• Marie-Geneviève et François Poillotte nous font connaître ci-dessous les différentes sortes de bolets et leurs descriptions. Une étude bien utile aux mycophages ... et aux autres !

    A tous les deux :

    Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

    Société Mycologique du Châtillonnais

    Une récolte inédite en forêt domaniale de Châtillon

    par Marie-Geneviève et François Poillotte

    Il y a 8 ans, le 16 juin 2012, à l’occasion d’une « herborisation » en forêt domaniale de Châtillon, au lieu-dit « La Grande Réserve », tranchée du Soue de Banne, la présence de quelques bolets, que nous n’avions encore jamais rencontrés dans le châtillonnais, nous a intrigué.


    Cinq jours plus tard, le 21 juin 2012, deux exemplaires de ce même bolet, ont été récoltés, en forêt domaniale de Châtillon, Tranchée Botot, sous futaie de Hêtres (semenciers – maille 2920 D 21), et enfin un unique spécimen a été trouvé dans les bois communaux de Buncey, route forestière de Belle Vaucelle, le 1er Juillet 2012 (maille 2920 B 43)


    Un examen macroscopique rapide nous a permis d’en faire une détermination assez facile. Il s’agissait de Bolets à beau pied Boletus calopus Persoon (1801) = Caloboletus  calopus (Persoon) Vezzini (2014)
    Notre étonnement ne portait donc pas sur l’espèce en tant que telle, mais sur les raisons de sa présence chez nous.


    Caloboletus calopus est un champignon strictement acidophile. C’est une espèce fréquente dans le Morvan, où nous la trouvons chaque année lors de nos sorties morvandelles. Nous ne l’avons jamais récoltée dans la forêt châtillonnaise, au cours des multiples prospections faites durant les trente années précédant la récolte ci-dessus.


    Sa présence dans les pessières locales, sur sol calcaire, acidifié en surface par la couche d’aiguilles aurait pu s’expliquer, comme c’est le cas parfois avec le Bolet à pied rouge (Boletus erythropus), autre espèce acidophile, que nous récoltons parfois sous les épicéas des Grandes Voies d’Aisey, en forêt domaniale de Chatillon.

     
    Mais la récolte qui nous intéresse a été faite sous feuillus, essentiellement de hêtres (Fagus), en un lieu totalement dépourvu de résineux.


    Un examen plus attentif des spécimens récoltés nous a permis de déceler une particularité, qui nous avait échappé au cours de l’examen initial, à savoir, l’absence de réseau au sommet du pied.

    Ce réseau très apparent sur Boletus calopus était ici absent sur tous les sujets trouvés.

    Il ne pouvait donc s’agir d’une anomalie « génétique » affectant quelques-uns d’entre eux.

    La consultation de la littérature spécialisée nous a conduit à une forme particulière du Bolet à beau pied, Boletus calopus, f. ereticulatus, parfois érigé au rang d’espèce sous le binôme latin Calobotetus ereticulatus


    Caloboletus ereticulatus – description :


    -Chapeau : 50 à 100 mm, gris à gris-brun, revêtement mat.

    -Tubes : aspect un peu en retrait par rapport au pied, jaune citrin.

    -Pores : concolores aux tubes, bleuissant au toucher.

    -Stipe :  Hauteur : max 120 mm, largeur : max 60 mm, central, cylindrique ou un peu renflé, à base radicante.

    -Couleur jaune tout au sommet, puis rouge ou ponctué de rouge ; Dépourvu de réseau.

    -Chair jaune un peu bleuissante. Bleuissement plus prononcé dans le stipe.


    Habitat – Écologie :


    Les spécimens étudiés ont été récoltés en juin et juillet, sur sol calcaire, sous feuillus mêlés avec dominante de hêtres. Caloboletus ereticulatus est sensiblement identique à Caloboletus polygonius var. ereticulatus.

    Toutefois, ce dernier présente des écailles polygonales sur le chapeau, y compris chez les jeunes sujets d’où le nom de C. polygonius.

    De plus, l’habitat exclusif de C. polygonius est sous abies (Sapins).
     

    Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

    Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

    Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

    Caloboletus calopus – description.

    -Chapeau : 50 à 2OO mm, gris à gris brun, blanchâtre, lisse.

    -Pied : rouge à la base et jaune au sommet, parfois rouge sur toute la longueur, réticulé sur sa moitié supérieure.

    -Pores : jaune immuable.

    -Chair : légèrement bleuissante surtout sur le sommet du pied.

    -Habitat, écologie : sur sol acide, sous épicéas et feuillus.

    -Comestibilité : sans intérêt. 

    Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

    Bolets à chapeau blanchâtre, beige clair, grisâtre, présents dans la forêt châtillonnaise – confusions possibles avec les espèces précédentes.


    Trois espèces de bolets dont le chapeau est d’aspect et de couleur identiques aux espèces qui viennent d’être sommairement décrites et qui peuvent être facilement confondues avec elles, sont présentes dont la forêt châtillonnaise.


    Le Bolet satan (Bolet de satan) Rubroboletus satanas (Lenz) Kuan Zhao & Zhu L. Yang (2014) Synonyme : Boletus satanas Lenz (1831)


     Description – Écologie :

    Espèce de grande taille.

    -Chapeau :  diamètre 50-300 mm, couleur blanchâtre, beige clair, lisse ou parfois un peu bosselé.

    -Pied : souvent très ventru, entièrement rouge, ou rouge à rose à la base et jaune au sommet : fin réseau concolore.

    -Pores : parfois entièrement rouges sur les jeunes sujets, parfois jaunes au début puis virant au rouge orangé et au rouge sang avec l’âge ; bleuissant fortement à la manipulation.

    -Chair : blanchâtre, bleuissant à la coupe, surtout dans le chapeau et au sommet du pied.

    -Toxicité : le Bolet satan est toxique. Ses toxines sont thermolabiles, c’est-à-dire qu’elles disparaissent en partie par la cuisson. Malgré tout, il est impérativement conseillé de ne pas le consommer
     
    -Similitudes et différences avec Caloboletus ereticulatus : Le Bolet satan pour les jeunes spécimens à pores jaunes, peut être facilement confondu avec Caloboletus ereticulalis mais surtout avec Caloboletus calopus.

    Il partage avec ce dernier, une couleur identique du chapeau, un pied de même couleur, avec réseau.

    Il en diffère par la couleur des pores, lorsqu’ils sont ou deviennent rouge sang. 

    Écologie : C. ereticulatus : sol calcaire, sous feuillus. Printemps-été. C. calopus : sur sol acide sous feuillus et résineux. Été-automne.  R. satnas : sol calcaire sous feuillus. Été-automne.
     

    Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

    Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

    Les pores jaunes (sujets ci-dessus représentés), vont petit à petit, évoluer vers le rouge orangé (chez les spécimens illustrés ci-après), pour prendre enfin une couleur rouge-sang (voir cliché  précédent)

    Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

    Le Bolet radicant  Caloboletus radicans (Persoon) Vizzini (2014) Synonymes : Boletus radicans Persoon : Fr.  (1801) - Boletus albidus Roques (1832)


     
    Description – Écologie :

    -Chapeau : 50-120 mm, sec, lisse, gris-blanchâtre à beige clair.

    -Pied radicant, jaune, parfois un peu teinté de rougeâtre ; présence d’un fin réseau au sommet, passant parfois inaperçu ; bleuissant à la manipulation ou dans les blessures.

    -Pores : petits, d’un jaune citrin immuable, bleuissant au toucher.

    -Chair ; blanchâtre, bleuissant à la coupe, surtout dans le chapeau et au sommet du pied, puis revenant à sa couleur initiale ; plus claire à la base du pied, puis brune à l’extrémité.

    -Saveur : amère.

    -Habitat : sous feuillus sur sol calcaire ; espèce thermophile présente dans le Châtillonnais où nous la rencontrons chaque année du printemps à la fin de l’été.
     
    -Comestibilité : sans intérêt en raison de l’amertume de la chair.
     
    Différence essentielle avec les espèces précédemment décrites :  Le jaune des pores et du pied, moins prononcé ; pied dépourvu de rouge si on fait abstraction de la présence parfois de quelques marques roussâtres.

    Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

    Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon


     Le Bolet de Fechtner Butyriboletus fechtneri (Velenovski) D. Arora & J.L. Franck (2014) Synonyme : Boletus fechtneri Velenovski (1922).


     
    Description – Écologie :

    -Chapeau : 50-80 mm ; crème, grisâtre, lisse.

    -Pied cerné de rosâtre dans la partie médiane, jaune d’or au-dessus, blanchâtre en dessous ; fin réseau concolore au sommet.

    -Pores d’un jaune immuable, se tachant de bleu au toucher.

    -Chair : blanchâtre, bleuissant uniquement au sommet du pied et au-dessus des tubes dans le chapeau ; rosâtre dans la moitié inférieure du pied.

    -Habitat : sur sol calcaire et sous feuillus de la fin du printemps à la fin de l’été. Rare

    -Comestibilité : sans intérêt.

    Différence essentielle avec les espèces précédentes : chair rosâtre dans la moitié inférieure du pied.

