• Notre chroniqueur, Eulglod, évoque pour nous aujourd'hui, les cartes de vœux, merci à lui !

    Les cartes de vœux Noël et Jour de l’an.

    Les Anglais ont tiré les premiers avec l’invention du timbre-poste… Le premier timbre, le « Penny Black », a été émis en Angleterre le 6 mai 1840.

    "L'origine des cartes de vœux", une chronique d'Eulglod

    penny_black

    Son invention est attribuée à Rowland Hill (Sir Rowland Hill après son anoblissement).

    Initialement, c’était le destinataire qui devait s’acquitter des frais d’expédition, affichant ainsi le prix qu’il accordait à cette correspondance.

    Il est fort probable qu’à cette époque, la fiabilité du service pouvait en rebuter quelques uns de payer à l’avance.

    De plus, et bien que cela relève « peut-être » du folklore, quelques futés auraient trouvé une solution : quelques signes convenus griffonnés sur la missive en affichaient le contenu, le destinataire les voyant n’avait plus besoin de payer et refusait l’envoi…

    C’est surtout la réforme de ce type de prestation qui est à mettre au compte de Sir Rowland Hill.

    En effet, le timbre « pré-payé » lui-même, voire les « prêt à poster » que nous connaissons tous étaient déjà utilisés dans les postes Sardes en 1819.

    En France, le premier timbre émis fut le 20 centimes noir (Cérès) le 1er janvier 1849

    "L'origine des cartes de vœux", une chronique d'Eulglod

    La méfiance légendaire du Français fera que les timbres seront dédaignés jusqu'au 1er juillet 1854, date à laquelle ils trouveront grâce en raison de la "prime à l'affranchissement", le coût passant à 20 centimes, contre 30 centimes dans l’ancien système.

    Après l’avènement du timbre-poste la Naissance de la « Christmas Card »

    Inventée, ou plutôt découverte par hasard (une sérendipité) en Allemagne à partir de 1796 par Aloys Senefelder, un auteur et acteur dramatique, la lithographie favorisa les envois de cartes de Noël.

    Cette technique progressa jusqu’à être mise au point au début du XIXe siècle.

    Elle permit la réalisation de nombreuses cartes en couleur, ornées de houx, de gui, de crèches et autres sapins, avec ou sans neige mais en général avec beaucoup de neige.

    Elle fut judicieusement utilisée par les Anglais en complément du timbre poste d’où son nom de « Christmas Card ».

    Ces cartes étaient généralement envoyées pendant la période de l’Avent et permettaient de souhaiter à l’avance un « Joyeux Noël ».

    Peu à peu, vint l’habitude de souhaiter, en même temps, une « Bonne Année ».

    Le fait de souhaiter une bonne année avant le 1er janvier est parfois considéré comme portant malheur par quelques superstitieux, en réalité il s’agirait plutôt d’une impolitesse vous désignant comme voulant vous débarrasser rapidement de la « corvée »…

    L’envoi de cartes de vœux eut pour effet de quasiment supprimer les « Visites » qui marquaient le respect et la fidélité à l’occasion du 1er Janvier.

    L’« importance sociale » des visites se transférait dans l’envoi de cartes.

    En revanche, plus d’étrennes, de petits gâteaux ni de « canon » ni de « gnole ».

    Les cartes de vœux aujourd’hui

    Qu’elles soient de Noël ou de Bonne Année, les cartes de vœux originelles ont radicalement changé.

    Les messages électroniques (les e-mails, les mels, les courriels comme vous voulez…) les ont totalement (ou presque) supplantés.

     De la carte faite maison, scannée ou envoyée via des services spécialisés, avec message vocal, musique ou effets spéciaux, la panoplie est vaste.

    Et que dire des applications qui permettent de vous mettre immédiatement en liaison vidéo ?

    La carte de vacances elle-même qu’il paraissait évident d’écrire et de poster se voit remplacée par une photo et un message personnels envoyés par e-mail.

    (800 millions de cartes étaient vendues en 1914 contre 320 millions en 2011).

    Et si beaucoup paraissent toujours préférer la carte postale, la choisir et s’investir dans son écriture, cela changera sans doute encore avec l’amélioration de la couverture téléphonique.

    Le progrès a tracé son sillon et a emporté avec lui le charme désuet de la « vraie » carte postale…

    Bientôt saurons-nous encore acheter et coller un timbre ?

    Pire, ce changement s’est accompagné de nouvelles « coutumes » : Les vacances et les sports d’hiver.

    La conséquence la plus marquante de cette évolution est sans aucun doute la disparition des « Visites » que la carte de vœux avait déjà battues en brèche et qui ont lieu maintenant à une autre occasion... quand elles ont encore lieu... Sémantique Pour ceux qui ont la fâcheuse et désagréable manie de « souhaiter leurs meilleurs vœux », sachez qu’un souhait est synonyme de « vœu » et que cela revient donc à « souhaiter ses meilleurs souhaits ».

    Même si cela part d’un bon sentiment, c’est plutôt moche non ?

    En résumé, « présenter ses vœux » convient parfaitement…

    Les cartes humoristiques

    « Cette année, Noël est annulé, il paraît que tu as dit au Père Noël que tu avais été sage… Il en est mort de rire… »

    Voilà bien le type de carte de vœux qui n’avait pas cours jadis.

    Elles étaient toutes, images et textes, sérieuses, romantiques, tendres, respectueuses… et plus encore…

    Aujourd’hui ce sérieux, probablement bien inutile, a fait place à une palette infinie de dessins humoristiques et de bons mots, pour le plus grand plaisir de tous.

    Une occasion pour moi de vous souhaiter (en reprenant Philipe Geluck) : " …tout ce que l’on vous a déjà souhaité, mais en mieux"


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  • Eulglod nous révèle l'origine de la Saint-Sylvestre, merci à lui !

    Ce soir c'est la saint Sylvestre....

    (Le baptême de l’Empereur Constantin par Saint Sylvestre)

    Qui était Saint Sylvestre ?

    Sylvestre, fils du prêtre Rufin de l’église d’Aquillé, était un romain aux origines obscures et sujettes à diverses légendes.

    Sa mère, Justa, aurait confié son enseignement au prêtre Cyrinus.

    Par son extrême bonté, il hébergea un chrétien d’Antioche, Timothée, qui avait pratiqué beaucoup de conversions et qui, pour cela, fut décapité sur l'ordre du préfet de la ville, Tarquinius.

    Avec le pape Miltiade, Sylvestre emporta le corps de Timothée et l'ensevelit près du tombeau de saint Paul, dans le jardin d'une sainte femme dénommée Théona.

    Tarquinius fit arrêter Sylvestre, lui enjoignit de livrer les biens de Timothée et de renier sa foi.

    Sylvestre qui naturellement refusa, fut envoyé en prison mais libéré après que le dit Tarquinius se fut étranglé avec une arête de poisson.

    Ordonné prêtre par le Pape Miltiade puis élu lui-même Pape à la succession de Miltiade, il tint ce poste pendant 22 ans, de 314 à 335, date de sa mort

    Après avoir réorganisé l’église en énonçant quelques règlements concernant les prêtres, en ordonnant de remplacer le nom des dieux que portaient les jours par leurs numéros de férie et en définissant les jours de fêtes et les jours de jeûne, il mourut « à un âge avancé » dit-on, le 31 décembre 335.

    Le réveillon de la Saint Sylvestre

    Le réveillon de la Saint Sylvestre est donc ainsi placé sous les bons auspices de son Saint.

    C’est le pont, le lien direct entre l’actuelle, bientôt ancienne, et la nouvelle année.

    La tradition est d’organiser une « bombance » dans la joie et la bonne humeur et qu’y soient proposés les mets les plus riches et les plus raffinés.

    Plus le réveillon sera riche, meilleure sera l’année à venir.

    De plus et contrairement à Noël qui est une fête purement familiale, ce réveillon est celui de la fête entre amis.

    Les bruits de toutes sortes émis à cette occasion auraient, selon les anciennes croyances, le pouvoir d’éloigner les mauvais esprits et les démons.

    La tradition sans doute la plus dangereuse de cette nuit de Saint Sylvestre est celle qui, en Italie, consiste (consistait) à jeter sa vieille vaisselle et ses objets anciens par la fenêtre.

    Si cela symbolise « l'abandon de l'inutile et du superflu, et la promesse d'un départ meilleur pour la nouvelle année », les vieilles cocotes en fonte restent toujours un redoutable danger.

    Source documentaire

    http://missel.free.fr/Sanctoral/12/31.php


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  • Eulglog, en cette période de Fêtes où les "cochonailles" sont à l'honneur, nous offre l'histoire de la Saint Cochon, une fête de tradition morvandelle.

    Merci à lui pour son texte passionnant, et bonne lecture !

    La Saint Cochon

    Le Maréchal de Vauban, ministre de Louis XIV et célèbre Morvandiau, voyait déjà dans l’élevage du cochon un moyen efficace pour lutter contre la famine et précisait :

    « cet animal est d’une nourriture si aisée que chacun peut en élever, n’ayant point de paysan si pauvre qu’il soit qui ne puisse élever un cochon de son cru par an ».

    Tout est bon dans le cochon, même le plaisir d’y retrouver un vieux jeu de société…

    "La saint cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...

    Origines du cochon

     Le cochon serait apparu en Asie mineure au début de l’ère tertiaire (entre -65 millions et -2,6 millions d’années) et son apparition en Europe remonterait à quelques 9 000 ans.

    L'entélodonte, appelé aussi « cochon de l'enfer », aurait vécu entre -30 et -20 millions d'années.

     Les paléontologues cherchent à reconstituer l’aspect de ce qui est considéré comme l’ancêtre du phacochère.

     Voir un documentaire en 5 parties sur l'entélodonte, visibles sur « YouTube », première partie ici :

    https://www.youtube.com/watch?v=9lrOSagI8as

     Toutefois, la parenté du cochon avec le sanglier ne serait pas affirmée, les (des) zoologues lui préférant la descendance du « cochon sauvage ».

     Plus près de nous, chez les Gaulois, les Eduens avaient la facilité d’élever le cochon avec les glands des nombreux chênes du Morvan.

     Symbolique et croyances

     Les Grecques l’auraient associé à Déméter (fécondité et agriculture), les Romains à Cérès (blé) et à Sylvain (Dieu champêtre), les Egyptiens à Osiris (végétal et animal) mais l’auraient aussi considéré comme maléfique…

     Qu’il soit sale et peu délicat (voire maléfique) le fait détester et interdire d’approche par certaines civilisations (hébraïques et musulmanes), pendant que d’autres le vénèrent (Tibet), le sacralisent  au point de ne pas le manger (Crête), l’élèvent en signe astrologique (Chine), ou encore en font le compagnon de St Antoine (chrétienté).

     Dans les cultures européennes, nordiques ou celtes, il est lié non seulement à l’abondance et à la richesse, mais aussi à la chance, à la fertilité et la fécondité.

     A contrario, il est naturellement lié à la gourmandise, à la goinfrerie, à la luxure…

    Il est impur parce qu’il se vautre dans la fange et qu’il mange des immondices, et bien souvent coupable de tous les maux.

    Au moyen âge, il n’était pas rare de voir des porcs (mais aussi des chèvres, des mulets, des chevaux, des chats, des chiens ou des coqs) figurer dans des procès criminels.

     Ils étaient arrêtés, mis en prison et comparaissaient même devant un tribunal.

    Et comme ils ne répondaient pas aux questions qu’on leur posait, ils étaient soumis à « la question. »

    Leurs cris étaient alors pris pour des aveux et le procès se terminait évidemment par une sentence de mort.

    "La saint cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...

    Illustration du Roman de Renart (entre 1170 et 1250)

    «Renart, Renart, dit le lion, il y a des bourreaux qui vont maintenant vous faire payer

    tous les crimes que vous avez commis dans votre vie… »

     Plus récemment, des médecins ont affirmé que la viande de porc était de digestion difficile, et, qui plus est, devenait rapidement malsaine dans les pays chaud, ajoutant qu’il valait mieux en éviter la consommation pour prévenir toutes sortes de maladies parasitaires (la trichinose, ou trichinellose, transmise par le porc mais aussi par le cheval).

