• Claude-Louis Petiet

    Claude Petiet est né à Châtillon sur Seine en 1749 et décédé à Paris en 1806.

    Commissaire des guerres en 1778, élu au Conseil des Anciens en 1795, il est nommé ministre de la Guerre le 8 février 1796.

    Il est révoqué le 14 juillet 1797 par le "triumvirat" (Paul Barras, Jean-François Rewbell, Louis La Réveillière-Lepeaux).

    Nommé au Conseil d'État par Napoléon Bonaparte, il devient intendant général de l'armée au camp de Boulogne en 1805 puis sénateur en 1806.

    (Monsieur Michel Diey m'a envoyé des portraits de Claude Petiet et de sa famille pour illustrer cet hommage,qu'il en soit remercié !)

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  • ( Bonaparte au conseil des Cinq Cents,Petiet y fut député)



    Les états de service de Claude Petiet:



    Gendarme dans la compagnie de la Reine le 20 Oct. 1766.

    Subdélégué général de l'intendance de Bretagne le 1er Sept. 1775

    Commissaire des guerres (charge louée le 30 sept. 1778).

    Employé à Saint Malô le 26 Dec. 1778 faisant fonction d'administrateur du 25 juin 1779 à août 1780.

    Titulaire d'une charge en Août 1781.

    Commis à la levée de police des gardes côtes de la division de Brest, le 8 mars 1782.

    Employé à Rennes en 1788.

    Procureur général syndic d'Ille et Vilaine juin 1790.

    Commissaire ordonnateur, grand juge militaire de la 13e Division le 1er oct. 1791.

    Commissaire général de l'armée du Centre le 31 mars 1792, passé en la même qualité à l'armée des Ardennes le 1er Oct. 1792. Autorisé à retourner dans la 13e division le 31 Oct. 1792.

    Employé à Lorient par les représentants du peuple dans l'ouest pour l'approvisionnement de Lorient, Belle-île, Port-louis et Groix le 15 Fev. 1793.

    Ordonnateur en chef de l'armée des Côtes le 25 Fev. 1793.

    Ordonnateur en chef des Côtes de Brest et des Côtes de Cherbourg le 1er mai 1793. Réunit à ce service celui de la 13e division le 20 Sept. 1793.

    Suspendu par les représentants du peuple et mis en état d'arrestation le 2 Déc. 1793, il est rendu à ses fonctions par les mêmes représentants le 29 déc. 1793.

    Ordonnateur en chef de l'armée de Sambre et Meuse le 15 avril 1795. Passé en cette qualité à l'armée des Côtes de Brest le 19 juin 1795.

    Député au conseil des anciens en Oct. 1795.

    Député d'Ille et Vilaine, puis de Côte d'Or.

    Ministre de la Guerre le 8 Fev. 1796 (ayant signé l'arrêté nommant le Général Bonaparte au Commandement de l'armée d'Italie).

    Sorti du corps législatif le 20 mai 1797, il est rayé de ses fonctions de Ministre de la guerre le 23 juillet 1797.

    Député au Conseil des Cinq Cents en 1799.

    Chef de la première division au Ministère de la Guerre le 12 Nov. 1799.

    Conseiller d'état le 24 Dec. 1799.

    Inspecteur en chef aux revues le 7 Fev. 1800.

    En mission à Genève le 28 avril 18001

    Ministre extraordinaire en Cisalpine en 1800, Président de le Commission extraordinaire de gouvernement de la République Cisalpine (1800-1802) et Président de la Consulta (1800-1802).

    Conseiller d'État au service extraordinaire le 22 Sept. 1800 ; Remplacé dans le corps des inspecteurs le 19 Sept. 1801.

    Commissaire général des six camps le 22 juin 1803.

    Président du Collège électoral de l'Yonne le 25 Fev. 1805.

    Intendant général de la grande armée le 29 août 1805 (organise le camp de Boulogne et la campagne d'Austerlitz).

    Sénateur, le 19 mai 1806.


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  • (Claude Petiet et ses deux fils :Auguste et Alexandre)

    Claude Petiet décéda le 25 mai 1806 en son hôtel, l'actuel 8 rue Monsieur à Paris 7e alors 6 rue de Fréjus.

    Napoléon lui fait faire des obsèques grandioses le 27 mai, auxquelles assistent le Sénat en corps et les principaux dignitaires de l'Empire.

