• F POILLOTTE

    François Poillotte nous a présenté une fort intéressante conférence sur la place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois autrefois dans le Châtillonnais, sous les auspices de l'association Châtillon-Scènes.

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    La sidérurgie Châtillonnaise  s’est implantée à la suite de la sédentarisation des forges dans la seconde moitié du XIIIème siècle. Elle est issue de celle qui s’est développée aux XIIème et XIIIème siècles en Champagne méridionale, qui fut dominée par les cisterciens. Un réseau important de cours d’eau permit le recours à la force hydraulique. Un combustible à profusion tiré d’une forêt omniprésente, un minerai abondant extrait des marnes oxfordiennes de la « Vallée » ont tout naturellement favorisé cette émergence.

    La plus ancienne de ces forges a sans doute été  celle de Chamesson dont l’existence, antérieure à 1282, nous est révélée , par une transaction contenant cession à cette date par le seigneur de Nesle  du fief d’Esporves.

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    Ces fourneaux et forges assis sur nos rivières se sont substitués aux forges itinérantes représentées par les bas fourneaux dont l’existence remonte à l’antiquité.

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    le patouillet :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

     Ils vont assurer la transition vers le procédé indirect de fabrication du fer avec l’introduction du haut fourneau où le minerai va être transformé en fonte, laquelle sera dans un deuxième temps décarburée  dans la forge pour produire du fer ou de l’acier.

     Le haut fourneau de Champigny sur l’Ource dont l’existence nous est signalée par une amodiation de 1486 par l’abbaye de Clairvaux qui en était propriétaire ;  au profit d’un maître de forges laïc, fut sans doute le premier à être installé

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    Gros consommateurs de bois, ces hauts fourneaux vont se multiplier sur les cours d’eau du Châtillonnais, sur la Seine bien sûr mais aussi sur ses affluents, l’Ource, la Digeanne, la Coquille ou le Brevon. Ils vont contribuer à l’essor économique de notre région.

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    Près de l'ermitage du Val de Seine :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Grand Pré, commune de Quemigny sur Seine :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Aignay le Duc, en direction d'Etalante, sur la Coquille :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Cosne, commune de Quemigny sur Seine :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Tarperon sur la Coquille :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Chênecières sur la commune de Saint Marc sur seine :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Rochefort, sur le Brevon :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Brémur et Vaurois : la Chouette, sur le Brevon  :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Nod sur Seine :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Chamesson :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Ampilly le Sec :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Châtillon sur Seine, au Fourneau :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    A Sainte Colombe sur Seine :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    C’est à partir de la seconde moitié du XIXème siècle que cette sidérurgie triomphante, va brutalement s’effondrer.  Les causes sont diverses : épuisement des minières, traité franco-anglais de 1860 sur le commerce, arrivée sur le marché du combustible d’origine minérale, etc..

    Le flottage du bois en Châtillonnais :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    La Seine et ses affluents n’ont pas servi uniquement au développement de la sidérurgie. Pendant près de deux siècles, ils ont contribué à acheminer vers Paris, le bois de chauffage dont la capitale avait besoin. Ce transport s’opérait par flottage à buches perdues. Il s’agit là d’un pan méconnu de notre histoire économique locale qui a totalement échappé de notre mémoire.

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    Les instruments nécessaires aux flotteurs :

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    François Poillotte nous montre ici la taille des bûches de bois qui flottaient tout d'abord sur les ruisseaux, puis sur la rivière.

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

     

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte

    Le flottage prendra fin peu de temps avant la faillite de la sidérurgie, et amorcera avec la disparition de celle-ci, le déclin économique du Châtillonnais dont nous ressentons encore aujourd’hui les effets.

    Après cette magnifique conférence qui nous a dévoilé une part de l'histoire du Châtillonnais que nous connaissions peu (la sidérurgie) ou même pas du tout (le flottage du bois), François Poillotte a répondu aux questions de l'auditoire.

