• L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

    Sur le site de l’Hôtel-Dieu-le-Comte, fondé au 12e siècle par le comte de Champagne Henri Ier le Libéral, demeure l'ancienne pharmacie, préservée en l’état depuis son aménagement au début du 18e siècle, qui figure parmi les plus remarquables de France.

     Cette apothicairerie d’hôpital a servi de pharmacie jusqu’en 1962.

    Je l'ai visitée après m'être rendue à l'exposition "Clairvaux, l'aventure cistercienne" l'an dernier.

    http://www.christaldesaintmarc.com/clairvaux-l-aventure-cistercienne-la-magnifique-exposition-a-l-hotel-d-a119250562

    L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

    L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

    L'apothicairerie de Troyes est une des plus belles de France, et l'une des plus riches.

    Elle comprend deux salles , la salle de stockage et la salle de préparation.

    L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

    La salle de stockage apparaît aux visiteurs comme elle était lors de son installation au début du XVIIIe siècle. Les boiseries sont d'époque Louis XIV.

    Elle possède une échelle sur roues pour accéder aux silènes, aux pots-canons et aux chevrettes.

    L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

    L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

    Les silènes sont des boîtes de bois peint servant à conserver les "simples", c'est à dire les plantes médicinales.

    L'apothicairerie de Troyes compte 319 silènes, datant du XVIIIe siècle : c'est une collection unique en France. Ces boîtes sont de taille moyenne : 30 à 60 cm de long et 20 à 30 cm de haut. Il y a aussi des silènes cylindriques directement creusées dans une section de tronc d'arbre

    L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

     L'apothicairerie de Troyes possède des récipients utilisés jadis pour le stockage des denrées médicinales : le plus ancien, l'albarello.

    L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

     Au XVIIe et XVIIIe siècles, on utilise les chevrettes (en haut) et les pots-canons (en bas).

    L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

    La "fontaine à thériaque" est un vaste récipient en étain destiné à recevoir des substances diverses : sirop, miel, vin, pulpes végétales, y compris de la chair de vipère. Le tout, bien mélangé, donnait un liquide qui servait de panacée pour tout soigner. Au XVIIIe siècle, on y agglomérait soixante-douze drogues, dont beaucoup d'épices. La fontaine à thériaque est l'un des plus anciens remèdes de pharmacopée.

    L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

    Dans la salle de préparation se côtoient récipients et ustensiles de médecine d'un côté, et reliquaires et bustes de l'ancienne chapelle de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de l'autre.

    L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

    L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

    Vitrine avec balance, mortiers et livres :

    L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

    Vitrines avec majoliques :

    L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

    Faïence de Nevers, grande potiche avec deux têtes d'hommes :

    L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

    Vase de pharmacie en porcelaine de Paris, avec le portrait d'Esculape, le dieu de la médecine.

    L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

    Maquette d'une apothicairerie au XIXème siècle, réalisée par un collectionneur de la première moitié du XXème siècle.

    L'apothicaire se tient derrière sa longue table qui sert à la fois de plan de travail et de comptoir de vente. Sur les étagères sont rangés de nombreux pots en faïence. Des tiroirs en bois et non des boîtes, servent à conserver les plantes. Sur le comptoir se trouvent les instruments : balance, mortiers, entonnoir, cruche.

    L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

    Les châsses de saint Barthélemy et de sainte Marguerite :

    L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

    Le buste reliquaire de sainte Marguerite...

    L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

    celui de saint Barthelémy :

    L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

    et celui de saint Florentin :

    L'apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

     


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  •  Dans le couloir d'entrée de l'exposition "Clairvaux, l'aventure cistercienne", avant l'exposition proprement dite, de très beaux portraits d'abbés de Clairvaux (huit sur les cinquante et un) nous attendaient.

    Mais aussi des portraits de moines qui ont occupé ensuite de très hautes fonctions.

    Voici quelques  abbés de Clairvaux, en commençant par le premier, fondateur de l'abbaye, saint Bernard :

    Quelques portraits d'abbés et de moines de l'abbaye de Clairvaux

    Quelques portraits d'abbés et de moines de l'abbaye de Clairvaux

    Quelques portraits d'abbés et de moines de l'abbaye de Clairvaux

    Quelques portraits d'abbés et de moines de l'abbaye de Clairvaux

    Quelques portraits d'abbés et de moines de l'abbaye de Clairvaux

    Quelques portraits d'abbés et de moines de l'abbaye de Clairvaux

    Quelques portraits d'abbés et de moines de l'abbaye de Clairvaux

    Quelques portraits d'abbés et de moines de l'abbaye de Clairvaux

    Liste des 51 abbés de Clairvaux :

    « LISTE DES ABBÉS DE CLAIRVAUX.docx »

    Portraits de quelques moines de Clairvaux devenus célèbres :

    Quelques portraits d'abbés et de moines de l'abbaye de Clairvaux

    Quelques portraits d'abbés et de moines de l'abbaye de Clairvaux

    Quelques portraits d'abbés et de moines de l'abbaye de Clairvaux

    Quelques portraits d'abbés et de moines de l'abbaye de Clairvaux

    Quelques portraits d'abbés et de moines de l'abbaye de Clairvaux

     


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  • D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Voici d'autres superbes incunables que nous ne reverrons jamais groupés en un seul endroit. Ils proviennent de Troyes, Paris, Dijon, Saint-Omer, Châlons en Champagne.

    Fragments de tableaux de service

    (médiathèque du Grand Troyes)

    A l'origine de tableaux mensuels se présentaient sous forme de deux pages se faisant face en constituant un ensemble de dix colonnes sur neuf lignes.

    Les colonnes correspondaient aux différents services : à gauche les messes votives, à droite la lecture à table et le service en cuisine.

    Les noms des moines chargés des services hebdomadaires sont au nombre de quatre par case pour chacune des semaines du mois.