    Cette particularité est absente chez les bolets décrits ci-dessus.


    Butyriboletus fechtneri peut être aussi confondu avec le Bolet faux-royal -  Butyriboletus fuscoroseus (Smotl.) Vezzini & Gelardi = Boletus fuscoroseus Smotl. Boletus pseudoregius (Huber) Estades.

    Le Bolet faux-royal, présent également dans le Châtillonnais et qui partage avec le Bolet de Fechtner  le même aspect et la même écologie, s’en distingue par la couleur de son chapeau, vieux rose à rouge vineux. De plus, la chair est bleue dans tout le chapeau, à la coupe.

    Chez le Bolet de Fechtner, le bleu de la chair se limite à la partie du chapeau au-dessus des tubes. 

    Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

     Classification des bolets étudiés :


    -Règne : Fungi –

    -Division : Basidiomycota

    –Sous-division : Agaricomycotina

    –Classe : Agaricomycètes

    –Sous-classe : Agaricomycetidae

    –Ordre : Boletales

    –Famille : Boletaceae

    –Genres :

    Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

    Remarque


    Nous constatons souvent qu’aux yeux du public, les bolets, quel que soit le genre auquel ils appartiennent, sont désignés sous le nom de Cèpes.

    Or, il faut savoir que si tous les cèpes sont des bolets, tous les bolets ne sont pas des cèpes.

    Cette appellation, qui fait saliver beaucoup de mycophages, est réservée à quelques bolets seulement, caractérisés par une chair blanche non bleuissante à la coupe ou à la manipulation et dont les pores sont de couleur blanche à l’état jeune (Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) – Cèpe bronzé ou tête-de-nègre (Boletus aereus) – Cèpe d’été (Boletus aestivalis ou reticulatus).
     
     
     


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  • François Poillotte, Vice Président de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais, est un historien passionné par l'histoire du Châtillonnais. Il nous présente aujourd'hui l'évolution de la vie sur le Mont Lassois après la disparition de la cité de la princesse de Vix, une étude fouillée et passionnante, merci à lui !

     Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

    Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Moyen-Âge

    (par François Poillotte)

    La vie sur le mont Lassois ne s’est pas arrêtée avec la disparition de la dame de Vix. Si la découverte de la tombe princière en Janvier 1953 dans la vallée oxfordienne, au pied de la butte, a signé l’heure de gloire du site, celui-ci a connu un regain d’activités à certaines périodes.
    Nous ne savons pas grand-chose sur les raisons de l’extinction de la présence celte sur le mont Saint-Marcel, et l’époque à laquelle elle a eu lieu. La désaffection de cet habitat princier, dont les substructures ont été mises à jour récemment, s’est sans doute effectuée petit à petit, dès la période du Hallstatt finissant (450 avant J.-C.) ou durant la Tène.

    "Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC

    Le mont Lassois au temps de l’Antiquité tardive


    A l’époque romaine, Latisco était devenu, semble-t-il, un simple oppidum gallo-romain, qui aurait été détruit par les vandales, selon le récit tardif (XIème s.) d’un moine de l’abbaye de Pothières.

    On ne connaît pas la date précise de cette destruction, qui aurait sans doute eu lieu à la fin de l’antiquité tardive, au cours du IVème siècle.

      L’hagiographe de Pothières parle des Alamans qui n’étaient autres que les Vandales, conduits par Crocus, qui dévastèrent à cette
      époque les cités de la vallée du Rhône et qui furent défaits devant Arles.

    Mais on peut se poser la question de savoir si la légende n’a pas pris, ici, le pas sur la vérité historique. 

    Voici le récit qu’en fait la chronique : « Un roi des vandales ayant trouvé Latiscon bien fortifié par l’art et la nature, et défendu par une bonne garnison, y laissa une grande partie de son armée pour en faire le siège et que pendant ce temps il continua le cours de ses ravages. «

    Après un très long siège, la garnison épuisée pensait à capituler, lorsqu’un des assiégés, plus prudent que les autres, avisa de prendre un jeune bœuf, de le faire jeûner pendant trois jours, ensuite de le rassasier de froment et de le chasser de la ville, afin qu’étant altéré, il courut à la fontaine voisine.

    Cet avis ayant été adopté et mis à exécution, le bœuf fut éventré par les assiégeants qui furent très surpris de trouver ses entrailles pleines de froment.

    Cette découverte  leur persuada facilement qu’en vain ils s’obstineraient à continuer le siège ; que la ville était imprenable par sa situation, et que d’ailleurs on ne pourrait la réduire par la famine, puisque les animaux même, étaient nourris de froment.

    Ces réflexions firent lever le siège aux barbares qui se retirèrent à la hâte. « Bientôt, celui qui avait donné un si joli conseil, représenta aux assiégés qu’en poursuivant les ennemis avec précaution et prudence, on pourrait facilement les détruire.

    Aussitôt on prend les armes, on court sans ordre et avec précipitation à la poursuite des barbares, on les atteint aux environs des Jumeaux, à une lieue de Latiscon, et le combat s’engage  de part et d’autre, avec opiniâtreté, et le carnage est horrible.

    Cependant la garnison de Latiscon affaiblie par la longueur du siège et de beaucoup inférieure en nombre, commence à battre en retraite et à revenir peu à peu vers la ville.

    Les vandales redoublent leurs efforts et poursuivent à leur tour les assiégés ; de sorte que les vainqueurs et les vaincus entrent pêle-mêle dans la place, qui tombe enfin sous le fer des barbares. Tout fut mis à feu et à sang et la ville ruinée. »  
     
    Selon certains historiens, comme Lapérouse (Bulletin de la Société Archéologique du Châtillonnais, t 1, 1881) ou Fernand Daguin (Les fouilles de Vertault, 1898, Mémoires de la Société des Antiquaires de France, t LVII), la destruction de Vertilium,  à la même époque, (milieu du IVème s.), imputée également aux vandales, serait à relier, selon eux, à celle du mont Lassois.

     
    La découverte d’un certain nombre de tessons provenant d’ateliers céramiques gallo-romains d’Argonne, décorés de motifs chrétiens, peut laisser supposer que quelques premiers chrétiens étaient peut-être présents sur le plateau supérieur au IVème siècle.

    Un petit oratoire y aurait été édifié. Mais on est très loin de la « Ville » dont l’existence est rapportée dans le récit ci-dessus.

    La présence chrétienne se confirmera le siècle suivant. Latisco, sera reconstruite et retrouvera une certaine importance, confirmée par les Actes de saint Loup.

    Vers 451, l’évêque de Troyes aurait fui sa cité épiscopale, en compagnie d’une partie de son peuple, pour échapper aux hordes hunniques, et se serait ainsi retiré sur le mont Lassois.

      C’est la thèse émise par certains, comme l’abbé Leboeuf ou Lapérouse. Pour d’autres historiens, la cause de cette retraite serait bien différente. Saint Loup se serait réfugié sur la butte du mont Lassois, pour échapper au ressentiment de ses fidèles.


    Le mont Lassois au haut Moyen Âge Le Haut Moyen Âge s’étend de la fin du Vème siècle à la fin du 1er millénaire. Durant la période mérovingienne, de 487 à 751, les informations écrites sont quasi-absentes à l’exception de quelques rares données narratives (Grégoire de Tours). La civilisation de l’oral s’est substituée   à celle de l’écrit.

    L’époque carolingienne qui lui succèdera sera plus fertile en sources, issues d’une féodalité qui s’affirme, mais aussi de la littérature épique.
    L’archéologie a permis d’établir une présence humaine à l’époque mérovingienne, sur l’emplacement de l’ancien site Hallstattien.

    Les traces d’un habitat isolé, avec l’existence séparée, un peu plus bas sur le mont Roussillon (à l’emplacement du château d’eau et du grand parking aménagé un peu plus loin) d’une nécropole mérovingienne où plusieurs dizaines de sarcophages ont été mis à jour, atteste cette présence.

    La découverte sur le plateau supérieur du mont Saint-Marcel, à proximité immédiate de la maison à abside, datant du 1er âge du fer, lors du décapage de la terre de surface, d’une unique pièce de monnaie en or, datant de l’époque mérovingienne apporte une preuve supplémentaire de cette présence.

    L’existence de deux monnaies de la même époque, conservées au Cabinet des médailles de la Bibliothèque Nationale de France à Paris, fournit un précieux témoignage sur l’importance que ces lieux ont conservé en ce temps-là.

    L’une de ces pièces en or comporte sur l’une de ses faces, la légende « Latiscvne » (voir « Le mont Lassois et ses monnaies » de J. Stréer. Bulletin Archéologique et historique du Châtillonnais, n° 6, 2003). Toutefois aucune indication ne nous est donnée sur le lieu où ces pièces ont été frappées ni sur l’endroit où elles ont été découvertes.

     
    Saint Valentin, serait né sur le mont Lassois ( ?). Sa date de naissance est incertaine, vers 507 selon A. Lavielle, 1885, ou 519 (Acta sanctorum).

