• Le magazine associatif "Vents du Morvan"  est entièrement élaboré, conçu et imprimé en Bourgogne. 

    Trait d’union entre les 4 départements bourguignons, il se veut la voix du monde associatif qui, par sa variété et sa vivacité honore le territoire par d’innombrables initiatives.
    Vents du Morvan parait 4 fois par an, au rythme des saisons

     "Vents du Morvan" un journal régional très bien fait....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Voici le dernier numéro de Vents du Morvan, dont un article est consacré à la "pléchie". Il est l'œuvre de Claude Minard, alias Eulglod.

     "Vents du Morvan" un  très intéressant journal régional bourguignon, publie ce mois-ci l'article d'Eulglod (Claude Minard)  sur "la pléchie" en Morvan....

     (Pour lire l'article sur la pléchie, cliquer sur le carré fléché pour agrandir, puis ensuite sur "download" pour lire  le texte en plein écran)


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  • Le QR Code

    (Quick Response Code ou en français Question-Réponse Code),

    un bien étrange cryptogramme que l’on voit partout !

     

    Petit rappel pour commencer :

     On parle de « Flasher un code ». Logique ! Il s’agit de « photographier » le code avec son smartphone.

    Cette expression est un terme générique qui s’applique à un ensemble de codes similaires :

    - Les « Datamatrix », système propriétaire utilisé par la NASA et maintenant dans le domaine public, est utilisé pour le marquage de très petites pièce mécaniques.

    - Les « Flashcode », système développé et utilisé par les opérateurs téléphoniques,

    - Et enfin de QR Codes.

     Le QR Code :

     C’est en 1994 que la Société Toyota créa, via sa filiale Denzo et son inventeur MasahiroHara, ce curieux hiéroglyphe qu’est le QR Code.

    Cette entreprise avait  déjà été consultée dès 1960 pour remédier aux problèmes de saisie des prix de produits dans les grandes surfaces japonaises.

    En 1999, Denso accorde l'utilisation du code QR avec une licence libre mais conserve tous les droits du brevet.


    Au départ, un besoin et un constat :

     Le besoin était de suivre de manière simple et fiable les pièces de fabrication puis les voitures tout au long de la chaîne de production du Groupe Toyota.

    Initialement, le QR Code était donc utilisé quasi exclusivement pour la production et la logistique.

     Le constat lui, concernait les polices de caractère asiatiques. Le japonais comme le chinois nécessitent plus de signes que les alphabets occidentaux.

    Pour encoder les caractères occidentaux, 1 seul octet (8 bits) suffit.

    Pour encoder l’ensemble des caractères asiatiques et surtout pour les rendre lisibles par les ordinateurs, il est nécessaire d'utiliser deux octets (16 bits au lieu de 8) par caractère.

    Les codes barres et les codes à deux dimensions disponibles ne permettaient hélas pas d’encoder deux octets par caractère.

     C’est là que Zorro, pardon, DENZO, est arrivé, imaginant et développant ce fameux QR Code, le seul à pouvoir intégrer un caractère sur deux octets, devenu si prisé dans les pays asiatiques.

    La réalisation originelle était uniquement destinée à répondre à un besoin technique et géographique.

    L’utilisation qui est faite aujourd’hui des QR Code est intimement liée à l’information et au marketing.

    Le développement que nous constatons aujourd’hui de cet outil est spectaculaire.

    Quelques exemples de QR Codes

    Le QR Code modèle 2 :

    Amélioration du modèle 1, le plus connu et le plus utilisé dans le grand public.

    Un motif d'alignement intégré lui permet d’être lu même s’il montre un affichage courbe ou déformé, de plus,il est capable de corriger des erreurs et de restaurer les données si le code est sale ou endommagé.

    Il existe 4 niveaux de correction allant de 10 à 30% : L, M, Q, H.

    Plus le niveau de correction est élevé, plus le volume de données spécifiques au QR Code sera élevé et donc plus le volume de données personnelles sera faible.

    Le niveau M (15%) est le plus souvent choisi pour une utilisation courante.

     

    Savez vous ce qu'est le QR code ??? Eulglod nous éclaire sur le sujet....

     

     

     

    Le Micro QR Code :

    De taille plus petite, il se caractérise par un seul repère de détection de position (le QR Code ci-dessus en à 3) et peut facilement trouver sa place dans des espaces d’impression réduits.

    Il ne peut contenir que 35 données numériques ou 21 alphanumériques maximum alors que le QR Code peut abrité jusqu'à 7 089 caractères numériques ou 4 296 alphanumériques.

    Il est dans le domaine public depuis 2004.

