lent glissement des péniches lointaines,
    Et les rauques appels des maîtres cavaliers.

    Moi,mon accent n’était qu’un chemin raisonnable
    A peine chantonnant comme les basses eaux
    Qui se traînent parmi les cailloux sur le sable,
    Où le « r »alourdit le rêve des roseaux.

    Et nous avons trinqué au Rhin et à la Seine,
    Au musée de Dijon,à Colette,à Rameau,
    A Bach,à Thomas Mann,aux jambes de Marlène,
    Partageant nos trésors sans besoin de grands mots.

    Et quand tu m’as donné tes châteaux de Bavière,
    La Seine avait choisi de se confondre au Rhin,
    Comme se confondaient la Bourgogne et la bière,
    Le chant des Lorelei et l’appel de nos trains.

    Ceux-là nous attendaient,sur le quai de nos mondes ,
    Au café de la gare, il faut toujours finir.
    Mais notre accent commun,peut-être des Burgondes,
    Fut le plus beau cadeau dans notre souvenir.

    (Michel Lagrange 1980)


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  • LES AMIS ,L’AMITIÉ


    Je vivais seul en funambule,
    Tu ne savais pas être heureux.
    Nous fûmes les aventureux
    D’une histoire avec majuscule.

    Nous étions riches de bohèmes.
    Nous conjuguâmes nos destins,
    Et le travail dès le matin
    Brillait de joie dans nos poèmes.

    Nous vivions de nos deux musiques,
    Compositeur et parolier,
    Nous n’étions pas loin de rêver
    A quelque nouvelle Amérique.

    Amis,nous fûmes bientôt frères.
    Nous écrivions mêmes refrains,
    Et donnions à quelques humains
    Des moments de notre lumière.

    Mais le temps qui toujours s’écoule
    Dût se lasser à Saint Germain.
    Avant de finir son refrain
    Tu t’en allas vers d’autres foules.

    Te retrouveras- tu funambule ?
    Je ne sais plus être heureux.
    Nous étions les aventureux
    D’une histoire sans majuscule

    Faut il que je me décourage
    Si j’ai trop de vertige au cœur ?
    Mais l’amitié jamais ne meurt
    Si les amis sont de passage.


    (Michel Lagrange 1981)

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  • " Il m'a suffi d'apercevoir trois cygnes sur la Corne d'Or pour que la ville d'Istanbul révèle ses visages et que mon séjour y ressemble à un voyage intemporel, en plusieurs temps réels et légendaires. Sans rien briser du va-et-vient des impressions mêlées, du désordre des rues, du brouhaha des foules, j'ai fait confiance à l'esprit des événements qui m'ont permis d'affronter le désordre et la misère, et d'atteindre l'état de guetteur heureux, de plain-pied, de connivence avec une ville infinie de morts et de vivants, de superstitions et de libertés, de joie, sagesse, passion, désirs, et renouveau."

    (source "l'Harmattan")

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  • Un poète à Châtillon sur Seine....

    (photo de Jean-Philippe Cuzin)

    Quelques mots sur Michel Lagrange ,un grand poète Châtillonnais:

    Agrégé de Lettres classiques,professeur (retraité) au Lycée de Châtillon,y habitant toujours, Michel Lagrange préfère laisser ses œuvres et d’autres poètes parler de lui:

     Présente-t-on un écrivain ? Ses œuvres parlent pour lui, si l’on veut les entendre. C’est là qu’il met le meilleur de lui-même.

    René Char a écrit de Michel Lagrange :

    « Vos poèmes me sont devenus chaque jour plus compagnons en me disant davantage, bien que dès leur première lecture, « on ne joutait pas ici pour le plaisir de tomber à l’eau ». Je vous ai su tôt, et tel l’arche-boussole du pont dans l’aquarelle de Ste Victoire (Cézanne) apparition fantastique, marque essentielle. Merci pour votre pensée d’aller plus loin et d’y parvenir. Je me réjouis pour vous. » (1981)

       Pierre Emmanuel a aussi loué cet effort du poète

    « qui est un acte spirituel, et dont le risque s’inscrit dans l’existence même. Ce n’est pas un jeu, c’est une édification de soi, un destin. »

       Selon Claude Vigée,

    « parce qu’il a su se faire l’artisan de son souffle, Michel Lagrange est un poète en route vers l’incertaine, terrible, et exaltante naissance des jours… » Ce qui exige l’humilité du pèlerin et la certitude du croyant.

       Car « il s’agit d’arriver à ce qui nous dépasse et dépasse même l’angoisse de notre époque », comme le lui écrivait, en 1978, Marguerite Yourcenar.

