• Cette porte de ville fut édifiée en 1765 après modification du tracé du Grand Chemin de Paris à Châtillon : l'ancienne porte, dite porte de l'Abbaye, ne correspondait plus au nouveau tracé.

    Les projets de l'architecte châtillonnais Léger ayant été rejetés, c'est un projet établi par Pierre-Joseph Antoine, sous-ingénieur des Ponts et Chaussées de la province de Bourgogne, qui fut adopté. L'adjudication des travaux eut lieu le 20 mai 1763 en faveur de Claude Berthelemot, entrepreneur à Chamesson.

    Les travaux étaient achevés en 1767.

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  • La porte du Recept fut construite entre 1789 et 1810, à l'emplacement de l'ancienne porte fortifiée du même nom : l'ancienne porte existait encore en 1789, son corps de garde étant alors concédé à Pierre Boulaudet ; la nouvelle porte figure sur le cadastre napoléonien (1810) .

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  • La ville fut fortifiée au cours de la 2e moitié du 12e siècle, à la suite de l'autorisation accordée par l'évêque de Langres en 1168 : deux enceintes indépendantes furent alors construites, l'une autour du quartier de Chaumont (au nord de la Seine) , l'autre autour du quartier du Bourg (au sud de la Seine) .

    Sur l'île qui les séparait se développa un nouveau quartier, dit de la rue des Ponts, qui à son tour fut fortifié lors des guerres de Religion (délibération des habitants des 24 et 25 juin 1586) : cette nouvelle enceinte rejoignait les deux autres.

    Au 17e siècle, eurent lieu des remaniements et la construction de bastions.

    De cet ensemble progressivement démantelé après la Révolution, ne subsistent que quelques vestiges :
    - un ouvrage d'entrée dit Porte Dijonnaise (quartier du Bourg) qui donnait accès à la route de Dijon dont le tracé différait du tracé actuel, inscrite MH le 21/11/1925, mais partiellement détruite en juin 1940, puis restaurée après la guerre (propriété privée)

    -un ouvrage d'entrée dit Porte Saint-Antoine (quartier de Chaumont) dont les travaux de démolition furent mis en adjudication le 17 avril 1834 et dont ne subsiste qu'un pan de mur portant une niche qui abritait une statue de saint Antoine (détruite en 1884)

    - une tour ronde dite Tour Saint-Christophe ou Tour Royale (quartier du Bourg) , édifiée au 17e siècle (propriété privée)

    - un bastion dit Tour de Cérilly construit en 1626 et 1627, transformé vers 1790 en habitation et orangerie (propriété privée)

    - un bastion dit du Petit Haut, avec échauguette sur l'angle (inscrit MH le 3/12/1925) , portant la date 1671 (propriété privée)

    - une échauguette édifiée au 17e siècle à proximité de la Porte Dijonnaise (quartier du Bourg) , visible à l'extrémité sud de la rue du Bourg-à-Mont

    - des restes de bastions dans des propriétés de la rue Marmont (quartier de Chaumont)

    - un bastion avec échauguette à l'angle du clos Lanson (quartier du Bourg)

    - une tour en fer-à-cheval dans le parc du château Marmont (quartier de Chaumont) .

    La Porte de Roche, connue grâce à une carte postale du début du siècle, fut détruite lors du bombardement de la ville en 1940.

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  • La compagnie des Chevaliers de l'Arquebuse de Châtillon fut créée en 1575 par lettres patentes du roi Henri III : en 1601, un terrain, fut acquis avec l'autorisation du duc de Biron, gouverneur de Bourgogne. Les travaux de construction de l'établissement s'achevèrent en 1619 : il comprenait une salle de réunion et de tir, et un logement pour le gardien.

    La façade sur rue était ornée d'un buste en bronze représentant Henry IV qui fut ôté pendant la période révolutionnaire.

    Au dessus de la porte cochère, était gravée une inscription, aujourd'hui illisible, qui avait été relevée par H. Frérot :

    CE PRINCE N'EST PAS MORT, QUOIQUE UN FER HOMICIDE PLONGE DE DANS SON SEIN LUI AIT FERME LES YEUX : SA BONTE, SA VERTU, SES ACTES VALEUREUX LE FONT REVIVRE EN NOUS MALGRE CE PARRICIDE.

    L'édifice est constitué de deux corps de bâtiment construits de part et d'autre de la porte cochère et reliés par une galerie haute établie au revers de la façade sur rue ; le terrain de tir était situé à l'ouest.


    (NB:l'entrée est défigurée par le panneau publicitaire d'un jardinier ...dommage !)

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  • Je savais qu'il existait une belle échauguette dans le quartier du Bourg à Châtillon sur Seine.

    Cette échauguette se trouve dans une propriété privée:

    C'est une tour ronde dite Tour Saint-Christophe ou Tour Royale (quartier du Bourg) , édifiée au 17e siècle .

    Lors d'une exposition de peinture de la Section peinture des Amis du Châtillonnais, j'ai admiré ce tableau de Françoise Labeaune :

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    Je lui ai demandé où elle avait trouvé l'inspiration de cette peinture, eh bien m'a-telle dit de cette ancienne gravure :

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    C'est une vue des anciens remparts de Châtillon sur Seine !

    Cette échauguette existe-t-elle encore ? c'est une question qui nous intriguait toutes les deux.

    Françoise, aidée par Michel Diey, a pu retrouver cette magnifique échauguette et l'a photographiée pour moi, et donc pour vous, la voici ..

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    -Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

    C'est un très beau  témoignage de ce qui fut notre ville aux temps anciens.

    Notre ville qui a été si violemment détruite en 1940, devait recéler bien d'autres trésors, hélas disparus.

    Merci Françoise d'avoir pu nous permettre d'admirer encore celui-là !

    (Des commentaires sur le thème de l'article seraient les bienvenus, ils me montreraient que ce blog vous intéresse et ils me donneraient envie de continuer à  l'alimenter .

    Merci.)


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