    Le IQR Code :

    Ce code permet d’obtenir une multitude de tailles de codes, des plus petites aux plus grandes comparé aux QR Code 2 ou au Micro QR Code, et peut malgré tout stocker plus de données.

    Ce code peut également prendre une forme rectangulaire, disposer d’un code d'inversion noir et blanc, d’un code de motif de points et permet de nombreuses applications dans divers domaines.

     Le SQRC Code :

    Le SQRC Code permet une lecture en fonction de certaines restrictions.

    Il peut être utilisé pour stocker des informations privées ou gérer l'information interne d’une entreprise etc.

    C’est une restriction d’utilisation et non une sécurisation des données.

     Le LogoQ :

    Dernier-né de la série des QR Codes, il a été créé pour améliorer la reconnaissance visuelle en le combinant avec des caractères alphanumériques et des photos couleur.

    Il devient donc possible de personnaliser son QR Code 2 et même de le rendre dynamique par une animation au format d’image « GIF » (LogoPass) ou encore plus fort, avec une vidéo (LogoQMotion).

    Toutefois, l’intérêt d’une telle utilisation sur un ordinateur reste encore à démontrer.

     Le contenu des QR Codes

     Quasiment tout est possible.

    Coordonnées géodésiques (ou adresse postale) :

    Elles permettent un positionnement sur certaines applications telles Google-Map ou Google-Earth et même de transformer votre smartphone en GPS.

    Adresse URL :

    Une utilisation courante qui permet d’accéder directement à un site Web.

    SMS :

    Généralement le lecteur de scan affiche le n° et le texte avant de proposer l’appel.

    E-Mail (Mél) :

    Il peut contenir l’adresse mél, le sujet et même le texte du message et être envoyé dès que scanné.

    Agenda :

    Le QR Code peut comporter des informations relatives à un événement et les ajouter à votre agenda

    Téléphone :

    Sitôt scanné, il affichera le N° et proposera l’appel.

    VCard :

    Toutes les coordonnées sur cette « carte de visite », se trouvent facilement ajoutables aux contacts de celui qui scanne.

     Wifi :

    Permet de prédéfinir les conditions d’accès à un réseau afin d’éviter à celui qui scanne d’en paramétrer lui-même les caractéristiques.

    Texte :

    De manière basique, il peut bien sûr afficher un simple texte dès que scanné.

    Savez vous ce qu'est le QR code ??? Eulglod nous éclaire sur le sujet....

    D’innombrables autres possibilités sont offertes par les QR Codes : paiements Paypal,  accès à des vidéos ou des musiques, téléchargements d’applications et bien sûr interactivité avec les réseaux sociaux ou certains médias.

     Payer via un QR Code

     C’est une fonction différente du paiement sans contact (« NFC » ou « posez c’est payé »…) qui nécessite une application dédiée.

    Certains commerces proposent « déjà » ce service.

    En caisse, vos achats génèrent un QR Code spécifique (« Digicash » ou encore « Flash’Npay »  par exemple) sur l’écran de caisse ou sur votre ticket.

    Il suffit de le « Flasher » puis de composer votre code confidentiel et le paiement est effectué.

    De grandes enseignes vont déjà plus loin en vous permettant de recevoir des bons d’achats et de les déduire automatiquement lors de votre achat suivant.

    Les factures de certaines grandes entreprises comportent ce type de code, même principe pour les régler.

    La limite des paiements, comme pour une carte bancaire, est définie préalablement.

     Et si le QR Code permettait déjà, également, de payer le temps réel d’un stationnement ?

    Ce système, en service depuis près d’une dizaine d’années déjà, permet à l'automobiliste de prolonger ou d’interrompre à distance la durée de son stationnement sans avoir recours physiquement à l’horodateur et ne payer que le temps réel.

     Il peut également recevoir une alerte sur la durée de son stationnement… et retrouver son véhicule grâce à la géolocalisation.

     Le Tag 3D pour remplacer le QR Code ?

     Les QR Codes sont présents partout.

    Les « scans » (européens) de QR Codes à partir de smartphones auraient atteint prés de 17 millions par mois à mi 2012.

    En 2014, le QR Code est un accès vers les 1,74 milliards de possesseurs smartphone dans le monde qui sont aussi… des consommateurs.

    A cette époque, il fallait télécharger une application pour lire un QR-code.

    Depuis 2019 (environ) tous les nouveaux smartphones IOS et Android peuvent lire les QR-code sans application, en prenant simplement une photo.

    Une nouvelle génération de codes (de « tags ») tel le « Bleam » a fait son  apparition (sans parler de QR Codes 3D pour jeux vidéo…).