     

    Froisser tant d’eau

    Pour une seule espérance d’étoiles,

    C’est craindre que la vague souveraine

    N’ait le dernier feu, la dernière clameur.

     

    En pleine nuit pourtant,

    Le moindre progrès sur la mer

    Fait du marin le coutumier de l’aube,

    Tant le vent clair pose sur son regard

    Des courants de lumière…

    (Un Chemin dans la Mer)

     Invité par Pierre Emmanuel en 1979, Claude Vigée en 1985, Yves Bonnefoy en 1986, Pierre-Yves Trémois en 2000, Pierre Soulages en 1997 et 2001…

      Récital poétique sur France-Culture, à l’émission d’André Velter « Poésie sur Parole » en 1995.

    Agrégé des Lettres Classiques

    Chevalier des Palmes Académiques

    Officier des Arts et Lettres

    Chevalier de l’Ordre National du Mérite

    Président du Centre Régional du Livre en Bourgogne

    ŒUVRES PRINCIPALES :

    LES VOYAGEURS DU FEU. Éditions Chambelland. 1977
    INITIALES D’UN PARADIS. Éditions Chambelland. 1979
    UN CHEMIN DANS LA MER. Éditions de St Germain des Prés. 1983
    NOCES DE MARBRE Éditions de St Germain des Prés. 1985
    L’IMPROMPTU DE DIJON. Éditions de l’Aleï. 1985
    Prix de l’Académie de Dijon 1985
    QUELLE ÉTERNITÉ, MON AMOUR ? Éditions du Jacquemart. 1987
    Prix Marie-Noël 1988
    Prix de l’Académie française 1988
    LA NORIA. Thierry Bouchard. 1988
    La RÉSURRECTION DE LAZARE. Revue « Voix d’Encre » 1991
    LE GUETTEUR AU BORD DE L’ABÎME. Éditions Voix d’Encre. 1992
    LE CHÂTEAU MINUSCULE. Éditions Ulysse Fin de Siècle. 1994
    CÉLÉBRATION DE L’OIE DU NIL. Éditions de l’Harmattan. 1996
    Réédité en 2001
    L’HÉSITATION N’EST PAS UN NOM DE DUNE. Éditions Voix d’Encre 1999, avec des encres de  Pierre Soulages.
    PAROLE DU GESTE. 18 poèmes et 9 gravures sur bois de Bernard Foucher
    55 exemplaires numérotés sous coffret
    Composition typographique de Jean Hofer
    Préface de Jean-Philippe Lecat
    Éditions de l’Alphabet Existentiel. 1999
    MÉMORIAL FIN DE SIÈCLE. Poème. Livre-stèle de Bernard Foucher
    Marbre et bois. Bois typographié par Jean Hofer
    Éditions de l’Alphabet Existentiel. 2001
    MÉMOIRE. Poème. Livre-stèle de Bernard Foucher.
    Marbre et bois. Papier typographié par Jean Hofer
    Présentation sur socle d’altuglass
    Éditions de l’Alphabet Existentiel. 2001
    LES VÉRITÉS D’UN FLEUVE. Livre peint.
    Poème et aquarelle originale en continu de Bernard Foucher, développés sur 6  mètres de long, d’après une maquette de Jean Hofer
    28 exemplaires numérotés sous coffret
    Éditions de l’Alphabet Existentiel. 2001
    FICTION INDUSTRIELLE PASSION TEXTILE. Poème sur des photographies de Bernard Béros. 2002.
    LA CONSTELLATION DES MÉDUSES. Éditions Librairie-Galerie Racine. Paris. 2002
    TROIS CYGNES SUR LA CORNE D’OR. Éditions de l’Harmattan. 2002
    ACTES DU TEMPS. 12 poèmes manuscrits, illustrés d’aquarelles de Bernard Foucher
    10 exemplaires numérotés sous coffret
     Éditions de l’Alphabet Existentiel. 2004
    SOUPÇONS DU NOIR. Ouvrage imprimé sur vélin d’Arches, à 90 exemplaires numérotés et signés par l’auteur et le peintre Pierre Soulages, qui a enrichi le poème d’une sérigraphie.
     Éditions Virgile. 2006
    LE CRI DE LA LUMIÈRE. livre-stèle diptyque de Bernard Foucher, édité à 15 exemplaires numérotés et signés. Éditions de l’Alphabet Existentiel.2006.                                                   
    LES MORTS DE SÉBASTIEN DANGER. Roman. Éditions Galilée. 2007. Prix Bourgogne 2007
    CÉLÉBRATION DU PAIN, dans L’ART DU PAIN FRANÇAIS de Jacques Mabille  Éditions Idelle. 2008

    Un poète à Châtillon sur Seine....

    (Michel Lagrange à la Biennale du livre de Jully)

     

     


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