     Des larves de trichines auraient été découvertes dans les tissus de momies égyptiennes datant de plus de 5 000 ans mais aussi dans le corps du chasseur préhistorique « Ötzi », dont le corps momifié a été découvert en 1991 à 3000 m d’altitude dans un glacier des Alpes autrichiennes (le Hauslabjoc), ce qui laisserait à penser que certaines civilisations auraient, depuis longtemps, établi le lien entre le cochon et la maladie (et bien que d’autres contrées à la climatologie équivalente l’ai toujours consommé sans problème…).

    D’autres vertus lui sont attribuées, chez les Celtes et les nordiques notamment, telles la force et le courage, mais il est alors question du sanglier et non plus du cochon.

     Quelle que soit l’opinion que l’on peut en avoir, le cochon ne laisse donc pas indifférent.

     Un rite sacrificiel

    Là comme dans de nombreuses autres occasions, la chrétienté a intégré les rites païens et le rituel sacrificiel du cochon à la période qui devance la fête de la Nativité.

    Le 25 décembre était le début d’un cycle de 12 jours de fêtes censées accompagner le passage à l’an nouveau, période définie commela « renaissance et le renouveau du temps astronomique ».

     C’était aussi la période où les paysans avaient terminé les travaux des champs que l’on appelait « le cycle agraire » et se préparaient à entamer le suivant.

    C’était aussi – dit-on – la période au cours de laquelle ils pratiquaient divers rituels destinés à s’attirer les faveurs des cieux…

    Et l’on considérait que le sacrifice du cochon était une offrande qui leur était destinée.

     Bel exemple de manipulation car en réalité toute la mise en scène de la symbolique a une réelle justification.

     - S’il était de coutume de sacrifier un cochon lors du solstice d'hiver, c’est tout simplement parce qu’à cette époque le « Couessot » avait atteint l’âge de 10 mois et un poids d’environ 100 kg et que d’autre part, la température relativement basse favorisait la manipulation de la viande, « pour qu’elle caille correctement » 

    - S’il fallait commencer très tôt le matin, c’est parce que la journée allait être longue et que le travail ne manquerait pas.

    - S’il fallait choisir, de préférence, la fin d’une nuit de pleine lune, c’était pour palier un manque d’éclairage évident.

    - Et si le rituel se terminait toujours par un repas pris en commun, c’est parce que la fête ne durait réellement qu’une journée.

    Les voisins et amis qui venaient aider étaient ainsi remerciés.

    D’ailleurs le « rituel » ne se terminait pas par un repas, il avait lieu le midi et pour l’après-midi il restait de l’ouvrage (ce qui n’empêchait toutefois pas le « m’cho canon du souère »).

     Célébration

     Nous savons maintenant pourquoi la célébration de la fête du cochon avait généralement lieu l’hiver : la bonne conservation de la viande.

     En revanche aujourd’hui, pour de multiples raisons allant des mesures d’hygiène à la possession d’un congélateur, en passant par la perte du savoir des anciens à pratiquer ce « rituel », il n’y a plus de date précise.

    Ainsi vous trouverez des Saint Cochon tout au long de l’année, y compris en juillet et août, pour de simples raisons commerciales.

    Ces nombreuses Saint Cochon sont l’occasion de déguster des grillades et des saucisses mais n’ont plus rien à voir avec le « tuage du cochon » comme l’on dit encore dans quelques contrées.

    Au risque d’en fâcher quelques-uns, je dirais que la « bonne » Saint Cochon serait celle qui se déroule entre 15 novembre et le 15 décembre. « Entre » ne signifie pas « tous les jours »…

    Mais là, encore maintenant, pendant ce mois, ce sont des animations autour du cochon.

    Comment faire croire que ce n’est pas commercial ? Que les pièces viennent de derrière la grange et non de la filière porcine ?

    En cherchant un peu nous devrions même trouver une Saint Cochon jumelée avec la fête du Beaujolais nouveau…

     Tuer le cochon

    "La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...présentée par Eulglod

    (Le dépeçage du porc par Louis Humbert de Molard (1847-1898))

     Jour J :

    - Lorsqu’il était abattu quelqu’un récupérait le sang dans une casserole ou une cuvette et commençait à le remuer afin qu’il ne caille pas.

    - Pour griller les soies, la bête était étalée sur un lit de paille puis recouverte d’une deuxième couche de paille auxquelles on mettait le feu.

    - Une fois les poils brûlés, la couenne était frottée et grattée avec un racloir.

    - Le cochon était ensuite pendu à la verticale tête en bas.

    - Le spécialiste fendait l’animal de la queue à la tête et là, commençait l’éviscération.

    - Les viscères étaient mis dans des bassines pour être vidés et nettoyés à grande eau (c’était un travail réalisé par les femmes qui, pour ce faire, devaient parfois aller à la rivière…).

    - Les « grosses tripes », vidées et nettoyées, seraient utilisées pour préparer les andouillettes.

    - L’intestin grêle était immédiatement utilisé pour faire les boudins. Un mélange sang, oignons, panne fondue et aromates, habilement dosé par une spécialiste (aidé en cela par un amateur qui y ajoutait quelques ingrédients spéciaux, comme un peu de gnole...). (Mais avant remplissage, il fallait vérifier que le boyau n’était pas percé… en soufflant dedans).

    "La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...

    "La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...

    Une rasade de gnole puis le sang... (Images extraites du film documentaire « L'Alice » réalisé par Anne Comode et distribué par Zara-doc)

    - Quand le boudin (plusieurs grands boudins) était prêt, il était fermé et mis à cuire (sur un poêle à bois).

    "La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...

    "La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...

    Les boudins prêts à cuire puis cuits séchant à l'air..

    Tout cela prenait la journée, mais restons sérieux, entre temps, on avait pris le temps de couper et de cuire les grillades (taillées dans les muscles du ventre) et de préparer la table et les bouteilles pour le repas du midi.

    D’ailleurs, il paraîtrait même, que le facteur avait la malice de décaler sa tournée pour arriver au moment du repas…

    Jour J+1 :

    Le lendemain, il fallait découper la bête en quartiers.

    On préparait les morceaux pour le saloir, les rôtis, les côtelettes…

    La tête, fendue (au couperet), mise à tremper et enfin à cuire dans une eau accommodée, devenait un fromage de tête.

    Le foie, malaxé avec œufs, alcool, poitrine hachée et assaisonnements était cuit en terrine.

    Les autres abats, découpés et tranchés, seraient consommés dans la semaine.

    Le lard (sur le dos) et la panne (graisse du ventre) étaient découpés en plaques (comme on les retrouve aujourd’hui encore) pour graisser les cocottes ou préparer les « treuffes » (pommes de terre).

    On les coupait aussi en dés que l’on ferait fondre et griller et qui deviendraient des grattons (pour la brioche aux grattons).

    Les jours suivants c’était le travail des femmes qui devaient finir les préparations et… nettoyer…

    Tout est bon dans le cochon

     Oui ! Et même bien plus qu’on ne le pense…

     Alors, en plus de ce que nous venons de voir, qu’y a-t-il d’autre à récupérer dans le cochon ?

     Des journalistes d’investigation (anglais) se seraient intéressés de près à cette question et auraient fait de surprenants constats.

    Cet animal est une mine de matières premières.

     Quelques 185 utilisations différentes dont beaucoup non alimentaires auraient été relevées.

    Ainsi retrouve-t-on du cochon notamment dans :

    - Bonbons, pain (L-cystéine, protéine à base de porc, utilisée pour adoucir la pâte), réglisse, bière, vin, jus de fruit (jus de pomme), crèmes glacées, crèmes fouettées, yaourts, beurre…

    - Shampoing, lotions pour le corps, fonds de teint et crèmes antirides (acides gras extraits de l’os de porcs), dentifrices, savonnettes (graisse de porc ou saindoux)…

    - Munitions (poudre et balles), films photographiques, chaussures (colle d’os), cuir fantaisie, essais d’armes chimiques et tatoueurs débutants (similitude la peau humaine), pinceaux…

    - Gomme à vin (remplacement de la gomme arabique)…

     - Aliments pour animaux…

    - Médicaments (analgésiques, vitamines), valvules de porc, insuline, pommade contre le mal de dents (graisse de porc)…

    - Filtres de cigarettes (hémoglobine du sang) et la vessie soufflée et séchée qui servait à conserver le tabac…

    Le collagène est extrait du porc puis converti en gélatine pour être utilisé comme gélifiant dans de nombreux produits.

    Cette gélatine est utilisée pour éviter la turbidité de certaines boissons et, par réaction avec les tanins, comme agent de clarification (coucou le jus de pomme…).

    Et comme il n’y a pas obligation de préciser l’origine de la gélatine il est souvent indiqué de manière sibylline « gélatine animale ».

    De surcroît, pour placer un maximum de sous-produits du porc, les grands abattoirs étudient tous les marchés potentiels.

     De quoi mettre dans l’embarras tous les non-consommateurs de porc, quels qu’ils soient, y compris les végétaliens…

     Le cochon dans l’instruction

     « Roti-cochon ou Méthode tres-facile pour bien apprendre les enfansa lire en latin , en françois, par des inscriptions moralement expliquées de plusieurs representations figurées de différentes choses de leurs connoissances.... 1689-1729 »

     Ce livre populaire était utilisé par les écoliers sous Louis XIV.

    Aujourd’hui l’orthographe peut en paraître étrange, tout comme son caractère religieux, mais il à bientôt 3 siècles.

    Ce pourrait être le plus ancien manuel pour enfants alliant l'indispensable et le superflu, dans une époque où les plaisirs culinaires étaient probablement les seuls et où tout le monde, ou presque,avait « son » cochon.

     Le cochon-tirelire

     La mode est passée mais il y a encore peu, toutes les tirelires ressemblaient à des cochons, et pire, elles n’avaient pas d’ouverture pour récupérer l’argent qu’elle contenait.

     Là encore, la symbolique du cochon permettant de faire des économies est entière.

    Les éleveurs prenaient soin du nourrain qu’ils engraissaient patiemment pour en tirer le maximum le jour où ils le tueraient.

    Mieux était l’animal et meilleur serait le rapport.

    A la fin « le Monsieur » trouvait la mort. C’était la condition pour avoir de l’argent.

    C’est bien ce qu’expriment ces fameuses tirelires en céramique et en porcelaine (anglaises paraît-il) qu’il fallait donc briser définitivement pour en extraire le contenu.

    Aujourd’hui, l’économie se fait sur le dos de la tirelire puisqu’on ne la casse plus… Elle a un bouchon.

     Le cochon de St Antoine :

    A en croire les diverses représentations de St Antoine en compagnie de son cochon, on pourrait croire tout simplement que c’était son animal de compagnie.

    "La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...

    (Statue de Saint Antoine, Paris, angle de la rue du Faubourg St Denis )

    Une fois encore il ne s’agit que d’une légende. Saint Antoine, aussi nommé Antoine l’Ermite, le Grand, ou encore l’Égyptien, serait né en Egypte entre 225 et 251.

    Il y serait également mort bon centenaire (ce qui est quand même assez rare pour l’époque) vers l’an 350.

    Orphelin à l’âge de 18 ans, il se serait débarrassé de tous ses biens au profit des pauvres et retiré dans le désert où il erra cherchant la solitude afin de méditer et d’échapper à ses disciples.

    Il aurait eu le don de guérir l’ergotisme, ou « feu de Saint Antoine » (dû à l’ingestion de farine de seigle, parasitée par un champignon sur l’épi qui a la forme d’un ergot de coq).

    Bien sûr, comme dans toutes les légendes, il y fut également en butte à de nombreux tourments et à de nombreuses tentations dont il sortit victorieux.

    A sa mort, Saint Athanase aurait écrit la vie de St Antoine… alors que l’homme avait pourtant passé sa vie seul… dans le désert…

    Pour ce faire, il n’hésita pas à représenter Saint Antoine harcelé dans ses tentations par des animaux (ours, taureau lion… dans le désert…).

    L'écrit aurait rencontré un énorme succès en Europe (nous pouvons supposer qu’à l’époque cela a tout de même pris un peu de temps) où les animaux, pour mieux s’adapter aux connaissances locales, auraient été changés en loups et en sangliers.

    Des siècles plus tard, en 1070, les reliques de St Antoine furent ramenées par Guigues Disdier et Jocelin de Châteauneuf, seigneurs du dauphinois, et déposées dans le village de La Motteaux-Bois.

    Les reliques furent (bien entendu) sources de guérisons miraculeuses, particulièrement du « mal des ardents » aussi appelé « feu de Saint-Antoine ».