    Le « Bleam », reprend le principe des code-barres mais y associe la performance de détection 3D des codes à « géométrie circulaire ».

    Il possède des performances inégalées de lecture sur smartphone et des possibilités d'expériences en réalité augmentée (menus contextualisés, détection multiples, localisation d'objets, guidage…).

    Savez vous ce qu'est le QR code ??? Eulglod nous éclaire sur le sujet....

    Ces codes vont encore générer d’autres possibilités, capacités, ergonomies, esthétiques mais aussi obliger à disposer de nouveaux générateurs de codes, lecteurs de codes, d’autres applications etc.

     Des QR Codes aux RFID(Radio Frequency Identification « Identification par Radio Fréquence » )

     Contrairement aux QR Codes qui ne contiennent aucune électronique, l’étiquette radiofréquence (transpondeur, étiquette RFID), est composée d’une puce reliée à une antenne, le tout encapsulé dans un support (RFID Tag ou RFID Label).

     Cette technologie permet, via une « étiquette » émettant des ondes radio attachée ou incorporée à l’objet, de l’identifier, de suivre son cheminement et de connaître ses caractéristiques à distance, tout cela sans « ligne de vue directe »  et même à travers de fines couches de matériaux.

    Elle est principalement utilisée pour le paiement ou des services de commande et est donc particulièrement utile dans des applications qui utilisent des données variables.

    Toutefois, son coût relativement élevé lui fait laisser place aux QR Codes pour tout ce qui touche à la seule information.

     Pour information, les étiquettes RFID se décomposent-en :

    3 catégories (à l’instar de nos bons vieux CD et DVD) :

    - celles en lecture seule et non modifiable,

    - celles permettant une seule écriture mais une lecture multiple,

    - celles en lecture réécriture.

    2 familles :

    - Les étiquettes actives, qui sont reliées à une source d'énergie embarqué (pile, batterie...).

    Leur portée est plus importante, leur coût plus élevé et leur durée de vie limitée.

    - Les étiquettes passives, qui utilisent l'énergie propagée à courte distance par le signal radio de l'émetteur.

    Leur coût est moindre, elles sont plus petites et leur durée de vie illimitée (en revanche, elles requièrent une importante quantité d'énergie de la part du lecteur pour pouvoir fonctionner).

    Pour ce qui est de la sécurité, il semble que les données transmises par le biais des RFID soient assez facilement interceptables. La CNIL elle même reste très prudente sur le sujet mais comme ses moyens d’actions ne sont pas des plus efficaces…

    A titre d’exemple, la recommandation de la Commission européenne du 12 mai 2009 préconisait  que les exploitants de dispositifs RFID réalisent une évaluation d'impact sur la vie privée (EIVP) et présentent un document identifiant les risques en matière de vie privée et précisant les mesures prises pour traiter ces risques.

    Sommes toutes, un dispositif assez hypocrite qui consistait à demander aux exploitants de RFID comment ils envisageaient de contourner les interdictions.

    A contrario, cette même CNIL précisait que tout exploitant d’une application RFID devrait avoir une politique d’information à l’intention du grand public, ce qui là, pourrait paraître incohérent.

     l’EPC (Electronic Product Code, ou Code Produit Électronique),

     L’étiquette RFID sera le support de ce système défini comme « le réseau de la traçabilité des objets ». Il prédit notamment l’identification unitaire des objets (étiquettes à codification séquentielle consistant à attribuer des numéros consécutifs aux objets à codifier d’un même ensemble) et sera rattaché à un réseau de partage des données sur Internet.

     Et après ?

     De l’étiquette à la micropuce RFID il n’y a qu’un pas déjà franchi.

    Initialement de la taille d’un grain de riz, cette micro puce s’est encore contractée, elle représente fréquemment un carré de 0,15 mm de côté pour 7,5 µm d’épaisseur. Elle peut donc être insérée dans tous les produits, y compris dans les produits que nous sommes, nous les humains.

    Il n’est pas rare, par exemple, que ce type de micro-puces soient déjà injectées sous la peau des clients de certaines discothèques (toujours par exemple) et servent de moyens de paiement.

    Sa distance de lisibilité qui était de l’ordre 30 cm est déjà passée à prés de 10 m…

     Attention, l’allongement de la portée des micro-puces RFID est inversement proportionnel à celui de notre liberté…

     Quelques références

     CNIL : De nombreux articles concernant les RFID sont disponibles sur le site de la CNIL.

    Retenez juste cette remarque :

    « Selon la CNIL, si ces puces venaient à se trouver implémentées sur chaque objet de notre vie quotidienne, le recoupage d’informations pourrait, à terme, permettre un traçage continu des utilisateurs ».