    Issu d’une famille de notables romains, installés à Pothières, il aurait été élevé à la cour de Théodebert, roi d’Austrasie, petit-fils de Clovis.

      Fiancé contre son gré par son père, il se serait enfui les veilles de son mariage pour vivre une vie d’ermite dans une grotte des environs de Griselles. Sa piété fut telle qu’il acquit localement une grande réputation qui lui vaudra d’être ordonné prêtre, par l’évêque de Langres.

    Il fondera plus tard un petit monastère à Griselles. Décédé vers 547, il sera inhumé dans la crypte de l’église édifiée au sommet de la butte qui domine la vallée de la Laignes.

    Un monastère sera fondé plus tard, en 1018, à Griselles, pour perpétuer le culte de saint Valentin.

    Ce saint local, dont la notoriété n’a guère dépassé les frontières du Lassois, mais dont la célébration du culte s’est prolongée jusqu’ à la fin du XIXème siècle ne doit pas être confondu avec le « saint patron des amoureux » ainsi désigné par le pape Alexandre VI, fêté le 14 février de chaque année et qui vécut au IIIème siècle.

    Dans le Châtillonnais, en dehors de l’église de Griselles, seule celle de Chamesson sera également placée sous le vocable de Saint Valentin de Griselles.


    Le culte des saints a été fréquemment célébré, dans cette partie du Lassois, en cette période de christianisme triomphant.

    Dans le village voisin de Marcenay où il s’était retiré quelques décennies seulement après saint Valentin, saint Vorles, mort le 16 juin 561 sera inhumé dans l’église du lieu.

    Ses reliques furent transférées à Châtillon en grande pompe, en 868.


    A l’époque carolingienne, on assiste à un déplacement de l’occupation vers le mont Roussillon et c’est sans doute là que fut édifié un oratoire au IXème siècle dédié en l’honneur de saint Marcel.

    Latisco apparaît alors sous l’appellation de « Castellum », c’est-à-dire un château au centre du « Castrum », village fortifié sur une hauteur. 

    Le castrum latesconum, comportait en son sein, dès la fin du IXème siècle, cette petite église.

    Dans le langage vulgaire de l’époque, le nom de Latisco est devenu « Latss ». On retrouve cette appellation sur le revers de quatre deniers de l’époque de Charles le Chauve, dont la légende est : « CASTELLATS », « CASTERLATSS », ou encore « CASTRELATSS » (J. Stréer, Bulletin SAHC n° 6 – 2003)
     
     
    C’est sur le mont Roussillon qu’aurait été édifiée une forteresse, au IXème siècle, par Girart de Roussillon, dans laquelle il aurait résidé, comme le rappelle la légende consacrée à cet illustre personnage par les chansons de geste qui lui ont été dédiées. (Xème s. – XIIème-XIIIème s.)


    Aucune trace physique confirmant l’existence d’un tel château n’a été révélée à ce jour, à proximité de la petite église romane que nous connaissons.

    Une telle présence aurait-elle été le fruit de la seule légende ? Selon J. Laurent, (cartulaires de Molesme – commentaires – Aspect féodal du Lassois), nul texte digne de foi n’autorise à authentifier le castellum du IXème siècle avec le fabuleux château de Roussillon célébré par la littérature épique de la seconde moitié du Moyen Âge.


    Mais qui était Girart (Girard ou Gérard), l’un des personnages centraux de la fin du haut Moyen Âge, fondateur de l’abbaye de Pothières ?  


    La vérité historique sur la vie et les exploits de ce grand féodal est difficile à extraire de la légende résultant de la littérature qui lui a été consacrée.


    On ignore la date de naissance de celui qu’on appellera Girart de Roussillon en Bourgogne, Girart de Vienne dans le Dauphiné et Girart de Fraite en Provence.

    Il a épousé avant 818, Berthe, la fille du comte de Tours, Hugues le Peureux ou le Poltron. A la suite de cette union il deviendra le beau-frère de l’empereur Lothaire 1er, qui avait épousé Ermengarde de Tours, la sœur de Berthe.

    "Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC

    Très tôt, il devint comte du Lassois, puis comte de Paris en 838, sous le règne de Louis le Débonnaire, connu également sous le nom de Louis le Pieux.

    Ce titre que portait déjà son père Leuthard 1er décédé en 816, il le conservera au début du règne de Charles le Chauve. 

    Au service de Lothaire 1er dont il était le beau-frère, il devint régent du royaume de BourgogneProvence sous Charles le Jeune. Au décès de celui-ci, il sera aux côtés de Lothaire II, contre les prétentions de Charles le Chauve.

    La vie de Girart sera dominée par ses démêlés avec Charles le Chauve.

    Depuis la bataille de Fontenoy-en-Puisaye en 841,  qui opposa Lothaire 1er  à ses deux frères Louis le Germanique et Charles le Chauve,  et le traité de Verdun, Girart et sa femme Berthe avaient réussi non seulement à conserver mais également à accroître leur patrimoine dans la Bourgogne franque, malgré leur confit avec Charles le Chauve.

    Ils savaient aussi que leur situation patrimoniale était précaire face au souverain.

    Afin de mettre ses biens à l’abri d’une confiscation éventuelle, mais aussi par piété, Girart fondera divers monastères, notamment dans deux de ses principales villae, l’un de femmes à Vézelay dans le diocèse d’Autun et l’autre d’hommes à Pothières, dans le Lassois, dans le diocèse de Langres, autour des années 858-859. Il les dota d’une grande partie de ses biens en s’en réservant les revenus sa vie durant. Ces monastères furent placés directement sous l’autorité du pape et sous sa protection.


    « L’abrégé chronologique de l’histoire des évêques de Langres, jusqu’au concordat de 18011802 » de l’abbé Mathieu, sous la rubrique « Isaac, 37ème évêque »  nous livre une version différente.


    Au mois de mai 859, les premières séances d’un concile provincial présidé par Rémy, archevêque de Lyon, en présence du roi, se tiennent à l’église des Saints Jumeaux à Saints Géosme. Il se prolongera à Savonnières à proximité de Toul, où l’élection d’Isaac sur le siège épiscopal de Langres sera approuvée.

    Au cours de ce concile, par l’autorité de Charles-le-Chauve, on dépouilla Girart, comte de Roussillon de ses charges, de tous ses comtés et de sa forteresse de Lassois, qui fut rasée nous dit-on, jusqu’aux fondements, «à cause des brigandages que ce seigneur commettait dans les environs et de sa révolte contre son souverain ».

    Girart de Roussillon, rentré dans les bonnes grâces du roi, fondera avec Berthe, son épouse, vers l’an 863, l’abbaye de Pothières au bas de son château de Lassois, et une autre pour les femmes  à Vézelay.

    Ces établissements seront ratifiés par leur fille. Le monastère de Pothières sera placé sous la juridiction du souverain pontife avec le consentement d’Isaac, évêque de Langres.
     
    On le constate, bien des interrogations demeurent quant à la véracité des faits et à leur chronologie.
     
    Berthe, meurt en 873. Elle sera inhumée à Pothières, aux côtés de son fils Thierry, prédécédé. Girart, les rejoindra à son décès, en Avignon, en 877.
     
    Le mont Roussillon aurait abrité un petit monastère au IXème siècle, placé sous l’invocation de saint Marcel. Cette obédience de la lointaine abbaye bénédictine de Saint-Marcel-les-Chalon, sera cédée, vers 887, à l’évêque de Langres Geilon.
     
     
    A la même époque, Latisco, ou ce qu’il en restait, fut détruite par les Vikings, qui remontaient la vallée de la Seine.

    "Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC

    "Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC

    "Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC

    Le mont Lassois fut le siège d’un pagus, le pagus Latiscensis, dont l’existence ne nous a été révélée qu’au début du VIIIème siècle.

    A cheval sur les deux départements actuels de l’Aube et de la Côte d’Or, Il s’étendait dans la vallée de la Seine, de Châtillon à Bourguignon, un peu en aval de Bar-sur-Seine ; dans la vallée de l’Ource, depuis Recey jusqu’à la confluence de cette rivière avec la Seine et enfin, sur une partie de la vallée de l’Aube, entre  Lanty et Dancevoir.

    Le mont Roussillon a probablement abrité dans les derniers temps du haut Moyen Âge, un semblant d’administration de ce pagus. Girart de Roussillon, fut le plus connu des comtes de Lassois.


    C’est également là qu’a été fixé le siège de l’archidiaconé du Lassois, dont l’existence est attestée dès le début du XIème siècle. Son étendue correspondait presqu’exactement à celle du pagus. 

    Il occupait le cinquième rang parmi les six archidiaconés qui composaient le diocèse de Langres : 1) Langres ou Grand archidiaconé, 2) Dijonnais, 3) Tonnerrois, 4) Barrois, 5) Lassois 6) et Bassigny. Jusqu’en 1163 l’archidiaconé du Lassois n’était qu’un doyenné, le doyenné du Laçois ou Lassois, qui fut démembré, en deux doyennés, celui de Bar-sur-Seine et celui de Châtillon.  Une charte de donation par l’évêque de Langres, Geoffroy de la Roche-Vanneau, au profit de
      l’abbaye de Montiéramey (Arch. Aube) de 1152, des églises de Loches et Landreville, révèle la présence parmi les nombreux témoins appelés à cette opération, de Ponthius archidiaconus lacesiensis. En 1162, dans une charte constatant la cession au profit de l’abbaye de Clairvaux, par plusieurs curés, de dîmes qu’ils percevaient, on voit encore paraître Hugues de La Chaume, doyen du Lassois, qui portera le titre, dans une autre charte de 1163 de doyen de Châtillon.