    Il a été très applaudi.

    La place de la Seine dans la sidérurgie et le flottage du bois dans le Châtillonnais d'autrefois, une conférence de François Poillotte


    votre commentaire
  • François Poilltte et Marie-Geneviève Poillotte publient deux magnifiques ouvrages

    François Poillotte me signale la sortie d'un ouvrage sur la forêt de Châtillon édité conjointement par la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais et la Société Mycologique du Châtillonnais.

     Intitulé "La forêt de Châtillon, hier et aujourd'hui", ce fascicule de 184 pages est consacré à la géologie, l'hydrologie, au climat, mais aussi à l'histoire de la forêt au cours des siècles passés, ses droits d'usage, la chasse notamment au Moyen Âge, les étangs forestiers, l'exploitation des produits de la forêt, les forges et le flottage du bois, etc....

     Cet ouvrage est disponible dès aujourd'hui au prix de 25 euros. Vous pourrez vous le procurer auprès de :

     Jacques STREER, 4 Route de Montbard, 21400 AMPILLY-LE-SEC (Tél 03 80 31 43 07 -

      jacques.streer@wanadoo.fr)

    ou Marie Geneviève POILLOTTE, 4 Rue de la Ferme, 21400 CHATILLON SUR SEINE (Tél 03 80 91 15 18 ou 06 88 17 64 40))

    ou à l'Office du Tourisme du Pays Châtillonnais, 1 Rue du Bourg, 21400 CHATILLON SUR SEINE

    ou au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix.

     Une deuxième partie paraîtra dans le courant du second semestre 2016.

    A noter que le fascicule 3 des "Champignons du Châtillonnais et d'ailleurs" vient de sortir également :

    François Poilltte et Marie-Geneviève Poillotte publient deux magnifiques ouvrages

     


    votre commentaire
  • Les grands parcs nationaux, une conférence de Marie-Geneviève Poillotte pour l'ACC.

    Marie-Geneviève Poillotte a enchanté le public, venu assister nombreux à sa conférence sur les grands parcs nationaux du monde, dans le cadre de l'Association Culturelle Châtillonnaise.

    Des centaines de clichés à couper le souffle ont été projetés. J'ai pris quelques photos sur l'écran, elles n'ont rien à voir avec la beauté de celles que nous avons pu apprécier, mais regroupées en diaporamas, elles donneront une petite idée des merveilles que l'on peut admirer dans ces parcs d'Inde, d'Amérique du Nord, d'Amérique Centrale, d'Afrique du sud et du Kenya.

    (lorsque les feuilles de l'album ont fini de défiler, cliquez à gauche, pour les revoir dans l'autre sens)

    Des éléments naturels, des fleurs, des animaux...qu'elle est belle notre terre et que nous devons la protéger !

     
    Le parc national de Ranthambore
     

    Le parc national de Ranthambore est situé dans l'État du Rajasthan en Inde. C'est l'un des cinq parcs naturels que compte cet État du nord-ouest de l'Inde. Il a été créé le 1er janvier 1980. Situé non loin de Jaipur, à 200 km sud-ouest de Delhi et à 10 km de Sawai Madhopur, il offre des paysages extraordinaires de lacs et de falaises et couvre une superficie de près de 400 km² (39 500 hectares). Il est réputé être l'un des lieux où l'on peut le mieux observer la vie sauvage en Inde.

     

    Les 282 km² qui forment le cœur originel du parc constituaient autrefois l'ancien domaine privé de chasse des Maharajahs de Jaipur, il fut l'un des premiers parcs ouverts dans le cadre du Project Tiger lancé en 1973 par le gouvernement indien, après l'interdiction de la chasse au tigre, décrétée trois ans plus tôt pour assurer la protection des félins, fortement menacés alors de disparition. Entre 2002 et 2004, le braconnage d'une vingtaine de tigres a réduit la population du parc de moitié. Une situation malgré tout enviable, comparée à celle de la réserve voisine du parc national de Sariska qui ne comptait presque plus aucun tigre sur ses 850 km². Un par un, les félins avaient été tués par des gangs professionnels.