     RFID : http://fr.wikipedia.org/wiki/Radio-identification

     2 liens pour trouver vraiment tout sur les QR Codes sur le site (en anglais) de Denzo, inventeurs du QR Code :

    http://www.qrcode.com/en/index.html

    http://www.qrcode.com/en/history/

     Pour créer votre propre QR Code en ligne :

    http://q-r-code.fr/

    http://www.code-qr.net/creer-un-code-qr.php

    http://generator.code-qr.net/

    https://www.unitag.io/fr/qrcode

     


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  • Eulglod nous l'explique ci-dessous.

    Merci à lui pour ses documents toujours si intéressants !

    La Fête de la victoire

    8 Mai - Fête de la victoire de 1945

     Le 8 mai 1945 est la date marquant la victoire des Troupes alliées sur l'Allemagne nazie ainsi que la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.

    Il y eut deux signatures de reddition :

    La première, le 7 mai 1945 à 02h41 à Reims, par le Maréchal Jodl, un acte de capitulation devant prendre effet le 8 Mai 1945 à 23h01.

    La seconde consécutive aux exigences de Staline quant à une signature à Berlin même, le 8 Mai 1945 à 23h16 par le Maréchal Keitel.

    Deux signatures de redditions mais deux textes quasiment identiques.

    Curiosité consécutive aux exigences de Staline, la France retiendra la date du 8 et les Russes celle du 9, la date réelle semble pourtant être celle du 7…

    8 mai

    8 Mai 1945 sur les Champs Elysées
    (Image Internet - Origine inconnue)

    Ce jour est bien la fin de la guerre en Europe, le V-E Day (Victory in Europe Day), la capitulation du Japon, le V-J Day (ou encore V-P Day, Victory in the Pacific Day), n’étant intervenue que le 2 Septembre 1945

     Un jour férié en France

    C’est par une loi du 7 Mai 1946 que la date du 8 Mai, ou du Dimanche suivant immédiatement, sera fixée pour être commémorée chaque année.

    La loi du 20 Mars 1953 instaure le 8 Mai comme jour férié (mais non chômé)

    Dès la fin des années 50, la volonté de réconciliation tend à supprimer ce jour de commémoration, ce qui n’est naturellement pas du goût des Associations d’anciens combattants.

    Ainsi le décret du 11 Avril 1959 supprime le caractère férié du 8 Mai et fixe sa commémoration au deuxième Dimanche de Mai.

    Le décret du 17 Janvier 1968 fixe à son tour la commémoration au 8 Mai, mais en fin de journée.

    En 1975, les commémorations du 8 Mai sont à nouveau supprimées. Nouvelle grogne logique des anciens combattants.

     Enfin, le 2 Octobre 1981, la loi 81-893 rétabli le caractère férié de ce jour qui deviendra aussi chômé, et l’ajoute à la liste des jours fériés retenus dans le code du travail.

     

    Le 8 Mai c’est aussi…

    Le 8 Mai c’est aussi Sétif en Algérie, où la sanglante répression d’une manifestation dont les suites auront fait entre 1 600 et 45 000 morts selon les sources, et qui sera probablement le point de départ d’une autre guerre, celle de l’indépendance de l’Algérie.

     

    http://www.eulglod.fr/morvan/


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  • Eulglod nous rappelle l'origine du jour férié du 1er mai, merci à lui !

    La Fête du travail

     Cette fête internationale nous vient des Etats-Unis.

    Elle a pour origine le 1er Mai 1886 et une célèbre grève générale, appuyée par quelques 350 000 travailleurs, qui paralysa de nombreuses usines et désorganisa le pays.

    Les salariés réclamaient une journée de 8 heures que les patrons n’acceptèrent naturellement pas.

    Dans l’Illinois, la police puis ensuite l’armée, chargea les quelques 10 000 personnes réunies devant une usine (Mc Cormick) faisant morts et blessées. S’ensuivit un meeting de 150 000 personnes qui dégénéra et fit de nouveaux morts et blessés.

    Les travailleurs obtinrent gain de cause et trois ans plus tard, le 1er Mai était choisi comme « Journée internationale des travailleurs » par l’ « International Socialiste ».

     Les débuts du 1er Mai en France

    En 1793, pour son calendrier républicain, Fabre d’Eglantine avait proposé une fête du travail pour « Tridi », le 3ème jour des sans-culottides (les 5 jours ajoutés à chaque fin d’année) mais avait associé le muguet au « jour républicain », le 7 Floréal.

