• Châtillon-sur-Seine le 30mai 2018

    Société Mycologique du Châtillonnais

    entrechampagneetbourgogne-mycologie.fr

    Contact : Pierre Potherat,

    p.potherat@orange.fr, (06 21 88 38 53)

     

    à Monsieur Stéphane Bern,

    Chargé de mission pour la sauvegarde du patrimoine

     

     Cher Monsieur Bern,

    Le Président de la république vous a récemment confié une mission spéciale consacrée à la recherche de moyens financiers destinés à sauvegarder le patrimoine français en péril. 

    Nous vous avons entendu avec satisfaction et espoir quand vous avez déclaré que tout le patrimoine vous intéressait, y compris le petit patrimoine ou patrimoine vernaculaire.

    Hormis le patrimoine mentionné habituellement (cathédrales, châteaux, abbayes…etc), notre région, le nord Côte-d’Or, partie intégrante du plateau de Langres, est particulièrement bien dotée en petit patrimoine en raison du grand nombre de ruisseaux et rivières y prenant naissance, tels la Seine et ses principaux affluents : Marne, Aube, Ource et Laignes…etc. Le plateau de Langres n’est-il pas considéré par les spécialistes géologues et hydrogéologues, comme le château d’eau du bassin parisien ?

    Dès le Moyen Âge, ces rivières et ruisseaux, compte tenu de leur fort potentiel en énergie hydraulique, de la présence de bois en quantité ainsi que d’un minerai de fer aisément exploitable,ont vu fleurir sur leurs coursde nombreuses installations artisanales telles que des moulins, scieries, fonderies, forges et autres tanneries…

    La construction de ces installations, à l’architecture souvent remarquable,s’est accompagnée de l’aménagement des cours d’eau au moyen d’astucieux systèmes de vannages, de biefs et de canaux destinés à acheminer l’eau jusqu’aux installations en question puis à la rendre à la rivière principale, contribuant ainsi à créer un entrelacs de rivières, chenaux, petites retenues et chutes d’eau, à fort potentiel patrimonial et touristique sur l’ensemble de la région.

    Par ailleurs ces aménagements semblent avoir été extrêmement bénéfiques pour le peuplement des rivières comme nous l’enseigne la longue histoire de la truite châtillonnaise qui remonterait également au Moyen Âge.

    Les rois de France de passage dans la région, de Charles VI à Louis XIV, se sont vus offrir le célèbre pâté de truites châtillonnais. François Ier, Louis XIII et Louis XIV l’ont tellement apprécié qu’ils ont fait repeupler à plusieurs reprises les étangs de Fontainebleau avec des truites prélevées entre Châtillon-sur-Seine et Mussy-sur-Seine.

    Jusqu’au milieu du XXème siècle, quand la pêche commençait à  devenir une activité de loisirs,  toutes les rivières de la région étaient considérées comme des « spots » exceptionnels pour la pêche à la truite, au brochet et même à l’anguille.

     Ces dernières années, notre association ainsi que la population locale se sont émues devant l'effacement et/ou l'absence d'entretien de quelques étangs aménagés à l'époque médiévale (début XIVème siècle) par les ducs de Bourgogne, en forêt domaniale de Châtillon, laquelle doit devenir l'un des cœurs du futur parc national des forêts de feuillus.

    Ces étangs faisaient partie d’un ensemble unique en France de sept plans d’eau disposés en chapelet le long du ru du val-des-Choux, depuis la source située dans l’ancienne abbaye éponyme, jusqu’à la confluence avec l’Ource, soit sur un linéaire de seulement 5,5 km. Outre l’application très rigoriste de la directive européenne sur  la « continuité écologique des cours d’eau », une des raisons principales avancées pour justifier l’absence d’entretien est le manque de moyens de l’ONF, gestionnaire des étangs.

    Or, dans le même temps l’État engage des dépenses très importantes pour détruire le petit patrimoine que sont les vannages et chutes d’eau des anciens moulins, scieries, fonderies, forges et autres tanneries dont un grand  nombre remonte au moins au XIIème siècle. 

    Cette campagne de suppression massive des anciens ouvrages, orchestrée et financée par les pouvoirs publics,va au-delà des recommandations de la directive européenne relative à la continuité écologique des cours d’eau et nous paraît sans fondement puisque, compte tenu de leur faible hauteur (inférieure à 2,5m),l’excellente qualité halieutique de nos rivières a toujours été de pair avec ces aménagements pluriséculaires jusqu’à leur abandon progressif, dans la deuxième moitié du siècle dernier.