    Au début du 12ème siècle, une église et un hôpital destinés à soigner les victimes de ce mal furent construits sur ce lieu qui deviendra Saint-Antoine-l'Abbaye.

    L’hôpital grandira et deviendra le fief de la maison mère de l’ordre des Hospitaliers de SaintAntoine, les Antonins.

    Les Antonins s’occupaient des pauvres et élevaient des porcs pour subvenir aux besoins de leurs protégés.

    Ces porcs étaient les seuls à se voir accordé le droit de vaquer en liberté.

    Les autres en furent privés par Louis VI en 1131 lorsque l’un d’eux fut à l’origine de la mort de son fils Philippe.

    Jusque-là, avec leur clochette autour du cou, tous les porcs divaguaient dans les rues des villes qu’ils nettoyaient des immondices.

    Afin qu’ils puissent être reconnus, les porcs des Antonins étaient marqués du « Tau » des Antonins et avaient l’oreille fendue.

    Que fallait-il de plus pour qu’à 11 siècles d’écart, Saint Antoine et le cochon fussent réunis ?

    St Antoine patron des charcutiers

    Salage et fumage étaient les seuls moyens efficaces et connus pour conserver les viandes.

    Les Gaulois savaient produire les charcuteries, surtout pour leur propre usage, et les Romains pouvaient profiter de ce savoir-faire.

    Ils étaient particulièrement intéressés, on le serait à moins, par les jambons, les saucissons et le lard.

    Il n’y avait aucune réglementation et seul le vol de cochons semblait être puni.

    Longtemps les bouchers et charcutiers ne formaient qu’une seule corporation, jusqu’à ce qu’apparaissent les premières règles sanitaires dans le Tacuinum sanitatis (Tableau de santé) mais aussi et surtout dans l’ordonnance du 5 août 1750 qui traite longuement de la profession et des conditions d’admission des Maîtres charcutiers.

    "La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...

    (Illustrations du « Tacuinum Sanitatis)

    « … Les « langueyeurs », vérifient que le porc n’est pas atteint sous la langue de « ladrerie ».

    Les « tueurs » quant à eux diagnostiquent la bonne santé des porcs dans les viscères.

    Les « officiers inspecteurs » se chargent de supprimer les graisses de mauvaise qualité.

    Les « courtiers » ou « visiteurs de chairs », examinent les morceaux vendus au détail.

    Le « chair-cuitier » vend les quartiers de porc et le « rôtisseur » cuit les viandes de volailles, mouton, bœuf et veau… »

    « … pour être reçu franc-maître il faudra être bourgeois de la ville, avoir accompli une période d'apprentissage d'un an chez un lardier et exécuter le chef-d'oeuvre suivant :Tuer un porc sans le dépauler, le brûler seulement d'un côté, échauder l'autre cotté, ensuitte le fendre en deux entre deux moëles pour qu'il reste séparé par moitié de cotté et d'autre sans être offensé… »

    Cette ordonnance fait également défense « … aux charcutiers de débiter de la chair de porc « gattée ladre et rebuttée par les warandeurs à peine de confiscation de la viande, d'une amende de trente livres, et en cas de récidive, de l'interdiction du métier… »

    Quant aux saucisses « …elles doivent être faites de chair de porcq bonne et loiale… »

    Les « saucisseurs-charcutiers » et les bouchers se séparèrent par la suite, les premiers gardant l’exclusivité de la vente de la chair de porc (cuite ou crue) et autres abats comme les langues (porc, bœufs et mouton).

    C’est sensiblement à cette époque que les corporations se mirent sous la protection d'un saint et c'est tout naturellement que les charcutiers adoptèrent Saint Antoine.

    En 1581, sous Henri III, les maîtres charcutiers peuvent s’installer partout en France et disposent de leurs propres armes, particulièrement originales :

    "La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...

    « d’or à porc passant, de sable, au chef d’azur, chargé de trois cervelas d’or »

    Le cochon dans le glossaire d’Eugène De Chambure 

    -AIBOUERE : Boisson mélangée de farine qu'on donne aux petits porcelets.

    - GAILLE : Femelle du porc, coche, truie. En vieux français, faire la galle avait à peu près la même signification que faire la débauche.

    - GODOT : Petit cochon. S'emploie par les femmes comme terme caressant pour appeler leurs jeunes « habillés de soie ».

    - GORE : Truie, femelle du porc. Le mot gore pour truie appartient à l'ancienne langue et à la plupart des patois. Il a été souvent appliqué par mépris à des femmes débauchées ou malpropres.

    - GORET : Petit cochon. Diminutif de gor.

    - GORI : Exclamation dont se servent les femmes de campagne pour rappeler ou pour rassembler leurs jeunes porcs et par extension leurs volailles, leurs oies, tous leurs «neursons», en un mot : gori ! gori !

    - HAIBILLE DE SOIE : On donne ce nom pompeux aux cochons, sauf votre respect. C'est le terme le plus usité et le plus général dans le Morvan. C'est assurément aussi le plus honnête dont on puisse se servir pour désigner un animal précieux à tous les titres.

    - LARD : Lard, porc prêt à être tué ou lorsqu'il est dans le saloir. Nous disons « saigner son lard » pour tuer son cochon.

    - NEURSON : Nourrisson, par syncope de neureçon. Les « neursons » d'un domaine sont les animaux de toute espèce qu'on élève, aussi bien le bétail à cornes que les moutons, les porcs et les volailles. On restreint quelquefois le sens du mot de manière à ce qu'il ne désigne plus que les cochons ou « habillés de soie. »

    - POR : Porc, cochon : un por, des pors. La Chanson de Roland écrit por au singulier et porc au pluriel.

    - SAILON : Saloir, vaisseau en bois, petite tonne dont on se sert pour saler les porcs et conserver le salé dans la saumure.

    - SOUE : Case, loge où l'on enferme les porcs : une « soue » à cochons. Le terme se montre dans les plus anciens baux du pays ;

    - TEC : Toit, étable, écurie. Le « tec » est particulièrement le logis des porcs et dans cette acception on fait sonner le c : un « téque » à porcs. Dans le Morvan, toit est le terme usité et il s'applique aux étables de toute sorte. Il y a le toit des bœufs, des vaches, des moutons, des cochons, des poules, etc.

    - TIACI : Porc, cochon mâle ou femelle. Ce mot est probablement une onomatopée, les personnes chargées du soin de ces animaux ayant l'habitude de les appeler en criant « tiâ, tiâ » ! La finale ne serait qu'une contraction de « ici ».

    - VEROTER : Commencer l'engraissement d'un animal, d'un bœuf, d'une vache, d'un porc, etc.

    - VOUCHIE : Vessie : « aine vouchie d'coisson », une vessie de cochon.

    Quelques citations

    - À la Saint-Martin - Tue ton cochon et invite tes voisins (citation connue d’un auteur inconnu).

    - Chez moi, quand on tue le cochon, tout le monde rit ! Sauf le cochon. (Edgar Faure)

    - Le cochon n'est devenu sale que par suite de ses fréquentations avec l'homme. A l'état sauvage, c'est un animal très propre. (Pierre Loti)

    - Dans le cochon, tout est bon, même l'intérieur. (Alphonse Allais)

    - Quand on regarde attentivement un cochon d'Inde, on remarque : premièrement que ce n'est pas un cochon, deuxièmement qu'il n'est pas d'Inde, et qu'en définitive seul le « d' » est authentique. (François Cavanna)

    - Tout est beau. Il faut parler d'un cochon comme d'une fleur. (Jules Renard)

    - Moi et toi, cochon, nous ne serons estimés qu'après notre mort. (Jules Renard)

    - La patrie d'un cochon se trouve partout où il y a du gland. (Fénelon)

    Illustrations

    Photographies de la Fête de la Vielle en 2012 par YL :

    "La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...présentée par Eulglod

    "La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...présentée par Eulglod

    "La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...présentée par Eulglod

    Cartes de vœux :

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    Cartes postales humoristiques :

    "La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...présentée par Eulglod

    "La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...présentée par Eulglod

    Sources documentaires

    - Gallica-Bibliothèque Nationale de France : Roti cochon, Taccuinum Sanitatis, Procès d’animaux, Ordonnance du 5 août 1750, Sentences grenier à sel

    - Google Books : Les Antiquités D'Herculanum

    - YouTube : Entélodonte

    - Claude Courtépée : Description historique et topographique du duché de Bourgogne-Tome II

    - Georges Bertheau : Vieux métiers et pratiques oubliées à la campagne

    - Claude Chermain, Passeur de mémoire : La Saint Cochon


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  • Eulglod, morvandiau bon teint, tient un blog très intéressant sur le Morvan, sa géographie, sa flore, sa faune, ses coutumes, ses légendes etc...etc....

     A consulter absolument !

    http://www.eulglod.fr/morvan/index.htm

    Il a réalisé un joli reportage, qu'il m'a confié, sur les fameux sapins que l'on utilise pour Noël.

    Merci à lui !

    Les sapins de Noël et… du Morvan

    Le Morvan reste le premier producteur français de sapins de Noël

    Le marché du sapin de Noël

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    -Un sapin, c’est entre 5 et 10 ans de pousse pour atteindre une taille commercialisable en sapin de Noël.

    - Le Morvan, première région productrice de sapins naturels, fournit à lui seul un peu plus de 20% des sapins de Noël vendus chaque année, soit quelques 5 millions d’arbres naturels.

    Première étape l'étiquetage :

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    Emmaillotage, le sapin nu...

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    ressort habillé...

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

     - Il y a environ 150 producteurs de sapins en Morvan mais 60% de la production relève d’une quinzaine de producteurs.

    - La superficie plantée est estimée à 1 500 hectares (dont 50% en épicéa).

    - Chaque jour près de 20 000 sapins quittent leur beau Morvan.

    - C’est dès la mi-octobre que commence la course : coupe des conifères, emmaillotage, conditionnement, préparation à l’expédition, chargement etc…

    ils sont regroupés sur le lieu d'emmaillotage..

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    ... transportés vers le conditionnement, puis les palettes sont alors prêtes à être stockées.

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    un stockage important... très important...

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    et le volume de transport est... impressionnant !

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    sans parler des accessoires....

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    Quelques espèces

    - L’épicéa ou « Picea excelsa » est l’espèce la plus répandue et la plus commercialisée.

    Le nom d’épicéa est dédié à Artémis, déesse grecque de la Lune et de la vie sauvage.

    Le symbole de la naissance associé à la fête de Noël.

    - Le sapin Nordmann d’origine caucasienne, il est doté de larges aiguilles plates et souples qui restent attachées longtemps après la coupe.

    De croissance plus lente, il est plus cher que le sapin traditionnel.

    - Le Nobilis, sapin adapté à de petites décorations.

    Il garde longtemps ses aiguilles bleutées et dégage une odeur agréable.

    - le sapin bleu ou « picea pugens » possède des aiguilles très piquantes.

    Il a en revanche le gros avantage de pouvoir être replanté.

    Il résiste à la sécheresse et s’adapte bien en ville.

    Comment reconnaître un sapin d’un épicéa ?

    - Les branches de l’épicéa sont incurvées et ses rameaux tombent en panache alors que celles du sapin sont droites.

    - Le tronc de l’épicéa est conique et son diamètre se réduit rapidement avec la hauteur. Le tronc du sapin est lui beaucoup plus cylindrique.

    - les cônes de l’épicéa sont tombants et placés sous les rameaux alors qu’ils sont dressés pour le sapin.

    Oup's ! J'ai déchiré ma robe...

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    Les origines du sapin de Noël et de ses décorations

    - Il paraîtrait que dans l’antiquité, entre 1200 et 2000 avant Jésus Christ, il était déjà question d’un arbre.

    Ici, le lien avec Noël me paraît quelque peu prématuré.

    - Les Celtes dont le calendrier était basé sur les cycles lunaires, avaient associé un arbre à chaque mois lunaire.

    L’épicéa était celui du solstice d’hiver : du mois de décembre.

    - Dans le rite païen, un arbre était un symbole de vie.

    Lors du solstice d’hiver l’un d’eux était décoré avec des fruits, du blé et des fleurs.

    - C’est en 354 de notre ère que l’église instaura la célébration de la naissance du Christ le 25 décembre, notamment pour concurrencer la fête païenne.