    Cette journée qui fut célébrée seulement quelques années avait été établie au 1er pluviôse -20 janvier- par Saint Just (Louis Antoine Léon de Saint-Just, né le 25 août 1767 à Decize (58) et mort guillotiné le 10 thermidor an II -28 juillet 1794 à Paris).

    En 1889, la 2ème Internationale socialiste est réunie en France, c’est le centenaire de la révolution française, et l’idée de convenir d’une date de commémoration est retenue. La date du 1er Mai en mémoire des manifestations de Chicago est retenue.

    En France, le 1er Mai a du mal à passer.

    En ce 1er Mai de 1891, à Fourmies (59), a lieu une manifestation pacifique au cours de laquelle les ouvriers lancent des « C’est les 8 heures qu’il nous faut ! ».

    L’armée charge, 9 morts et 35 blessés !

    Ce triste épisode sera appelé « Les évènements de Fourmies… »

    "La fête du travail", une chronique fort intéressante offerte par Eulglod....

     Le 1er Mai chômé et payé, une longue histoire

    En France, c’est le 23avril 1919 que le Sénat a ratifié la journée de 8 heures et déclaré le 1er Mai journée chômée… Chômée mais pas payée, et pour l’année suivante seulement et à titre exceptionnel…

    Le 3 Mai 1936, sous le Front populaire, une vague de grèves conduisit à de nombreuses mesures en faveurs des travailleurs : Semaine de 40 heures, congés payés et conventions collectives.

    Le 24 avril 1941, c’est le Maréchal Pétain qui décréta ce jour comme « Fête du Travail et de la Concorde Sociale », ce jour serait chômé et payé (Loi Belin – René Belin a été Ministre du Travail de Pétain du 14 juillet 1940 au 18 avril 1942).

    L’expression « Fête du travail » remplace désormais celle de « Fête des travailleurs ». Mais ce n’est qu’un changement d’expression…

    Le 30 avril 1947, sur proposition du socialiste Daniel Meyer, cette mesure est reprise par le gouvernement issu de la libération.

    Le 1er mai devient alors effectivement et officiellement chômé et payé.

    Le 1er Mai de nos jours

    Initialement journée de grève pour les 8 heures, c’est aujourd’hui une journée de célébration du combat des travailleurs soulignée par de nombreuses manifestations des mouvements ouvriers.

    Aujourd’hui, cette journée des travailleurs a été quelque peu phagocytée par le monde politique qui y a, hélas, trouvé une excellente tribune.

    Il est aussi rappelé que le 1er Mai n’est pas la fête du travail de Pétain mais l’hommage aux ouvriers de Chicago (Ilinois) morts pour leurs revendications.

    Le muguet, porte-bonheur

     Chez les Romains, Mai symbolisait le mois des fleurs et ils célébraient une fête en l’honneur de Flora, la déesse des fleurs et de tout ce qui fleurit.

     Les Celtes quant-à eux, célébraient le retour de l’été le 1er mai. Le muguet présent à cette période de l’année était considéré comme porte-bonheur.

     Plus tard, à la Renaissance, le 1er mai évoquait la fête de l’amour. Le muguet, s’épanouissant à cette époque était souvent présent.

    Charles IX reçut un brin de muguet en guise de porte-bonheur un 1er Mai.

    Il trouva l’idée agréable et décida d’offrir du muguet tous les ans à cette date à toutes les dames de la cour.

     De cette histoire, il existe bon nombre de variantes, en voici 2 :

    - En 1564, Catherine de Médicis partie en Provence fait halte en Tricastin. Indésirable à Suze-la-Rousse (Drôme), elle passe la nuit à Saint-Paul chez le chevalier de Girard de Maisonforte. Ce dernier lui offre une magnifique brassée de muguet de son jardin. Le bouquet ayant été miraculeusement épargné lors du retour vers Fontainebleau, elle le remet au roi Charles IX. Rompu aux bonnes manières malgré ses 14 ans, le roi en fit une généreuse distribution aux galantes de sa cour et décida “qu’il en serait ainsi” chaque 1er mai.

    - L’autre version se situe 2 ans plus tard, en 1566.

    Louis de Girard de Maisonforte est choisi par Catherine de Médicis pour une mission en Italie. Sur le chemin du retour, il fait un crochet par Saint-Paul. Craignant d’arriver les mains vides à la cour, il cueille un bouquet de muguet qui lui aussi sera miraculeusement épargné lors du voyage jusqu’à Fontainebleau. Devant le roi le chevalier aura ces mots : “Sire, que ce muguet Tricastin vous porte bonheur”. Le roi, alors âgé de 16 ans mais toujours rompu aux bonnes manières… en fit une généreuse distribution aux galantes de sa cour et décida “qu’il en serait ainsi” chaque 1er mai.