    Plus de 600 petits ouvrages, dont le plus grand nombre est encore en bon état ou, pour le moins, faciles à restaurer,ont été répertoriés dans le périmètre du futur parc national.A raison de 100 à 250 k€ nécessaires par ouvrage, leur suppression couterait près de 100 millions d’euros. Ce chiffre ne concerne que les vannages et seuils recensés dans le périmètre du parc national d’une superficie de 240 000 ha. Etendu à tout le territoire national, sur les ouvrages de même gabarit, le montant des travaux promet d’être colossal pour un résultat qui ne saurait être partout à la hauteur des objectifs fixés.

    Nous espérons Monsieur Bern, que vous prendrez notre message en considération et que vous saurez œuvrer efficacement pour stopper la casse programmée de notre petit patrimoine. Nous pensons que l’argent ainsi épargné sera plus utile dans votre quête de moyens de sauvegarde.

    Nous vous prions d’agréer, cher Monsieur Bern, l’expression de notre profond respect.

     Pour la Société Mycologique du Châtillonnais :

     Monsieur Luc Lefray, Madame Marie-Geneviève Poillotte

    Président :lefray.luc@gmail.com       

    Présidente d’honneur :Marie.poillotte@gmail.com

     Monsieur Pierre Potherat Vice-Président :

    p.potherat@orange.fr                 

    Monsieur François Poillotte   Vice-Président de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais.

    francois.poillotte@wanadoo.fr

    Les associations locales soutenant notre démarche sont les suivantes :

     

    • Société Mycologique du Châtillonnais ;
    • Société Archéologique et Historique du Châtillonnais ;
    • Les Amis du Châtillonnais ;
    • Bien Vivre à la Campagne ;
    • Villages Anciens, Villages d’Avenir ;

     


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  • Pierre Potherat a rédigé une passionnante étude comparative entre les crues du Pays Châtillonnais de 1955 et celles de 2018.

    Merci à lui de me l'avoir envoyée pour la faire connaître aux lecteurs du blog !

    Les crues de janvier 2018 dans le Pays Châtillonnais Comparaison avec celle de janvier 1955

     
     Les 23 et 24 janvier 2018, le pays Châtillonnais a dû faire face à une crue majeure à la suite de fortes pluies tombées depuis le début du mois.
     
    Les dégâts ont été conséquents puisqu’à Châtillon la caserne des pompiers et plusieurs établissements scolaires ont été impactés   (Saint Vincent-Saint Bernard, Lycée Désiré Nisard, collège Fontaine des Ducs, maternelles François Rousselet). La place de la Résistance a été submergée et plusieurs rues ont été interdites à la circulation, notamment dans les quartiers du Théâtre, de Saint Nicolas et de la Douix. De nombreuses caves ont été inondées dans ces quartiers nécessitant l’intervention des pompiers pendant plusieurs jours.
    Plusieurs villages alentours ont également été touchés, en particulier, dans les vallées de la Seine, de l’Ource, de l’Aube et même de la Laignes.
    Plusieurs routes ont été coupées à la circulation, aussi bien dans la vallée de la Seine que dans celle de l’Ource ou de l’Aube.
    Certains habitants, très surpris, ont eu à déplorer une montée très rapide des eaux dans des secteurs jusqu’alors épargnés, y compris par la crue de janvier 1955.
    Le parallèle avec les inondations relatives à cette crue historique, qualifiée de crue cinquantenale, n’a pas manqué d’être fait. Ces deux événements sont-ils comparables ?