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Ordinaire de l'ordre de Citeaux à l'usage de Clairvaux

    (Paris, Bibliothèque Nationale)

    Pierre de Virey, abbé de Clairvaux (1471-1496), restaura et réorganisa la bibliothèque du monastère. Après avoir résigné sa charge, il commanda au copiste Jean Le Bègue de Troyes, moine de Clairvaux, un ensemble de livres liturgiques pour le service divin dans l'abbaye qu'il avait dirigée. Organisé en deux grandes parties indépendantes, il contient d'abord les règles concernant la célébration de l'office puis le "Liber usuum" ou coutumier, sous le titre "Usus beati Bernardi abbatis Clare Vallis". Ce manuscrit s'inscrit selon toute vraisemblance dans les efforts de l'ordre cistercien pour établir et harmoniser le rite.

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Louis VII, roi de France, exempte l'abbaye de Clairvaux de toute coutume sur les marchandises destinées à nourrir et vêtir les moines (Melun 1163)

    (Troyes, Archives Départementales de l'Aube)

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Charte d'amortissement de Thibaud V, Comte de Champagne et de Navarre en faveur de l'abbaye du Val des Vignes, autorisant les moniales à acquérir des biens à l'intérieur de ses fiefs (1269)

    (Troyes, archives départementales de l'Aube)

    Parchemin scellé au centre de cire rouge sur lacs de soie rouges et blancs.

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    A la demande du chapitre général, Guy, abbé de Clairvaux et d'autres abbés : Richer de La Chalade, Bertrand de Hautefontaine, Robert de Montiers-en-Argonne, Raoul de Larrivour, Evrard de Boulancourt et Guy de Chéhéry, règlent un litige entre les abbés de Trois-Fontaines et de Cheminon à propos du bois Robert et des bois Adam (1203)

    (Châlons en Champagne, archives départementales de Haute-Marne)

    Parchemin scellé de sept sceaux de cire rouge et verte sur double queue de Parchemin.

    Le chapitre général de 1152, avait stipulé qu'aucune abbaye de l'Ordre ne pouvait être fondée à moins de soixante kilomètres d'une autre abbaye. Mais cela faisait déjà quinze ans que Cheminon était devenue fille de Trois-Fontaines, les deux monastères étant établis à un peu plus de cinq kilomètres l'une de l'autre. Rapidement des contestations s'élevèrent entre les deux établissements. La querelle qui fit l'objet de ce chirographe (charte en deux parties) fut arbitrée par l'abbé de Clairvaux et six abbés champenois de la filiation, qui validèrent chacun le jugement au moyen de leur sceau.

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Dom Bertin de Wissery

    (Bibliothèque d'agglomération de Saint-Omer)

    L'abbaye de Clairmarais, près de Saint-Omer, fut fondée en 1140, par le comte de Flandre, dans la filiation de Clairvaux.

    Sa bibliothèque conserve une histoire de l'abbé de Clairmarais, rédigée vers le milieu du XVIIIème siècle. Outre une vue de l'abbaye réalisée à la sanguine, l'ouvrage comporte l'histoire de chaque abbé avec ses armoiries réelles ou supposées.

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Second registre des monastères de l'ordre de Citeaux

    (Dijon, Archives départementales du département de Côte d'Or)

    Ce registre, composé d'une liste de 801 abbayes, recense les monastères cisterciens selon cinq rameaux principaux.

    La puissance financière respective de ces maisons apparaît dans les totaux par lignée : Quand Citeaux collecte 1 000 livres Tournois, Clairvaux apporte plus de 7 300 livres. Morimond, grâce à sa large filiation germanique rapporte 1 663 livres, tandis que Pontigny est bien en deçà avec 658 livres et La Ferté presque négligeable avec...75 livres.

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Catalogue des abbés et prieurs de Clairvaux

    (Troyes, Archives départementales de l'Aube)

    Clairvaux, mi XVème, début XVIème, fin XVIIème siècles

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Cartulaire des forges de Wassy, appartenant à l'abbaye de Clairvaux

    (Troyes, Archives départementales de l'Aube)

    La forêt de La Chaume (Côte d'Or) se situe sur un plateau calcaire de l'ère secondaire, à trente kilomètres au sud de Clairvaux. L'érosion karstique y a créé des vides qui se sont remplis, en surface, ou à plusieurs mètres en profondeur, de minerai de fer.

    Dans les années 1150-1170, l'évêque de Langres et le comte de Champagne accordèrent à Clairvaux et à plusieurs de ses filles, des droits d'exploitation du fer à La Chaume et à Wassy (Haute-Marne) qui constituent les prémices de l'industrie métallurgique dans cette région.

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Donation à l'abbaye de Clairvaux d'une rente sur le tonlieu des maisons où les drapiers de Châlons, Amiens et Abbeville exposent leurs marchandises aux foires de Troyes.

    (Troyes, Archives départementales de l'Aube)

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Confirmation du bail emphytéatique de l'abbé de Clairvaux pour l'hôtel de la rue de la Huchette à Paris (1381)

    Parchemin scellé au centre de cire verte sur double queue de parchemin

    (Troyes, Archives départementales de l'Aube)

    Avec l'essor de l'Université de Paris à la fin du XIIème siècle, les cisterciens perçurent la nécessité de posséder une résidence dans la capitale du royaume. bien avant la fondation du collège Saint-Bernard,Clairvaux posséda une maison dans l'île de la Cité, au port Saint-Landry. et un autre rive droite. En 1370, elle acquit, de l'abbé de Pontigny, cet hôtel, situé rue de la Huchette, décrit en 1474 comme une maison à l'enseigne "Image Saint-Michel" qui servit à loger des hôtes de marque.

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Inventaire de la bibliothèque de Clairvaux en 1472

    (Médiathèque du Grand Troyes)

    L'abbé de Clairvaux, Pierre de Virey, a attaché son nom à la réalisation du catalogue de la bibliothèque de l'abbaye, achevé en 1472. Le document original en est perdu, mais deux copies contemporaines de ce document subsistent, l'exemplaire du bibliothécaire et cet exemplaire, plus luxueux destiné à l'abbé.

    L'inventaire de 1472, considéré comme un remarquable exemple de bibliothéconomie médiévale recense 1790 volumes, répartis selon un classement thématique correspondant à l'organisation du savoir à la fin du Moyen-Âge.