      
     

      Les parcs d'ARIZONA aux USA :

     D'une surface de 295 260 km2, l'Arizona est peuplé de 6 392 017 habitants (2010). L'État est connu pour ses paysages désertiques riches en plantes xérophytes comme le cactus, et son climat qui présente des étés très chauds et des hivers doux. Mais l'Arizona est aussi composé du plateau du Colorado et de ses forêts de pin, dans la portion nord-centre de l'État. Comme les autres États du sud-ouest, l'Arizona est une région au relief accidenté, dont plus de la moitié de la superficie est composée de montagnes et de plateaux; dont la formation remonte au volcanisme préhistorique.

     Les principaux cours d'eau sont le Colorado, fleuve qui a creusé le Grand Canyon, la Gila et la Salt River.

     

     Le cactus le plus extraordinaire de l’Arizona est le saguaro dans lequel nichent  parfois des oiseaux…

     Ce cactus monumental peut atteindre 15 m de haut et vivre 150 ans.

    On trouve aussi énormément d'autres cactus comme l'agave ou le mammilaria.

    Nos voyageurs ont aussi admiré le Grand Canyon, la forêt pétrifiée et Monument Valley où fut tournée la "chevauchée fantastique" de John Ford.

     

     Les parcs du COSTA-RICA :

     Le Costa Rica possède une flore et une faune exceptionnelles, puisque 5 % de la biodiversité mondiale s'y trouve (pour un pays qui ne représente que 0,03 % des surfaces émergées). 1,3 % de la faune est endémique du pays. En 2007, l'Instituto Nacional de Biodiversidad considérait que 160 nouvelles espèces étaient découvertes chaque année au Costa Rica. Plus de 25 % du territoire est occupé par des parcs nationaux (26) et des réserves. Le contexte politique du pays, ainsi que son succès dans le domaine du tourisme, contribuent à préserver cette biodiversité.

     Cette diversité exceptionnelle est due à l'emplacement géographique du Costa Rica, entre Amérique du Nord et Amérique du Sud, ce qui est propice aux mouvements d'animaux. Les influences océaniques de l'océan Pacifique et de la mer des Caraïbes, ayant chacun un climat particulier, jouent également un rôle. De manière générale, on peut distinguer trois aires climatiques : la côte caraïbe, humide et semi-marécageuse, la côte pacifique, plus sèche, et la zone centrale, au relief élevé, dont la végétation est sèche. Grâce à l'abondance des précipitations lors de la saison des pluies, le pays est arrosé de milliers de cascades. Celles-ci attirent une faune singulière : grenouilles, colibris ou encore papillons, dont le majestueux morpho aux ailes bleu électrique.

     Le Costa Rica se classe parmi les 14 nations à avoir placé plus de 23 % de leur territoire sous protection (25,6 % de parc nationaux ou réserves écologiques). Ce pays a presque réussi à stopper la déforestation (75 % du territoire était recouvert de forêt en 1950, 25 % de nos jours) bien qu'il existe encore parfois des actions de déforestation illégales sévissant de manière épisodique au cours de l'année, qui ont lieu au sein même de réserves naturelles protégées.

     Le parc naturel Braulio Carrillo présente la plus forte biodiversité au monde.

     

    Le Costa Rica a enchanté François et Marie-Geneviève Poillotte par sa bio-diversité, sa beauté, mais aussi par l’accueil de ses habitants et la propreté incroyable du pays.

     

    Ils ont photographié colibris, aras, caïman à lunettes, basilic, iguanes, petite grenouille rouge etc...mais hélas pas de Morpho bleu…

    Les grands parcs nationaux, une conférence de Marie-Geneviève Poillotte pour l'ACC.

     Les parcs d'AFRIQUE du SUD :

     L'Afrique du Sud compte 2 898 km de côtes. 