     La crue de janvier 1955  


     Comme celle de cette année, elle s’est produite en janvier. Après un automne moyennement arrosé, les pluies de décembre 1954 avaient amorcé un regain d’activité pour atteindre un excédent  de 10 à 15% à Langres, soit 100 à 110 mm. La première semaine de janvier 1955 a été caractérisée par d’abondantes chutes de neige sur le plateau de Langres et sur le Morvan. A partir du 10 janvier la température est remontée d’une dizaine de degrés en raison du passage d’un cortège de dépressions ayant parcouru la région Centre / Ile de France jusqu’au plateau de Langres où le cumul des précipitations sur une semaine s’est inscrit entre 100 et 200 mm dans le Châtillonnais et entre 150 et  250 mm dans le Morvan. La figure 1 montre que les précipitations (en jaune et orange) ont été particulièrement abondantes sur le plateau de Langres, qui, adossé aux reliefs du Morvan, justifie sa réputation de château d’eau de la France puisque la Seine et ses principaux affluents y prennent naissance (Laignes, Ource, Aube et Marne, de même qu’un important affluent de l’Yonne : l’Armançon). Le plateau de Langres, petit chaînon calcaire aux couches inclinées vers le centre du Bassin Parisien, assure la liaison entre les massifs cristallins des Vosges et du Morvan, et, malgré une altitude dépassant rarement 500 m, est capable de stopper une bonne partie des perturbations atlantiques qui le traversent. Les cours d’eau de la région ont donc dû évacuer l’importante lame d’eau de mi-janvier à laquelle s’est ajoutée l’eau de fonte des neiges du début du mois (30 à 60 mm équivalent pluie).

    Le pic de crue à Paris a été atteint le 23 janvier après un dernier épisode pluvieux d’une quinzaine de millimètres le 21.

    Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais
    Document Météo-France ; avril 2016
    On notera 211 mm à Brion et 193 mm à Châtillon
     
     La crue de janvier 2018


     Après sept premiers mois 2017 plutôt secs, l’automne a connu des pluies plus abondantes, à hauteur de 350 mm de septembre à décembre. Les mois de décembre 2017 et surtout  janvier 2018, ont été extrêmement pluvieux aussi bien à Langres que dans le Châtillonnais avec près de 370 mm (fig. 2). La crue de janvier 2018 a fait suite à une première montée des eaux consécutive à un cumul de précipitations de 110 mm à cheval sur la dernière semaine de 2017 et sur la première semaine de  2018. Un premier pic de crue a été atteint le 6 janvier à Chatillon, sans faire de gros dégâts. La RD 965 a cependant déjà été coupée à Brion pendant trois jours.
    Après une accalmie de 8 jours accompagnée d’une nette décrue, de nouvelles précipitations représentant 106 mm cumulés sont enregistrées à Thoires,  à 10km de Chatillon, du 15 au 22 janvier.  Du 1er au 22 janvier, 212 mm  de pluie sont tombés à Langres et 184 mm à Thoires.  C’est l’épisode pluvieux du 15 au 22 janvier qui a causé le débordement rapide du cours amont de la Seine et de ses affluents puisque le pic de crue à Chatillon a été atteint le 23 janvier. La décrue s’est amorcée dès le lendemain, soit aussi rapidement que la montée des eaux
     

    Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais
    On note 444 mm  à Saulieu et 369 mm à Langres sur cette période. Entre ces deux villes nous observons l’alignement NE-SW des sources des principaux affluents de la Seine qui prennent naissance sur le Plateau de Langres (PL)
     
    A Paris la Seine a lentement atteint son pic de crue (5,84 m) le 29 janvier et a amorcé une lente décrue à partir du 30.  
    Les phénomènes de crue et décrue de la Seine se sont donc faits à Paris plus lentement que sur son cours  amont, notamment en raison de la crue de la Marne qui a duré jusqu’au 6 février, probablement étalée grâce au réservoir du Der.


     
     Bilan et comparaison des deux phénomènes


     Dans les zones karstiques, comme celles caractérisant le sous-bassement du plateau de Langres, la nappe phréatique est connectée à la nappe alluviale en période de hautes eaux. Si bien que la position de celle-ci en profondeur conditionne la montée plus ou moins rapide des eaux en cas de pluies abondantes.
    Les pluies des mois précédant les inondations de 1955 et 2018 ont contribué à réalimenter les nappes phréatiques, leur conférant une grande réactivité aux épisodes pluvieux de janvier.  
    En 1955, les apports hydriques pré-crues ont été supérieurs à ceux de 2018 :
    - En 1955, aux cumuls de pluies du 10 au 17 janvier se sont ajoutées les eaux de fonte de la neige du début du mois, soit 150 à 200 mm en une semaine dans le Châtillonnais.  - En janvier 2018, nous avons observé, après l’épisode pluvieux du 15 au 22 janvier (106 mm) une montée très rapide des eaux, le pic de crue du 23 janvier ayant été, en certains endroits, plus élevé que celui de 1955. Dans les deux cas les pluies de la fin de l’année précédente avaient contribué à la remontée de la nappe phréatique, la rendant plus sensible aux nouveaux apports hydriques.
    La ville de Chatillon et plusieurs villages du Châtillonnais (Griselles sur la Laignes, Saint Marc, Aisey, Chamesson, Chatillon, Etrochey, Vix et Gomméville sur la Seine, Brion, Belan et Autricourt sur l’Ource et Veuxhaulles sur l’Aube) ont été durement impactés par cette soudaine montée des eaux en raison d’une configuration topographique particulière caractérisée par un net rétrécissement du lit majeur du cours d’eau au niveau de ces localités (fig.3).
    Par exemple, à Chatillon la largeur du lit majeur, coincé entre les coteaux de la Douix et le quartier de la porte de Paris, est d’à peine 250 m dans le centre-ville, entre les deux bras de Seine.  
    A partir de Charrey, la Seine entre dans le « défilé » de la Côte des Bars et son lit majeur y est très étroit, de  l’ordre de 400 à 500 m de large (fig.4).
    Les villages de Gomméville, Mussy et Plaines-Saint-Langes, construits sur le lit de la rivière, sont très vulnérables en cas d’inondations.
    Le village de Charrey, en revanche, installé 200 m à l’écart de la Seine n’est jamais inondé.

    Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

    Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

     En dépit de cumuls de pluies plus importants le niveau des inondations de 1955 a parfois été dépassé par celui de janvier dernier. Pour quelles raisons?
    Le principal moteur de la montée des eaux  réside dans la force du débit des cours d’eau,  luimême lié à l’intensité et à la durée des précipitations. Les paramètres qui influent sur le débit d’un cours d’eau sont en général la vitesse du courant et la surface mouillée de la section d’étude (fonction de la hauteur d’eau et de la largeur du lit).  
    Le profil en long dudit cours d’eau influence également son débit : outre la pente naturelle, une chenalisation artificielle par curage exagéré, recalibrage et suppression des méandres induit, selon les experts, une accélération des flux, donc l’augmentation des risques de crues en aval.
    Les rivières de nos régions sont caractérisées par un lit mineur, occupé par le courant en période de basses et moyennes eaux et par un lit majeur, ou plaine inondable, occupée par les prairies de fauche et  les prairies pâturées. En cas de fortes crues, les eaux envahissent  la plaine inondable qui  joue un rôle de stockage naturel car la vitesse des courants y est faible.
    Si le débit du cours d’eau est modifié artificiellement par les pratiques citées précédemment, il y aura moins de possibilité d’épandage de l’eau dans le lit majeur, et peu ou pas d’écrêtage des crues.
    Le stockage des eaux de crues peut encore être facilité et amplifié par des retenues d’eau associées à des vannages et des biefs, autrefois très nombreux dans la région en raison de l’utilisation, depuis le moyen âge, de la force hydraulique pour actionner moulins, scieries, forges et fonderies. Sur la Seine, entre Saint Marc et Gomméville, il y aurait eu 21 ouvrages de ce type à la fin du XIXème siècle.   


     Que s’est-il passé depuis 1955 ?

     

     Si l’on met à part les remembrements successifs depuis la fin des années 60 avec leur cortège de suppressions de vergers et de haies ainsi que de mise en place de drainages artificiels, autant d’actions qui auront accéléré la rapidité de transfert des eaux de pluie vers les ruisseaux et rivières, les principales causes de modification des débits de ces deniers sont à mettre au crédit des pratiques suivantes :
    - Entre 1960 et 1970  le profil des cours d’eau  ont subi des aménagements visant à accélérer l’écoulement par surdimensionnement et simplification de la géométrie des lits mineurs en les rendant plus rectilignes par suppression des méandres (fig. 5) et plus profonds par curage. Ces travaux ont été entrepris dans le but, pensais-t-on à l’époque, de contrôler, voire juguler les crues majeures.   -  Les conséquences écologiques de ces pratiques sont en général importantes et irréversibles. Nous avons observé une baisse de la diversité des caractéristiques physiques du lit de la rivière, c’est à dire une baisse de la variabilité des habitats, ce qui n’a pas manqué d’affecter à terme les peuplements aquatiques.  - Les effets sur l’accélération des écoulements n’ont pas été immédiats car nombre de meuniers encore en activité dans les années 60 entretenaient des ouvrages qui continuaient à jouer leur rôle dans l’écrêtage des crues (fig. 6).  - Jusqu’à la fin du siècle dernier, quelques retenues (vannages, biefs d’anciens moulins, forges, scieries…) et les ouvrages associés, ont été progressivement abandonnés en raison de l’arrêt des activités traditionnelles dû à l’émergence de nouvelles techniques industrielles et artisanales, mais les effacements de vannages ont été relativement peu nombreux car les moulins et autres forges ont été rachetés par de nouveaux
    propriétaires qui ont continué à les entretenir et ont parfois installé des micro turbines électriques. - A partir du début du XXIème siècle une campagne de suppression massive de ces ouvrages a été orchestrée par les pouvoirs publics (fig. 7), allant au-delà des recommandations de la directive européenne relative à la continuité écologique des cours d’eau.  Cette campagne intervient au moment où les gouvernements successifs du XXIème siècle naissant mettent l’accent sur la nécessité d’augmenter la part d’énergies renouvelables dans l’offre globale d’électricité ???   
     

    Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

     Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

     

    Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

    Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais


    Résultats


     Les effets négatifs de ces actions se sont rapidement fait sentir dans les domaines suivants : - La chenalisation des cours d’eau des années 60 a eu l’effet inverse de celui escompté en accélérant les courants et en augmentant les risques de crue en aval ; - La récente suppression des anciens ouvrages hydrauliques a amplifié l’accélération des flux si bien que les retenues d’eau naturelles telles que les prairies humides ne jouent plus leur rôle d’écrêteur de crue; - les lames d’eau disponibles circulent très vite jusqu’aux goulets d’étranglements et autres verrous géologiques et provoquent une rapide et forte montée des eaux dans ces points sensibles; - La décrue est aussi rapide que la montée des eaux mais le mal est déjà fait.
    Nous ne parlerons pas ici des modifications de l’habitat qui ont grandement nuit  à la faune et la flore aquatiques mais aussi à la faune spécifique des prairies humides;
    A l’opposé, bien que la pluviométrie du Châtillonnais ait augmenté ces vingt  dernières années (seules 2003 et 2005 ont connu moins de 750 mm de pluie) nous avons pu remarquer que depuis quelques temps le débit des cours d’eau est très faible pendant les mois d’été. Le réchauffement climatique serait-il seul en cause ? La chenalisation du lit mineur des cours d’eau, conséquence des travaux décrits plus haut, ainsi que l’effacement des ouvrages semblent bien en grande partie responsables de l’abaissement de la nappe alluviale et de la dégradation des prairies humides dont la préservation est un des objectifs affichés par les agences de bassin.


     Recommandations

     
     Si la tendance actuelle n’est pas inversée nous craignons que la montée des eaux soit de plus en plus rapide et cause de plus en plus de dégâts dans les secteurs vulnérables
    Outre la réimplantation de haies destinées à favoriser l’infiltration des eaux de pluie, il convient de revenir sur la politique d’aménagement des cours d’eau, au moins dans les parties amont de ces derniers, c’est-à-dire dans nos régions, où la hauteur des ouvrages n’excède pas 2,5 m, en privilégiant  la levée des vannes sur ceux encore existants, comme le recommande la directive européenne  sur la continuité écologique des cours d’eau.
    Il est tout à fait déconseillé de délivrer des permis de construire pour des habitations dans le lit majeur des rivières.  
    Considérant le nombre extrêmement important  d’installations hydrauliques ayant parsemé les cours des rivières et ruisseaux prenant naissance sur le plateau de Langres, le potentiel en énergie hydraulique de cette région  n’est plus à démontrer.
    Est-il incongru d’imaginer qu’à l’avenir les pouvoirs publics se décident à prendre ce potentiel en considération en facilitant, soutenant, voire suscitant des projets de microcentrales hydroélectriques, ce qui permettrait de restaurer les remarquables aménagements que nous ont légués nos ancêtres ?
    Concernant la protection et la sauvegarde des prairies humides, des mesures  urgentes  telles que  la création de seuils artificiels en enrochements s’imposent afin de rehausser quelque peu le niveau de la nappe alluviale.

     
     Fait à Thoires, le 20 mars 2018
     
    Pierre Potherat
    Ingénieur en Chef des Travaux Publics de l’Etat, retraité


    1 commentaire
  • Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Châtillon-Scènes, à l'occasion de son festival "Cultures sans Frontières" a demandé à Pierre Potherat d'évoquer un pays qu'il a très bien connu , le Maroc...mais le Maroc "autrement"

    Pierre Potherat nous a présenté le Maroc où il a vécu durant 17 ans et principalement dans la région de Tata (qui signifie caméléon en marocain).