    Cette tradition d’offrir du muguet perdure et, le 1er Mai chacun peut vendre du muguet (sauvage seulement) dans la rue, sans aucune réglementation ni taxes, ou presque, et à conditions toutefois de ne pas se transformer en fleuristes ambulants ni empiéter sur le domaine des professionnels (être à plus de 40 mètres).

     Le muguet symbole du 1er Mai

    "La fête du travail", une chronique fort intéressante offerte par Eulglod....

     Le muguet n’a pas toujours été le symbole du 1er Mai.

    Avant lui régnait l’églantine écarlate en hommage aux ouvriers de Fourmies tués lors d’une manifestation et de Marie Blondeau qui ce jour-là en portait un bouquet dans les bras.

     Voir également : « Présence du souvenir bourbonien » :

    https://www.psbenlyonnais.fr/charles-ix-et-le-muguet-du-1er-mai/

    http://www.eulglod.fr/morvan/


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  • Eulglod nous révèle pourquoi les bouteilles de vin (une pensée pour nos vignerons si touchés par les gelées précoces) ne contiennent pas tout simplement 1 litre du précieux nectar que produisent les vignerons ....

     

    Savez-vous pourquoi les bouteilles de vin contiennent 75 cl et non 1 litre de liquide ?

    (Extrait d'une miniature réalisée par Jean Pierre)

    Pourquoi des bouteilles de vin, dont la contenance aurait été standardisée au XIXème siècle,contiennent-elles 75 centilitres et non 1 litre ?

     Est-ce pour l’une de ces quelques raisons toutes plus ou moins farfelues ?

    - « C’est la capacité pulmonaire d’un souffleur de verre » (un petit souffleur alors…)

    - « C’est la consommation moyenne au cours d’un repas » (vous avez dit moyenne ?).

     Il est vrai que dans les temps anciens le vin était beaucoup moins alcoolisé que de nos jours.

    - « C’est la contenance optimale pour conserver le vin » (par opposition aux « packs » de vins ordinaires ?)

    - « Cela facilite le transport » (là les « packs » seraient mieux adaptés)

    Teuteuteu… Que nenni !

    Alors pourquoi ?

    Savez-vous pourquoi les bouteilles de vin contiennent 75 cl et non 1 litre de liquide ?


    (Extrait d'une miniature réalisée par le même Jean Pierre)

     Est-ce pour quelques contraintes législatives ?

    Cela se pourrait, mais non !

    Une directive européenne de 2007 dont tout le monde parle autoriserait 8 volumes différents de 100 ml à 1500 ml.

    Pas tout à fait vrai, car s’il y a 8 volumes pourquoi avoir choisi justement celui de 75 cl et non celui de 1 litre ?

    Et puis si elle autorise effectivement 8 volumes dans ce qu’elle nomme le « vin tranquille », elle prend également en compte 1 volume dans les « vins jaunes », 5 dans les « mousseux », 7 dans les « liqueurs », 7 dans les « aromatisés » et 9 dans les « spiritueux ».

     D’ailleurs, si cette contenance de 75 cl a été standardisée au XIXème siècle, la directive européenne aurait « un peu » de retard, elle n’a donc fait que reprendre et officialiser une évidence.

     Voir ici le texte de cette fameuse directive :

    Directive 2007/45/CE du Parlement européen et du Conseil du 5 septembre 2007 fixant les règles relativesaux quantités nominales des produits en préemballages, abrogeant les directives 75/106/CEE et 80/232/CEEdu Conseil, et modifiant la directive 76/211/CEE du Conseil.

     Les produits et volumes y sont décrits en annexe page 4.

    (Entrée en vigueur : 11/10/2007; Fin de validité : 99/99/9999 ; Transposition: 11/10/2008)

     Est-ce pour une raison historique ?

    Nous approchons !

    En 1152, par son mariage avec Henri II Plantagenêt futur roi d’Angleterre, Aliénor d’Aquitaine transféra sa province à la couronne anglaise.

    En 1254, Henri III et le Duc d’Aquitaine accordèrent quelques privilèges aux Bergeracois en leur permettant d’expédier leur vin depuis le port de Libourne et cela sans aucune concurrence ni taxe (la « prise des vins »).

    Ce commerce favorisé par l’occupation anglaise dura 3 siècles.

    Après le départ des anglais, chacun chercha à garder ou combattre ces privilèges jusqu’à ce que François 1er les abolisse.

    Le Bordelais est donc resté longtemps anglais 

     Est-ce pour le transport ? Le commerce ?

    Nous y sommes presque !