    Après la cérémonie qui a lieu dans l'Église des Missions étrangères rue du Bac, le corps est transporté au Panthéon de Paris.

    Son éloge funèbre est prononcé par le mathématicien Monge, Président du Sénat qui retrace longuement sa carrière.

    L'ordonnancement de la cérémonie est réglé par Joseph-François Baudelaire chef des bureaux du sénateur Clément de Ris prêteur du Sénat.

    J.F. Baudelaire est le père de l'écrivain Charles Baudelaire.

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  • (buste de Claude Petiet)

    Campagnes

    1779, Côtes de Bretagne ;

    1792 armée du centre et des Ardennes ;

    1793, 1794, 1795, armée des Côtes et de Sambre et Meuse ;

    1805 Ulm et Austerlitz, Grande Armée.

    Décorations

    Chevalier de Saint Louis le 15 avril 1792

    Membre de la légion d'honneur le 20 oct. 1803

    Commandeur le 14 juin 1804

    Grand Officier le 8 mai 1806.


    Le nom de Claude Petiet est inscrit sur l'Arc de triomphe de l'Étoile.

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  • (Madame Claude Petiet avec deux autres de ses enfants:Sylvain et Isidore-Eugénie)

    Cinquante ans après la mort de l'intendant général, le 13 février 1854, Sainte-Beuve écrit dans ses Causeries du lundi :

    “ Au milieu des scandales trop célèbres qui caractérisent l'administration du Directoire, le ministère Petiet fut une honorable exception. Ce ministre, homme de bien et de mérite, s'appliqua à tenir une comptabilité régulière et après une année d'exercice, il soumit le tableau complet de ses opérations au jugements des Conseils Législatifs et du public ; Il le fit sans réticence et avec sincérité ”

    Il fut toujours un modéré et sut garder des liens aussi bien avec des membres de l'Ancien Régime tout en facilitant semble-t-il l'avènement de Bonaparte. Une note indique :

    “ Petiet et Truguet tenaient au parti modéré des conseils. Ils avaient contribué à rendre à leur patrie, grand nombre d'émigrés dont la présence portait ombrage.”

    Un passage des souvenirs d'Auguste Petiet montre que pendant qu'il était en poste à Rennes durant la Révolution, il fut pendant un de ses déplacements arrêté par les chouans. Lorsqu'il se nomma, ceux-ci le laissèrent aller, ce qui montre l'opinion qu'on avait de lui dans le parti royaliste.

    Au moment du Coup d'État de Fructidor, il avertit ses amis du passage des troupes de Hoche à l'intérieur du “rayon constitutionnel” qu'aucune troupe ne devait franchir sans l'autorisation du corps législatif.

    Cela entraîne l'interpellation du Directoire à la tribune des cinq cent le 30 Messidor par Delahaye. Au moment du coup d'État du 30 Prairial avec Lucien Bonaparte, Jourdan et Augereau, il va demander leur démission à La Revellière et Merlin .
    Dans une lettre du 17 octobre 1799 à César de la Tour Maubourg, Lafayette écrit:

    “Petiet, ami intime de Moreau, a prié de me faire savoir que son ami… n'avait pas le caractère pour sortir de la marche régulière et qu'en un mot, bon pour un chef de bataille, il n'était pas propre à une entreprise. On a pourtant causé à fond avec lui et j'attends des nouvelles de cette conversation.”


    Il est vrai que comme ministre de la guerre, Petiet avait signé la nomination de Bonaparte à la tête de l'armée d'Italie et de Moreau à la tête de celle du Rhin. Dans une note au Général Reynier, Moreau écrit:


    “Aubert de Bayet n'est plus ministre de la guerre, c'est le commissaire Petiet qui le remplace. Je le connais, c'est un homme de grand talent.”


    Dans ses souvenirs, son fils Augustin Petiet écrit ceci :


    “Je remis mes dépêches à l'empereur qui me demande mon nom, je répondis par mes larmes, se rappelant sans doute m'avoir vu à Austerlitz, Napoléon ne recommença point la question qu'il m'avait posée. “Votre père me dit-il était un homme probe, il a fait beaucoup pour l'état, il vivra dans l'histoire.”


    . Cependant lorsque un ami de la famille sollicite une pension pour la veuve, L'Empereur répond

    ["..] comment Monsieur Petiet n'est-il pas devenu riche, je lui ai donné 20 fois l'occasion de faire sa fortune ?"