    - Cette célébration se limitait alors à une messe… de la nativité

    - A la fin du VIIème siècle, selon la légende, Saint Boniface, moine évangélisateur allemand, aurait fait abattre un chêne pour convaincre les druides germains que ce n’était pas un arbre sacré.

    En tombant, le chêne écrasa tout ce qui se trouvait sur son passage, sauf un jeune sapin.

    Ce hasard fut qualifié de miracle et le sapin nommé « arbre de l’Enfant Jésus ».

    - Au XIème siècle, un sapin garni de pommes rouges symbolisait « l’arbre du paradis »

    - Au XIIème siècle, la tradition du sapin apparut en Alsace.

    C’est toutefois en 1521 qu’apparaîtrait pour la première fois la mention « arbre de Noël ».

    - Au XIVème siècle, les décorations deviennent pommes, confiseries et petits gâteaux et l’étoile au sommet devient la symbolique de l’étoile de Bethléem.

    - Aux XVIIème et XVIIIème siècles, les premiers sapins illuminés apparaissent.

    Des coquilles de noix remplies d'huiles dans lesquelles trempaient des mèches, des chandelles fixées sur les branches…

    Vers 1890, ce furent les bougeoirs à pinces, tout aussi dangereux, qui permettait les illuminations (dans les années 1960 il y en avait encore…)

    - Entre 1902 et 1914, les boules en verres commencèrent à faire leur apparition.

    La symbolique voulait qu’elles représentent les pommes jadis déposées dans le sapin.

    - A la fin du XIXème siècle apparurent enfin les guirlandes électriques (dont le prix à l’époque devait être particulièrement dissuasif…)

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

     Le flocage des sapins, une activité morvandelle

    Le cœur du Morvan est aussi le lieu où l'on procède au flocage des sapins naturels.

    Normal ils sont déjà sur place.

    Et puisque l'on trouve aussi du genet et du bouleau, pourquoi ne pas en floquer également

    Si vous souhaitez voir comment le travail est effectué, c'est possible... Enfin presque...

    Le panel est représentatif, il va de l'accueil plutôt chaleureux où l'on prendra le temps de tout vous expliquer (je devrais même dire où l'on prendra « sur son temps ») en passant par le site où l'on vous laissera visiter sans aucune restriction mais également sans aucune explication, par celui où vous ne serez pas forcément les biens venus et celui qui hélas a stoppé toute activité...

    Tout est possible !

    Loin de moi l'idée de critiquer cela, il est aussi question de « secrets » de flocages.

    Chacun sa méthode Oui, des secrets de flocage.

    Chacun à « SA » méthode, « ses » produits de flocage, « sa » colle, « son » coton (ou autre pulvérisation), « son » mélange, « sa » teinture, « ses » paillettes, « son » colorant, « sa » peinture, « sa » manière de pulvériser les flocages, avec 2 jets superposés, parallèles jumelés ou encore indépendants... etc...etc...

    Je resterai donc muet sur le sujet !

    C'est dommage mais vous aurez juste droit à quelques photos...

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    Séchage et stockage Le séchage ne prendra que 48 heures

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    Le stockage lui est relativement important mais il est bref, tout se joue entre Novembre et mi-Décembre et tout ce qui n'est pas chez les revendeurs à mi-Décembre est considéré comme virtuellement perdu

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    La forêt décharnée...

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    Le morvandiau Eulglod nous présente une culture-phare de sa région : le sapin...de Noël

    Bigre, impressionnant cette forêt décharnée.

    Tous ces sapins n'ont pas été victimes d'un cataclysme naturel mais simplement d'une coupe destinée à récupérer des branches pour les différentes couronnes et guirlandes de sapin que vous connaissez tous.

    Il est vrai que vu sous cet angle, cela peut surprendre.

    Ils seront bientôt déracinés et feront place à une nouvelle plantation.

    Juste une remarque, enfin deux..

    Attention :

    - Certains produits pulvérisés sur les sapins sont dit « ignifugés ». Certes, mais ils n'en demeurent pas moins fixés sur un support, le sapin, qui lui est parfaitement inflammable, ils ne peuvent donc en aucun cas être considéré comme " Non feu ".

    Et le Père Noël dans tout ça ?

    - Le Père Noël aurait pour origine Saint Nicolas.

    - On retrouve dans sa représentation toute la symbolique de St Nicolas (barbe blanche, manteau rouge...).

    - Le père Noël voyage dans un traîneau tiré par des rennes, Saint Nicolas voyageait sur le dos d'un âne.

    Un conte de Clément Clarke Moore, « A Visit From St Nicholas » -la visite de St Nicolas datant de 1823, parle de 8 rennes dont les noms seraient : Blitzen, Dasher, Dancer, Comet, Cupid, Donder, Prancer et Vixen.

    En 1939, un neuvième renne fut ajouté : Rudolf, qui était chargé d'éclairer le chemin du père Noël grâce à son « nez rouge lumineux ».

    - La réforme protestante du XVIème siècle supprima la fête de St Nicolas dans des pays d'Europe.

    - Les Hollandais gardèrent leur Sinter Klaas (nom hollandais pour Saint Nicolas) et sa distribution de jouets.

    - Sinter Klaas traversa l’atlantique puis devint Santa Claus aux Etats Unis.

    - La première apparition de l'expression "Père Noël" est attribuée à George Sand dans son ouvrage « Histoire de ma vie » publié en 1855.

    Toutefois, c'est bien le 23 décembre 1848 que le « Père Noël » fut mentionné pour la première fois dans « La revue comique à l'usage des gens sérieux ».

    Ce texte n'étant probablement pas « politiquement correct », n'a pas été retenu par l'histoire... 

    - C’est en 1886 que l’écrivain P. Webster expliqua que la maison du Père Noël, comme sa fabrique de jouets, « étaient cachées dans la glace et la neige du Pôle Nord ».

    Aujourd’hui elle a été (commercialement) trouvée : C’est en Finlande, à Rovaniemi en Laponie, et la ville cachée du Père Noël dispose même maintenant d’un complexe aéroportuaire.

    - C’est enfin (hélas) Haddon Sundblom qui en 1931, à la demande de la célèbre firme américaine, dessina le Père Noël buvant du… Coca Cola pour reprendre des forces pendant sa tournée.


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  • Aujourd'hui on fête saint Nicolas...

    Aujourd'hui on fête saint Nicolas,Eulglod nous raconte l'origine de cette fête...

    Origines :

    La Saint Nicolas est une fête plus ancienne que Noël, plus attendue et même plus fêtée.

    Pendant des siècles, le marché de Noël de Strasbourg a porté le nom de « Marché de Saint Nicolas ».

    Saint Nicolas, Nicolas de Myre, a vécu de 270 à 310 après J-C et serait mort un 6 décembre, date où il est maintenant célébré.

    Une prédiction affirmait « qu’il serait la consolation des affligés, le sauveur des âmes en péril, le bon passeur qui rassemble ses brebis égarées au bercail de Jésus Christ ».

    Il fut évêque de Myre (aujourd’hui en Turquie).

    Emprisonné et torturé ensuite par Dioclétien (Caius Aurelius Valerius Diocletianus Augustus), il sera finalement épargné afin d’éviter une vengeance de son peuple.

    Il est le généreux Saint Patron des enfants et des écoliers.

    Selon la tradition, lors de la nuit du 5 au 6 décembre, il visite toutes les maisons et demande aux enfants s'ils ont été sages.

    Les enfants « sages » reçoivent friandises et cadeaux alors que les « méchants » ont affaire au Père Fouettard (Zwarte Piet ou Pierre le Noir) et à sa trique

    Légende :

    La légende de Saint Nicolas raconte que trois enfants, après être revenus des champs, se sont réfugiés chez un boucher.

    Ce dernier les aurait découpés en morceaux et cachés dans un saloir.

    Sept ans plus tard, Saint Nicolas aurait cherché refuge chez ce fameux boucher, refusant toute la nourriture qu’on lui proposait.

    Saint Nicolas lui demanda enfin la viande qui se trouvait dans le saloir depuis sept ans, déjà.

    Le boucher, pris de panique, s'enfuit tandis que l'évêque ressuscitait les enfants.

    Ils étaient trois petits enfants

    Qui s'en allaient glaner aux champs

    Tant sont allés, tant sont venus.

    Que vers le soir se sont perdus…

    Aujourd'hui on fête saint Nicolas,Eulglod nous raconte l'origine de cette fête...

    (Saint Nicolas et les 3 petits enfants dans le saloir...)

    C’est ce même boucher qui aurait donné naissance à la légende du Père Fouettard.

     Les statues de saint Nicolas dans nos églises châtillonnaises :

     http://www.christaldesaintmarc.com/saint-nicolas-est-present-dans-presque-toutes-les-eglises-chatillonnai-a187746610

    Pour sourire un peu :

    Saint Nicolas a-t-il besoin d'un pass chez nos amis belges ?

    Aujourd'hui on fête saint Nicolas, Eulglod nous raconte l'origine de cette fête...

     (dessin de Frédéric du Bus)


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  • Le calendrier de l'Avent du 30 novembre au 24 décembre,

    (une nouvelle chronique d'Eulglod, merci à lui !)

    Aujourd'hui , premier jour de l'Avent...mais qu'est ce que l'Avent ? une chronique d'Eulglod

     Origines :

    L’Avent vient du latin « Adventus », « Arrivant, avènement, venue » : L’arrivée de Jésus. Le temps de l'Avent remonterait à l'époque gallo-romaine.

    Il commence le quatrième dimanche avant Noël.

    Durant le temps de l’Avent, il était de coutume de jeûner, un jeûne qui débutait généralement le 11 Novembre, jour de la saint Martin.

    C’est « Perpet » (saint Perpetue), évêque de Tours entre 460 et 490, qui décida que les fidèles de son diocèse se devaient de jeûner et qui précisa que pour le temps de l’Avent il s’agirait d’une période comprise entre la mort de saint Martin et la nativité, à raison de trois jeûnes par semaine.

    Aujourd'hui , premier jour de l'Avent...mais qu'est ce que l'Avent ? une chronique d'Eulglod

    Cette coutume perdura réellement jusqu’au 13ème siècle où elle ne fut plus reconnue pratiquée que par « quelques chrétiens de grande piété » et jusqu’à ce que le Pape Urbain V la transforme en simple « abstinence » en 1362.

    La saint André quant à elle, était retenue pour le début de l’Avent.

    Nos aïeux craignaient, paraît-il, que le soleil ne disparaisse à jamais pendant l’hiver et pensaient conjurer le sort en décorant leurs habitations avec des couronnes de feuillages et autres ornements végétaux, verts de préférence.

    L’Avent, les prémices de Noël et la couronne symboliseraient donc la victoire de la lumière mais aussi la fécondité.

    Le calendrier moderne : Le calendrier de l’Avent en lui-même fut créé en Allemagne, au 19ème, siècle.

    L’idée en serait attribuée au pasteur Johann Heinrich Wichern qui en 1839, aurait cherché à tromper l’impatience des enfants qui attendaient les cadeaux de Noël.

    Aujourd’hui ce sont les portes des habitations qui sont ornées de couronnes et de guirlandes, faites de sapin et de houx, elles-mêmes agrémentées de pommes de pin, de rubans et de chérubins. et même en synthétique...

    Aujourd'hui , premier jour de l'Avent...mais qu'est ce que l'Avent ? une chronique d'Eulglod

    Le calendrier commença à se répandre au cours du 20ème siècle et ce serait en 1920 qu’aurait débuté sa commercialisation.

    En 1958, après avoir longtemps été un simple morceau de carton découpé et décoré, le calendrier prit une forme beaucoup plus commerciale en laissant apparaître « des chocolats aux fenêtres »

    Au 21ème siècle les calendriers s’emparèrent de toutes les déclinaisons possibles jusqu’à et y compris de réelles façades d’immeubles, et proposèrent de nombreux cadeaux « derrière les volets ».

    Aujourd'hui , premier jour de l'Avent...mais qu'est ce que l'Avent ? une chronique d'Eulglod

    La découpe des cases du calendrier court généralement jusqu’au 24 décembre, parfois mais rarement, jusqu’au 25 puisqu’il est censé compter les jours jusqu’à la naissance de Jésus.

    D’autres offrent une période plus pragmatique comprise entre 22 et 28 jours selon la date exacte de Noël.


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  • Eulglod nous régale encore de ses chroniques, aujourd'hui il nous parle de sainte Catherine....