    A cette époque, le vin que les Anglais achetaient sur « Continent » (pour ne pas dire en France car précédemment il venait… d’Angleterre), était acheminé dans de grandes barriques.

    L’invention des fours à charbon qui conduisit à la fabrication de la bouteille en verre remonte au XVIIIème siècle.

    Après quelques essais, les Anglais comprirent deux choses :

    1- Le vin se gardait mieux dans des bouteilles de verre que dans des tonneaux

    2- Une bouteille était plus facile à vendre qu’un tonneau.

    Savez-vous pourquoi les bouteilles de vin contiennent 75 cl et non 1 litre de liquide ?

     (Miniature de Jean-Pierre)

    Cette pratique ne serait venue en France qu’en toute fin du XVIIIème siècle et aurait été reprise par d’autres régions viticoles.

    Lors de l’exposition universelle de 1889, le célèbre foudre « Mercier » (transporté par les galvachers du Morvan) était présenté entouré de nombreuses bouteilles.

    Bon, mais alors ?

    Nous touchons au but !

    Plus concrètement, il faut regarder les systèmes de mesure français et surtout anglais.

    Chez nos voisins qui utilisent toujours un système différent du nôtre, le gallon anglais sec et liquide devrait être égal à 277,2 pouces cubes, soit très précisément 4,5424941408 litres.

    Toutefois, pour diverses raisons, les Anglais ont retenu 4,546090 litres pour valeur officielle et légale du gallon, soit 3,5958592 ml supplémentaires (+ 0,079 %).

     Ah ! Enfin ! Voilà !

    L’histoire ne précise pas qui des Anglais ou des Français a eu le premier l’idée lumineuse de transporter le vin en barriques de 225 litres, soit 50 gallons (arrondis).

    En effet, 225 litres c’est précisément ce que représentent 300 bouteilles de 75 centilitres, et 300 c’est beaucoup plus pratique pour les calculs que 225 :

    1 barrique = 50 gallons = 300 bouteilles et 6 bouteilles = 1 galon (soit les 4,546 090 litres ci-dessus…).

    Il en reste aujourd’hui des caisses de vin vendues par 6 ou par 12 bouteilles soit 1 ou 2 galons.

    Quelques informations supplémentaires…

    Origine du mot bouteille

    L’origine du mot « bouteille » viendrait de l’ancien français « botele » signifiant « récipient ».

    La première bouteille de vin

    Elle serait apparue en Gaule à l’époque Gallo-romaine, importée des verreries italiennes (Que croire alors de la nécessité de disposer des fours adaptés inventés au XVIIIème  ?).

    Sa forme, proche de la forme actuelle, remonterait au IVème siècle.

    Ce serait le VIIIe siècle qui aurait imposé la bouteille comme le récipient le mieux approprié pour conserver le vin.

    Quelle est l’origine du culot creux ?

    Ce renfoncement appelé « piqûre » garantit la stabilité de la bouteille posée debout.

    La difficulté d’obtenir un fond parfaitement plat a été palliée en maintenant la bouteille en fusion sur une forme convexe. Cette méthode permet de réaliser ce fameux culot concave dont les bords sont eux tout à fait plats. Cette technique date du IVème siècle.

    Une exception toutefois, le champagne Roederer, cuvée Cristal.

    En 1855, le Tsar Alexandre II craignant que l’on y cacha quelque explosif, exigea que le fond soit (parfaitement ?) plat.

    Moyen mnémotechnique

    Un petit « truc » permettant de mémoriser les noms des principales tailles de bouteilles.

    Au-dessus d’ 1,5 litres et dans l'ordre croissant de leur contenance, prenez les 2 premières lettres de chaque mot (source Wikipédia) :

    « Car de bon matin je remarquais mal sa banalité naturelle »

    (quart, demi, bouteille, magnum, jéroboam, réhoboam, mathusalem, salmanazar, balthazar, nabuchodonosor).

    Quelques prix records

    - Une bouteille « Impérial » de 6 litres de « Cheval-Blanc 1947 », seule bouteille de ce type pour ce millésime Saint-Emilion, adjugée à 224.000 euros en 2010.

    - Plus récemment, une bouteille de vin blanc de Bordeaux « Château Yquem 1811 » a été vendue 85.000 euros.

     


    4 commentaires
  • Le titre de l'article pourrait faire penser à un poisson d'avril, puisqu'aujourd'hui nous sommes le premier jour de ce mois !!!  

    Y avait-il du pétrole dans la Nièvre ?

     

    Mais il n'en est rien....

    Ecoutons Eulglod, morvandiau passionné, nous conter l'histoire d'un bateau nommé "La Nièvre"....