    Pour finir c'est le Sénat et non l'Empereur qui alloue une pension de 6 000 f. à la veuve. Il semble que sur le rocher de Sainte Hélène Napoléon juge Claude Petiet d'un point de vue plus moral, car il écrit ceci :

    “Les services éminents que le ministre Petiet rendait à l'administration de la guerre, le mérite surtout d'être le premier depuis la révolution qui eut présenté un compte clair et précis des dépenses de son ministère ne le sauvèrent pas de la disgrâce. Cependant, alors comme toujours, dans sa longue carrière administrative, il s'était fait remarquer par son intégrité. Il est mort sans fortune ne laissant pour héritage à ses enfants que l'estime qui lui était si justement acquise”.

    Qui parmi les Châtillonnais sait qui était ce grand homme ?

    Je ne connaissais son nom que par celui de la rue qui longe le nouvel hôpital..

    J'ai aimé lui rendre ce petit hommage....

    (source Wikipédia,illustrations très aimablement fournies par Michel Diey))


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  • Michel Diey m'avait appris que le Baron Claude Petiet avait eu des descendants célèbres ...

    Grâce à lui,mémoire infatigable du Châtillonnais,j'ai pu retrouver leur trace !!!

    Tout d'abord son petit-fils:


    Jules Alexandre Petiet (1813-30 janvier 1871)


    qui fut un ingénieur français du XIXe siècle.

    Il était le petit-fils du Châtillonnais Claude Petiet,ministre de la guerre sous le Directoire..

    Major de la première promotion de l'École Centrale en 1832, Jules Petiet participa à la mise en place des premières lignes de chemins de fer, d'abord en 1842 au Versailles Rive Gauche, puis à partir de 1846 à la société des Chemins de fer du Nord.

    Il fut directeur de l'École Centrale en 1868 jusqu'à son décès en 1871.

    Hommages :

    Il fait partie des soixante-douze savants dont le nom est inscrit sur la Tour Eiffel.

    Publications

    Guide du mécanicien constructeur et conducteur de machines locomotives (LECHATELIER, FLACHAT, PETIET et POLONCEAU)

    Traité de la fabrication de la fonte et du fer (E. Flachat, A. Barrault, J. Petiet) en 1846

    (source Wikipedia)

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  • Le baron Charles Petiet (1879-1958)

    Charles Petiet était un industriel français de l'automobile, créateur à 24 ans de la marque Ariès.

    Petit fils du précédent,donc « petit-fils du petit-fils » de notre Châtillonnais Claude Petiet

    comment appeler cette filiation ???

    Né à Paris en Janvier 1879, il fait ses études à l’école Fénelon et au Lycée Condorcet.

    Bacs philo et maths en poche, il entre à 19 ans à l’École Centrale.

    A la sortie de sa promotion (1901), ingénieur à 22 ans, ses centres d’intérêt le poussent vers l’automobile et il rentre chez Panhard, Porte d’Ivry.


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  • En 1903, il fonde sa propre marque : ARIÈS, 39 quai d’Argenteuil, à Villeneuve la Garenne, d’où sortent voitures de tourisme et camions.

    Dès les années 1906,1907 et 1908, ARIÈS fournissait des autobus à étage à Londres, des autobus sur rails à Moscou et l’aéronautique russe, des taxis à New York, des véhicules pour les compagnies de transport de la cordillère des Andes, de Buenos Aires, de Lima, du Caire et des véhicules pour l’armée française.

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  • Charles Petiet se consacre entièrement aux Automobiles ARIES jusqu’en 1914, période pendant laquelle ses automobiles prennent part et gagnent les plus grandes courses de l’époque.

    Légion d’Honneur, Military Cross et Ordre de Léopold lui sont décernés à titre militaire et en 1918, il succède à Louis Renault à la présidence de la Chambre Syndicale des Constructeurs Automobiles (il y restera jusqu’en 1953).

    En 1932 il réalise l’union des organisations syndicales en une Fédération Nationale de l’Automobile, du Cycle et de l’Aéronautique.



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  • En 1936, désigné pour présider la délégation patronale, il signe les Accords de Matignon.

    Responsable du Salon de l’Automobile, qu’il organisa pour la première fois en 1919, au succès international reconnu, il décèdera à la veille de l’ouverture de celui de 1958.