    Tata est une oasis verdoyante au Grand Sud Marocain, entre oueds provenant de l'Anti-Atlas et les dunes du désert. Ce village est reconnu par son patrimoine archéologique et sa richesse artisanale en poterie et bijouterie.

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Le tourisme actuel se limite aux circuits indiqués en rouge.

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Pierre Potherat nous a expliqué ce que sont les "boutonnières" au Maroc, affleurements du socle de l'anti-Atlas.

    Ce sont des dépressions couvertes de dépôts quaternaires. En voici quelques exemples :

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

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    Au milieu de ces sols arides apparaissent des oasis.

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Les parties longeant les oueds, quelquefois en crue, mais souvent desséchés, on peut voir des fleurs éphémères.

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Les fruits des arganiers sont mangés par les chèvres qui en sont friandes. Elles rejettent, après digestion, les noyaux amincis qui pourront ainsi germer.

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Les habitants des villages possèdent des troupeaux de moutons et de chèvres.

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    mais aussi des vaches et surtout des ânes...

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    On y trouve aussi des chameaux...indociles ...

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    Les reptiles sont très présents ...

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    et souvent venimeux...

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    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Les scorpions sont très présents partout, dans la nature et ...dans les maisons. Il faut être très prudent et bien regarder partout si l'on ne veut pas être piqué. Pierre Pothérat nous dit que le venin du scorpion peut être fatal pour des personnes affaiblies. Il a été piqué une fois, et son bras a enflé jusqu'à l'épaule, puis tout est rentré dans l'ordre !

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Les orages sont d'une extrême violence, les oueds gonflent brutalement ....

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    L'alimentation en peau potable est réalisée par des puits artisanaux.

    On remonte l'eau à l'aide de norias.

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Les villages sont administrés par des "chirs".

    Voici celui qui dirigeait le village où résidait Pierre Potherat :

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Les habitants des villages sont attachants. Pierre Potherat, au cours de sa carrière d'ingénieur-géologue dans la région de Tata, s'est fait des amis parmi eux.

    Les enfants sont pleins de vie...

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    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Dans les oasis poussent des palmiers dattiers. Pour que l'arbre donne des dattes, il faut qu'il soit pollinisé par l'homme ! il faut donc grimper tout en haut pour le faire.

    Pour la récolte il faudra aussi monter en haut pour couper les régimes.

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Dans les oasis poussent aussi  blé, avoine dont on bat les graines sur des aires circulaires.

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    On élève aussi des abeilles, leur miel est excellent nous dit Pierre Potherat

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    On cuit le pain dans des fours éphémères construits pour l'occasion...

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Les arganiers sont très prisés, car l'huile d'argan tirée des amandes de leur fruit, possède de grandes vertus et se vend cher...

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Inutile , nous dit Pierre Potherat de présenter les souks où se vendent beaucoup de marchandises : dattes, légumes etc...

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Au Maroc existent des fêtes populaires. La plus grande est la Fête du Trône.

    Une anecdote  contée par le conférencier :

    Les tables des banquets  sont recouvertes de cinq nappes : une pour chaque plat. Lorsqu'un plat est terminé on replie la nappe avec tout ce qu'elle contient et on la retire...

    Les fêtes sont aussi l'occasion de danser pour les femmes et de jouer de la musique pour les hommes...

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Les femmes vêtues à l'européenne sur cette photo sont des ...institutrices.

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Les chercheurs d'or :

    Pierre Potherat, ingénieur-géologue a travaillé dans la région de Tata pour faire des prospections. En effet les "boutonnières" sont riches en gisements aurifères, mais aussi en cuivre, zinc, plomb, argent...

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Pierre Potherat a ensuite répondu aux nombreuses questions du public qui a été enchanté de découvrir le Maroc...autrement, loin des circuits habituels.

    Pierre Pothérat a présenté "Le Maroc autrement", sous l'égide du Festival de Châtillon-Scènes "Cultures sans Frontières

    Les photos que j'ai faites des diapositives anciennes du conférencier ne sont pas très belles...je les publie tout de même pour donner une idée de cette passionnante conférence, soyez indulgents sur leur qualité, merci...