     Il y avait du pétrole dans la Nièvre et vous ne le saviez pas ?

    Oui, c’est vrai !

    Mais que tout le monde reste calme ! Ça n’est là qu’un clin d’œil.

     Le pétrole en question se trouvait dans les soutes de « La Nièvre », un pétrolier ravitailleur.

    Y avait-il du pétrole dans la Nièvre ?

    (La Nièvre)

    A la fin de la Guerre 14-18, la marine nationale passa commande de quatre pétroliers aux arsenaux de Lorient.

    Ces quatre « ravitailleurs rapides », l’Aube, la Durance, La Rance et la Nièvre, ont été construit entre 1919 et 1922 et avaient pour mission l’approvisionnement en carburant de l’ensemble de la flotte en pleine mer.

    La Nièvre fut mise sur cale à Lorient le 5 septembre 1920, lancée le 10 mars 1921 et admise au service actif le 26 mars 1922.

     « La Nièvre » était un navire d’une longueur de 70 mètres pour une largeur de 11,60 mètres, un tirant d’eau de 2,28 mètres et une jauge de 2.800 tonnes.

    Son moteur de 1.000 chevaux équipé d’une turbine de type Bréguet, lui permettait de transporter ses 1.500 tonnes de mazout à une vitesse de 10,5 nœuds.

    En revanche, son réducteur de vitesse, de type Breguet lui aussi, fut particulièrement délicat à mettre au point.

    Une particularité de ces quatre pétroliers était d’avoir été équipé, aussi, sur demande du ministre de la Marine, d’une voilure de 412 m² afin de leur permettre de rester manœuvrant en cas d’avarie machine.

    Cette voilure, dont il avait pourtant été préconisé de ne pas en équiper les quatre pétroliers en raison de sa probable faible utilisation, était composée d’un foc de 70 m2, d’une trinquette de 47 m2, d’une misaine goélette de 135 m2, d’une pouillouse de 47 m2 et d’une brigantine de 113 m2.

    Il semblerait que la majorité des navires construit à cette époque recevaient quasiment tous les mêmes appréciations :

    « La Nièvre est un excellent bâtiment de mer. La stabilité de route en pleine charge est mauvaise, l’homme de barre doit être surveillé. Les compas sont bons mais les déviations changeant avec l’assiette du bâtiment il est important de vérifier souvent la variation. Le bâtiment manœuvre mal et a une puissance en AR si faible que toute manœuvre doit être faite avec le moins d’eau possible et qu’il ne faut jamais hésiter à mouiller les ancres à temps pour éviter le moindre contact avec les bâtiments à ravitailler.

    La machine étant très fragile il faut éviter les emballements de l’hélice, par mauvais temps remplir d’eau les citernes nécessaires pour augmenter le tirant d’eau et diminuer la vitesse. »

    Ou encore :

    « Le bâtiment gouverne très bien vent debout et aux allures voisines. Il embarque beaucoup aux allures plus arrivées que le vent de travers et d’autant plus qu’il est plus léger.

    La surface de voilure est trop réduite pour exercer une influence sensible dans la manière de gouverner. Nous n’avons fait aucune traversée avec la voilure seule. »

    Essentiellement utilisée pour le ravitaillement des navires de la flotte française,
    « La Nièvre » venait précisément de faire le plein des torpilleurs Orage, Ouragan et Bourrasque en mission de protection le long des côtes d’Espagne et remontait vers Brest.

     Hélas, le samedi 22 mai 1937 à 3 heures du matin, en pleine tempête, l’équipage ne voit ni le feu de Penmarc’h ni celui d’Armen et s’échoue sur les roches devant Porstarz en Primelin.

    Y avait-il du pétrole dans la Nièvre ?

    Ce naufrage ne fit aucune victime, un seul blessé léger sur les 59 membres d'équipage, mais les cuves du pétrolier ont été perforées et les 250 tonnes de mazout restant provoquèrent une marée noire en s’échappant.

    Y avait-il du pétrole dans la Nièvre ?

    Jugé irrécupérable, le pétrolier est « rayé » le 19 juin 1937 et vendu à la démolition le 22 juillet suivant.

    Y avait-il du pétrole dans la Nièvre ?

    La coque fut découpée et récupérée au fil des marées.

    La courte carrière du pétrolier se termina donc à trois miles à l’Ouest de la baie d’Audierne.

     Retrouvez toute l'histoire de ce pétrolier sur :

    http://lochprimelin.canalblog.com/archives/2012/07/05/24706220.html 

    - Avec mes remerciements à Hervé pour son aimable autorisation de reprise des éléments et photos.
     


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