    Les deux doyennés issus de cette division subsisteront jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.  
     
    Le site du mont Roussillon sera abandonné, sans doute à partir de cette époque, et le siège de l’archidiaconé sera transféré à Châtillon.

    Ce transfert ne présenta guère d’intérêt localement, puisque l’archidiacre du Lassois avait sa résidence permanente à Langres, sa fonction étant ramenée à une simple dignité, dépourvue de tous pouvoirs. 

    "Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC

    Le Mont Lassois au bas Moyen Âge Le Moyen Âge classique du XIème au XIIIème siècles assure la transition vers le Bas Moyen Âge.

    C’est sans doute la période la plus prolifique pour les sources avec l’introduction de la réforme grégorienne, du nom de son principal artisan, le pape Grégoire VII. 

    Cette réforme donnera naissance à de nombreux ordres monastiques dont sont issus la plupart des monastères du Châtillonnais (Molesme, Oigny, Notre-Dame de Châtillon, la Chartreuse de Lugny, le Val-desChoux).

    Les multiples écrits qui accompagnent ces fondations, comme les chartes relatant les aumônes, les ventes, les sentences diverses, ainsi que les pancartes, bulles pontificales, ou encore les diplômes, nous fournissent une vision plus fiable des événements que les rares chroniques et récits du haut Moyen Âge, où la légende a trop souvent prévalu.
    Ce qui subsistait du petit monastère, sans doute désaffecté avec sa petite église existante sous le vocable de Saint Marcel, devint la propriété de l’abbaye de Molesme, fondée quelques décennies auparavant (1075).
     
     
    Robert 1er de Bourgogne, évêque de Langres, frère des ducs Hugues 1er et Eudes 1er, en fit donation à la grande abbaye bénédictine, pour la fondation de son anniversaire, avant 1103, comme nous l’indique la pancarte de cet évêque, du 17 août 1103 : ecclesiam Sancti Marcelli de Monte Latisconis vobis specialiter a nobis donatam pro anniversario nostro faciendo.


    Béatrix, épouse de Guy III de Vignory, fera donation de son côté, à Molesme, des églises de Saint Marcel du mont Lassois et de Saint Didier de Montliot, à l’occasion des obsèques de Robert, évêque de Langres, son frère, à l’automne 1111 ou 1112.

      Robert de Bourgogne, en raison de la grande estime qu’il portait à saint Robert, fondateur de Molesme, avait manifesté le souhait de recevoir l’habit bénédictin avant de mourir, et d’être inhumé à l’abbaye.

    Il séjournait dans son château de Châtillon, à l’automne 1111 ou 1112, lorsqu’il tomba malade. Présentant sa fin prochaine, il fit appel à Guy de Chatel-Censoir, abbé de Molesme, successeur de saint Robert, décédé au printemps 1111, qui lui remit la coule.

    Cette prise d’habit « in extremis », comme l’élection de sépulture dans un monastère, était particulièrement recherchée par l’aristocratie, en ces temps de grande ferveur.
     
    Mais un doute apparaît dans la nature même de la libéralité consentie par Béatrix, pour ce qui est de l’église Saint Marcel.

    Nous avons vu qu’elle avait été donnée à l’évêque de Langres vers 887. Elle se trouvait donc appartenir à l’Eglise de Langres.

    Rien cependant n’interdisait à Robert de Bourgogne de disposer, comme évêque, des biens de son église, ce qu’il fit.

    Mais alors se pose la question de savoir à quel titre, la sœur de l’évêque a pu aliéner un bien qui ne lui appartenait pas. Détenait-elle, à titre personnel, des droits sur cette église qui auraient pu lui advenir par succession et partage ?  
     
    C’est à la suite de cette prise de possession, que fut érigé par l’abbaye de Molesme, un prieuré sur le mont Roussillon, très peu de temps après l’entrée du site dans le temporel de l’abbaye.

    La construction de l’église Saint Marcel que nous voyons aujourd’hui remonte au début du XIIème siècle. Elle a sans doute été entreprise dans les années qui ont suivi la fondation du prieuré et se serait substituée à la petite église de la fin du haut Moyen Âge. 

      Il existait, à moins d’une demi-lieue du mont Lassois, un autre prieuré de Molesme qui eut une existence très éphémère. Le prieuré de Villemartin sur le territoire d’Etrochey a été fondé une décennie avant celui du mont Lassois.

    Cette existence est confirmée par une notice qui constate la cession par le duc de Bourgogne Hugues II d’un droit d’usage au profit du prieuré de Villemartin, en présence notamment de Robert, évêque de Langres.

    Hugues II Borel a succédé à son père, Eudes 1er mort à Tarse, en Cilicie, lors d’un pèlerinage en Terre Sainte, en 1102, Robert étant décédé quant à lui, probablement en 1111.
     
    La trop grande proximité entre les deux prieurés a nui à leur développement.

    Très rapidement, Villemartin sera supprimé et rattaché à celui du Lassois, mais il existait encore en 1145, ainsi qu’en fait état une grande pancarte du pape Eugène III du 18 novembre 1145, confirmant les possessions de Molesme : « ecclesiam sancte columbe cum capella ville martini ».
     
    Le prieuré du Lassois ne survivra pas au Moyen Âge. Un prieur était encore en fonctions en 1227.

    Cette année-là, l’archidiacre du Lassois constata un accommodement aux termes duquel le curé de Sainte-Colombe-sur-Seine et le prieur de Saint-Marcel du Mont Lassois se sont entendus : le premier, pour prendre en augmentation de son bénéfice, deux setiers de blé sur la
     dîme du prieur de Channay ; le second, pour ne rien abandonner de ce qu’il percevait sur l’église de Sainte-Colombe.

    Toute occupation permanente de la butte du Lassois, semble avoir cessé dans le courant du XIVème siècle.

    L’activité humaine se limitera principalement à l’organisation, à la fin du Moyen Âge, de manifestations temporaires, sur le mont Roussillon.

    Des foires s’y tenaient chaque année à la veille de la Saint-Marcel. A cette occasion, les officiers du duc de Bourgogne, percevaient sur les marchandises vendues, un droit de 12 deniers par livre.

    Précisons enfin qu’à cette époque, le mont Lassois dépendait du duché de Bourgogne alors que le village de Vix était en Champagne. Cette appartenance à la Bourgogne, sera confirmée par un arrêt du parlement de Dijon, de 1752. 

     

    Conclusion


     
    L’histoire médiévale de ce qu’on appelle aujourd’hui la Montagne de Vix, reste à préciser.

    Bien trop d’interrogations demeurent. Souhaitons que l’archéologie puisse, dans les temps à venir, apporter les réponses que nous attendons, et suppléer à l’indigence des sources du haut Moyen Âge et aux incertitudes issues de récits trop hagiographiques.  

    "Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC


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  •  Pour bien lire l'étude passionnante de François Poillotte (que je remercie infiniment pour son envoi), cliquez sur le carré barré en haut à droite, puis sur + en bas du document.

    Bonne lecture !


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  • "Le flottage du bois dans le Châtillonnais, autrefois", une conférence de François Poillotte, bientôt  à Aignay le Duc

    Le flottage du bois dans le Châtillonnais autrefois 

    Dans le châtillonnais  la Seine et ses affluents n’ont pas servi qu’au développement de la sidérurgie. Pendant près de deux siècles, ils ont contribué à acheminer vers Paris, le bois de chauffage dont la capitale avait besoin. Ce transport s’opérait par flottage à buches perdues. Il s’agit là d’un pan méconnu de notre histoire économique locale qui a totalement échappé à notre mémoire. Le flottage prendra fin, dans la seconde moitié du XIXè siècle, peu de temps après la faillite de la sidérurgie, et amorcera avec la disparition de celle-ci, le déclin économique du Châtillonnais dont nous ressentons encore aujourd’hui les effets.

    Conférence

    de

    François POILLOTTE

     Le SAMEDI 10 AOÛT 2019 à 20 heures 30

    A Aignay-le-Duc - Salle Roidot

     Gratuit


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  • LA FLORE REMARQUABLE DU CHÂTILLONNAIS

     La flore du Châtillonnais est la résultante d’une évolution liée à celle des conditions de sol et de climat, actuelles et passées.

     La Montagne châtillonnaise, plus élevée se comporte pratiquement comme une zone submontagnarde, qui se caractérise par des hivers froids et des étés chauds. Elle abrite dans ses combes froides et ses marais tufeux, des espèces spécifiques à ce type de milieu.