    Le long de la façade de l'Atlantique  , le littoral est plutôt régulier et les côtes mesurent 2 798 kilomètres. Dans le Namaqualand on observe une explosion florale pendant un mois où plus de 4 000 espèces végétales fleurissent en même temps (lys, aloes, protea, etc.) entre mi-août et mi-septembre.

     Le nord-ouest du pays est également occupé par le désert du Kalahari qui s'étend également sur le Botswana et la Namibie, et qui a une superficie de près de 1 million de km². Caractérisé par ses dunes de sables rouges, c'est un désert semi-aride comportant de nombreuses zones de savanes et quelques arbres tels les acacias à épines et baobabs. On y observe de nombreuses migrations animales. 

     

       

     

     

    En Afrique du Sud, les bords des routes renferment une quantité époustouflante de fleurs, ce qui a beaucoup réjoui Marie-Geneviève, botaniste accomplie..

    Dans le désert du Kalahari, François et Marie-Geneviève Poillotte ont pu observer mangoustes, écureuils terrestres, des plantes curieuses comme les « plantes-cailloux ».

    La montagne de la Table renferme plus de 1600 espèces végétales.

     L’océan Atlantique est très froid en…été, il abrite des manchots, requins et baleines

     

     Le parc KRUGER :

     Le Parc national Kruger (Kruger National Park) est la plus grande réserve animalière d'Afrique du Sud.
    Sa taille est de plus de 20 000 km², est long de 350 km du nord au sud et large de 60 km d'est en ouest.
    Le parc est situé dans le nord-est de l'Afrique du Sud, dans l'est du Transvaal.
    Le Kruger est bordé à l'ouest et au sud par les provinces du Limpopo et du Mpumalanga, au nord par le Zimbabwe, et à l'est par le Mozambique.
    Le parc Kruger est aujourd'hui regroupé avec le parc national Gonarezhou au Zimbabwe et avec le Parc national Limpopo au Mozambique dans le grand parc transfrontalier du Limpopo.

     Les parcs du KENYA :

     Le Kenya compte aux environs d'une vingtaine de parc nationaux : Amboseli, Aberdares, Masaï Mara, Meru, Nakuru, Hell's Gate, mont Kenya, mont Meru, mont Elgon… Le pays, conscient de sa richesse, a déployé des moyens importants pour créer tous ses parc nationaux.

     On y trouve  zèbres, girafes, éléphants, lions, crocodiles, gnous, impalas, antilopes, gazelles de Thomson, pélicans, hippopotames, aigles pêcheurs, marabouts, buffles, léopards, rhinocéros, phacochères, mangoustes

    .

     

    Au Kénya, nos  voyageurs ont pu observer les rhinocéros blancs et les noirs, les deux espèces se différenciant surtout par la forme du mufle.

     

    La plus belle photo est assurément celle de la panthère se reposant dans un arbre, mais le père lion jouant avec  son lionceau est  superbe aussi !

     



     Merci à  Marie-Geneviève Poillotte (et à son mari François qui montrait les cartes et expliquait les

    caractéristiques des pays et des parcs visités), pour cette après-midi de rêve.

    Il faisait froid dehors, mais nous avons voyagé au soleil avec eux de façon magnifique !

    Ils ont été très applaudis.

    La Sous-Directrice du GIP est venue ensuite nous donner des nouvelles de l’avancement du Parc national « Entre Champagne et Bourgogne ».

    Beaucoup de travail reste à faire, mais ça avance, nous a-t-elle affirmé.

    Nous ne demandons qu'à la croire, bien évidemment...

    Les grands parcs nationaux, une conférence de Marie-Geneviève Poillotte pour l'ACC.

    (Des commentaires sur le thème de l'article seront les bienvenus, ils me montreront que ce blog vous intéresse et ils me donneront envie de continuer à  l'alimenter .

