• Une agriculture préservatrice de l'environnement...

     Dominique Lombaert, agriculteur, nous a invités dernièrement dans son exploitation de "Sèche-Bouteille"( commune de Prusly sur Ource), à prendre connaissance de ce qu'est  l'agriculture préservatrice de l'environnement, ce que l'on appelle "l'agriculture de conservation". Les semis directs et les couverts végétaux sont les principes de cette agriculture.

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Philippe Hervieu, vice-Président du Conseil Régional de Bourgogne était venu à cette présentation de l'agriculture de préservation, visite organisée d'ailleurs en collaboration avec le groupe local d'Europe-Ecologie-Les Verts.

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    C'est Philippe Houdan , lui aussi agriculteur, mais à Marigny (commune de Châtillon sur Seine), qui nous présenta ce qu'est cette nouvelle façon de cultiver le sol.

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Pour réaliser une agriculture préservatrice de l'environnement, il faut sortir d'un "système ouvert" et rentrer dans un système dit "fermé" où le sol est protégé par une couverture quasi permanente.

    Il faut se rapprocher ainsi du biotope idéal qui caractérise la forêt, où la production à l'hectare de matière sèche est bien supérieure à celle des champs et ce, sans aucun fertilisant, aucun travail du sol..

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Le non-travail du sol et la préservation des résidus sont les principes fondamentaux de l’Agriculture de Conservation et le meilleur moyen de protéger les sols et leur activité biologique.

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Le couvert, encore appelé engrais vert , ne se contente pas de courir après les nitrates, il joue le rôle de pompe biologique et recycle ainsi les minéraux déjà présents dans le sol, mais inaccessibles par les cultures.

    Pour pouvoir être protégés de l’érosion, des températures excessives et de l’évaporation, les sols ont besoin d’être couverts toute l’année et non plus seulement durant la période de culture.

    Les couverts d’interculture jouent ce rôle, protègent la surface, fournissent de la matière organique, restructurent le sol avec leurs racines.

    Ils ont également un rôle important dans la gestion du salissement et de l’eau, sans compter les possibilités de fixation de l’azote atmosphérique pour les cultures suivantes.

    Couvrir ses sols c’est accéder à davantage d’autonomie et par conséquent à moins de mécanisation, de phytochimie et d’engrais.

    (source : agriculture-de-conservation.com )

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Le semis direct et le couvert sont également bons pour l'environnement. En témoignent ces photos où l'on voit que la faune est elle aussi préservée...

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Philippe Houdan nous montre ici les graines des plantes qui cohabitent parfaitement dans un couvert. Chaque plante, apporte un bienfait: par exemple les légumineuses avec leurs nodosités mycorhysées sur leurs racines, fixent l'azote de l'air et produisent des substances protéiques.

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Nous sommes allés bien sûr, voir ces fameux "couverts" sur le terrain..

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Le terrain n'a pas été labouré, mais déchaumé. La déchaumeuse fait aussi office de semoir pour pratiquer ce qui s'appelle donc "le semis direct".

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Lorque l'on arrache un pied de féverolle, on remarque, sur ses racines, les nodosités mycorhysées.

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    On voit ici que du blé a été semé avec des féveroles

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    On peut associer de nombreuses plantes pour faire ces couverts: colza, moutarde, vesce, sarrazin, pois, nyger etc..

    Le nyger, que l'on voit au centre, est très attractif pour les limaces et les escargots qui s'en régalent...donc plus besoin de répandre de l'anti-limaces !

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Un pied de sarrazin...

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Les féveroles sont encore en fleurs...

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Dominique et Philippe avaient, avant notre visite, creusé une tranchée dans le champ, pour montrer que les racines de ces plantes de couvert, ameublissent la terre, permettent à l'eau de pluie de s'infiltrer harmonieusement...

    Avec ce couvert, pas de lessivage du sol, ce dernier est restructuré.

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Une vue sur le couvert...

    Une agriculture préservatrice de l'environnement....

    Une vue sur le champ du voisin...herbicides, pesticides, engrais ont été, sans doute, nécessaires ...

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Une petite photo avant de se quitter, réalisée par Pascaline,  son reportage figurera bientôt dans notre journal local !!

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Une agriculture préservatrice de l'environnement...

    Je ne suis pas une spécialiste de l'agriculture, vous trouverez donc sur le site suivant, bien d'autres renseignements sur ce que sont les couverts et leur intérêt :

    http://www.agriculture-de-conservation.com/Couverts-vegetaux-d-une-contrainte.html

     


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