    La Sainte Catherine Le 25 Novembre

    Cette fête commémore le martyre de Catherine d'Alexandrie.

    Catherine serait morte en 307 à l'âge de 18 ans à Alexandrie mais le doute qui entoure son martyre et même son existence, font que la fête religieuse a disparu du calendrier romain en 1969.

    Sainte Catherine ou Hypatie ?

    Pour être sensée avoir vécue à la même époque (ou presque, Hypatie serait née une cinquantaine d'années plus tard), Hypatie, elle, était bien réelle.

    Philosophe, astronome et mathématicienne, elle fut soupçonnée de favoriser un conflit idéologique entre Oreste (fonctionnaire païen) et Cyrille (évêque d'Alexandrie).

    Au cours du Moyen-âge, l'image d'Hypatie aurait été récupérée et transformée en une égérie de la chrétienté, probablement jusqu'à ce qu'elle devienne « réellement » l'origine de la légende de Sainte Catherine.

    Il est dit parfois, dans la même source historique, qu'elle serait à l'origine de trois ouvrages :

    « Hypatie est créditée d'avoir écrit trois traités majeurs en géométrie, en algèbre et en astronomie... »

    Mais aussi : « Bien qu'aucun écrit directement rédigé de sa main n'ait pu être retrouvé... »

    Curieux... La fête a disparu du calendrier... La preuve n'a pas besoin d'être faite...

    Qu'en est-il aujourd'hui ?

    « Oh, vous qui êtes notre mère, Donnez-nous un mari »

    C'est aujourd'hui une fête par laquelle les femmes célibataires ayant atteint les 25 ans, cherchent un mari, ou du moins célèbrent les 25 ans de célibat.

    La coutume ne subsiste plus véritablement que dans les milieux de la mode.

    Il convient alors de confectionner un chapeau, généralement original et de couleurs... mais de couleurs... jaunes et vertes...

    Cette coutume de « coiffer catherinette » revient (revenait ?) également à coiffer la statue de Sainte Catherine située à Paris au coin des rues de Cléry et Poissonnière. … Et jadis, il y avait beaucoup de monde sur place.

    Aujourd'hui c'est la sainte Catherine ! une chronique d'EulglodA la Sainte Catherine, tout bois prend racine.

    Une croyance qu'il ne faut pas prendre à la lettre (ou au pied du végétal...).

    Le dicton précise bien qu'il s'agit « de bois qui prend racine »...

    Nos anciens avaient bien remarqué que vers la fin Novembre, les « boutures ligneuses » avaient de grandes chances de reprises.

    Avec le temps, le dicton qui fait référence au bouturage, s'est lentement transformé en une invitation à planter.

    Tout y passe, plantes, arbres, arbustes et peu importe les conditions climatiques et nombreux sont les jardiniers (en herbe) qui contempleront leurs désillusions...

    Le saviez-vous ? Si le 25 novembre, les filles de 25 ans célibataires coiffent Sainte-Catherine, le 6 décembre, jour de la Saint Nicolas, les garçons de 30 ans encore célibataires sont censés porter la crosse de Saint-Nicolas.

    A voir également - Gallica : http://gallica.bnf.fr - Socrate, Histoire de l'Eglise (Livre VII 1ere partie, Chapitre XV, Mort de la savante Hypatie)

     A Châtillon sur Seine, la coutume ne s'est pas perdue, en témoigne cette catherinette vue au salon Zora Coiffure !

    Aujourd'hui c'est la sainte Catherine ! une chronique d'Eulglod

    Aujourd'hui c'est la sainte Catherine ! une chronique d'Eulglod  mademoiselle de perpétuer la tradition !

    Et les statues de sainte Catherine dans nos églises châtillonnaises :

    http://www.christaldesaintmarc.com/sainte-catherine-et-saint-nicolas-etaient-pries-ensemble-dans-les-egli-a187942214

     


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  • Armistice du 11 Novembre 1918

    L'armistice de 1918 a été signé le 11 Novembre 1918 à 05h15 à Rethondes, en forêt de Compiègne, dans un ancien wagon du train d'Etat-Major du maréchal Foch.

    Il s'agissait d'un cessez-le-feu général, le traité de paix ayant été signé le 28 juin 1919 à Versailles.

    Rethondes

    Un lieu reculé et capable d’accueillir deux trains, Alliés et Allemand, était souhaité.

    Les épis (ils étaient 4) de tir du Franc-Port, qui n'étaient pas prétendument désaffectés ni abandonnés, semblaient convenir.

    Franc-Port près de Rethondes

    Ce site ALGP (Artillerie Lourde à Grande Puissance), situé a à peine 3 km à vol d'oiseau de Rethondes et au bord de l'Aisne, étudié dès 1916, a été aménagé en 1917 mais n'a pas immédiatement servi en raison du remplacement du général Joffre par un certain Nivelle.

    (Celui à qui l’on attribue quelques 350 000 victimes alliées pour l’offensive du 16/4/1916, mais aussi la responsabilité des « mutineries » de 1917).

    Ce n'est qu'en septembre 1918 qu'une batterie américaine de 14 pouces a pu tirer, remplacée par ce qui est couramment appelé le « Groupe 305 Buat » (la réserve d'artillerie lourde utilisant du calibre 305, commandée par le Général de Division Edmond Buat).

    Il semble que ce site ait également subi des bombardements.

    L'histoire de l'Armistice du 11 novembre, racontée par Eulglod....

    Le Soldat inconnu

    Par les députés (le 8 Novembre 1920) puis par les sénateurs (le 9), la loi suivante est votée à l'unanimité :

    « Article 1er : les honneurs du Panthéon seront rendus aux restes d'un des soldats non identifiés morts au Champ d'Honneur au cours de la guerre 1914-1918.

    La translation des restes de ce soldat sera faite solennellement le 11 novembre 1920.

    Article 2 : le même jour, les restes du Soldat inconnu seront inhumés sous l'Arc de Triomphe ».

    Le 11 Novembre, jour férié

    Ce jour est férié depuis la loi du 24 octobre 1922 signée par Alexandre Millerand, Président de la République :

    « Article 1er. – La république française célèbre annuellement la commémoration de la victoire et de la Paix.

    Article 2. – Cette fête sera célébrée le 11 novembre, jour anniversaire de l’armistice ».

    Le 11 novembre sera jour férié mais chômé sous certaines conditions

    Le wagon originel

    Le wagon présenté aujourd'hui est une réplique de celui utilisé pour la signature de l'armistice.

    En effet, en 1940, Adolf Hitler avait fait transporter l’original à Berlin.

    Déplacé lors de l’avance des troupes alliés il a ensuite été détruit par les SS afin d’en éviter la restitution.

    Le train de l’Armistice

    L'histoire de l'Armistice du 11 novembre, racontée par Eulglod....

     


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  • Eulglod, dans cette chronique éclairante, nous dévoile les origines d'Halloween, de la Toussaint et de la fête des Morts....Merci à lui !

    Halloween

     Chronologiquement, Halloween vient en premier.

    Elle a lieu le soir, la veille de la Toussaint.

    Cette fête païenne se déroulant la nuit du 31 octobre au 1er novembre a pour origine le nom de « all hallow’seve » signifiant « veille de la Toussaint ».

    Cette fête devenue éminemment commerciale, serait un héritage de la même fête païenne de « Samain » (ou encore « la » Samain ou Samhain).

    La croyance populaire laissait alors à penser qu’une fois par an, le monde des vivants et celui des morts se côtoyaient l’espace d’une nuit…

    La Samain aurait été le jour où le Dieu de la mort informait les morts de l'année de leur nouvelle destination ou de leur éventuelle « réincarnation ».

    Cette fête avait donc une dimension tant culturelle que religieuse, elle marquait le commencement de la nouvelle année et sa célébration était obligatoire.

    Mais au fait, qui était le Dieu de la Mort ? Les Celtes auraient semble-t-il choisi

    « Morrigan »qui signifierait Grande Reine.

     Origines

     Les festivités d’Halloween trouveraient leurs originesdans une maladie de la pomme de terrequi, en 1846, aurait pousséde nombreux Irlandais à émigreraux Etats-Unis.

    A cette époque, la tradition irlandaise voulait que l’on creusede grosses pommes de terre (parfois des navets ?) et qu’on les illumine de l’intérieur à l’aide de bougies afin de se protéger des êtres malins.

    En arrivant aux Etats-Unis, les Irlandais utilisèrentles citrouilles qu’ils avaient sous la main.

    Originaire des Iles Britanniques avec le fameux personnage de contes « Jack-O'-Lantern », celui-là même qui mystifia le diable, elle devient en France « la citrouille » représentée sous toutes ses formes, notamment creusée avec un visage, de préférence terrifiant, et éclairée de l'intérieur.

    "Halloween, la Toussaint et la Fête des Morts , ne faisons pas de confusion", une chronique d'Eulglod

     

     La Toussaint

     Comme son nom l’indique, la Toussaint est la fête de tous les Saints.
    Il s'agit là de célébrer tous les Saints, connus ou inconnus.

    Elle est célébrée le 1er Novembre.

    Ne pas confondre avec la « Fête des morts » (ou des défunts) qui a lieu le lendemain.

     Origines

     Il semblerait que cette fête ait été célébrée par les Celtes depuis fort longtemps.

    En effet le « Samain » correspondait déjà à cette fête, l'église ayant simplement ajouté la fête chrétienne à la même date du calendrier.

    En 610, le pape Boniface IV aurait décidé d’instaurer la commémoration régulière des Saints chaque 13 mai.

    En 835, le Pape Grégoire IV aurait à son tour ordonné que cette fête soit célébrée partout dans le monde.

    Rien ne le confirme mais, c'est probablement à ce moment que fut retenue le 1er Novembre, date qui fut également adoptée par l'Empereur Louis le Pieux (le 3ème fils de Charlemagne) pour être instaurée sur tout l'empire carolingien.

    Dès le IXème siècle, la célébration de la Toussaint fut suivi par un office des morts, lequel fut institutionnalisé en 998 par les moines de Cluny, fixé au 2 Novembre et confirmé par l'église romaine au XIIIème siècle.

    La Toussaint est devenue une fête dite d'obligation (jour où l'on se doit d'aller à la messe) en 1914 sur décision du Pape Pie XI

     Jour férié

     La Toussaint est jour férié chômé depuis le XIXème siècle.

    Il est payé sous certaines conditions selon l’article L.3133-3 du code du travail. Voir :

    https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033020893?isSuggest=true

     Commémoration

     Puisque, contrairement au jour des morts qui a lieu le 2 Novembre, la Toussaint est un jour férié, c'est ce jour qui est choisi par commodité pour rendre visite aux défunts et fleurir leurs tombes.

     

    "Halloween, la Toussaint et la Fête des Morts , ne faisons pas de confusion", une chronique d'Eulglod

    (La Toussaint par Emile Friant)

     Le jour des morts

     Le jour des morts à donc lieu le 2 Novembre, le lendemain de la Toussaint.

     Origines

     Plus qu'une fête, cette journée est un rituel pratiqué par de nombreuses religions.

    - D'un côté il s'agirait donc d'une cette fête célébrée par les Celtes depuis fort longtemps, qui suivait le « Samain », auquel l'église a ajouté la fête chrétienne à la même date du calendrier.

    - D'un autre, cette fête (ce rituel) aurait une origine païenne qui commençait par une cérémonie en hommage aux âmes des défunts… du déluge…

    C’est pour le moins étrange qu’une fête païenne fasse référence à un fait religieux… On nous a plutôt habitué au contraire…

    Le déluge aurait commencé « le 17ème jour du second mois », ce qui correspondrait au début Novembre...

    Et c’était une fête qui aurait été célébrée par les païens qui, soit disant, rejetaient Dieu…

    Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que le déluge ayant eu lieu en  2348 avant Jésus Christ(s’il eut véritablement lieu puisque des ouvrages antérieurs tels les pyramides d’Egypte n’en portent aucune trace), le nombre des païens qui rejetaient Dieu (lequel ?) ne devait pas être très élevé…

    "Halloween, la Toussaint et la Fête des Morts , ne faisons pas de confusion", une chronique d'Eulglod

    (L'arche de Noé, vitrail de l'église de Saint-Etienne-du-Mont.)

    Et à propos, connaissiez-vous cette légende morvandelle à propos de l’Arche de Noé ?