     La partie nord-nord-ouest, plus basse, manifeste des tendances climatiques de type océanique très atténuées. Ici, la côte ou cuesta ainsi que la vallée oxfordienne sont le refuge d’une flore adaptée aux marnes calcaires.

     Enfin, l’influence de l’homme est loin d’être négligeable avec les plantes à fleurs liées aux cultures et aux autres milieux anthropiques.

     Conférence de

     Marie Geneviève Poillotte

     

     Le SAMEDI 27 JUILLET 2O19 à 20 heures 30

     

    AIGNAY-LE-DUC – SALLE ROIDOT

     


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  • François et Marie-Geneviève Poillotte vont bientôt présenter une conférence sur le "parc national  Kruger"

    Société Mycologique du Châtillonnais 

     

     Les grands parcs nationaux du monde

     

    LE PARC NATIONAL KRUGER

     

    (Afrique du Sud)

     

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    Une superbe conférence sur le parc Kruger a été présentée par Marie-Geneviève et François Poillotte salle des Conférences de l'Hôtel de Ville de Châtillon sur Seine, sous l'égide de la Société Mycologique.

    Le Président Luc Lefray a présenté la Société Mycologique au public venu très, très nombreux.

    Luc Lefray, qui a succédé à Madame Poillotte  fondatrice de l'association, a détaillé les actions, travaux, sorties de l'association qui est extrêmement active en Pays Châtillonnais.

    Madame Poillotte a donné, avant la projection des splendides photos  prises par son mari et des  superbes films qu'elle a réalisés avec son camescope, quelques indications sur ce voyage au parc Kruger.

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    Cette projection est un condensé de deux séjours au parc Kruger, le premier de deux jours en 2005, le second fin 2018 durant trois semaines du 27 octobre au 14 novembre.

    Ce grand parc national, dans lequel l'animal est roi, donc protégé, est complètement sauvage, donc interdiction pour le visiteur de descendre du véhicule et dans certains cas de baisser les vitres.

    Notre objectif était à la fois l'observation de la faune et aussi de la flore puisque nous étions normalement au début du printemps.

    Seulement, surprise, la saison était en retard et nous étions à la fin d'un hiver très sec.

    Nous avons pris une voiture de location pour parcourir nos 1 600km (dont à peu près 1 000km de piste), nous étions quatre voyageurs.

    Pas d'internet dans le parc, pas de GPS habituels, nous avons donc utilisé les cartes de la région et le logiciel "Maps me" qui nous a quelquefois aidés à sortir d'un mauvais pas.

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    Nous logions dans des huttes rondes appelées "rondavelles", à l'image des huttes des autochtones. C'était rustique, mais propre et relativement confortable : une chambre avec coin toilette et douche, et une cuisine extérieure dont l'équipement nous a surpris au prime abord : tout était fermé, les clés cachées...nous avons vite compris que les éventuels chapardeurs étaient les singes, près présents près du campement !

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    Les rondavelles étaient presque toujours disposées en cercle, autour d'un espace herbeux et arboré, où nous pouvions observer les nombreux oiseaux , quelques mammifères et des reptiles.

    Tous les camps étaient protégés par une clôture électrifiée. Souvent les hyènes venaient rôder le soir autour du camp, cherchant quelque nourriture, leurs cris étaient un peu terrifiants...

    Spectateurs indulgents, rien à voir avec les documentaires que l'on peut voir à la télé. Je précise également que j'ai monté ce film avec un logiciel que j'utilisais pour la première fois.

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    Voici quelques photos de cette conférence passionnante, que j'ai volées sur l'écran, elles donnent un tout petit aperçu de la richesse de ces projections

    J'espère que cette conférence sera redonnée un peu plus tard pour le plus grand plaisir du public qui l'a plébiscitée, et pour ceux qui , hélas, n'ont pas pu y assister, car elle était pleine de découvertes ! nous y avons admiré des oiseaux merveilleux, très colorés, quelles beautés !

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    Certains oiseaux sont bien utiles à quelques mammifères !

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    La flore était en retard, néanmoins les spécimens photographiés étaient superbes.

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    Voici quelques uns des animaux photographiés.

    Mais nous avons aussi admiré des singes, des buffles, des rhinocéros blancs, des hippopotames, des girafes, des impalas, des autruches, des cigognes jabirus etc...

    Je ne les montre pas pour ne pas déflorer la conférence qui sera je l'espère vue ultérieurement.

    Voici donc quelques mammifères...

    Une hyène :

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    des zèbres :

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    des koudous :

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    des troupeaux d'éléphants qui traversent les routes !

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    des phacochères :

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    un lion près de la carcasse d'un buffle :

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    un guépard :

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    un léopard vu par les voyageurs au dernier moment de leur séjour...

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    Des crocodiles dans le fleuve Limpopo...

    (le nom du fleuve m'a fait me souvenir d'une charmante histoire de Rudyard Kipling "l'enfant d'éléphant" qui voit un crocodile allonger la trompe d'un bébé éléphant ! cette histoire devait se passer là où a été créé le parc Kruger !)

    https://short-edition.com/fr/classique/rudyard-kipling/l-enfant-d-elephant )

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    et des varans du Nil :

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    Beaucoup d'applaudissements pour les auteurs de cette merveilleuse conférence qui nous a emmenés dans un endroit magique, le Parc Kruger, en Afrique du Sud.

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont ensuite répondu aux nombreuses questions du public.

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

    Pour terminer, madame Poillotte a tenu à tirer une sonnette d'alarme :

    On manifeste beaucoup en cette période pour différentes causes toutes plus justes les unes que les autres, mais l’être humain se moque totalement d’une catastrophe qu’il est en train de vivre et d’attiser : la 6ème extinction de la vie sur la terre.

    Trois phrases à méditer :

    -En 15 ans on a compté 1/3 des oiseaux en moins dans nos campagnes françaises

    -On risque de perdre 50% des espèces d’oiseaux dans les régions du monde les plus riches en biodiversité d’ici 2080

    -Le taux d’extinction des insectes est encore plus grand. D’après de récentes études australiennes la biomasse totale des insectes diminue de 2,5% par an depuis 30 ans.

    A ce rythme plus d’insectes dans 100 ans....

    François et Marie-Geneviève Poillotte ont  présenté une superbe conférence sur le "parc national  Kruger"

     

      


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  • F POILLOTTE

    François Poillotte nous a présenté une fort intéressante conférence sur la place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois autrefois dans le Châtillonnais, sous les auspices de l'association Châtillon-Scènes.

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    La sidérurgie Châtillonnaise  s’est implantée à la suite de la sédentarisation des forges dans la seconde moitié du XIIIème siècle. Elle est issue de celle qui s’est développée aux XIIème et XIIIème siècles en Champagne méridionale, qui fut dominée par les cisterciens. Un réseau important de cours d’eau permit le recours à la force hydraulique. Un combustible à profusion tiré d’une forêt omniprésente, un minerai abondant extrait des marnes oxfordiennes de la « Vallée » ont tout naturellement favorisé cette émergence.

    La plus ancienne de ces forges a sans doute été  celle de Chamesson dont l’existence, antérieure à 1282, nous est révélée , par une transaction contenant cession à cette date par le seigneur de Nesle  du fief d’Esporves.

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    Ces fourneaux et forges assis sur nos rivières se sont substitués aux forges itinérantes représentées par les bas fourneaux dont l’existence remonte à l’antiquité.

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    le patouillet :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

     Ils vont assurer la transition vers le procédé indirect de fabrication du fer avec l’introduction du haut fourneau où le minerai va être transformé en fonte, laquelle sera dans un deuxième temps décarburée  dans la forge pour produire du fer ou de l’acier.

     Le haut fourneau de Champigny sur l’Ource dont l’existence nous est signalée par une amodiation de 1486 par l’abbaye de Clairvaux qui en était propriétaire ;  au profit d’un maître de forges laïc, fut sans doute le premier à être installé

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    Gros consommateurs de bois, ces hauts fourneaux vont se multiplier sur les cours d’eau du Châtillonnais, sur la Seine bien sûr mais aussi sur ses affluents, l’Ource, la Digeanne, la Coquille ou le Brevon. Ils vont contribuer à l’essor économique de notre région.

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    Près de l'ermitage du Val de Seine :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Grand Pré, commune de Quemigny sur Seine :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Aignay le Duc, en direction d'Etalante, sur la Coquille :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Cosne, commune de Quemigny sur Seine :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Tarperon sur la Coquille :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Chênecières sur la commune de Saint Marc sur seine :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Rochefort, sur le Brevon :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Brémur et Vaurois : la Chouette, sur le Brevon  :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Nod sur Seine :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Chamesson :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Ampilly le Sec :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Châtillon sur Seine, au Fourneau :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Sainte Colombe sur Seine :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    C’est à partir de la seconde moitié du XIXème siècle que cette sidérurgie triomphante, va brutalement s’effondrer.  Les causes sont diverses : épuisement des minières, traité franco-anglais de 1860 sur le commerce, arrivée sur le marché du combustible d’origine minérale, etc..