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Pierre Le Mangeur, Histoire Scolastique, provenant de l'abbaye de Clairmarais

    (Bibliothèque de l'agglomération de Saint-Omer)

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Evangiles glosés du Collège des Bernardins

    (Médiathèque du Grand Troyes)

    Après la cession du collège à l'ordre de Citeaux, les manuscrits de la petite bibliothèque sont restitués à l'abbé de Clairvaux. Cet exemplaire constitue la mise en page la plus aboutie d'une quarantaine encore conservés. Il comporte plusieurs niveaux de glose, c'est à dire des commentaires du texte biblique ajoutés dans les marges, servant à expliquer les termes difficiles.

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Grand cartulaire de Clairvaux (premier volume)

    (Troyes, Archives départementales de l'Aube)

    Le grand cartulaire de Clairvaux se compose de deux volumes, dont la rédaction s'est échelonnée entre 1230 et 1260 environ.

    On y a transcrit la très grande majorité des actes (702 dans le premier volume, 973 dans le second) qui ont été répartis en 27 subdivisions correspondant à des centres d'exploitation (granges, celliers), à des natures de biens affectés à une destination spéciale ou à des princes donateurs.

    Postérieurement à la rédaction des deux volumes, chaque chapitre fut muni d'une table portant des mentions de récolement et la répartition des chartes en liasses.

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Matrices de sceau de l'abbé de Clairvaux

    En 1335, les abbés cisterciens obtinrent le droit d'user d'un sceau propre. Parallèlement, le chapitre général donna des précisions sur la forme, la matière et l'iconographie de la matrice des abbayes. A Clairvaux, la Vierge et l'Enfant est entourée des figures tutélaires de Bernard et de Malachie.

    Cette très belle matrice gravée dans le dernier quart du XIVème siècle fut en usage jusqu'à la Révolution. Elle circula ensuite dans plusieurs collections privées, à l'origine de plusieurs copies, avant d'être acquises par les Archives Nationales.

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Recueil de traités grammaticaux de l'abbaye de Clairmarais (1210-1220)

    (Bibliothèque d'agglomération de Saint-Omer)

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Fragment d'un catalogue de la bibliothèque de Clairvaux au XIIème siècle

    (médiathèque du Grand Troyes)

    Ce fragment de manuscrit, daté de la seconde moitié du XIIème siècle, témoigne de l'importance de la bibliothèque de l'abbaye de Clairvaux qui, avec sans doute, plus de 350 volumes (Bibles et écrits des Pères de l'Eglise), constitue l'une des plus grandes bibliothèques monastiques de l'époque.

    Cette liste a été tenue à jour quelque temps, comme en attestent les six articles grattés, la mention du prêt de deux manuscrits à l'abbaye de Mores et plusieurs additions.

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Bible de saint Bernard

    (Médiathèque du Grand Troyes)

    La longue amitié entre le comte de Champagne Thibaud II et Bernard de Clairvaux commença après la mort accidentelle de la soeur de Thibaud en 1121, une perte qui transforma l'homme de guerre en "convers" de l'Eglise.

    Si Bernard bénéficia alors des largesses comtales, il le récompensa par un soutien sans faille, notamment lors du conflit entre Louis VII et le comte qui se termina par le terrible incendie de Vitry (1142-1143). C'est à l'issue de cette guerre que le comte commanda à Chartres deux Bibles, une pour lui-même, et une seconde pour Bernard.

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Initiale D à l'Incipit du Livre de la Sagesse , le roi Salomon

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Pierre Lombard, commentaires sur les épîtres de saint Paul

    (Médiathèque du Grand Troyes)

    La bibliothèque de Clairvaux, comme celle de ses filles,et notamment de Clairmarais, témoigne de la présence, aux côtés de la Bible et des Pères de l'Eglise, des oeuvres des grandes figures intellectuelles contemporaines de la seconde moitié du XIIème siècle, comme Hugues de Saint-Victor (1096-1141) maître de l'école de l'abbaye parisienne de Saint-Victor, Pierre Lombard (1100-1160), maître de l'école de la cathédrale de Paris, ou son élève le troyen Pierre le Mangeur (1110-1170), chancelier des écoles de Paris entre 1168 et 1178.

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Croix-reliquaire de la Vraie Croix

    (Saint-Omer, musée de l'hôtel Sandelin)

    Argent gravé, ciselé et doré sur âme de bois, nielles, filigranes, gemmes, émaux cloisonnés.

    La Croix-reliquaire de Clairmarais fait partie d'un ensemble de croix staurothèques réalisées dans le nord de la France et en région mosane dans la première partie du XIIIème siècle, à la suite de l'arrivée en Europe, à la faveur des Croisades, de parcelles du bois de la Croix du Christ.

    Formée d'une double traverse, elle développe un programme iconographique associant des figures ciselées (Christ en croix,Christ du Jugement) et des médaillons niellés (Vierge, saint Jean, Evangélistes).

    Cette Croix-reliquaire était conservée au trésor de l'abbaye et exposée le vendredi.

    D'autres très beaux "incunables" présentés au public lors de l'exposition de Troyes "Clairvaux, l'aventure cistercienne"


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  • Quelques incunables exposés à l'Hôtel-Dieu de Troyes , lors de "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Voici quelques incunables présentés lors de l'exposition troyenne "Clairvaux, l'aventure cistercienne", quatorze aujourd'hui, quatorze autres dans un prochain article.

    La Charte de charité

    texte constitutionnel de l'Ordre de Citeaux attribué à Etienne Harding et approuvé par le pape en 1179, était destinée à promouvoir l'union des abbayes cisterciennes.

    La charte énonce le principe de la caritas (amour charitable) devant unir entre elles les différentes communautés.

    Quelques incunables exposés à l'Hôtel-Dieu de Troyes , lors de "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Notice rapportant la fondation du nouveau monastère

    (Dijon, Archives Départementales)

    En l'absence d'une charte de fondation de l'abbaye de Citeaux, ce cartulaire fournit de précieux renseignements sur les origines du nouveau monastère. Loin de l'image du désert qui façonnera la légende cistercienne, les premières donations du Vicomte de Beaune, puis du Duc de Bourgogne,montrent une forêt habitée par des paysans, et bordée par deux anciennes voies romaines très fréquentées un axe nord-sud reliant Boulogne sur Mer à Milan (voie d'Agrippa) et un axe est-ouest reliant Dijon à Besançon.