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  • Après avoir découvert l'existence du Baron Charles Petiet,j'ai fait des recherches sur cette fameuse marque d'automobiles ARIES que je ne connaissais pas...

    Vous non plus sans doute !

    Alors voici ce que j'ai trouvé ,vous verrez qu'ARIES ce n'était pas rien....


    Ariès est une ancienne firme de fabrication d'automobiles crée en 1903 par le baron Charles Petiet.

    Un lycée porte son nom à Villeneuve-la-Garenne.

    Fraîchement diplômé en tant qu'ingénieur de l'École centrale des arts et manufactures de Paris, Charles Petiet crée la Société des Automobiles Ariès, à Villeneuve-la-Garenne quai d'Argenteuil (quai Sisley).



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  • (entrée des usines Ariès à Villeneuve -la-Garenne)

    Le nom Ariès est la traduction latine du mot bélier, un animal qui symbolise la force, l'audace et l'agilité, des qualités que le Baron Petiet tient à retrouver dans ses automobiles.

    Le choix de Villeneuve-la-Garenne, est dicté grâce à un contrat signé avec l'usine Aster pour la fourniture des moteurs, qui équiperont les premiers modèles Ariès, et qui a son usine à Villeneuve.

    Le Baron Petiet entend concevoir des voitures qui soient de qualités et robustes.

    Le succès de ses premiers modèles l'encourage dans cette voie, une gamme complète de véhicules Ariès voit le jour, elle s'étend du modèle C de 8/10 HP au modèle F de 30/35 HP.

    Fin 1903, un représentant de commerce entreprend un tour de France, d'environ 5.000km, au volant d'une Ariès type B (12/14 HP), sans incidents mécaniques.

    C'est une superbe publicité qui vient à point pour cette entreprise naissante.

    Rapidement, les "anciens" modèles se perfectionnent et de nouveaux font leur apparition.

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  • En 1905, ceux de la série G (18/22 ou 30/35 HP) puis I (12/15 puis 18/22 HP). L'Ariès G3, 4 cylindres, rallie l'usine Ariès de Lyon, à 500 km, en moins de 8 heures, avec une consommation 10 litres aux 100, un record pour l'époque.

    Cette même année Ariès établit le record du mile à Ostende avec 106 km/h.

    Parallèlement au développement des voitures de tourisme, des véhicules utilitaires sont étudiés et des fourgons participent aux manœuvres militaires.

    Toujours en 1905, Ariès construit des omnibus.

    Ils seront les premiers à assurer le transport de voyageurs en milieu rural.

    En 1906, Ariès commercialise le luxueux modèle L de 12 litres de cylindrée.

    En 1907, les modèles P (20/30 HP) sont lancés, ils constitueront les modèle phares de la marque jusqu'à la guerre.

    C'est à bord d'un modèle de la série O que Edmond Borde, beau-frère de Charles Petiet, réussit à rallier Paris et Madrid en 44 heures avec une consommation moyenne de 11,5 litres aux 100.

    Cette expérience prouve que des petites voitures peuvent être les égales des grandes, au niveau de l'endurance et des performances.

    En tant que constructeur de véhicules industriels Ariès produit deux nouveaux modèles, le premier avec une charge utile de 700 kg et le second entre 4,5 et 6,5 tonnes.

    Les véhicules Ariès fournissent également les pays étrangers.

    Ariès exporte des autobus à étage pour Londres, des taxis pour New York et des camions partent pour l'Espagne et l'Amérique latine.

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  • Ariès conçoit sa première voiture de course, dérivée du châssis 20/30 HP, avec une boîte 4 rapports, 4 cylindres, un arbre à cames en tête et une transmission classique.

    Engagée dans le circuit des Ardennes puis à la Coupe de la Presse et enfin à la Coppa Florio en Italie, la voiture ne fait que de la figuration.

    Néanmoins, le Baron Petiet persiste dans la compétition et il concentre ses efforts sur le modèle monocylindre VT, avec 4 soupapes et un arbre à cames en tête .

    En 1908, cette voiture remporte quelques victoires et places d'honneurs. Mais Charles Petiet stoppe provisoirement la participation d'Ariès en course.

    Alors que les modèles haut de gamme CE et Q, dérivés du modèle L sortent des chaînes, la crise économique de 1908 frappe.