    Le flottage du bois en Châtillonnais :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    La Seine et ses affluents n’ont pas servi uniquement au développement de la sidérurgie. Pendant près de deux siècles, ils ont contribué à acheminer vers Paris, le bois de chauffage dont la capitale avait besoin. Ce transport s’opérait par flottage à buches perdues. Il s’agit là d’un pan méconnu de notre histoire économique locale qui a totalement échappé de notre mémoire.

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    Les instruments nécessaires aux flotteurs :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    François Poillotte nous montre ici la taille des bûches de bois qui flottaient tout d'abord sur les ruisseaux, puis sur la rivière.

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

     

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    Le flottage prendra fin peu de temps avant la faillite de la sidérurgie, et amorcera avec la disparition de celle-ci, le déclin économique du Châtillonnais dont nous ressentons encore aujourd’hui les effets.

    Après cette magnifique conférence qui nous a dévoilé une part de l'histoire du Châtillonnais que nous connaissions peu (la sidérurgie) ou même pas du tout (le flottage du bois), François Poillotte a répondu aux questions de l'auditoire.

    Il a été très applaudi.

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte


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  • François Poilltte et Marie-Geneviève Poillotte publient deux magnifiques ouvrages

    François Poillotte me signale la sortie d'un ouvrage sur la forêt de Châtillon édité conjointement par la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais et la Société Mycologique du Châtillonnais.

     Intitulé "La forêt de Châtillon, hier et aujourd'hui", ce fascicule de 184 pages est consacré à la géologie, l'hydrologie, au climat, mais aussi à l'histoire de la forêt au cours des siècles passés, ses droits d'usage, la chasse notamment au Moyen Âge, les étangs forestiers, l'exploitation des produits de la forêt, les forges et le flottage du bois, etc....

     Cet ouvrage est disponible dès aujourd'hui au prix de 25 euros. Vous pourrez vous le procurer auprès de :

     Jacques STREER, 4 Route de Montbard, 21400 AMPILLY-LE-SEC (Tél 03 80 31 43 07 -

      jacques.streer@wanadoo.fr)

    ou Marie Geneviève POILLOTTE, 4 Rue de la Ferme, 21400 CHATILLON SUR SEINE (Tél 03 80 91 15 18 ou 06 88 17 64 40))

    ou à l'Office du Tourisme du Pays Châtillonnais, 1 Rue du Bourg, 21400 CHATILLON SUR SEINE

    ou au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix.

     Une deuxième partie paraîtra dans le courant du second semestre 2016.

    A noter que le fascicule 3 des "Champignons du Châtillonnais et d'ailleurs" vient de sortir également :

    François Poilltte et Marie-Geneviève Poillotte publient deux magnifiques ouvrages

     


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  • Les grands parcs nationaux, une conférence de Marie-Geneviève Poillotte pour l'ACC.

    Marie-Geneviève Poillotte a enchanté le public, venu assister nombreux à sa conférence sur les grands parcs nationaux du monde, dans le cadre de l'Association Culturelle Châtillonnaise.

    Des centaines de clichés à couper le souffle ont été projetés. J'ai pris quelques photos sur l'écran, elles n'ont rien à voir avec la beauté de celles que nous avons pu apprécier, mais regroupées en diaporamas, elles donneront une petite idée des merveilles que l'on peut admirer dans ces parcs d'Inde, d'Amérique du Nord, d'Amérique Centrale, d'Afrique du sud et du Kenya.

    (lorsque les feuilles de l'album ont fini de défiler, cliquez à gauche, pour les revoir dans l'autre sens)

    Des éléments naturels, des fleurs, des animaux...qu'elle est belle notre terre et que nous devons la protéger !

     
    Le parc national de Ranthambore
     

    Le parc national de Ranthambore est situé dans l'État du Rajasthan en Inde. C'est l'un des cinq parcs naturels que compte cet État du nord-ouest de l'Inde. Il a été créé le 1er janvier 1980. Situé non loin de Jaipur, à 200 km sud-ouest de Delhi et à 10 km de Sawai Madhopur, il offre des paysages extraordinaires de lacs et de falaises et couvre une superficie de près de 400 km² (39 500 hectares). Il est réputé être l'un des lieux où l'on peut le mieux observer la vie sauvage en Inde.

     

    Les 282 km² qui forment le cœur originel du parc constituaient autrefois l'ancien domaine privé de chasse des Maharajahs de Jaipur, il fut l'un des premiers parcs ouverts dans le cadre du Project Tiger lancé en 1973 par le gouvernement indien, après l'interdiction de la chasse au tigre, décrétée trois ans plus tôt pour assurer la protection des félins, fortement menacés alors de disparition. Entre 2002 et 2004, le braconnage d'une vingtaine de tigres a réduit la population du parc de moitié. Une situation malgré tout enviable, comparée à celle de la réserve voisine du parc national de Sariska qui ne comptait presque plus aucun tigre sur ses 850 km². Un par un, les félins avaient été tués par des gangs professionnels.

      
     

      Les parcs d'ARIZONA aux USA :

     D'une surface de 295 260 km2, l'Arizona est peuplé de 6 392 017 habitants (2010). L'État est connu pour ses paysages désertiques riches en plantes xérophytes comme le cactus, et son climat qui présente des étés très chauds et des hivers doux. Mais l'Arizona est aussi composé du plateau du Colorado et de ses forêts de pin, dans la portion nord-centre de l'État. Comme les autres États du sud-ouest, l'Arizona est une région au relief accidenté, dont plus de la moitié de la superficie est composée de montagnes et de plateaux; dont la formation remonte au volcanisme préhistorique.

     Les principaux cours d'eau sont le Colorado, fleuve qui a creusé le Grand Canyon, la Gila et la Salt River.

     

     Le cactus le plus extraordinaire de l’Arizona est le saguaro dans lequel nichent  parfois des oiseaux…

     Ce cactus monumental peut atteindre 15 m de haut et vivre 150 ans.

    On trouve aussi énormément d'autres cactus comme l'agave ou le mammilaria.

    Nos voyageurs ont aussi admiré le Grand Canyon, la forêt pétrifiée et Monument Valley où fut tournée la "chevauchée fantastique" de John Ford.

     

     Les parcs du COSTA-RICA :

     Le Costa Rica possède une flore et une faune exceptionnelles, puisque 5 % de la biodiversité mondiale s'y trouve (pour un pays qui ne représente que 0,03 % des surfaces émergées). 1,3 % de la faune est endémique du pays. En 2007, l'Instituto Nacional de Biodiversidad considérait que 160 nouvelles espèces étaient découvertes chaque année au Costa Rica. Plus de 25 % du territoire est occupé par des parcs nationaux (26) et des réserves. Le contexte politique du pays, ainsi que son succès dans le domaine du tourisme, contribuent à préserver cette biodiversité.

     Cette diversité exceptionnelle est due à l'emplacement géographique du Costa Rica, entre Amérique du Nord et Amérique du Sud, ce qui est propice aux mouvements d'animaux. Les influences océaniques de l'océan Pacifique et de la mer des Caraïbes, ayant chacun un climat particulier, jouent également un rôle. De manière générale, on peut distinguer trois aires climatiques : la côte caraïbe, humide et semi-marécageuse, la côte pacifique, plus sèche, et la zone centrale, au relief élevé, dont la végétation est sèche. Grâce à l'abondance des précipitations lors de la saison des pluies, le pays est arrosé de milliers de cascades. Celles-ci attirent une faune singulière : grenouilles, colibris ou encore papillons, dont le majestueux morpho aux ailes bleu électrique.

     Le Costa Rica se classe parmi les 14 nations à avoir placé plus de 23 % de leur territoire sous protection (25,6 % de parc nationaux ou réserves écologiques). Ce pays a presque réussi à stopper la déforestation (75 % du territoire était recouvert de forêt en 1950, 25 % de nos jours) bien qu'il existe encore parfois des actions de déforestation illégales sévissant de manière épisodique au cours de l'année, qui ont lieu au sein même de réserves naturelles protégées.

     Le parc naturel Braulio Carrillo présente la plus forte biodiversité au monde.

     

    Le Costa Rica a enchanté François et Marie-Geneviève Poillotte par sa bio-diversité, sa beauté, mais aussi par l’accueil de ses habitants et la propreté incroyable du pays.

     

    Ils ont photographié colibris, aras, caïman à lunettes, basilic, iguanes, petite grenouille rouge etc...mais hélas pas de Morpho bleu…

    Les grands parcs nationaux, une conférence de Marie-Geneviève Poillotte pour l'ACC.

     Les parcs d'AFRIQUE du SUD :

     L'Afrique du Sud compte 2 898 km de côtes. 

    Le long de la façade de l'Atlantique  , le littoral est plutôt régulier et les côtes mesurent 2 798 kilomètres. Dans le Namaqualand on observe une explosion florale pendant un mois où plus de 4 000 espèces végétales fleurissent en même temps (lys, aloes, protea, etc.) entre mi-août et mi-septembre.

     Le nord-ouest du pays est également occupé par le désert du Kalahari qui s'étend également sur le Botswana et la Namibie, et qui a une superficie de près de 1 million de km². Caractérisé par ses dunes de sables rouges, c'est un désert semi-aride comportant de nombreuses zones de savanes et quelques arbres tels les acacias à épines et baobabs. On y observe de nombreuses migrations animales. 