    Quelques incunables exposés à l'Hôtel-Dieu de Troyes , lors de "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Psautier de Robert de Molesme

    (Dijon, bibliothèquie Municipale)

    Ce psautier fait partie d'un lot de trois manuscrits donnés à Robert de Molesme par l'évêque d'Arras, à la suite de la création d'une confraternité de prière entre le chapitre Saint-Vaast et l'abbaye de Molesme en 1095. C'est à l'occasion du renouvellement de cette confraternité avec Citeaux, vers 1124, qu'un artiste septentrional y peignit cette miniature de la flagellation du Christ.

    Quelques incunables exposés à l'Hôtel-Dieu de Troyes , lors de "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Accord entre l'abbé de Citeaux et les Pères des quatre premières filles (Citeaux, 24 juillet 1647)

    (Archives du département de la Haute-Marne)

    En juillet 1647, l'Ordre de Citeaux sort d'un long conflit causé, entre autres,par l'élection contestée du cardinal de Richelieu à la tête de l'abbaye-chef d'Ordre, élection jamais confirmée par le Saint-Siège. Claude Vaussin, abbé de Citeaux, afin de faire taire les oppositions des moines réformés de l'étroite observance, passe un accord avec les premiers Pères.

    Quelques incunables exposés à l'Hôtel-Dieu de Troyes , lors de "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Chronique des rois ou chronique abrégée de Bourgogne

    (Londres, british library)

    Cette chronique rappelle et glorifie les racines des territoires réunis au XVème siècle par les Ducs de Bourgogne.

    Il a été souvent avancé que la miniature du fol.9v aurait figuré saint Bernard devant l'église de Clairvaux. Il s'agit, en réalité, d'une représentation de Bernard devant une image extrêmement réaliste de l'église Saint-Servais de Maastricht, érigée entre 1461 et 1480.

    Quelques incunables exposés à l'Hôtel-Dieu de Troyes , lors de "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Jacques de Voragine

    (Charleville-Maizières, médiathèque)

    Fol.20v : la Vierge montrant le Christ en croix à saint Bernard.

    Quelques incunables exposés à l'Hôtel-Dieu de Troyes , lors de "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Psautier du Prince Henri de France avec glose ordinaire

    (Bibliothèquie de Troyes, provenant de l'abbaye de Clairvaux)

    Henri de France (1121-1175), troisième fils de Louis VI, entre dans la vie religieuse à treize ans, cumulant petit à petit des bénéfices : abbé de Notre-Dame d'Etampes, archidiacre d'Orléans et trésorier de Saint-Martin de Tours, entre autres.

    Après avoir rencontré Bernard de Clairvaux en 1146, ce prélat mondain se convertit à l'ordre de Citeaux et se retira à Clairvaux où il apporta une douzaine de manuscrits peints et ornés d'initiales filigranées dans les styles pratiqués à Chartres.

    Quelques incunables exposés à l'Hôtel-Dieu de Troyes , lors de "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Les saints Robert, Albéric, Etienne et Bernard devant le pape EugèneIII

    (bibliothèque du Grand Troyes)

    Bernard Paganelli de Montemagno entre à Clairvaux en 1138, avant de devenir le premier cistercien à accéder au siège de saint Pierre, sous le nom d'Eugène III (1145-1153)

    Cette gravure qui illustre une compilation des "Privilèges" de l'Ordre de Citeaux, destinée aux membres du chapitre général, le représente en pape, bénissant les grandes figures de l'Ordre : Robert de Molesme et Albéric tenant l'église de Citeaux, Etienne Harding et Bernard de Clairvaux.

    Quelques incunables exposés à l'Hôtel-Dieu de Troyes , lors de "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Bernard de Clairvaux : Sermons (vol2)

    provenant de l'abbaye de Clairmarais (1180-1200) (Bibliothèque de Saint-Omer)

    Quelques incunables exposés à l'Hôtel-Dieu de Troyes , lors de "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Commentaire de saint Grégoire sur le Cantique des Cantiques provenant de l'abbaye de Clairvaux

    (médiathèque du Grand Troyes)

    Quelques incunables exposés à l'Hôtel-Dieu de Troyes , lors de "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Messe pour la fête de saint Bernard

    (Paris bibliothèque Nationale).

    Saint Barnabé présentant à la Vierge un prince agenouillé.

    Provenant de la bibliothèque des Ducs de Milan de la maison Visconti, ce manuscrit comporte au folio 1, le formulaire d'une messe dans le style ambrosinien, en l'honneur de saint Bernard. Le manuscrit est orné de trois miniatures caractéristiques de l'enluminure lombarde du troisième quart du XIVème siècle, dont celle présentée ici dans laquelle saint Bernard apparaît en compagnie de saint Antoine et saint Barnabé.

    (le tache ronde blanche provient, hélas, de l'éclairage, il m'a été impossible de l'éviter....)

    Quelques incunables exposés à l'Hôtel-Dieu de Troyes , lors de "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Vincent de Beauvais, Miroir Historial

    (La Haye, Koninllijke bibliotheek)

    Oeuvre à succès du Moyen-Âge, le "Miroir Historial" de Vincent de Beauvais, un dominicain proche des milieux cisterciens, déroule l'histoire du monde depuis l'expulsion d'Adam et Eve du Paradis. Cette miniature illustre le culte rendu au bienfaiteur de leur abbaye, canonisé en 1174, par les moines de Clairvaux.

    Le corps du saint fut transféré en 1178, derrière le maître-autel. On en profita alors pour prélever quelques reliques, présentées dans des châsses sur des autels dédiés, comme l'atteste le plus ancien inventaire du trésor de Clairvaux.

    Quelques incunables exposés à l'Hôtel-Dieu de Troyes , lors de "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Bernard de Clairvaux : Apologie à Guillaume de Saint-Thierry

    (bibliothèque de Charleville Maizières)

    Assemblage de plusieurs traités composés pour des destinataires différents, l'Apologie à Guillaume de Saint-Thierry est célèbre pour les violentes diatribes de Bernard contre l'alimentation des clunysiens et surtout contre la richesse et l'ornementation de leurs monastères.