    Noé avait raté le mont Ararat et était arrivé à Autun, au Mont Refitou ? Si, si… ! Claude Chermain nous la raconte fort bien… A voir là :

    https://www.lejsl.com/edition-autun/2015/04/18/quand-noe-a-debarque-place-du-refitou

     Célébration

     Le jour des morts est donc un jour ordinaire qui a lieu le 2 Novembre.

    La Toussaint ayant lieu la veille et étant un jour férié, c'est ce jour qui est choisi par commodité pour rendre visite aux défunts et fleurir leurs tombes.

     Dictons

     - La Toussaint venue, laisse ta charrue

    - De Saint Michel à la Toussaint, laboure grand train

    - Vent de Toussaint, terreur du marin

    - Le jour des morts ne remue pas la terre, si tu ne veux sortir les ossements de tes pères

    - Les morts ont de la chance : ils ne voient leur famille qu'une fois par an, à la Toussaint

    - La Toussaint est le jour où les morts de demain vont rendre visite à ceux d'hier

    - Aux morts et aux absents, ni injures ni tourments


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  • Le magazine associatif "Vents du Morvan"  est entièrement élaboré, conçu et imprimé en Bourgogne. 

    Trait d’union entre les 4 départements bourguignons, il se veut la voix du monde associatif qui, par sa variété et sa vivacité honore le territoire par d’innombrables initiatives.
    Vents du Morvan parait 4 fois par an, au rythme des saisons

     "Vents du Morvan" un journal régional très bien fait....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Voici le dernier numéro de Vents du Morvan, dont un article est consacré à la "pléchie". Il est l'œuvre de Claude Minard, alias Eulglod.

     "Vents du Morvan" un  très intéressant journal régional bourguignon, publie ce mois-ci l'article d'Eulglod (Claude Minard)  sur "la pléchie" en Morvan....

     (Pour lire l'article sur la pléchie, cliquer sur le carré fléché pour agrandir, puis ensuite sur "download" pour lire  le texte en plein écran)


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  • Le QR Code

    (Quick Response Code ou en français Question-Réponse Code),

    un bien étrange cryptogramme que l’on voit partout !

     

    Petit rappel pour commencer :

     On parle de « Flasher un code ». Logique ! Il s’agit de « photographier » le code avec son smartphone.

    Cette expression est un terme générique qui s’applique à un ensemble de codes similaires :

    - Les « Datamatrix », système propriétaire utilisé par la NASA et maintenant dans le domaine public, est utilisé pour le marquage de très petites pièce mécaniques.

    - Les « Flashcode », système développé et utilisé par les opérateurs téléphoniques,

    - Et enfin de QR Codes.

     Le QR Code :

     C’est en 1994 que la Société Toyota créa, via sa filiale Denzo et son inventeur MasahiroHara, ce curieux hiéroglyphe qu’est le QR Code.

    Cette entreprise avait  déjà été consultée dès 1960 pour remédier aux problèmes de saisie des prix de produits dans les grandes surfaces japonaises.

    En 1999, Denso accorde l'utilisation du code QR avec une licence libre mais conserve tous les droits du brevet.


    Au départ, un besoin et un constat :

     Le besoin était de suivre de manière simple et fiable les pièces de fabrication puis les voitures tout au long de la chaîne de production du Groupe Toyota.

    Initialement, le QR Code était donc utilisé quasi exclusivement pour la production et la logistique.

     Le constat lui, concernait les polices de caractère asiatiques. Le japonais comme le chinois nécessitent plus de signes que les alphabets occidentaux.

    Pour encoder les caractères occidentaux, 1 seul octet (8 bits) suffit.

    Pour encoder l’ensemble des caractères asiatiques et surtout pour les rendre lisibles par les ordinateurs, il est nécessaire d'utiliser deux octets (16 bits au lieu de 8) par caractère.

    Les codes barres et les codes à deux dimensions disponibles ne permettaient hélas pas d’encoder deux octets par caractère.

     C’est là que Zorro, pardon, DENZO, est arrivé, imaginant et développant ce fameux QR Code, le seul à pouvoir intégrer un caractère sur deux octets, devenu si prisé dans les pays asiatiques.

    La réalisation originelle était uniquement destinée à répondre à un besoin technique et géographique.

    L’utilisation qui est faite aujourd’hui des QR Code est intimement liée à l’information et au marketing.

    Le développement que nous constatons aujourd’hui de cet outil est spectaculaire.

    Quelques exemples de QR Codes

    Le QR Code modèle 2 :

    Amélioration du modèle 1, le plus connu et le plus utilisé dans le grand public.

    Un motif d'alignement intégré lui permet d’être lu même s’il montre un affichage courbe ou déformé, de plus,il est capable de corriger des erreurs et de restaurer les données si le code est sale ou endommagé.

    Il existe 4 niveaux de correction allant de 10 à 30% : L, M, Q, H.

    Plus le niveau de correction est élevé, plus le volume de données spécifiques au QR Code sera élevé et donc plus le volume de données personnelles sera faible.

    Le niveau M (15%) est le plus souvent choisi pour une utilisation courante.

     

    Savez vous ce qu'est le QR code ??? Eulglod nous éclaire sur le sujet....

     

     

     

    Le Micro QR Code :

    De taille plus petite, il se caractérise par un seul repère de détection de position (le QR Code ci-dessus en à 3) et peut facilement trouver sa place dans des espaces d’impression réduits.

    Il ne peut contenir que 35 données numériques ou 21 alphanumériques maximum alors que le QR Code peut abrité jusqu'à 7 089 caractères numériques ou 4 296 alphanumériques.

    Il est dans le domaine public depuis 2004.

    Le IQR Code :

    Ce code permet d’obtenir une multitude de tailles de codes, des plus petites aux plus grandes comparé aux QR Code 2 ou au Micro QR Code, et peut malgré tout stocker plus de données.

    Ce code peut également prendre une forme rectangulaire, disposer d’un code d'inversion noir et blanc, d’un code de motif de points et permet de nombreuses applications dans divers domaines.

     Le SQRC Code :

    Le SQRC Code permet une lecture en fonction de certaines restrictions.

    Il peut être utilisé pour stocker des informations privées ou gérer l'information interne d’une entreprise etc.

    C’est une restriction d’utilisation et non une sécurisation des données.

     Le LogoQ :

    Dernier-né de la série des QR Codes, il a été créé pour améliorer la reconnaissance visuelle en le combinant avec des caractères alphanumériques et des photos couleur.

    Il devient donc possible de personnaliser son QR Code 2 et même de le rendre dynamique par une animation au format d’image « GIF » (LogoPass) ou encore plus fort, avec une vidéo (LogoQMotion).

    Toutefois, l’intérêt d’une telle utilisation sur un ordinateur reste encore à démontrer.

     Le contenu des QR Codes

     Quasiment tout est possible.

    Coordonnées géodésiques (ou adresse postale) :

    Elles permettent un positionnement sur certaines applications telles Google-Map ou Google-Earth et même de transformer votre smartphone en GPS.

    Adresse URL :

    Une utilisation courante qui permet d’accéder directement à un site Web.

    SMS :

    Généralement le lecteur de scan affiche le n° et le texte avant de proposer l’appel.

    E-Mail (Mél) :

    Il peut contenir l’adresse mél, le sujet et même le texte du message et être envoyé dès que scanné.

    Agenda :

    Le QR Code peut comporter des informations relatives à un événement et les ajouter à votre agenda

    Téléphone :

    Sitôt scanné, il affichera le N° et proposera l’appel.

    VCard :

    Toutes les coordonnées sur cette « carte de visite », se trouvent facilement ajoutables aux contacts de celui qui scanne.

     Wifi :

    Permet de prédéfinir les conditions d’accès à un réseau afin d’éviter à celui qui scanne d’en paramétrer lui-même les caractéristiques.

    Texte :

    De manière basique, il peut bien sûr afficher un simple texte dès que scanné.

    Savez vous ce qu'est le QR code ??? Eulglod nous éclaire sur le sujet....

    D’innombrables autres possibilités sont offertes par les QR Codes : paiements Paypal,  accès à des vidéos ou des musiques, téléchargements d’applications et bien sûr interactivité avec les réseaux sociaux ou certains médias.

     Payer via un QR Code

     C’est une fonction différente du paiement sans contact (« NFC » ou « posez c’est payé »…) qui nécessite une application dédiée.

    Certains commerces proposent « déjà » ce service.

    En caisse, vos achats génèrent un QR Code spécifique (« Digicash » ou encore « Flash’Npay »  par exemple) sur l’écran de caisse ou sur votre ticket.

    Il suffit de le « Flasher » puis de composer votre code confidentiel et le paiement est effectué.

    De grandes enseignes vont déjà plus loin en vous permettant de recevoir des bons d’achats et de les déduire automatiquement lors de votre achat suivant.

    Les factures de certaines grandes entreprises comportent ce type de code, même principe pour les régler.

    La limite des paiements, comme pour une carte bancaire, est définie préalablement.

     Et si le QR Code permettait déjà, également, de payer le temps réel d’un stationnement ?

    Ce système, en service depuis près d’une dizaine d’années déjà, permet à l'automobiliste de prolonger ou d’interrompre à distance la durée de son stationnement sans avoir recours physiquement à l’horodateur et ne payer que le temps réel.

     Il peut également recevoir une alerte sur la durée de son stationnement… et retrouver son véhicule grâce à la géolocalisation.

     Le Tag 3D pour remplacer le QR Code ?

     Les QR Codes sont présents partout.

    Les « scans » (européens) de QR Codes à partir de smartphones auraient atteint prés de 17 millions par mois à mi 2012.

    En 2014, le QR Code est un accès vers les 1,74 milliards de possesseurs smartphone dans le monde qui sont aussi… des consommateurs.

    A cette époque, il fallait télécharger une application pour lire un QR-code.

    Depuis 2019 (environ) tous les nouveaux smartphones IOS et Android peuvent lire les QR-code sans application, en prenant simplement une photo.

    Une nouvelle génération de codes (de « tags ») tel le « Bleam » a fait son  apparition (sans parler de QR Codes 3D pour jeux vidéo…).

    Le « Bleam », reprend le principe des code-barres mais y associe la performance de détection 3D des codes à « géométrie circulaire ».

    Il possède des performances inégalées de lecture sur smartphone et des possibilités d'expériences en réalité augmentée (menus contextualisés, détection multiples, localisation d'objets, guidage…).

    Savez vous ce qu'est le QR code ??? Eulglod nous éclaire sur le sujet....

    Ces codes vont encore générer d’autres possibilités, capacités, ergonomies, esthétiques mais aussi obliger à disposer de nouveaux générateurs de codes, lecteurs de codes, d’autres applications etc.

     Des QR Codes aux RFID(Radio Frequency Identification « Identification par Radio Fréquence » )

     Contrairement aux QR Codes qui ne contiennent aucune électronique, l’étiquette radiofréquence (transpondeur, étiquette RFID), est composée d’une puce reliée à une antenne, le tout encapsulé dans un support (RFID Tag ou RFID Label).

     Cette technologie permet, via une « étiquette » émettant des ondes radio attachée ou incorporée à l’objet, de l’identifier, de suivre son cheminement et de connaître ses caractéristiques à distance, tout cela sans « ligne de vue directe »  et même à travers de fines couches de matériaux.

    Elle est principalement utilisée pour le paiement ou des services de commande et est donc particulièrement utile dans des applications qui utilisent des données variables.

    Toutefois, son coût relativement élevé lui fait laisser place aux QR Codes pour tout ce qui touche à la seule information.

     Pour information, les étiquettes RFID se décomposent-en :

    3 catégories (à l’instar de nos bons vieux CD et DVD) :

    - celles en lecture seule et non modifiable,

    - celles permettant une seule écriture mais une lecture multiple,

    - celles en lecture réécriture.

    2 familles :

    - Les étiquettes actives, qui sont reliées à une source d'énergie embarqué (pile, batterie...).

    Leur portée est plus importante, leur coût plus élevé et leur durée de vie limitée.

    - Les étiquettes passives, qui utilisent l'énergie propagée à courte distance par le signal radio de l'émetteur.

    Leur coût est moindre, elles sont plus petites et leur durée de vie illimitée (en revanche, elles requièrent une importante quantité d'énergie de la part du lecteur pour pouvoir fonctionner).