     

       

     

     

    En Afrique du Sud, les bords des routes renferment une quantité époustouflante de fleurs, ce qui a beaucoup réjoui Marie-Geneviève, botaniste accomplie..

    Dans le désert du Kalahari, François et Marie-Geneviève Poillotte ont pu observer mangoustes, écureuils terrestres, des plantes curieuses comme les « plantes-cailloux ».

    La montagne de la Table renferme plus de 1600 espèces végétales.

     L’océan Atlantique est très froid en…été, il abrite des manchots, requins et baleines

     

     Le parc KRUGER :

     Le Parc national Kruger (Kruger National Park) est la plus grande réserve animalière d'Afrique du Sud.
    Sa taille est de plus de 20 000 km², est long de 350 km du nord au sud et large de 60 km d'est en ouest.
    Le parc est situé dans le nord-est de l'Afrique du Sud, dans l'est du Transvaal.
    Le Kruger est bordé à l'ouest et au sud par les provinces du Limpopo et du Mpumalanga, au nord par le Zimbabwe, et à l'est par le Mozambique.
    Le parc Kruger est aujourd'hui regroupé avec le parc national Gonarezhou au Zimbabwe et avec le Parc national Limpopo au Mozambique dans le grand parc transfrontalier du Limpopo.

     Les parcs du KENYA :

     Le Kenya compte aux environs d'une vingtaine de parc nationaux : Amboseli, Aberdares, Masaï Mara, Meru, Nakuru, Hell's Gate, mont Kenya, mont Meru, mont Elgon… Le pays, conscient de sa richesse, a déployé des moyens importants pour créer tous ses parc nationaux.

     On y trouve  zèbres, girafes, éléphants, lions, crocodiles, gnous, impalas, antilopes, gazelles de Thomson, pélicans, hippopotames, aigles pêcheurs, marabouts, buffles, léopards, rhinocéros, phacochères, mangoustes

    .

     

    Au Kénya, nos  voyageurs ont pu observer les rhinocéros blancs et les noirs, les deux espèces se différenciant surtout par la forme du mufle.

     

    La plus belle photo est assurément celle de la panthère se reposant dans un arbre, mais le père lion jouant avec  son lionceau est  superbe aussi !

     



     Merci à  Marie-Geneviève Poillotte (et à son mari François qui montrait les cartes et expliquait les

    caractéristiques des pays et des parcs visités), pour cette après-midi de rêve.

    Il faisait froid dehors, mais nous avons voyagé au soleil avec eux de façon magnifique !

    Ils ont été très applaudis.

    La Sous-Directrice du GIP est venue ensuite nous donner des nouvelles de l’avancement du Parc national « Entre Champagne et Bourgogne ».

    Beaucoup de travail reste à faire, mais ça avance, nous a-t-elle affirmé.

    Nous ne demandons qu'à la croire, bien évidemment...

    Les grands parcs nationaux, une conférence de Marie-Geneviève Poillotte pour l'ACC.

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  • Madame Marie-Geneviève Poillotte nous a présenté , le 7 Février 2011, une très belle conférence sur "les orchidées sauvages du futur parc National entre Champagne et Bourgogne" , dans le cadre des conférences proposées par l'Association Culturelle Châtillonnaise.

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    Cette conférence fut superbement illustrée par les photos de son époux François Poillotte.

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    Madame Poillotte nous présenta tout d'abord l'espèce "orchidée" , orchidée que nous connaissons tous , que nous pouvons acheter chez les fleuristes.

    Ces orchidées sont originaires des pays chauds, ce sont souvent des lianes.

    Mais celles qui nous intéressent, ce sont les nôtres, celles, plus modestes, mais tellement belles, qui peuplent nos massifs forestiers châtillonnais.-Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    Voici les différentes parties d'une fleur d'orchidée:

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    Morphologie d'une fleur d'épipactis de Müller, marais du Cônois

    Les orchidées de notre Châtillonnais sont des orchidées dressées. Leurs organes souterrains sont
    - soit des tubercules (en fait des racines tubérisées gorgées d'éléments nutritifs) souvent au nombre de deux de forme ovoïde;
    - soit des rhizomes ou tiges souterraines charnues (présence de réserves);
    - soit des pseudobulbes fréquents chez les espèces tropicales."

    La reproduction des orchidées demande souvent un agent extérieur (mais certaines sont autogames).Cet agent de pollinisation peut être:

    -le vent

    -les insectes que l'orchidée attire par ses couleurs,son parfum, son nectar sucré.Parfois la fleur d'orchidée est un "leurre" pour l'insecte qui croit retrouver son partenaire !

    les graines sont très fines, elles sortent des capsules et le vent les disperse. Elles sont sans nourriture, composées d'un embryon enfermé dans une sorte de grillage. Comme elles manquent de nourriture elles se feront aider par un champignon microscopique qui leur apportera les éléments nécessaires à leur germination.

    Certaines orchidées sont sans chlorophylle... l'orchidée sera dite mycorhizée

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    L'épipactis des marais est inféodé aux marais humides.Dans le Châtillonnais , on la trouve surtout dans les marais en pente.Ici la pollinisation par une mouche.

    Les pigments qui composent les couleurs des orchidées dépendent du sol et de la lumière: leurs tons sont violets, roses, pourpres.Les feuilles sont vertes ou tachetées.

    Voici la plus belle de nos orchidées châtillonnaises: le sabot de Vénus :

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    Le sabot de Vénus est sans conteste l'orchidée emblématique de la Montagne Châtillonnaise qui en compte plus d'une trentaine de stations.

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    L'ophrys litigieux affectionne particulièrement les marnes calcaires de la cuesta Châtillonnaise.C'est l'une de nos orchidées les plus précoces.La floraison intervient dès la mi-mars.

    Les formes des fleurs sont belles et souvent très originales, une espèce est appelée "l'homme pendu", une autre "militaire", celle-ci ne ressemble-t-elle pas à un petit bonhomme ?

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    L'ophrys mouche: si la plante peut atteindre 40cm de hauteur, ses fleurs sont de très petite taille, de 1 à 5 cm.

    Certaines orchidées fleurissent par le bas, d'autres par le haut.

    Une trentaine d'espèces d'orchidées poussent dans notre Châtillonnais, elles étaient déjà connues des moines qui les cultivaient.

    Grâce aux très belles photos que m'a envoyées madame et monsieur Poillotte, annotées par eux (en bleu), et aux notes que j'ai pu prendre, j'espère avoir  rendu un peu compte de cette conférence passionnante.

    Des dizaines de photographies d'orchidées ont été projetées, toutes plus belles les unes que les autres, vous les retrouverez dans un livre des époux Poillotte, qui va être édité bientôt.

    Un ouvrage dont je vous signalerai la parution.

    Un ouvrage que tout amoureux des beautés du Châtillonnais devra posséder dans sa bibliothèque !

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    Un représentant de la Direction du futur parc National "entre Champagne et Bourgogne" s'est montré extrêmement intéressé par cette conférence, comme d'ailleurs tous les auditeurs présents.

    Je signale que la Maison de la Forêt de Leuglay va proposer, au printemps, une "sortie-orchidées", je vous redirai les dates.

    C'est à une de ces sorties que j'ai participé l'an dernier (voir l'article dans le chapitre "faune et flore dans le Châtillonnais"), avec Sylvain Boulangeot qui connaît parfaitement la forêt de Châtillon et ses merveilles.

    Je vous encourage à participer à ces sorties, si vous avez aimé la conférence de Madame et Monsieur Poillotte.

    Il vaut mieux aller voir les orchidées avec un guide, car ces espèces sont souvent protégées, il ne faut pas piétiner les jeunes pousses.

    Soyons donc très prudents et attentifs durant nos promenades !

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    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (statue de Saint Bernard, située au dessus des Cloîtres des Feuillants à Châtillon sur Seine.

    Le couvent des " Feuillants" a été construit sur les ruines de la maison de Saint Bernard qui avait brûlé.)

    François Poillotte a présenté une passionnante conférence lundi  31 janvier 2011, dans le cadre de l'Association Culturelle Châtillonnaise,  intitulée

    "Saint Bernard et ses compagnons de destinée"

     

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    Je vais   rendre compte, succinctement,  de cette conférence qui a passionné un très grand public...

     Monsieur Poillotte a eu l'extrême gentillesse de m'adresser le texte entier de sa conférence, vous pourrez le lire en cliquant sur le lien  que je mettrai en fin d'article.

    Merci à lui !

    Le jour de sa conférence, Monsieur Poillotte a été obligé de résumer son texte pour que sa lecture ne dure  que deux heures..le texte plus approfondi que vous pourrez lire aurait duré..très , très longtemps ..C'est dire si les recherches du conférencier ont été extrêmement poussées !