     


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  • Pierre Potherat vous communique :

    La biodiversité de l’Ource une nouvelle fois mise à mal à Thoires

    Vendredi 19 août, le SICEC, sous réserve d’une forte amende, a enjoint JL Troisgros, propriétaire du moulin du bas à Thoires, d’ouvrir les vannes de son bief afin de faire bénéficier le cours principal de l’Ource du « débit minimum réservé ». Cette notion de « débit minimum réservé » s’applique en période de sécheresse quand le débit des rivières atteint une valeur plancher déterminée par un « savant calcul » en un point donné du cours d’eau,

    (en l’occurrence, pour l’Ource, cette valeur plancher est obtenue du côté de Voulaines les Templiers). Les agences de l’eau recommandent, en cas de besoin, de faire bénéficier les cours d’eau principaux de la totalité du débit disponible afin d’y maintenir en vie la faune et la flore aquatiques.

    La motivation de cette mesure n’est pas mauvaise en elle-même puisqu’elle permet d’assurer une meilleure qualité de vie aux poissons et autres organismes situés dans la portion de cours d’eau concernée, mais sa mise en pratique est extrêmement critiquable car elle conduit à la mort certaine tous les organismes vivant aussi bien dans le bief que dansson chenal d’évacuation.

    Il faut bien prendre conscience que la vidange du bief et de la retenue d’eau située à l’amont d’un vannage ne procure une augmentation du débit de la rivière principale que le temps nécessaire à cette vidange, soit environ 24 h pour le plan d’eau et 24h supplémentaires pour abaisser la nappe alluviale de 50 à 60 cm.

    Si l’on se contentait de fermer la vanne du moulin, on obtiendrait le même résultat, au débit de fuite de la vanne près, soit au moins 95% du débit souhaité, et on éviterait une catastrophe écologique certaine en gardant un niveau d’eau appréciable dans le bief et dans le plan d’eau situé en amont du vannage. Cette disposition aurait l’avantage, en cas de tropforte montée de la température dans le bief, de permettre aux poissons de rejoindre la rivière principale.

    Pour information la température relevée le 5 août au niveau du vannage principal, coté amont, était de 13°9, en raison de venues d’eau fraîche (12°1) de la source de Thoires dontle confluent est situé à 100m en amont du vannage.

    Cette opération s’était déjà produite fin aout 2015 et avait conduit à la mort de dizaines, voire de centaines de poissons, aussi bien dans le bief principal que dans le bas bief.

    Cette année, quelques pécheurs de la commune de Thoires prévenus le jour de la vidange, ont exercé une vigilance dès le lendemain matin mais c’était déjà trop tard : une bonne dizaine de truites avaient péri dans des flaques d’eau dont quelques belles truites indigènes

    La biodiversité de l'Ource une nouvelle fois mise à mal à Thoires !

    A notre grande surprise, de nombreux chabots étaient, soit déjà morts, soit en voie d’asphyxie. Nous avons pu en sauver une bonne centaine, mais on peut considérer que sur tout le linéaire concerné plus d’un millier ont péri. (photos 3 à 6).

    Pour mémoire, les chabots qui vivent dans les eaux vives et fraîches sont des indicateurs d’un milieu aquatique de bonne qualité (eau et faune) et sont une espèce classée parmi les poissons vulnérables au niveau européen. La Directive européenne (Directive Faune-Flore- Habitat n° CE/92/43, Annexe 2) impose par ailleurs la protection de son habitat.

    La biodiversité de l'Ource une nouvelle fois mise à mal à Thoires !

    Des dizaines de lamproies ont pu également être remises à l’eau (photos 7et 8) mais un nombre au moins équivalent n’a pas survécu.

    Parmi les autres organismes morts, citons quelques épinoches ainsi que des mollusques d’eau douce.

    La biodiversité de l'Ource une nouvelle fois mise à mal à Thoires !

    Quelques brochets ont été vus dans les poches d’eau les plus profondes ainsi que des myriades d’alevins qui, si l’eau vient encore à baisser, ne survivront pas longtemps.

    Bilan de l’opération :

    -Une dizaine de truites mortes et probablement plus d’un millier de chabots

    -Des dizaines de lamproies, des épinoches ainsi que de très nombreux mollusques d’eau douce ont également péri

    -Une dizaine de brochets et des milliers d’alevins, piégés dans des petits trous d’eau, sont gravement menacés

    Cet inventaire, opéré en trois heures sur le site n’est pas exhaustif au regard de la faune aquatique et ne tient pas compte de la flore.

    Notons que le bief du lavoir de Vanvey, site touristique emblématique du parc des forêts de feuillus, qui avait été asséché en 2015, ce qui avait suscité un émoi considérable parmi la population locale, ne l’a pas été cette année et nous devons nous en réjouir.