    Merci.)                                      

     


    1 commentaire
  • Madame Marie-Geneviève Poillotte nous a présenté , le 7 Février 2011, une très belle conférence sur "les orchidées sauvages du futur parc National entre Champagne et Bourgogne" , dans le cadre des conférences proposées par l'Association Culturelle Châtillonnaise.

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    Cette conférence fut superbement illustrée par les photos de son époux François Poillotte.

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    Madame Poillotte nous présenta tout d'abord l'espèce "orchidée" , orchidée que nous connaissons tous , que nous pouvons acheter chez les fleuristes.

    Ces orchidées sont originaires des pays chauds, ce sont souvent des lianes.

    Mais celles qui nous intéressent, ce sont les nôtres, celles, plus modestes, mais tellement belles, qui peuplent nos massifs forestiers châtillonnais.-Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    Voici les différentes parties d'une fleur d'orchidée:

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    Morphologie d'une fleur d'épipactis de Müller, marais du Cônois

    Les orchidées de notre Châtillonnais sont des orchidées dressées. Leurs organes souterrains sont
    - soit des tubercules (en fait des racines tubérisées gorgées d'éléments nutritifs) souvent au nombre de deux de forme ovoïde;
    - soit des rhizomes ou tiges souterraines charnues (présence de réserves);
    - soit des pseudobulbes fréquents chez les espèces tropicales."

    La reproduction des orchidées demande souvent un agent extérieur (mais certaines sont autogames).Cet agent de pollinisation peut être:

    -le vent

    -les insectes que l'orchidée attire par ses couleurs,son parfum, son nectar sucré.Parfois la fleur d'orchidée est un "leurre" pour l'insecte qui croit retrouver son partenaire !

    les graines sont très fines, elles sortent des capsules et le vent les disperse. Elles sont sans nourriture, composées d'un embryon enfermé dans une sorte de grillage. Comme elles manquent de nourriture elles se feront aider par un champignon microscopique qui leur apportera les éléments nécessaires à leur germination.

    Certaines orchidées sont sans chlorophylle... l'orchidée sera dite mycorhizée

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    L'épipactis des marais est inféodé aux marais humides.Dans le Châtillonnais , on la trouve surtout dans les marais en pente.Ici la pollinisation par une mouche.

    Les pigments qui composent les couleurs des orchidées dépendent du sol et de la lumière: leurs tons sont violets, roses, pourpres.Les feuilles sont vertes ou tachetées.

    Voici la plus belle de nos orchidées châtillonnaises: le sabot de Vénus :

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    Le sabot de Vénus est sans conteste l'orchidée emblématique de la Montagne Châtillonnaise qui en compte plus d'une trentaine de stations.

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    L'ophrys litigieux affectionne particulièrement les marnes calcaires de la cuesta Châtillonnaise.C'est l'une de nos orchidées les plus précoces.La floraison intervient dès la mi-mars.

    Les formes des fleurs sont belles et souvent très originales, une espèce est appelée "l'homme pendu", une autre "militaire", celle-ci ne ressemble-t-elle pas à un petit bonhomme ?

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    L'ophrys mouche: si la plante peut atteindre 40cm de hauteur, ses fleurs sont de très petite taille, de 1 à 5 cm.

    Certaines orchidées fleurissent par le bas, d'autres par le haut.

    Une trentaine d'espèces d'orchidées poussent dans notre Châtillonnais, elles étaient déjà connues des moines qui les cultivaient.

    Grâce aux très belles photos que m'a envoyées madame et monsieur Poillotte, annotées par eux (en bleu), et aux notes que j'ai pu prendre, j'espère avoir  rendu un peu compte de cette conférence passionnante.

    Des dizaines de photographies d'orchidées ont été projetées, toutes plus belles les unes que les autres, vous les retrouverez dans un livre des époux Poillotte, qui va être édité bientôt.

    Un ouvrage dont je vous signalerai la parution.

    Un ouvrage que tout amoureux des beautés du Châtillonnais devra posséder dans sa bibliothèque !