    Voici ce qu'il nous dit dans la présentation de son exposé:

    Combien étaient-ils en ce printemps 1113 à quitter Châtillon pour rejoindre Citeaux ? Plus de 30 nous disent les sources. Si nous ignorons encore aujourd’hui l’identité de la majorité d’entre eux, celle d’un petit nombre nous a été révélée.

    Le chef de file de ces jeunes aristocrates, en route pour leur entrée en religion, n’était pour l’heure que Bernard de Fontaine.

    Par son seul charisme, il allait contribuer au développement extraordinaire du nouvel ordre monastique né quinze ans plus tôt.

    Si sa vie a été mise en lumière par ses biographes qui furent ses contemporains, celle de ses compagnons d’origine est plus obscure.

    Un petit rappel de la Biographie de Saint Bernard:

    Né en 1090 ou 1091 à Fontaine près de Dijon, dans une famille noble de Bourgogne, Bernard est le troisième des sept enfants de Tescelin le Roux (le Saur) et d'Alette ou Aleth de Montbard, une femme de haute vertu. Son père, Tescelin, est un membre de la famille des seigneurs de Châtillon-sur-Seine. Modeste chevalier, il est au service du duc de Bourgogne et a cherché à faire un riche mariage. Il gère des terres autour de Montbard, d'Alise-Sainte-Reine, dans la vallée de la Laignes ou au confluent de l'Aube et de l'Aujon en plus de sa seigneurerie de Fontaine.

     

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (Maison natale de Bernard de Fontaine)

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    Aleth et Tescelin ont eu 7 enfants :Guy, Gérard, Bernard, Hombeline, André , Barthélémy et Nivard.

    À l'âge de neuf ans, Bernard  est envoyé à l'école canoniale des Chanoines de Saint Vorles à  Châtillon-sur-Seine.

     

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (l'église Saint Vorles à Châtillon sur Seine)

    À l'âge de seize ou dix-sept ans, il perd sa mère et en est très vivement affecté. Il  semble ensuite très vite vouloir entrer dans les ordres.

    En 1112, il entre à l'abbaye de Cîteaux .

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (Abbaye de Citeaux , photo netbourgogne.com)

    L'abbaye de Citeaux a été fondée en 1098 par Robert de Molesme, et Étienne Harding en est l'abbé depuis janvier 1108. Les fondateurs se sont détachés de l'ordre de Cluny, alors en pleine gloire, pour vivre intégralement la règle de saint Benoît. Ils souhaitent répondre à un idéal plus rigoureux : retour à la simplicité dans la vie quotidienne, dans le culte et dans l'art ; rupture avec le monde, pauvreté, silence, travail manuel, tels seront les éléments principaux de la création cistercienne. Cela correspond aux souhaits de Bernard qui veut retourner à l'ascèse monastique la plus rude.

    Mais Bernard, et c'est là que commence la conférence de François Poillotte, n'est pas arrivé seul !

    En effet il a persuadé ses frères de devenir également moines, et sa soeur deviendra supérieure d'un couvent dans l'Yonne actuelle

    Les frères de Saint Bernard :

    -Guy, d'abord réticent, puisque marié, se fit moine après que  son épouse lui en donna la permission.Il mourut à l'Abbaye fille de Clairvaux :Pontigny

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (Abbaye de Pontigny)

    -Gérard , percé au flanc à la bataille de Grancey, se fait également moine  à Citeaux

    -André qui voulait être chevalier, fera son noviciat à Citeaux avant de devenir portier à Fontenay. ( le portier d'une Abbaye joue un très grand rôle)

    -Barthelemy qui au début était damoiseau, entrera à Citeaux puis plus tard deviendra Abbé de la Ferté

    -Nivard entrera à Citeaux, puis se rendra à Clairvaux.Il fondera l' Abbaye de Vaucelles, au sud de Cambrai

    Quant à sa soeur Hombeline , elle deviendra Supérieure au Prieuré de  Jully-les Nonnains, pas très loin de Laignes..

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (Hombeline, image tirée du site du Diocèse de Sens)

    La fondation de Clairvaux:

    En 1115, Étienne Harding envoie le jeune Bernard de Fontaine à la tête d'un groupe de moines pour fonder une nouvelle maison cistercienne dans une clairière isolée à une quinzaine de kilomètres de Bar-sur-Aube, le Val d'Absinthe, sur une terre donnée par le comte Hugues de Champagne. La fondation est appelée « claire vallée » (clara vallis), qui devient ensuite « Clairvaux ». Bernard est élu abbé de cette nouvelle abbaye, et confirmé à Châlons-en-Champagne par Guillaume de Champeaux, évêque de Châlons-en-Champagne et célèbre théologien. Il demeure abbé de Clairvaux jusqu'à sa mort en 1153.

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (Abbaye de Clairvaux, devenue prison)

    Mais Bernard n'a pas entraîné que ses frères et soeur dans le Noviciat !

    Il a également persuadé son père, ses oncles, cousins et amis de se faire moines !

    Ses oncles :

    -Gaudry entrera à l'Abbaye de Molesme

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (Abbaye de Molesme)

    -Milon de Montbard sera frère Convers à Citeaux

    Ses cousins :

    -Robert de Châtillon  entrera à Citeaux, puis fondera l'Abbaye de Noirlac, dans le Berry.

     

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (cloître de l'Abbaye de Noirlac)

    -Geoffroy de la Roche-Vanneau fut le créateur de l'Abbaye de Fontenay.Sa soeur Agnès fut la première Abbesse de l'Abbaye du Puits d'Orbe en Châtillonnais (Verdonnet).geoffroy deviendra évêque de Langres en 1138, puis reviendra à clairvaux où il mourut dans la cellule de Saint Bernard.

     

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (Abbaye de Fontenay)

    Ses amis :

    -Hugues de Macon sera le premier Abbé de l'Abbaye de Pontigny.

    -Arnold de Cologne fonda l'Abbaye de Morimond en Haute Marne

     

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (Abbaye de Morimond)

    -Geoffroy d'Aignay entrera à Citeaux , sera ensuite chantre à Clairvaux.C'est un des concepteurs de l'Abbaye de Fontenay.

    -Artaud fondera l'Abbaye de Preuilly

     

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (ce qui reste de l'Abbaye de Preuilly)

    -Gaudry de Touillon

    -Hugues, dit le pauvre

    (nous ne connaissons pas grand chose de la vie de ces deux derniers compagnons de Bernard de Clairvaux)

    Clairvaux donnera naissance à soixante huit abbayes nouvelles. En 1119, Bernard fait partie du chapitre général des cisterciens convoqué par Étienne Harding, qui donne sa forme définitive à l'ordre. La « Charte de charité » qui y est rédigée est confirmée peu après par Calixte II. En 1132, il fait accepter par le pape l'indépendance de Clairvaux vis-à-vis de Cluny.

    Bernard participera au Concile de Troyes qui officialisera le rôle des moines-soldats et donc permettra l'essor de l'ordre du Temple...et la naissance de  l'idée même des croisades.

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (Reconnaissance de l'ordre du Temple par le pape Honorius II au concile de Troyes - Peinture de Marius Granet XIXè - l'artiste  ne s'est pas embarrassé avec la vérité historique puisque le pape n'assistait pas à ce concile où il était représenté par son légat, le cardinal Mathieu d'Albano).

    Bernard prêchera la Croisade à Vezelay, s'impliquera beaucoup dans la vie de l'Eglise de son temps, mais ceci est une autre histoire..(voir le chapitre que je lui ai consacré)

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (Bernard de Clairvaux prêchant la deuxième croisade à Vezelay)

    Plusieurs  livres ont été rédigés après la mort de de Bernard de Clairvaux, en vue de sa canonisation.

    Le premier le  fut  par Geoffroy d'Auxerre et Guillaume de Saint Thierry, mais ne fut pas accepté par le Pape.Une deuxième biographie sera écrite par Arnaud de Bonneval , une autre par Alain de Flandres.

    Le Pape canonisera Bernard de Clairvaux en 1174, il deviendra alors Saint Bernard.

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    Pour terminer , une très belle miniature transmise par François Poillotte, avec son commentaire :

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    L'entrée de saint Bernard et de ses compagnons à Citeaux. Miniature extraite du Miroir Historial de Vincent de Beauvais (XVème siècle) Chantilly - Musée Condé.

    Cette miniature représente saint Bernard auréolé. Il semblerait que les quatre autres moines soit ses frères, Guy, Gérard, André et Barthelemy. L'autre personnage en cours de vêture serait Nivard. La scène se déroule sous le regard de Tescelin, leur père.
    A droite, il pourrait s'agir d'Hombeline entrant en religion en présence d'Aleth, sa mère.

    L'artiste a pris une certaine liberté avec la chronologie historique puisqu'Aleth était décédée depuis près de 20 ans au moment de l'entrée de sa fille à Jully-les-Nonnains.

    Voici donc le lien sur lequel vous cliquerez pour lire l'intégralité de la magnifique conférence de Monsieur Poillotte:

    Saint Bernard et ses compagnons de destinée.Une conférence de François Poillotte

    (Une précision de François Poillotte: si elle vous intéresse , ce dont je ne doute pas, vous pouvez télécharger cette conférence pour votre usage personnel)

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