    Il faut également ajouter que la retenue d’eau de Thoires est un site très prisé par les familles qui viennent s’y baigner en période de canicule, en particulier celles de Belan sur Ource, commune dont les ouvrages hydrauliques ont été détruits ces dernières années.

    En conclusion il apparait que le bief de Thoires n’est pas qu’un simple chenal d’amenée d’eau au moulin comme en témoigne la diversité de vie aquatique qui s’y est réinstallée en seulement deux ans. Afin que cette situation ne se reproduise pas à l’avenir, nous souhaitons qu’une réflexion soit engagée sur ce sujet par les pouvoirs publics et qu’une autre manière d’opérer soit mise en pratique à l’avenir.

    Thoires, le 21 aout 2017

    Pierre Potherat

    ICTPE retraité


    2 commentaires
  • Dans le cadre de son projet 2016 : "Au fil de l'onde, entrez en Seine "

    Châtillon-Scènes a invité Pierre Pothérat à exposer au cours d'une conférence-diaporama notre perception des fleuves.

    "D'hier à aujourd'hui :

    Que sont pour nous les fleuves"

    Une conférence de Pierre Pothérat sur la Seine, sous les auspices de châtillon-Scènes

    Après avoir jeté les bases de la définition du fleuve et introduit quelques notions du cycle de l’eau sur la planète terre...

    Une conférence de Pierre Pothérat sur la Seine, sous les auspices de châtillon-Scènes

    Pierre Potherat a traité de l’importance des fleuves dans les sociétés anciennes.

    Une conférence de Pierre Pothérat sur la Seine, sous les auspices de châtillon-Scènes

    Une conférence de Pierre Pothérat sur la Seine, sous les auspices de châtillon-Scènes

    Puis il a présenté la manière dont a été intégrée, aux cours des dernières décennies, la présence des fleuves dans la vie de tous les jours, en mettant un focus sur les ouvrages de franchissement, aussi bien ferroviaires que routiers.

    Les fleuves ont été des lieux sacrés : Nil, Seine, Danube, ils ont été aussi des lieux de villégiatures.

    Une conférence de Pierre Pothérat sur la Seine, sous les auspices de châtillon-Scènes

    Beaucoup d'activité ont été liées aux fleuves : transports de différentes marchandises, d'armées, de passagers, de flottage de bois, Sur leurs rives se sont établis des moulins, des forges, des scieries, on y a pratiqué la pêche.

    Une conférence de Pierre Pothérat sur la Seine, sous les auspices de châtillon-Scènes

    Une conférence de Pierre Pothérat sur la Seine, sous les auspices de châtillon-Scènes

    Les ponts anciens...comme le pont du Gard.

    Une conférence de Pierre Pothérat sur la Seine, sous les auspices de châtillon-Scènes

    Les ponts modernes comme le pont Alexandre III à Paris...

    Une conférence de Pierre Pothérat sur la Seine, sous les auspices de châtillon-Scènes

    Les ponts ferroviaires :

    Une conférence de Pierre Pothérat sur la Seine, sous les auspices de châtillon-Scènes

    Une conférence de Pierre Pothérat sur la Seine, sous les auspices de châtillon-Scènes

    Une conférence de Pierre Pothérat sur la Seine, sous les auspices de châtillon-Scènes

    Une conférence de Pierre Pothérat sur la Seine, sous les auspices de châtillon-ScènesOn a utilisé l'eau des fleuves pour faire de l'électricité...

    Une conférence de Pierre Pothérat sur la Seine, sous les auspices de châtillon-Scènes

    et pour refroidir les centrales nucléaires.

    Une conférence de Pierre Pothérat sur la Seine, sous les auspices de châtillon-Scènes

    La dernière partie a traité du cas de la Seine, de l'évolution de ses aménagements au fil du temps grâce à la projection d'un film de 1931 " La vie d'un fleuve".

    Une conférence de Pierre Pothérat sur la Seine, sous les auspices de châtillon-Scènes

    Ainsi, parmi les sujets abordés certains ont concerné le fleuve de Châtillon-sur-Seine à Charrey-sur-Seine, de la vie paysanne dans la région…

    A la fin de sa conférence monsieur Pothérat a répondu aux questions de ses auditeurs.

    Une conférence de Pierre Pothérat sur la Seine, sous les auspices de châtillon-Scènes


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