    L'Apologie a donc été fréquemment utilisée par les historiens de  l'art pour déduire les principes esthétiques bernardins fondés sur l'épure et le dénuement.

    Quelques incunables exposés à l'Hôtel-Dieu de Troyes , lors de "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

    Grande Bible de Clairvaux : Josué, Juges, Ruth, quatre lives des Rois.

    Les initiales ornées de la grande Bible de Clairvaux sont des chefs-d'oeuvre du style monochrome. Peintes en camaïeu, elles s'inspirent souvent des motifs développés dans les manuscrits de Citeaux, de Montiéramey et de Clairvaux, pendant le second tiers du XIIème siècle.

    L'écriture, quant à elle, est de la main du même moine copiste. Elle a servi de modèle à Clairvaux pendant plus d'un quart de siècle pour les manuscrits les plus solennels.

    Quelques incunables exposés à l'Hôtel-Dieu de Troyes , lors de "Clairvaux, l'aventure cistercienne"

     

     


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  • " Clairvaux, l'aventure cistercienne" la magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes, vient de se terminer...

    "Clairvaux, l'aventure Cistercienne", c'était l'exposition à ne pas manquer en cette année 2015, à l'Hôtel-Dieu de Troyes.

    Cette magnifique, et extrêmement  riche, exposition commémorait le 900ème anniversaire de la fondation de l'abbaye de Clairvaux par saint Bernard. Elle a été organisée par la Direction des Archives et du Patrimoine du Département de l'Aube.

    Elle nous expliquait, avec des panneaux et des documents, l'histoire des abbayes cisterciennes de Citeaux et de Clairvaux, mais nous présentait aussi des incunables extraordinaires que nous ne reverrons jamais plus, groupés en un seul endroit.

    Je ferai plusieurs articles sur cette exposition : l'histoire de Citeaux et de Clairvaux aujourd'hui, puis la présentation des incunables et enfin les portraits de huit abbés qui ont succédé à Bernard à la tête de l'abbaye, ainsi que ceux de quelques moines devenus célèbres.

    Voici la superbe entrée de l'Hôtel-Dieu de Troyes :

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes, vient de se terminer...

    Une belle présentation à l'entrée de l'exposition...A gauche la fondation de Citeaux...

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    A droite la fondation de Clairvaux ...

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    J'ai photographié les panneaux documentaires de l'exposition, mais, publiés, ils auraient été assez difficiles à lire sur le blog. J'ai donc préféré les recopier.

    Robert de Molesme et la fondation de l'abbaye de Citeaux.

    Robert de molesme, né en 1028 dans une famille noble de Champagne, est successivement prieur de Montier la Celle à Troyes, puis abbé de Saint-Michel à Tonnerre.

    Il prend la tête en 1075 du nouveau monastère de Molesme, près de Châtilllon sur Seine, où se trouvaient d'anciens ermites. Rapidement la nouvelle communauté doit faire face aux tensions entre partisans du modèle clunisien et ceux qui, à l'image de Robert et de son prieur Etienne Harding, souhaitent revenir à l'observance stricte de la règle de saint Benoît.Robert quitte Molesme en 1098 et s'installe avec quelques frères sur des terres données par le Vicomte de Beaune et le Duc de Bourgogne, à Citeaux, au sud de Dijon.

    Le départ de leur abbé scandalise les moines de Molesme, ils lui intentent un procès que tranche le pape Pascal II : Citeaux reste un monastère, mais Robert doit revenir à Molesme.

    C'est Etienne Harding, abbé de 1109 à 1133, qui définira les orientations fondamentales du nouveau monastère : vie cénobitique stricte, ascèse alimentaire très rude et dépouillement architectural.

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    (crosse dite de Robert de Molesme, musée de Dijon)

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    L'ordre Cistercien , règlements et organisation

    La fidélité à la règle de saint Benoît constitue le principe fondateur de la vie des moines.

    L'ordre est d'abord une fédération d'abbayes-mères et d'abbayes-filles, soit par filiation directe, soit par rattachement.

    Chaque communauté élit librement son abbé qui en assure l'administration temporelle et spirituelle. L'abbé de l'abbaye-mère, doit en théorie  visiter une fois par an ses abbayes-filles.

    Un chapitre général se tient mi-septembre, il réunit l'ensemble des abbés à Citeaux, c'est le chapitre général, présidé par l'abbé de Citeaux, assisté de ceux de La Ferté, Pontigny, Clairvaux et Morimond.

    Ce chapitre dénonce les fautes des abbés, règle les disputes, intervient en faveur des abbayes en difficulté et formule des statuts auxquels tous les monastères doivent se conformer.

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    (Giudeppe Passeri : l'entrée de saint Bernard à Citeaux)

    L'enfance de Bernard et son entrée à Citeaux

    Bernard naquit en 1090 dans une famille de la noblesse bourguignonne. Tescelin le Sor, son père, est un chevalier de l'entourage du Duc de Bourgogne, il détient des biens autour de Châtillon sur Seine, de Dijon, et au sud de Bar sur Aube.

    De plus haute origine, sa mère Aleth est la fille du puissant seigneur de Montbard, apparenté aux comtes de Bar sur Seine, de Tonnerre et d'autres importants lignages. Le futur abbé saura faire usage de ce vaste réseau familial lors de son implantation à Clairvaux.

    Troisième enfant d'une fratrie de sept frères et une sœur, Bernard est destiné par sa mère, avec laquelle il entretient des liens affectifs très forts, à la vie cléricale

    Vers 1098, Bernard est confié aux chanoines séculiers de Saint-Vorles à Châtillon sur Seine dont il suit l'enseignement. Pendant sept à huit années il apprend la grammaire et la rhétorique, deux des disciplines littéraires fondamentales.

    Cette formation de qualité lui permet d'acquérir une excellente connaissance des Pères de l'Eglise et des auteurs de l'Antiquité.