    Pour ce qui est de la sécurité, il semble que les données transmises par le biais des RFID soient assez facilement interceptables. La CNIL elle même reste très prudente sur le sujet mais comme ses moyens d’actions ne sont pas des plus efficaces…

    A titre d’exemple, la recommandation de la Commission européenne du 12 mai 2009 préconisait  que les exploitants de dispositifs RFID réalisent une évaluation d'impact sur la vie privée (EIVP) et présentent un document identifiant les risques en matière de vie privée et précisant les mesures prises pour traiter ces risques.

    Sommes toutes, un dispositif assez hypocrite qui consistait à demander aux exploitants de RFID comment ils envisageaient de contourner les interdictions.

    A contrario, cette même CNIL précisait que tout exploitant d’une application RFID devrait avoir une politique d’information à l’intention du grand public, ce qui là, pourrait paraître incohérent.

     l’EPC (Electronic Product Code, ou Code Produit Électronique),

     L’étiquette RFID sera le support de ce système défini comme « le réseau de la traçabilité des objets ». Il prédit notamment l’identification unitaire des objets (étiquettes à codification séquentielle consistant à attribuer des numéros consécutifs aux objets à codifier d’un même ensemble) et sera rattaché à un réseau de partage des données sur Internet.

     Et après ?

     De l’étiquette à la micropuce RFID il n’y a qu’un pas déjà franchi.

    Initialement de la taille d’un grain de riz, cette micro puce s’est encore contractée, elle représente fréquemment un carré de 0,15 mm de côté pour 7,5 µm d’épaisseur. Elle peut donc être insérée dans tous les produits, y compris dans les produits que nous sommes, nous les humains.

    Il n’est pas rare, par exemple, que ce type de micro-puces soient déjà injectées sous la peau des clients de certaines discothèques (toujours par exemple) et servent de moyens de paiement.

    Sa distance de lisibilité qui était de l’ordre 30 cm est déjà passée à prés de 10 m…

     Attention, l’allongement de la portée des micro-puces RFID est inversement proportionnel à celui de notre liberté…

     Quelques références

     CNIL : De nombreux articles concernant les RFID sont disponibles sur le site de la CNIL.

    Retenez juste cette remarque :

    « Selon la CNIL, si ces puces venaient à se trouver implémentées sur chaque objet de notre vie quotidienne, le recoupage d’informations pourrait, à terme, permettre un traçage continu des utilisateurs ».

     RFID : http://fr.wikipedia.org/wiki/Radio-identification

     2 liens pour trouver vraiment tout sur les QR Codes sur le site (en anglais) de Denzo, inventeurs du QR Code :

    http://www.qrcode.com/en/index.html

    http://www.qrcode.com/en/history/

     Pour créer votre propre QR Code en ligne :

    http://q-r-code.fr/

    http://www.code-qr.net/creer-un-code-qr.php

    http://generator.code-qr.net/

    https://www.unitag.io/fr/qrcode

     


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  • Eulglod nous l'explique ci-dessous.

    Merci à lui pour ses documents toujours si intéressants !

    La Fête de la victoire

    8 Mai - Fête de la victoire de 1945

     Le 8 mai 1945 est la date marquant la victoire des Troupes alliées sur l'Allemagne nazie ainsi que la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.

    Il y eut deux signatures de reddition :

    La première, le 7 mai 1945 à 02h41 à Reims, par le Maréchal Jodl, un acte de capitulation devant prendre effet le 8 Mai 1945 à 23h01.

    La seconde consécutive aux exigences de Staline quant à une signature à Berlin même, le 8 Mai 1945 à 23h16 par le Maréchal Keitel.

    Deux signatures de redditions mais deux textes quasiment identiques.

    Curiosité consécutive aux exigences de Staline, la France retiendra la date du 8 et les Russes celle du 9, la date réelle semble pourtant être celle du 7…

    8 mai

    8 Mai 1945 sur les Champs Elysées
    (Image Internet - Origine inconnue)

    Ce jour est bien la fin de la guerre en Europe, le V-E Day (Victory in Europe Day), la capitulation du Japon, le V-J Day (ou encore V-P Day, Victory in the Pacific Day), n’étant intervenue que le 2 Septembre 1945

     Un jour férié en France

    C’est par une loi du 7 Mai 1946 que la date du 8 Mai, ou du Dimanche suivant immédiatement, sera fixée pour être commémorée chaque année.

    La loi du 20 Mars 1953 instaure le 8 Mai comme jour férié (mais non chômé)

    Dès la fin des années 50, la volonté de réconciliation tend à supprimer ce jour de commémoration, ce qui n’est naturellement pas du goût des Associations d’anciens combattants.

    Ainsi le décret du 11 Avril 1959 supprime le caractère férié du 8 Mai et fixe sa commémoration au deuxième Dimanche de Mai.

    Le décret du 17 Janvier 1968 fixe à son tour la commémoration au 8 Mai, mais en fin de journée.

    En 1975, les commémorations du 8 Mai sont à nouveau supprimées. Nouvelle grogne logique des anciens combattants.

     Enfin, le 2 Octobre 1981, la loi 81-893 rétabli le caractère férié de ce jour qui deviendra aussi chômé, et l’ajoute à la liste des jours fériés retenus dans le code du travail.

     

    Le 8 Mai c’est aussi…

    Le 8 Mai c’est aussi Sétif en Algérie, où la sanglante répression d’une manifestation dont les suites auront fait entre 1 600 et 45 000 morts selon les sources, et qui sera probablement le point de départ d’une autre guerre, celle de l’indépendance de l’Algérie.

     

    http://www.eulglod.fr/morvan/


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  • Eulglod nous rappelle l'origine du jour férié du 1er mai, merci à lui !

    La Fête du travail

     Cette fête internationale nous vient des Etats-Unis.

    Elle a pour origine le 1er Mai 1886 et une célèbre grève générale, appuyée par quelques 350 000 travailleurs, qui paralysa de nombreuses usines et désorganisa le pays.

    Les salariés réclamaient une journée de 8 heures que les patrons n’acceptèrent naturellement pas.

    Dans l’Illinois, la police puis ensuite l’armée, chargea les quelques 10 000 personnes réunies devant une usine (Mc Cormick) faisant morts et blessées. S’ensuivit un meeting de 150 000 personnes qui dégénéra et fit de nouveaux morts et blessés.

    Les travailleurs obtinrent gain de cause et trois ans plus tard, le 1er Mai était choisi comme « Journée internationale des travailleurs » par l’ « International Socialiste ».

     Les débuts du 1er Mai en France

    En 1793, pour son calendrier républicain, Fabre d’Eglantine avait proposé une fête du travail pour « Tridi », le 3ème jour des sans-culottides (les 5 jours ajoutés à chaque fin d’année) mais avait associé le muguet au « jour républicain », le 7 Floréal.

    Cette journée qui fut célébrée seulement quelques années avait été établie au 1er pluviôse -20 janvier- par Saint Just (Louis Antoine Léon de Saint-Just, né le 25 août 1767 à Decize (58) et mort guillotiné le 10 thermidor an II -28 juillet 1794 à Paris).

    En 1889, la 2ème Internationale socialiste est réunie en France, c’est le centenaire de la révolution française, et l’idée de convenir d’une date de commémoration est retenue. La date du 1er Mai en mémoire des manifestations de Chicago est retenue.

    En France, le 1er Mai a du mal à passer.

    En ce 1er Mai de 1891, à Fourmies (59), a lieu une manifestation pacifique au cours de laquelle les ouvriers lancent des « C’est les 8 heures qu’il nous faut ! ».

    L’armée charge, 9 morts et 35 blessés !

    Ce triste épisode sera appelé « Les évènements de Fourmies… »

    "La fête du travail", une chronique fort intéressante offerte par Eulglod....

     Le 1er Mai chômé et payé, une longue histoire

    En France, c’est le 23avril 1919 que le Sénat a ratifié la journée de 8 heures et déclaré le 1er Mai journée chômée… Chômée mais pas payée, et pour l’année suivante seulement et à titre exceptionnel…

    Le 3 Mai 1936, sous le Front populaire, une vague de grèves conduisit à de nombreuses mesures en faveurs des travailleurs : Semaine de 40 heures, congés payés et conventions collectives.

    Le 24 avril 1941, c’est le Maréchal Pétain qui décréta ce jour comme « Fête du Travail et de la Concorde Sociale », ce jour serait chômé et payé (Loi Belin – René Belin a été Ministre du Travail de Pétain du 14 juillet 1940 au 18 avril 1942).

    L’expression « Fête du travail » remplace désormais celle de « Fête des travailleurs ». Mais ce n’est qu’un changement d’expression…

    Le 30 avril 1947, sur proposition du socialiste Daniel Meyer, cette mesure est reprise par le gouvernement issu de la libération.

    Le 1er mai devient alors effectivement et officiellement chômé et payé.

    Le 1er Mai de nos jours

    Initialement journée de grève pour les 8 heures, c’est aujourd’hui une journée de célébration du combat des travailleurs soulignée par de nombreuses manifestations des mouvements ouvriers.

    Aujourd’hui, cette journée des travailleurs a été quelque peu phagocytée par le monde politique qui y a, hélas, trouvé une excellente tribune.

    Il est aussi rappelé que le 1er Mai n’est pas la fête du travail de Pétain mais l’hommage aux ouvriers de Chicago (Ilinois) morts pour leurs revendications.

    Le muguet, porte-bonheur

     Chez les Romains, Mai symbolisait le mois des fleurs et ils célébraient une fête en l’honneur de Flora, la déesse des fleurs et de tout ce qui fleurit.

     Les Celtes quant-à eux, célébraient le retour de l’été le 1er mai. Le muguet présent à cette période de l’année était considéré comme porte-bonheur.

     Plus tard, à la Renaissance, le 1er mai évoquait la fête de l’amour. Le muguet, s’épanouissant à cette époque était souvent présent.

    Charles IX reçut un brin de muguet en guise de porte-bonheur un 1er Mai.

    Il trouva l’idée agréable et décida d’offrir du muguet tous les ans à cette date à toutes les dames de la cour.

     De cette histoire, il existe bon nombre de variantes, en voici 2 :

    - En 1564, Catherine de Médicis partie en Provence fait halte en Tricastin. Indésirable à Suze-la-Rousse (Drôme), elle passe la nuit à Saint-Paul chez le chevalier de Girard de Maisonforte. Ce dernier lui offre une magnifique brassée de muguet de son jardin. Le bouquet ayant été miraculeusement épargné lors du retour vers Fontainebleau, elle le remet au roi Charles IX. Rompu aux bonnes manières malgré ses 14 ans, le roi en fit une généreuse distribution aux galantes de sa cour et décida “qu’il en serait ainsi” chaque 1er mai.

    - L’autre version se situe 2 ans plus tard, en 1566.

    Louis de Girard de Maisonforte est choisi par Catherine de Médicis pour une mission en Italie. Sur le chemin du retour, il fait un crochet par Saint-Paul. Craignant d’arriver les mains vides à la cour, il cueille un bouquet de muguet qui lui aussi sera miraculeusement épargné lors du voyage jusqu’à Fontainebleau. Devant le roi le chevalier aura ces mots : “Sire, que ce muguet Tricastin vous porte bonheur”. Le roi, alors âgé de 16 ans mais toujours rompu aux bonnes manières… en fit une généreuse distribution aux galantes de sa cour et décida “qu’il en serait ainsi” chaque 1er mai.

    Cette tradition d’offrir du muguet perdure et, le 1er Mai chacun peut vendre du muguet (sauvage seulement) dans la rue, sans aucune réglementation ni taxes, ou presque, et à conditions toutefois de ne pas se transformer en fleuristes ambulants ni empiéter sur le domaine des professionnels (être à plus de 40 mètres).

     Le muguet symbole du 1er Mai

    "La fête du travail", une chronique fort intéressante offerte par Eulglod....

     Le muguet n’a pas toujours été le symbole du 1er Mai.

    Avant lui régnait l’églantine écarlate en hommage aux ouvriers de Fourmies tués lors d’une manifestation et de Marie Blondeau qui ce jour-là en portait un bouquet dans les bras.

     Voir également : « Présence du souvenir bourbonien » :

    https://www.psbenlyonnais.fr/charles-ix-et-le-muguet-du-1er-mai/

    http://www.eulglod.fr/morvan/


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  • Eulglod nous révèle pourquoi les bouteilles de vin (une pensée pour nos vignerons si touchés par les gelées précoces) ne contiennent pas tout simplement 1 litre du précieux nectar que produisent les vignerons ....