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    Un représentant de la Direction du futur parc National "entre Champagne et Bourgogne" s'est montré extrêmement intéressé par cette conférence, comme d'ailleurs tous les auditeurs présents.

    Je signale que la Maison de la Forêt de Leuglay va proposer, au printemps, une "sortie-orchidées", je vous redirai les dates.

    C'est à une de ces sorties que j'ai participé l'an dernier (voir l'article dans le chapitre "faune et flore dans le Châtillonnais"), avec Sylvain Boulangeot qui connaît parfaitement la forêt de Châtillon et ses merveilles.

    Je vous encourage à participer à ces sorties, si vous avez aimé la conférence de Madame et Monsieur Poillotte.

    Il vaut mieux aller voir les orchidées avec un guide, car ces espèces sont souvent protégées, il ne faut pas piétiner les jeunes pousses.

    Soyons donc très prudents et attentifs durant nos promenades !

    (Des commentaires sur le thème de l'article seraient les bienvenus, ils me montreraient que ce blog vous intéresse et ils me donneraient envie de continuer à  l'alimenter .

    Merci.)

     


    2 commentaires
  •  

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (statue de Saint Bernard, située au dessus des Cloîtres des Feuillants à Châtillon sur Seine.

    Le couvent des " Feuillants" a été construit sur les ruines de la maison de Saint Bernard qui avait brûlé.)

    François Poillotte a présenté une passionnante conférence lundi  31 janvier 2011, dans le cadre de l'Association Culturelle Châtillonnaise,  intitulée

    "Saint Bernard et ses compagnons de destinée"

     

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    Je vais   rendre compte, succinctement,  de cette conférence qui a passionné un très grand public...

     Monsieur Poillotte a eu l'extrême gentillesse de m'adresser le texte entier de sa conférence, vous pourrez le lire en cliquant sur le lien  que je mettrai en fin d'article.

    Merci à lui !

    Le jour de sa conférence, Monsieur Poillotte a été obligé de résumer son texte pour que sa lecture ne dure  que deux heures..le texte plus approfondi que vous pourrez lire aurait duré..très , très longtemps ..C'est dire si les recherches du conférencier ont été extrêmement poussées !

    Voici ce qu'il nous dit dans la présentation de son exposé:

    Combien étaient-ils en ce printemps 1113 à quitter Châtillon pour rejoindre Citeaux ? Plus de 30 nous disent les sources. Si nous ignorons encore aujourd’hui l’identité de la majorité d’entre eux, celle d’un petit nombre nous a été révélée.

    Le chef de file de ces jeunes aristocrates, en route pour leur entrée en religion, n’était pour l’heure que Bernard de Fontaine.

    Par son seul charisme, il allait contribuer au développement extraordinaire du nouvel ordre monastique né quinze ans plus tôt.

    Si sa vie a été mise en lumière par ses biographes qui furent ses contemporains, celle de ses compagnons d’origine est plus obscure.

    Un petit rappel de la Biographie de Saint Bernard:

    Né en 1090 ou 1091 à Fontaine près de Dijon, dans une famille noble de Bourgogne, Bernard est le troisième des sept enfants de Tescelin le Roux (le Saur) et d'Alette ou Aleth de Montbard, une femme de haute vertu. Son père, Tescelin, est un membre de la famille des seigneurs de Châtillon-sur-Seine. Modeste chevalier, il est au service du duc de Bourgogne et a cherché à faire un riche mariage. Il gère des terres autour de Montbard, d'Alise-Sainte-Reine, dans la vallée de la Laignes ou au confluent de l'Aube et de l'Aujon en plus de sa seigneurerie de Fontaine.

     

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (Maison natale de Bernard de Fontaine)

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    Aleth et Tescelin ont eu 7 enfants :Guy, Gérard, Bernard, Hombeline, André , Barthélémy et Nivard.

    À l'âge de neuf ans, Bernard  est envoyé à l'école canoniale des Chanoines de Saint Vorles à  Châtillon-sur-Seine.