    Ayant découvert sa vocation monastique vers 1110, il fait le choix de Citeaux où il entre en avril 1113, en compagnie d'une trentaine de compagnons dont quatre de ses frères.

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    (sceau du vicaire de la filiation de Clairvaux représentant le miracle de la Lactation et au bas les armes de Clairvaux, musée de Bruxelles)

    Les premières filles de Citeaux

    L'afflux ses vocations au nouveau monastère avait déjà commencé avant l'arrivée de Bernard en 1113. "Le nombre de frères était si grand que les choses nécessaires à leurs subsistances ne pouvaient suffire, ni le lieu dans lequel ils habitaient".

    Dès 1112, Etienne Harding se mit en quête d'un nouveau site, et, à la demande de l'évêque de Chalon, envoya une colonie fonder l'abbaye de La Ferté (17 mai 1113). L'année suivante, Etienne Harding présida à la fondation de Pontigny avec l'aide du Comte d'Auxerre. En 1115, une nouvelle colonie donna naissance à Clairvaux, et, peut-être une autre à Morimond, dans le même diocèse de Langres.

    Preuilly (Provinois), La Cour-Dieu (Orléanais),Bonnevaux (Dauphiné) et l'Aumône (Blésois) suivront bientôt .

    Lorsqu'Etienne Harding se retire en 1133, son abbaye compte déjà douze filles et l'Ordre une soixantaine d'établissements répartis en Champagne,en Bourgogne et en Franche-Comté, mais aussi dans les Alpes, en Allemagne, en Italie et en Angleterre.

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    La fondation de Clairvaux

    Selon la tradition, ce fut le 25 juin 1115 qu'une colonie de douze moines venus de Citeaux et dirigés par Bernard, arriva dans un vallon étroit et boisé s'ouvrant sur la rive gauche de l'Aube, que les Cisterciens désigneront ensuite sous l'appellation allégorique de Val d'Absinthe. En réalité cette référence à un passage de l'Ancien Testament permettait d'insister sur la nature hostile et sauvage d'un lieu réunissant toutes les caractéristiques de retrait au désert, cher aux moines blancs. La terre, bientôt nommée "La Vallée Claire, Claravallis" est située dans le Comté de Champagne, à la limite nord du duché de Bourgogne et relève du diocèse de Langres.

    Elle avait été donnée à Etienne Harding par un cousin de Bernard, Josbert de la Ferté, vicomte de Dijon et sénéchal du Comte de Troyes.

    La fondation présente, en effet,tous les aspects d'une entreprise familiale, puisque figurent dans la colonie, quatre frères de Bernard (Guy, Gérard, André, Barthélémy), son oncle Gaudry de Touillon,et deux cousins Robert et Geoffroy de La Roche- Vanneau.

    Le domaine est composé du vallon, de terres en friches, de prés et de droits d'usage. Les premières donations principalement des aumônes en espèces, sont rares.

     Les débuts sont donc difficiles et les moines semblent avoir souffert de la pénurie générale durant l'hiver 1115-1116.

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    (crosse dite de saint Bernard, abbaye Notre-Dame de Bellefontaine, provenant du trésor de l'abbaye de Clairvaux, et coupe dite de saint Bernard du musée de Dijon)

    L'installation de la première communauté et le "Monasterium Vetus"

    Dès les jours qui suivirent l'installation de la colonie, seront érigées une petite église en bois et des cabanes provisoires.

    Ces premiers bâtiments furent rapidement remplacés par un monastère en pierre dont l'allure générale est connue par le plan et les vues cavalières de dom Milley (1708). Le vieux monastère "monaterium vetus" correspond à Clairvaux I (1115-1135). Il est composé d'une église, apparemment de plan carré,dans le prolongement de laquelle s'élève le bâtiment des moines. Ce dernier sur deux niveaux, comprend au rez-de-chaussée le réfectoire avec une cuisine, et le dortoir à l'étage. Deux cellules y ont été aménagées, l'une pour l'abbé, la seconde pour les hôtes de marque. les autres éléments n'ont pas laissé de traces, mais l'ensemble avait peut-être été complété d'un cloître, d'une salle capitulaire, d'un cellier, d'une infirmerie, d'un moulin (comme le demande la règle de saint Benoît) d'un four, d'un armorium pour les livres, ainsi que de granges, d'étables, d'ateliers, d'une maison des convers et de l'hôtellerie.

    La présence d'un moulin impliquerait enfin la réalisation de travaux hydrauliques canalisant les sources des environs.

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    (saint Bernard dans sa cellule, par Jean-Auguste Devillebichot)

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

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    Des ressources nombreuses et diversifiées

    Les terres constituaient l'essentiel du patrimoine foncier de l'abbaye, évalué vers 1330, à environ 25 000 hectares dont 4 000 hectares de terres labourables. Malgré la pauvreté des sols et la rudesse du climat, les terres furent rendues fertiles par l'assolement triennal que complètèrent les travaux d'irrigation et d'épandage. De cette activité céréalière témoignent quarante trois moulins et la distribution mensuelle, au XIIIème siècle, de 1 200 miches de pains aux pauvres.

    L'exploitation de 230 hectares de vignes permit à Clairvaux de produire chaque année 7 000 hectolitres de vin blanc de qualité, servi à la cour de France. Certains celliers comportaient jusqu'à vingt-sept pressoirs et l'abbaye aurait possédé une cuve de 500 tonneaux !

    Les 15 000 hectares de forêts furent exploités avec soin et servirent notamment à l'alimentation des forges. Un code forestier de 1372 prévoyant coupes régulières et régénération constitua l'un des premiers règlements domestiquant la forêt.

    Les troupeaux de l'abbaye, répartis sur 1 000 hectares de prés firent la réputation de l'abbaye. La "Vita prima" rapporte qu'en 1152, Bernard aurait fait venir dix buffles d'Italie qu'il voulait acclimater à Fontarce.

    Au XVème siècle, le troupeau ovin est estimé à 5 000 têtes et chaque grange produit entre 60 et 400 porcs.