    La tendance est alors aux modèles populaires et bon marché, l'usine de Villeneuve-la-Garenne produit alors le modèle B.

    En 1909, la crise économique persistent, le créneau de la petite voiture économique est de plus en plus demandé, Ariès propose donc le modèle S, une auto utra-légère.

    En 1910, Ariès continue dans les véhicules de "poche" avec la série type V (8/10 HP) qui, comme les modèles S, s'étofferont pour passer dans la catégorie des 10/12 HP à partir de 1912.

    Ariès diversifie la production des véhicules utilitaires, innove en commercialisant les premiers camions à benne basculante.

    En 1911, le camion R4, obtiendra la prime qu'offre le Ministère de la guerre dans le but de promouvoir des transports routiers de qualité.

    Du coup, au fil des ans, Ariès présentera régulièrement ses camions aux différents concours organisés par l'armée ou aux concours de régularité et de consommation, se classant à chaque fois aux places d'honneur.

    En 1912 la dernière évolution du modèle P adopte le moteur sans-soupape Knight.
    En 1912 toujours, une série de camions de moyens tonnages, le R6, fait ainsi son apparition.

    En 1913 il engage trois voitures de tourisme 12/16 HP dans le Tour de France. Sur les 28 voitures au départ, 17 seront à l'arrivée dont deux Ariès, l'une d'elles remportant l'épreuve.

    Lorsque la guerre éclate, Ariès, participe à l'effort de guerre et augmente le rythme de sa production.

    Plus de 3.000 camions 18/24 HP seront fabriqués durant la guerre, ainsi que quelques voitures de tourisme destinées à l'État Major.

    A partir de 1916, Ariès fabrique également des moteurs d'avions V8 Hispano-Suiza. Une usine est construite, à Paris, dans le 20e arrondissement.

    En 1918 la production Ariès redémarre.

    Les locaux de Villeneuve-la-Garenne sont abandonnés au profit d'une nouvelle usine située à Courbevoie, avenue Marceau. Le modèle CC sort des chaînes.

    En 1920, Ariès reprend la production de la série S de 1913 qui, réactualisée, prend l'appellation de "Nouvelles 15 HP Ariès".

    Ces modèles seront construits jusqu'en 1929, dans différentes versions, dont une utilitaire.


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  • En 1923 apparait un nouveau modèle, le CC4.

    Il s'agit une évolution du CC2 qui permet de proposer des voitures 4 places et non plus 2/3 places.

    La puissance des moteurs est développée et les voitures seront indifféremment référencées CC4 (CC4-2, CC4-3, CC4N, ...) ou S (SL2, S4,...), S désignant sport ou super.

    En 1925 les ingénieurs d'Ariès présentent de véritables voitures de course.

    Ces modèles, "Grand sport", bénéficient de moteurs gonflés, avec arbre à cames en tête et sont habillés de très belles carrosseries ouvertes et profilées à vocation très sportive.

    Engagées dans plusieurs épreuves, les voitures se comportent honorablement.

    Mais ce sont surtout les versions Grand Sport 3 litres, utilisant un moteur plus puissant, qui se distinguent.

    Seconde dans la célèbre coupe Boillot en 1926, une Grand Sport 3 litres termine à la première place dans les courses de côte de Boulogne et Argenteuil, avant de remporter, l'année suivante, les 6 heures de Bourgogne, les 24 heures de Belgique, la coupe Florio, le Critérium International et enfin la coupe Boillot, pour ne citer que les plus importantes.

    En 1927 Ariès participe aux 24 heures du Mans, mais abandonne.

    À la 22e heure la GP 2 tête de la course abandonne.

    Cette même, une 8/10 HP Ariès, de série, s'illustre lors d'un raid de 20.000 km autour du Sahara, démontrant la robustesse et l'endurance de ce modèle.

    Dans le domaine des utilitaires, si l'immédiat après-guerre a été satisfaisant, les affaires périclitent, surtout à partir de 1923.

    Non seulement la demande s'essouffle, mais la concurrence se fait de plus en plus sérieuse, avec Berliet et Renault en particulier.

    Les ventes des automobiles sont elles aussi menacées et alors que de nombreuses marques disparaissent, Ariès s'efforce de survivre en simplifiant progressivement son catalogue, pour s'orienter vers le modèle unique, le type CB4.


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