     

    Savez-vous pourquoi les bouteilles de vin contiennent 75 cl et non 1 litre de liquide ?

    (Extrait d'une miniature réalisée par Jean Pierre)

    Pourquoi des bouteilles de vin, dont la contenance aurait été standardisée au XIXème siècle,contiennent-elles 75 centilitres et non 1 litre ?

     Est-ce pour l’une de ces quelques raisons toutes plus ou moins farfelues ?

    - « C’est la capacité pulmonaire d’un souffleur de verre » (un petit souffleur alors…)

    - « C’est la consommation moyenne au cours d’un repas » (vous avez dit moyenne ?).

     Il est vrai que dans les temps anciens le vin était beaucoup moins alcoolisé que de nos jours.

    - « C’est la contenance optimale pour conserver le vin » (par opposition aux « packs » de vins ordinaires ?)

    - « Cela facilite le transport » (là les « packs » seraient mieux adaptés)

    Teuteuteu… Que nenni !

    Alors pourquoi ?

    Savez-vous pourquoi les bouteilles de vin contiennent 75 cl et non 1 litre de liquide ?


    (Extrait d'une miniature réalisée par le même Jean Pierre)

     Est-ce pour quelques contraintes législatives ?

    Cela se pourrait, mais non !

    Une directive européenne de 2007 dont tout le monde parle autoriserait 8 volumes différents de 100 ml à 1500 ml.

    Pas tout à fait vrai, car s’il y a 8 volumes pourquoi avoir choisi justement celui de 75 cl et non celui de 1 litre ?

    Et puis si elle autorise effectivement 8 volumes dans ce qu’elle nomme le « vin tranquille », elle prend également en compte 1 volume dans les « vins jaunes », 5 dans les « mousseux », 7 dans les « liqueurs », 7 dans les « aromatisés » et 9 dans les « spiritueux ».

     D’ailleurs, si cette contenance de 75 cl a été standardisée au XIXème siècle, la directive européenne aurait « un peu » de retard, elle n’a donc fait que reprendre et officialiser une évidence.

     Voir ici le texte de cette fameuse directive :

    Directive 2007/45/CE du Parlement européen et du Conseil du 5 septembre 2007 fixant les règles relativesaux quantités nominales des produits en préemballages, abrogeant les directives 75/106/CEE et 80/232/CEEdu Conseil, et modifiant la directive 76/211/CEE du Conseil.

     Les produits et volumes y sont décrits en annexe page 4.

    (Entrée en vigueur : 11/10/2007; Fin de validité : 99/99/9999 ; Transposition: 11/10/2008)

     Est-ce pour une raison historique ?

    Nous approchons !

    En 1152, par son mariage avec Henri II Plantagenêt futur roi d’Angleterre, Aliénor d’Aquitaine transféra sa province à la couronne anglaise.

    En 1254, Henri III et le Duc d’Aquitaine accordèrent quelques privilèges aux Bergeracois en leur permettant d’expédier leur vin depuis le port de Libourne et cela sans aucune concurrence ni taxe (la « prise des vins »).

    Ce commerce favorisé par l’occupation anglaise dura 3 siècles.

    Après le départ des anglais, chacun chercha à garder ou combattre ces privilèges jusqu’à ce que François 1er les abolisse.

    Le Bordelais est donc resté longtemps anglais 

     Est-ce pour le transport ? Le commerce ?

    Nous y sommes presque !

    A cette époque, le vin que les Anglais achetaient sur « Continent » (pour ne pas dire en France car précédemment il venait… d’Angleterre), était acheminé dans de grandes barriques.

    L’invention des fours à charbon qui conduisit à la fabrication de la bouteille en verre remonte au XVIIIème siècle.

    Après quelques essais, les Anglais comprirent deux choses :

    1- Le vin se gardait mieux dans des bouteilles de verre que dans des tonneaux

    2- Une bouteille était plus facile à vendre qu’un tonneau.

    Savez-vous pourquoi les bouteilles de vin contiennent 75 cl et non 1 litre de liquide ?

     (Miniature de Jean-Pierre)

    Cette pratique ne serait venue en France qu’en toute fin du XVIIIème siècle et aurait été reprise par d’autres régions viticoles.

    Lors de l’exposition universelle de 1889, le célèbre foudre « Mercier » (transporté par les galvachers du Morvan) était présenté entouré de nombreuses bouteilles.

    Bon, mais alors ?

    Nous touchons au but !

    Plus concrètement, il faut regarder les systèmes de mesure français et surtout anglais.

    Chez nos voisins qui utilisent toujours un système différent du nôtre, le gallon anglais sec et liquide devrait être égal à 277,2 pouces cubes, soit très précisément 4,5424941408 litres.

    Toutefois, pour diverses raisons, les Anglais ont retenu 4,546090 litres pour valeur officielle et légale du gallon, soit 3,5958592 ml supplémentaires (+ 0,079 %).

     Ah ! Enfin ! Voilà !

    L’histoire ne précise pas qui des Anglais ou des Français a eu le premier l’idée lumineuse de transporter le vin en barriques de 225 litres, soit 50 gallons (arrondis).

    En effet, 225 litres c’est précisément ce que représentent 300 bouteilles de 75 centilitres, et 300 c’est beaucoup plus pratique pour les calculs que 225 :

    1 barrique = 50 gallons = 300 bouteilles et 6 bouteilles = 1 galon (soit les 4,546 090 litres ci-dessus…).

    Il en reste aujourd’hui des caisses de vin vendues par 6 ou par 12 bouteilles soit 1 ou 2 galons.

    Quelques informations supplémentaires…

    Origine du mot bouteille

    L’origine du mot « bouteille » viendrait de l’ancien français « botele » signifiant « récipient ».

    La première bouteille de vin

    Elle serait apparue en Gaule à l’époque Gallo-romaine, importée des verreries italiennes (Que croire alors de la nécessité de disposer des fours adaptés inventés au XVIIIème  ?).

    Sa forme, proche de la forme actuelle, remonterait au IVème siècle.

    Ce serait le VIIIe siècle qui aurait imposé la bouteille comme le récipient le mieux approprié pour conserver le vin.

    Quelle est l’origine du culot creux ?

    Ce renfoncement appelé « piqûre » garantit la stabilité de la bouteille posée debout.

    La difficulté d’obtenir un fond parfaitement plat a été palliée en maintenant la bouteille en fusion sur une forme convexe. Cette méthode permet de réaliser ce fameux culot concave dont les bords sont eux tout à fait plats. Cette technique date du IVème siècle.

    Une exception toutefois, le champagne Roederer, cuvée Cristal.

    En 1855, le Tsar Alexandre II craignant que l’on y cacha quelque explosif, exigea que le fond soit (parfaitement ?) plat.

    Moyen mnémotechnique

    Un petit « truc » permettant de mémoriser les noms des principales tailles de bouteilles.

    Au-dessus d’ 1,5 litres et dans l'ordre croissant de leur contenance, prenez les 2 premières lettres de chaque mot (source Wikipédia) :

    « Car de bon matin je remarquais mal sa banalité naturelle »

    (quart, demi, bouteille, magnum, jéroboam, réhoboam, mathusalem, salmanazar, balthazar, nabuchodonosor).

    Quelques prix records

    - Une bouteille « Impérial » de 6 litres de « Cheval-Blanc 1947 », seule bouteille de ce type pour ce millésime Saint-Emilion, adjugée à 224.000 euros en 2010.

    - Plus récemment, une bouteille de vin blanc de Bordeaux « Château Yquem 1811 » a été vendue 85.000 euros.

     


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  • Le titre de l'article pourrait faire penser à un poisson d'avril, puisqu'aujourd'hui nous sommes le premier jour de ce mois !!!  

    Y avait-il du pétrole dans la Nièvre ?

     

    Mais il n'en est rien....

    Ecoutons Eulglod, morvandiau passionné, nous conter l'histoire d'un bateau nommé "La Nièvre"....

     Il y avait du pétrole dans la Nièvre et vous ne le saviez pas ?

    Oui, c’est vrai !

    Mais que tout le monde reste calme ! Ça n’est là qu’un clin d’œil.

     Le pétrole en question se trouvait dans les soutes de « La Nièvre », un pétrolier ravitailleur.

    Y avait-il du pétrole dans la Nièvre ?

    (La Nièvre)

    A la fin de la Guerre 14-18, la marine nationale passa commande de quatre pétroliers aux arsenaux de Lorient.

    Ces quatre « ravitailleurs rapides », l’Aube, la Durance, La Rance et la Nièvre, ont été construit entre 1919 et 1922 et avaient pour mission l’approvisionnement en carburant de l’ensemble de la flotte en pleine mer.

    La Nièvre fut mise sur cale à Lorient le 5 septembre 1920, lancée le 10 mars 1921 et admise au service actif le 26 mars 1922.

     « La Nièvre » était un navire d’une longueur de 70 mètres pour une largeur de 11,60 mètres, un tirant d’eau de 2,28 mètres et une jauge de 2.800 tonnes.

    Son moteur de 1.000 chevaux équipé d’une turbine de type Bréguet, lui permettait de transporter ses 1.500 tonnes de mazout à une vitesse de 10,5 nœuds.

    En revanche, son réducteur de vitesse, de type Breguet lui aussi, fut particulièrement délicat à mettre au point.

    Une particularité de ces quatre pétroliers était d’avoir été équipé, aussi, sur demande du ministre de la Marine, d’une voilure de 412 m² afin de leur permettre de rester manœuvrant en cas d’avarie machine.

    Cette voilure, dont il avait pourtant été préconisé de ne pas en équiper les quatre pétroliers en raison de sa probable faible utilisation, était composée d’un foc de 70 m2, d’une trinquette de 47 m2, d’une misaine goélette de 135 m2, d’une pouillouse de 47 m2 et d’une brigantine de 113 m2.

    Il semblerait que la majorité des navires construit à cette époque recevaient quasiment tous les mêmes appréciations :

    « La Nièvre est un excellent bâtiment de mer. La stabilité de route en pleine charge est mauvaise, l’homme de barre doit être surveillé. Les compas sont bons mais les déviations changeant avec l’assiette du bâtiment il est important de vérifier souvent la variation. Le bâtiment manœuvre mal et a une puissance en AR si faible que toute manœuvre doit être faite avec le moins d’eau possible et qu’il ne faut jamais hésiter à mouiller les ancres à temps pour éviter le moindre contact avec les bâtiments à ravitailler.

    La machine étant très fragile il faut éviter les emballements de l’hélice, par mauvais temps remplir d’eau les citernes nécessaires pour augmenter le tirant d’eau et diminuer la vitesse. »

    Ou encore :

    « Le bâtiment gouverne très bien vent debout et aux allures voisines. Il embarque beaucoup aux allures plus arrivées que le vent de travers et d’autant plus qu’il est plus léger.

    La surface de voilure est trop réduite pour exercer une influence sensible dans la manière de gouverner. Nous n’avons fait aucune traversée avec la voilure seule. »

    Essentiellement utilisée pour le ravitaillement des navires de la flotte française,
    « La Nièvre » venait précisément de faire le plein des torpilleurs Orage, Ouragan et Bourrasque en mission de protection le long des côtes d’Espagne et remontait vers Brest.

     Hélas, le samedi 22 mai 1937 à 3 heures du matin, en pleine tempête, l’équipage ne voit ni le feu de Penmarc’h ni celui d’Armen et s’échoue sur les roches devant Porstarz en Primelin.

    Y avait-il du pétrole dans la Nièvre ?

    Ce naufrage ne fit aucune victime, un seul blessé léger sur les 59 membres d'équipage, mais les cuves du pétrolier ont été perforées et les 250 tonnes de mazout restant provoquèrent une marée noire en s’échappant.

    Y avait-il du pétrole dans la Nièvre ?

    Jugé irrécupérable, le pétrolier est « rayé » le 19 juin 1937 et vendu à la démolition le 22 juillet suivant.

    Y avait-il du pétrole dans la Nièvre ?

    La coque fut découpée et récupérée au fil des marées.

    La courte carrière du pétrolier se termina donc à trois miles à l’Ouest de la baie d’Audierne.

     Retrouvez toute l'histoire de ce pétrolier sur :

    http://lochprimelin.canalblog.com/archives/2012/07/05/24706220.html 

    - Avec mes remerciements à Hervé pour son aimable autorisation de reprise des éléments et photos.
     


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