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    Ci-dessus le portrait de Pierre le Vénérable, abbé de Cluny,qui confirma l'exemption  accordée par son prédécesseur Pons à Bernard, abbé de Clairvaux et à ses frères et successeurs, des dîmes sur les produits de culture et d'élevage qui seront aux moines de Clairvaux dans la paroisse d'Arconville (1122-1126)

    Le réseau des granges

    L'immense patrimoine rassemblé par l'abbaye depuis sa fondation est à l'origine de sa puissance économique. Un dicton moderne ne dit-il pas "Partout où le vent vente, Clairvaux a rente".

    Le domaine était divisé en centres d'exploitation agricoles et industriels, granges, forges ou celliers, au nombre de vingt-huit à la fin du XIIIème siècle. Ces grosses fermes qui subsistent encore pour certaines (Outre-Aube,Beaumont, La Borde, Semoise) ne devaient  pas être éloignées d'une journée de marche du monastère selon les statuts de l'Ordre. Cette règle fut vite transgressée : la grange de Fenus se trouvait à 64 kms de l'abbaye, quant à celle de Marsal en Lorraine elle se situait à plus de 150 kms.

    Si la règle de Saint Benoît prévoit une répartition équitable des occupations monastiques entre prière et travail, le génie des cisterciens a été d'intégrer à leurs communautés des frères convers en charge de la mise en valeur du domaine en faire-valoir direct. Recrutés le plus souvent parmi les paysans (quelques nobles se glissaient parfois dans leurs rangs par souci d'humilité), les convers auraient été entre trois cents et cinq cents au milieu du XIIème siècle.

    Ils étaient organisés en équipes, l'une d'elles assumant les charges domestiques de l'abbaye, les autres se répartissant dans les granges par groupes de cinq à quinze sous l'autorité d'un "maître de grange" ou grangier.

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    (Plan terrier de la grange de Beaumont)

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    (Plan du "Petit Clairvaux" à Dijon)

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    (Colombé le Sec, cellier de l'abbaye de Clairvaux)

     Bernard et le monde

    La renommée de l'abbaye de Clairvaux ne peut s'expliquer indépendamment des interventions de son fondateur dans les grandes affaires politiques et spirituelles qui ont agité le deuxième quart du XIIème siècle. Si le rôle joué par Bernard dans la naissance de l'Ordre du Temple(1129) met pour la première fois en évidence la notoriété de l'abbé de Clairvaux, c'est surtout à l'occasion du schisme d'Anaclet (1130-1138), au cours duquel il défend l'élection d'Innocent II, qu'il s'impose comme le personnage incontournable de l'Occident Chrétien.

    Sollicité de toutes parts, il n'hésite pas à intervenir pour placer des siens à l'épiscopat (Langres 1137-1138,York 1140-1147), faire condamner toutes les formes d'hérésie (Abélard  1140, hérésie manichéenne du Languedoc 1145, Gilbert de la Porée 1148), prêcher la deuxième croisade (Vézelay 1146, Allemagne 1148), défendre les communautés juives de la vallée du Rhin contre les baptêmes forcés (1148). Si, comme il le dit lui-même, aucune affaire de Dieu ne lui est étrangère, il vitupère contre ceux qui le forcent à abandonner le silence de la clôture et les moines dont il a la charge : "Faciles, les affaires importantes peuvent se faire sans moi, difficiles elles ne peuvent être résolues par moi" . Au delà, Bernard est l'un des plus importants promoteur de la réforme de l'Eglise pour pacifier la société et la christianiser en profondeur.

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" la magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes, vient de se terminer...

    (Saint Bernard, sermons, volume 2)

    L'œuvre littéraire de Bernard

    L'engagement de Bernard dans les affaires de son temps et les préoccupations spirituelles de ses moines l'ont conduit à rédiger une œuvre littéraire considérable, comprenant une correspondance de cinq cent cinquante lettres et une suite de sermons prononcés au sein de sa communauté et remis en forme. Au sein de ce recueil, les quatre-vingt-six sermons sur le Cantique des Cantiques apparaissent comme un testament spirituel au sein duquel Bernard excelle dans le commentaire de la Parole divine tout en offrant au moine un nouveau chemin vers Dieu.

    Après la rédaction de premiers traités entre 1118 et 1128,"Traité de l'amour de Dieu","Sur les degrés de l'humilité et de l'orgueil", sur "la grâce du libre-arbitre",  l'activité littéraire de Bernard s'intensifie. Dans son Apologie à Guillaume de Saint-Thierry (vers 1123-1125) il développe sa théorie de ce que doit être l'art monastique.

    Puis, répondant à la sollicitation d'Hugues de Payns, l'abbé de Clairvaux défend la création du premier Ordre religieux militaire, et la guerre sainte avec "l'Eloge de la nouvelle chevalerie" (vers 1128-1129).

    En préambule au concile de Sens (1140), il produit son traité contre les erreurs d'Abélard.

    Sa dernière æuvre "De la considération"(1149-1152) est un "miroir" (traité sur le pouvoir) adressé au pape claravallien Eugène III, dans lequel il développe sa version de la dignité pontificale.

    Bernard mourut à Clairvaux le 20 août 1153. Son corps fut déposé à l'église de la communauté devant l'autel marial dans un tombeau de pierre.

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    (Mort de Bernard de Clairvaux, anonyme, abbaye de Clairvaux)

    Le Saint

    Les vertus de Bernard avaient, dès 1145, incité Geoffroy d'Auxerre, l'un des hommes les plus proches de lui, à engager une vaste entreprise de mise par écrit des hauts-faits de l'abbé de Clairvaux. La "Vita prima", un corpus de cinq livres, composé avec l'aide de Guillaume de Saint-Thierry et d'Arnaud de Bonneval, fut présenté lors de la première tentative de canonisation en 1163, mais le pape Alexandre III préfèra alors élever aux autels l'évêque irlandais Malachie, inhumé à Clairvaux.

    Geoffroy modifia ensuite cette œuvre en vue de la deuxième tentative qui aboutit le 18 janvier 1174. La cérémonie se déroula dans la nouvelle abbatiale de Clairvaux II, le 13 octobre suivant. Le corps de Bernard fut exhumé puis transporté dans un tombeau édifié derrière le maître-autel. Un doigt fut alors envoyé au roi d'Angleterre Henri II, en échange du plomb nécessaire à l'achèvement de la couverture de l'église.