     

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (l'église Saint Vorles à Châtillon sur Seine)

    À l'âge de seize ou dix-sept ans, il perd sa mère et en est très vivement affecté. Il  semble ensuite très vite vouloir entrer dans les ordres.

    En 1112, il entre à l'abbaye de Cîteaux .

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (Abbaye de Citeaux , photo netbourgogne.com)

    L'abbaye de Citeaux a été fondée en 1098 par Robert de Molesme, et Étienne Harding en est l'abbé depuis janvier 1108. Les fondateurs se sont détachés de l'ordre de Cluny, alors en pleine gloire, pour vivre intégralement la règle de saint Benoît. Ils souhaitent répondre à un idéal plus rigoureux : retour à la simplicité dans la vie quotidienne, dans le culte et dans l'art ; rupture avec le monde, pauvreté, silence, travail manuel, tels seront les éléments principaux de la création cistercienne. Cela correspond aux souhaits de Bernard qui veut retourner à l'ascèse monastique la plus rude.

    Mais Bernard, et c'est là que commence la conférence de François Poillotte, n'est pas arrivé seul !

    En effet il a persuadé ses frères de devenir également moines, et sa soeur deviendra supérieure d'un couvent dans l'Yonne actuelle

    Les frères de Saint Bernard :

    -Guy, d'abord réticent, puisque marié, se fit moine après que  son épouse lui en donna la permission.Il mourut à l'Abbaye fille de Clairvaux :Pontigny

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (Abbaye de Pontigny)

    -Gérard , percé au flanc à la bataille de Grancey, se fait également moine  à Citeaux

    -André qui voulait être chevalier, fera son noviciat à Citeaux avant de devenir portier à Fontenay. ( le portier d'une Abbaye joue un très grand rôle)

    -Barthelemy qui au début était damoiseau, entrera à Citeaux puis plus tard deviendra Abbé de la Ferté

    -Nivard entrera à Citeaux, puis se rendra à Clairvaux.Il fondera l' Abbaye de Vaucelles, au sud de Cambrai

    Quant à sa soeur Hombeline , elle deviendra Supérieure au Prieuré de  Jully-les Nonnains, pas très loin de Laignes..

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (Hombeline, image tirée du site du Diocèse de Sens)

    La fondation de Clairvaux:

    En 1115, Étienne Harding envoie le jeune Bernard de Fontaine à la tête d'un groupe de moines pour fonder une nouvelle maison cistercienne dans une clairière isolée à une quinzaine de kilomètres de Bar-sur-Aube, le Val d'Absinthe, sur une terre donnée par le comte Hugues de Champagne. La fondation est appelée « claire vallée » (clara vallis), qui devient ensuite « Clairvaux ». Bernard est élu abbé de cette nouvelle abbaye, et confirmé à Châlons-en-Champagne par Guillaume de Champeaux, évêque de Châlons-en-Champagne et célèbre théologien. Il demeure abbé de Clairvaux jusqu'à sa mort en 1153.

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (Abbaye de Clairvaux, devenue prison)

    Mais Bernard n'a pas entraîné que ses frères et soeur dans le Noviciat !

    Il a également persuadé son père, ses oncles, cousins et amis de se faire moines !

    Ses oncles :

    -Gaudry entrera à l'Abbaye de Molesme

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (Abbaye de Molesme)

    -Milon de Montbard sera frère Convers à Citeaux

    Ses cousins :

    -Robert de Châtillon  entrera à Citeaux, puis fondera l'Abbaye de Noirlac, dans le Berry.

     

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (cloître de l'Abbaye de Noirlac)

    -Geoffroy de la Roche-Vanneau fut le créateur de l'Abbaye de Fontenay.Sa soeur Agnès fut la première Abbesse de l'Abbaye du Puits d'Orbe en Châtillonnais (Verdonnet).geoffroy deviendra évêque de Langres en 1138, puis reviendra à clairvaux où il mourut dans la cellule de Saint Bernard.