    Au XIVème siècle, l'abbé Jean d'Aizanville fit déposer le chef du Saint dans un buste d'argent doré.

    Dans les siècles qui suivirent, plusieurs reliques furent ainsi prélevées et dispersées dans toute l'Europe.

    A la Révolution, le cercueil de plomb fut ouvert dans le plus grand respect, et les reliques transférées à la demande des habitants, à l'église de Ville sous la Ferté.

    En 1830, saint Bernard fut proclamé Docteur de l'Eglise par le pape Pie VIII.

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    (linceul de saint Bernard et fragments)

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    (capuchon funéraire de saint Bernard)

    Mon article sur les reliques de saint Bernard dans l'église de Ville sous la Ferté:

     http://www.christaldesaintmarc.com/les-reliques-de-saint-bernard-et-des-moines-de-clairvaux-a-ville-sous--a118609714

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" la magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes, vient de se terminer...

    La filiation de Clairvaux

    La renommée de son fondateur, conjuguée au succès de l'idéal cistercien,contribua à la poursuite de l'accroissement de la filiation de Clairvaux qui atteignit 339 filles en 1250, pour 651 monastères de l'Ordre.Pour autant la structure claravallienne fut profondément modifiée.

    D'abord parce que l'abbaye incorporait des communautés déjà existantes,ou, fait nouveau, des monastères féminins. C'est le cas en Champagne, des abbayes d'Argensolles (1221) et de Saint-Jacques de Vitry (1231), fondées à l'initiative de la comtesse Blanche de Navarre et de son fils Thibaud IV. Ensuite, parce que l'expansion se produit pour les trois-quart hors de France, essentiellement en direction des territoires germaniques et scandinaves, rendant le contrôle plus difficile.

    Enfin, et surtout, en raison d'une très forte baisse des fondations directes. Ainsi entre 1158 et 1230, alors que ses filles et petites-filles sont particulièrement fertiles, Clairvaux n'essaime que onze fois : Moreruela (1158), Armentera (1162) et Acebeiro (1225) en Espagne, Salzedas(1159) au Portugal, Klaaekamp (1163) aux Pays-Bas,Zirc (1182) en Hongrie,les Châtelliers (1163), Mont Sainte-Marie (1199) et Valence(1230) en France, Paludi (1205) en Italie, Toplica (1205) en Croatie.

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    (crosse de l'abbaye de SorØ au Danemark

    La construction de Clairvaux II

    A l'étroit à l'intérieur des premiers bâtiments, le prieur Geoffroy de la Roche-Vanneau réussit à convaincre Bernard de l'urgence de construire un nouveau monastère.

    Les travaux de Clairvaux II commencèrent à partir de 1135,à quatre cents mètres à l'est de la première implantation, à l'emplacement actuel de l'abbaye. Le chantier, alimenté par une carrière toute proche, s'étendit jusqu'à la fin du XIIème siècle à la faveur de la générosité du Comte de Champagne et du roi d'Angleterre.

    Le bâtiment des converse st l'unique témoignage du monastère médiéval dont l'essentiel des bâtiments furent détruits au XVIIIème siècle lors de la construction de Clairvaux III.

    L'abbatiale qui avait été préservée fut démantelée en 1812.

    L'agencement de Clairvaux II, connu grâce aux relevés de dom Milley en 1708, est le prototype du plan dit "bernardin", synthèse de la tradition bénédictine et du mode de vie cistercien, centré autour du cloître. Au nord, l'abbatiale, longue de 106 mètres, et large de 57 mètres au niveau du transept, avec un grand chæur à déambulatoire. A l'est, un bâtiment réunit la salle capitulaire et, à l'étage, le dortoir des moines. Le réfectoire est perpendiculaire à l'aile sud du cloître et jouxte le chauffoir.

    Le bâtiment des convers, enfin, ferme l'ensemble à l'ouest, avec réfectoire et cellier au rez-de-chaussée et dortoir à l'étage.

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    (Vue de l'abbaye de Clairvaux par Israël Silvestre)

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    (Grand selve, chapiteau géminé du cloître, et claveau de doubleau et d'ogive du réfectoire des moines Clairvaux II)

    A la Révolution l'abbaye de Clairvaux fut vendue en tant que Bien National.

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    (Affiche annonçant la mise en vente par le département de l'Aube de l'abbaye de Clairvaux)

    Et l'abbaye devint une prison...mais c'est une autre histoire !

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    Le catalogue de "Clairvaux, l'aventure cistercienne" est magnifique. Il comporte beaucoup d'illustrations, dont certaines ne figurent pas dans l'exposition, comme les portraits imaginaires d'Aleth et de Tescelin, parents de Bernard.

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    (Portrait imaginaire d'Aleth de Montbard, mère de saint Bernard, provenant de l'abbaye de Clairvaux, XVIème siècle)

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    (Portrait imaginaire de Tescelin le Sor, père de saint Bernard, abbaye de Clairvaux, XVIème siècle)

    Et durant l'exposition une vidéo était projetée, la voici :

    En sortant de l'exposition, on pouvait admirer la cour de l'Hôtel-Dieu et son jardin de simples.

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    J'ajoute à ce compte rendu des photos de la châsse contenant des reliques de saint Bernard et de saint Malachie, que j'ai pu voir dans la salle du trésor de la cathédrale de Troyes.

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    Le crâne de saint Bernard :

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    Mystérieusement, un fémur, présumé appartenir à Bernard,  a été rajouté avec le crâne. me dit Dominique Masson.

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes

    Voici deux statues que j'ai découvertes dans des églises de Troyes :

    Saint Robert dans l'église Sainte-Madeleine de Troyes, porte deux maquettes, celle de l'abbaye de Molesme et celle de l'abbaye de Citeaux

    " Clairvaux, l'aventure cistercienne" une magnifique exposition à l'Hôtel-Dieu de Troyes, vient de se terminer...

    Saint Bernard dans l'église Saint-Urbain de Troyes,  porte la maquette de l'abbaye de Clairvaux :

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