     

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (Abbaye de Fontenay)

    Ses amis :

    -Hugues de Macon sera le premier Abbé de l'Abbaye de Pontigny.

    -Arnold de Cologne fonda l'Abbaye de Morimond en Haute Marne

     

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (Abbaye de Morimond)

    -Geoffroy d'Aignay entrera à Citeaux , sera ensuite chantre à Clairvaux.C'est un des concepteurs de l'Abbaye de Fontenay.

    -Artaud fondera l'Abbaye de Preuilly

     

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (ce qui reste de l'Abbaye de Preuilly)

    -Gaudry de Touillon

    -Hugues, dit le pauvre

    (nous ne connaissons pas grand chose de la vie de ces deux derniers compagnons de Bernard de Clairvaux)

    Clairvaux donnera naissance à soixante huit abbayes nouvelles. En 1119, Bernard fait partie du chapitre général des cisterciens convoqué par Étienne Harding, qui donne sa forme définitive à l'ordre. La « Charte de charité » qui y est rédigée est confirmée peu après par Calixte II. En 1132, il fait accepter par le pape l'indépendance de Clairvaux vis-à-vis de Cluny.

    Bernard participera au Concile de Troyes qui officialisera le rôle des moines-soldats et donc permettra l'essor de l'ordre du Temple...et la naissance de  l'idée même des croisades.

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (Reconnaissance de l'ordre du Temple par le pape Honorius II au concile de Troyes - Peinture de Marius Granet XIXè - l'artiste  ne s'est pas embarrassé avec la vérité historique puisque le pape n'assistait pas à ce concile où il était représenté par son légat, le cardinal Mathieu d'Albano).

    Bernard prêchera la Croisade à Vezelay, s'impliquera beaucoup dans la vie de l'Eglise de son temps, mais ceci est une autre histoire..(voir le chapitre que je lui ai consacré)

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    (Bernard de Clairvaux prêchant la deuxième croisade à Vezelay)

    Plusieurs  livres ont été rédigés après la mort de de Bernard de Clairvaux, en vue de sa canonisation.

    Le premier le  fut  par Geoffroy d'Auxerre et Guillaume de Saint Thierry, mais ne fut pas accepté par le Pape.Une deuxième biographie sera écrite par Arnaud de Bonneval , une autre par Alain de Flandres.

    Le Pape canonisera Bernard de Clairvaux en 1174, il deviendra alors Saint Bernard.

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    Pour terminer , une très belle miniature transmise par François Poillotte, avec son commentaire :

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    L'entrée de saint Bernard et de ses compagnons à Citeaux. Miniature extraite du Miroir Historial de Vincent de Beauvais (XVème siècle) Chantilly - Musée Condé.

    Cette miniature représente saint Bernard auréolé. Il semblerait que les quatre autres moines soit ses frères, Guy, Gérard, André et Barthelemy. L'autre personnage en cours de vêture serait Nivard. La scène se déroule sous le regard de Tescelin, leur père.
    A droite, il pourrait s'agir d'Hombeline entrant en religion en présence d'Aleth, sa mère.

    L'artiste a pris une certaine liberté avec la chronologie historique puisqu'Aleth était décédée depuis près de 20 ans au moment de l'entrée de sa fille à Jully-les-Nonnains.

    Voici donc le lien sur lequel vous cliquerez pour lire l'intégralité de la magnifique conférence de Monsieur Poillotte:

    Saint Bernard et ses compagnons de destinée.Une conférence de François Poillotte

    (Une précision de François Poillotte: si elle vous intéresse , ce dont je ne doute pas, vous pouvez télécharger cette conférence pour votre usage personnel)

    (Des commentaires sur le thème de l'article seraient les bienvenus, ils me montreraient que ce blog vous intéresse et ils me donneraient envie de continuer à  l'alimenter .

    Merci.)


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique