•  Yolande Estrat, Présidente de Châtillon-Scènes, a présenté le spectacle du festival "Au fil de l'onde, entrez en Seine", intitulé" La Seine a de la chance, histoire de Séquana, et quelques autres fleuves"

    Ce spectacle poétique et musical a été imaginé et interprété par la troupe "Pierres Vivantes pour le théâtre en Bourgogne", que l'on ne présente plus.

    "Sequana et autres histoires de fleuves" par le Festival Pierres Vivantes pour Châtillon-Scènes

    La partie musicale a été confiée à la cantatrice Lucie Fabry....

    "Sequana et autres histoires de fleuves" par le Festival Pierres Vivantes pour Châtillon-Scènes

    et à la harpiste Lise Taupinard-Przybylski.

    "Sequana, ou la Seine  et autres histoires de fleuves" par le Festival Pierres Vivantes pour Châtillon-Scènes

    "Sequana, ou la Seine  et autres histoires de fleuves" par le Festival Pierres Vivantes pour Châtillon-Scènes

    Les comédiens sont apparus près de la cantatrice : Robert Bensimon comédien et metteur en scène, Corine Thézier, Claude Bornerie ...

    "Sequana, ou la Seine  et autres histoires de fleuves" par le Festival Pierres Vivantes pour Châtillon-Scènes

    et Pierre Carteret, Président de l'association Pierres Vivantes pour le théâtre en Bourgogne.

    "Sequana, ou la Seine  et autres histoires de fleuves" par le Festival Pierres Vivantes pour Châtillon-Scènes

    Robert Bensimon nous a confié que, nourricier, vivifiant, entre Terre et Mer, le fleuve est la richesse première des pays qu'il irrigue, mais qu'il enchante aussi... ainsi ru, ruisselet, ruisseau, torrent, rivière ou fleuve , le cours d'eau abreuve nos imaginations...

    "La Seine a de la chance, histoire de Sequana et quelques autres fleuves" par le Festival Pierres Vivantes pour Châtillon-Scènes

    C'est pourquoi les comédiens de Pierres Vivantes ont évoqué le cours de la Seine, mais aussi de la Loire, de la Sorgue, du Rhin et même du Mékong à travers les oeuvres de poètes, d'écrivains. Ils les ont fait vivre aussi à l'aide de musiques et de chansons, populaires et raffinées, de guinguettes ou de salon, légères ou mystérieuses.

    "Sequana, ou la Seine  et autres histoires de fleuves" par le Festival Pierres Vivantes pour Châtillon-Scènes

    Nous avons pu apprécier des textes de Guillaume Apollinaire, de René Char...

    "Sequana, ou la Seine  et autres histoires de fleuves" par le Festival Pierres Vivantes pour Châtillon-Scènes

    de Max-Pol Fouchet, de Jean Vauthier...

    "Sequana et autres histoires de fleuves" par le Festival Pierres Vivantes pour Châtillon-Scènes

    de Victor Hugo, de Gaston Bachelard...

    "La Seine a de la chance, histoire de Sequana et quelques autres fleuves" par le Festival Pierres Vivantes pour Châtillon-Scènes

    de Madame de Sévigné et de Marie Noël...

    "Sequana et autres histoires de fleuves" par le Festival Pierres Vivantes pour Châtillon-Scènes

    de Saint-John Perse...

    "Sequana et autres histoires de fleuves" par le Festival Pierres Vivantes pour Châtillon-Scènes

    de Jean de la Fontaine

    "Sequana et autres histoires de fleuves" par le Festival Pierres Vivantes pour Châtillon-Scènes

    Et de mon cher Jacques Prévert qui a, durant des années, conseillé mes lectures, lorsque j'étais en vacances, comme lui, à Antibes :

    La Seine a de la chance
    Elle n’a pas de souci
    Elle se la coule douce
    Le jour comme la nuit
    Et elle sort de sa source
    Tout doucement, sans bruit,
    Et sans se faire de mousse
    Sans sortir de son lit
    Elle s’en va vers la mer
    En passant par Paris

    La Seine a de la chance
    Elle n’a pas de soucis
    Et quand elle se promène
    Tout le long de ses quais
    Avec sa belle robe verte
    Et ses lumières dorées
    Notre-Dame jalouse
    Immobile et sévère
    Du haut de toutes ses pierres
    La regarde de travers


    Mais la Seine s’en balance
    Elle n’a pas de soucis
    Elle se la coule douce
    Le jour comme la nuit
    Et s’en va vers le Havre
    Et s’en va vers la mer
    En passant comme un rêve
    Au milieu des mystères
    Des misères de Paris.

    Lucie Fabry nous a interprété  "Quand on s'promène au bord de l'eau"du film la Belle équipe...

    "La Seine a de la chance, histoire de Sequana et quelques autres fleuves" par le Festival Pierres Vivantes pour Châtillon-Scènes

    Le mystérieux Mékong a été évoqué avec une superbe danse Khmer, interprétée par la ravissante Srey Peich .

    Robert Bensimon l'a fait entrer...

    "Sequana et autres histoires de fleuves" par le Festival Pierres Vivantes pour Châtillon-Scènes

    Je ne suis pas arrivée à choisir une seule photo de la merveilleuse Srey Peich, les postures de la danseuse étaient toutes si belles et si gracieuses...

    J'en ai donc fait un petit diaporama, à mettre en grand écran pour mieux admirer la  beauté de la danseuse ! (pour qu'il démarre cliquez sur la flèche droite)

    Tous les artistes de ce très beau spectacle ont été très applaudis...

    "Sequana et autres histoires de fleuves" par le Festival Pierres Vivantes pour Châtillon-Scènes

    Pierre Carteret nous a ensuite présenté l'opuscule numéro 2 de l'Association Pierres Vivantes, "Il se fit passe-murailles" qui contient quelques poésies du regretté Michel Serex, qui fut le vice-Président de Pierres Vivantes.

    "Sequana et autres histoires de fleuves" par le Festival Pierres Vivantes pour Châtillon-Scènes

    Et c'est la gracieuse Srey Peich qui les a vendus.

    "Sequana et autres histoires de fleuves" par le Festival Pierres Vivantes pour Châtillon-Scènes

     


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  • Jorje Semprun par Pierres Vivantes à Dijon...


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  • Programme De Pierres Vivantes


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  • Le vrai Cyrano

    SAVINIEN DE CYRANO, L'ÂME DU LIBERTIN

    Savinien Cyrano de Bergerac, était un homme épris de liberté cherchant et trouvant dans l’utopie un regard neuf pour tenter de remédier aux incohérences de notre société.

    Le "Festival Pierres Vivantes" a parfaitement évoqué  cet écrivain oublié. Son nom, hélas, n'est connu que par la pièce de théâtre d'Edmond Rostand, pièce qui ne le montre pas sous son vrai jour, celui d'un adepte de la philosophie matérialiste.

    Heureusement, Michel Serex en écrivant "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" a fait renaître pour nous cet homme de valeur, précurseur de l'anticonformisme.

    Voici quelques images de ce magnifique spectacle...

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    Savinien de Cyrano se présente..Il est de la même époque que le Comte de Bussy Rabutin, c'est, comme Bussy, un  libertin c'est à dire celui qui remet en cause les dogmes établis, un libre penseur (ou libertin d’esprit) dans la mesure où il est affranchi, en particulier, de la métaphysique et de l’éthique religieuse.

    (et non selon la définition actuelle !)

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    La pièce de Michel Serex met en scène Le Bret. D'un an son aîné, Henri Le Bret fut dès l'enfance, et pour toute sa vie, le grand ami de Savinien : ils étudièrent ensemble, et ensemble s'engagèrent aux Cadets de Gascogne et ils quittèrent l'armée en même temps.

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    Michel Serex fait intervenir, dans sa pièce, la belle Ninon de Lenclos qui a, durant sa vie, collectionné une ribambelle d'amants...

    Elle était aussi épistolière et femme de lettres.

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    Savinien de Cyrano évoque ses ouvrages  que l'on dirait à présent de "science-fiction" : "L'histoire comique des Estats et Empires de la lune", mais aussi "l'histoire des Etats et Empires du soleil". Il nous raconte que, revenu de son voyage dans la lune, il est accusé de sorcellerie par un curé , est arrêté, s'évade, est entraîné dans une course-poursuite à l'issue de laquelle il est de nouveau emprisonné. Ayant du temps et étant confortablement installé dans une cellule avec terrasse, il construit diverses inventions, dont une machine composée de miroirs en parabole censée pouvoir voler avec un passager....

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    Savinien de Cyrano a écrit des pièces de théâtre comme "le pédant joué" où il met en scène Gareau le paysan qui s'exprime en patois

    Molière, que Savinien de Cyrano n'a pas connu, a "emprunté" de nombreux passage de son "pédant joué"....

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    Ninon se transforme en oiseau de Paradis pour philosopher avec Savinien,  évoquer avec lui la vie et surtout la mort......

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    "Il n'y a rien de plus nuisible à la santé que la mort"

    mais..."Mourir, c'est achever de naître" conclut Savinien...

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    "De cette façon, dans un homme, il y a tout ce qu'il faut pour composer un arbre. De cette façon, dans un arbre il y a tout ce qu'il faut pour composer un homme. Enfin, de cette façon toutes choses se rencontrent en toutes choses...mais il nous manque un Prométhée pour faire cet extrait" (histoire des Etstats et Empires du Soleil)

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    Les comédiens et musiciens furent très applaudis :

    Corine Thézier : Ninon de Lenclos

    Robert Bensimon : Savinien de Cyrano

    Claude Bornerie : Le Bret

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    Les musiciens ont ravi le public en interprétant, lors des intermèdes, des œuvres de Schubert, Beethoven et Jean Cras.

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    Steve Duong au violon :

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    Manon Tenoudji à l'alto :

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    Louise Rosbach au violoncelle :

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

     Hubert Brigand, président de la Communauté de Communes du Pays Châtillonnais, Jacques Lazzarotti, Maire de Molesme et l'auteur de "Savinien de Bergerac, Michel Serex, se sont retrouvés après le spectacle. Tous les trois ont salué la performance des acteurs et des musiciens.

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    Michel Serex a félicité madame Yolande Estrat, présidente de Châtillon Scènes pour  le travail  immense qu'elle accomplit pour présenter des spectacles d'exception.

    Un grand projet devrait voir le jour en 2014 : un spectacle sur Francis Carco, en collaboration avec Gilles Freyssinet, spectacle qui aurait lieu bien sûr, à Châtillon sur Seine où Francis Carco a passé ses jeunes années.

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

    Les musiciens et l'auteur, heureux de s'être retrouvés à Molesme ...

    "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin" un très beau spectacle proposé par Châtillon-Scènes à Molesme

     

     


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  • "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    "La gourmandise, dont le mot sonne comme la promesse, c'est la caresse fourrée du plaisir"

    Madame Estrat, présidente de Châtillon-Scènes, nous présente le spectacle qui donne à Corine Thézier et à Robert Bensimon l'occasion de réunir une nouvelle fois dans le Châtillonnais, comédiens et musiciens de la troupe du Festival Pierres Vivantes.

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    L'amitié qui unit l'équipe de Pierres Vivantes et celle de Châtillon Scènes leur a donné l'envie d'un spectacle plus léger, récréatif et sensuel que ceux vers lesquels ils tournent d'ordinaire leur volonté.

    Souvenons nous des extraordinaires : "Je suis né Jean de la Fontaine" au château de Rochefort sur Brevon, "Nelly Kaplan dans tous ses états" au cinéma Vox de Laignes, "Vaclav Havel le dissident Président" au Musée deu Châtillonnais-Trésor de Vix, "Victor Hugo, Victor Schoelcher, correspondances", "Il y a des Hommes-Océans" au château de Mauvilly, "La Rose en flammes" au château de Rochefort sur Brevon.

    Dimanche 16 septembre 2012, seconde journée du Patrimoine, c'est à la ferme de Bon Espoir que  le Festival Pierres Vivantes a donné ce succulent spectacle axé sur  "La gourmandise".

    Bon Espoir, c'est une ancienne ferme transformée par Monsieur et Madame Philippe de Broissia, avec un goût exquis, en une très belle salle de spectacle.

    Monsieur de Broissia nous en a d'ailleurs conté l'histoire.

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    Robert Bensimon a donné le coup d'envoi de ce spectacle tout en finesse  et en musique.

    "Dévorer, manger, savourer et la façon, quand on est écrivain, on en parle, peut nous en dire long sur nous-mêmes...."

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    Les textes et poésies lues par Robert Bensimon, Corine Thézier, Claude Bornerie et Antoine Houdard, étaient entrecoupés par le sublime violon de Steve Duong et par la mélodieuse harpe de Lise Taupinard-Przybylski.

    Un vrai régal pour le coeur et les oreilles ...en attendant celui des papilles...

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    "Déesse Famine" (Baudelaire)

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    "Les vipères" (Madame de Sévigné)

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    "Grignan" et "Les Rochers" (Madame de Sévigné)

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    "Vatel" (Madame de Sévigné)

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    "Le dîner ridicule" (Boileau)

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    "La patte d'éléphant" (Alexandre Dumas)

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    "Un dîner de procureur" (Alexandre Dumas dans les Trois Mousquetaires)

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    Poème gastronomique : "le cochon" (Charles Monselet)

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    Poèmes gastronomiques : "l'andouillette" et "la semoule" (Charles Monselet)

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    "La madeleine" (Marcel Proust dans "du côté de chez Swann")

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    "L'oignon", texte-conférence écrit par Evelyne Bloch-Dano pour Corine Thézier.

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    "La dinde de Noël au whisky" (version de Claude Bornerie)

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    La recette..

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    Le nombre de verres de whisky ...à boire..

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    Le lendemain...

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    Quel menu délicieux nous ont concocté le Festival Pierres vivantes, nous avons dégusté ces textes tellement bien choisis, qui nous ont fait souvent monter l'eau à la bouche !!

    Bravo ! c'était bien trop court...

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    Mais Corine Thézier a demandé à Steve Duong de nous rejouer la czardas de Monti, qu'il interprète à la perfection, accompagné par Lise Taupinard.

    Quelle joie pour les spectateurs de récouter cette merveilleuse musique...

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    Et maintenant, nous dit Robert Bensimon, éveillons nos papilles !

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    En effet, après le spectacle, Châtillon-Scènes a proposé aux gourmets un "éveil des papilles" :

    Pour le salé : toasts de foie gras, chutney d'oignons rouges, pain d'épices et brochette de volaille au pain d'épices et noisettes torréfiées, faisselle d'Etrochey au tartare de légumes.

    Pour le sucré :mini crème brûlée au pain d'épices et mini tarte cassis.

    Délicieuse dégustation accompagnée du non moins délicieux  crémant du Châtillonnais.

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    Quel plaisir de prolonger le régal des oreilles par celui des papilles !

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    Michel Serex, qui est le Vice-Président du Festival Pierres Vivantes, a dit sa joie d'être parmi les amateurs de choses délicieuses tant pour l'esprit que pour le corps. Ce que tout le monde a approuvé, à la grande joie de madame Estrat Présidente de Châtillon-Scènes.

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    "La gourmandise", un merveilleux spectacle de "Pierres Vivantes" à la ferme de bon Espoir...

    (Des commentaires sur le thème de l'article seront les bienvenus, ils me montreront que ce blog vous intéresse et ils me donneront envie de continuer à  l'alimenter .

    Merci.)


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  •  Samedi 17 septembre a eu lieu, dans le magnifique cadre du château de Rochefort sur Brevon, un très beau spectacle  qui a alterné chansons populaires et contemporaines, mélodies Renaissance, récits engagés…

    Pour la quatrième année, Châtillon-Scènes a accueilli le festival Pierres Vivantes.

    Robert Bensimon, le metteur en scène,  a eu cette année, de nouveau pour complices, Corine Thézier, Claude Bornerie, et la soprano Lisa Levy qui était  soutenue par Michel Rolland à la guitare.

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    Robert Bensimon nous confia que cinq personnalités qui ont su rendre à La Rose en flammes une vigueur nouvelle, seront évoquées : Paul Valet, René Char (poètes et résistants), Pierre Mendès France (aviateur dans les forces françaises libres), Charles Baudelaire (poète des Fleurs du mal) et Victor Hugo pour sa magnifique Rose de l’Infante.

    Poèmes, chansons, pièces de guitare ont alterné,  nous entraînant pour une promenade dans la roseraie de notre esprit...

    Lisa Lévy, soprano à la voix d'or, nous fit chanter sur le perron du château, la si belle chanson de Charles Aznavour : Emmenez-moi...

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    Moi qui n'ai connu toute ma vie
    Que le ciel du nord
    J'aimerais débarbouiller ce gris
    En virant de bord

    Emmenez-moi au bout de la terre
    Emmenez-moi au pays des merveilles
    Il me semble que la misère
    Serait moins pénible au soleil

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    Je fuirais laissant là mon passé
    Sans aucun remords
    Sans bagage et le cœur libéré
    En chantant très fort

    Emmenez-moi au bout de la terre
    Emmenez-moi au pays des merveilles
    Il me semble que la misère
    Serait moins pénible au soleil...

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    Corine Thézier, Claude Bornerie, Robert Bensimon, Lisa Lévy interprétèrent avec l'assistance le si émouvant  "Chant des partisans",

    Quelle émotion...et l'évocation  pour moi d'une très belle histoire qui eut pour cadre le château de Rochefort..Je vous la conterai bientôt...

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
    Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
    Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
    Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

    C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
    La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
    Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rèves.
    Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
    Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
    Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
    Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...

    Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
    Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    Après ce prologue plein d'émotion, les spectateurs se rendirent aux anciennes écuries du château, aimablement mises à la disposition du Festival-Pierres Vivantes, par monsieur le Marquis Emmanuel de Broissia.

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    Le Festival Pierres Vivantes évoqua tout d'abord René Char avec des poèmes de son ouvrage "Aux portes d'Aera", puis ce fut Paul Valet, avec des textes tirés de son livre "Soleils d'insoumission" .

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    À travers le mur de mes sens, je pressens d’autres emmurés vivants.
    J’écris, c’est un mystère
    Je vis, c’est un miracle
    Depuis des siècles et des siècles, je crie : Au SECOURS !

     On me répond : attendez votre tour.

    (Paul Valet)

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    Quand Baudelaire chante l'amour que son pays a pour les Bohémiens, et combien Cybèle, la terre se réjouit qu'ils existent et de les abriter, il fait fleurir la plus belle des roses du spectacle, nous confie Robert Bensimon...

    Bohémiens en Voyage (Charles Baudelaire)

    La tribu prophétique aux prunelles ardentes
    Hier s'est mise en route, emportant ses petits
    Sur son dos, ou livrant à leurs fiers appétits
    Le trésor toujours prêt des mamelles pendantes.

    Les hommes vont à pied sous leurs armes luisantes
    Le long des chariots où les leurs sont blottis,
    Promenant sur le ciel des yeux appesantis
    Par le morne regret des chimères absentes.

    Du fond de son réduit sablonneux, le grillon,
    Les regardant passer, redouble sa chanson;
    Cybèle, qui les aime, augmente ses verdures,

    Fait couler le rocher et fleurir le désert
    Devant ces voyageurs, pour lesquels est ouvert
    L'empire familier des ténèbres futures.

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    Les roses de Saadi (Marceline Desbordes Valmore)

    J'ai voulu ce matin te rapporter des roses ;
    Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes
    Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir.

    Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées
    Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées.
    Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir ;

    La vague en a paru rouge et comme enflammée.
    Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée...
    Respires-en sur moi l'odorant souvenir.

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    Michel Rolland assurait les transitions entre poèmes et chansons avec "hommage à Debussy" de Manuel de Falla, l'étude n°11 d'Heitor  Villa Lobos, et la chanson de l'empereur de Josquin des Prés.

    Il accompagnait aussi les chansons interprétées par Lisa Lévy..

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    La rue des rosiers (paroles de Sylvain Reiner, musique de Joël Holmès)

    Il n'y a plus de roses
    Dans la rue des Rosiers
    Il n'y a plus de roses
    Elles sont mortes en été.

    C'était en plein marais
    Une rue où grouillait
    La vie belle et sa rage
    Une rue qui sentait
    Le hareng qu'on fumait
    Et la folie des sages
    Un bonjour se chantait,
    Se riait, se criait,
    Bonjour à la française
    Un beau jour une affaire
    Un beau jour une misère
    Doux comme un lit de fraises
    La rue des oubliés
    La rue des émigrés
    La rue des retrouvailles
    Du Polac au roumain
    Tous l'aiguille à la main
    Trimaient pour leur marmaille
    Il faut être malin
    Pour garnir de cumin
    Le pain noir, la volaille
    Encore un bel été
    Un mois de liberté
    Avant que ça déraille.

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    Il n'y a plus de roses
    Dans la rue des Rosiers
    Il n'y a plus de roses
    Elles sont mortes en été.
    Que reviennent les roses
    Dans la rue des Rosiers,
    Que fleurissent les roses
    Sur les anciens rosiers !

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    Mignonne (Pierre de Ronsard)

    Mignonne, allons voir si la rose
    Qui ce matin avoit desclose
    Sa robe de pourpre au Soleil,
    A point perdu ceste vesprée
    Les plis de sa robe pourprée,
    Et son teint au vostre pareil.

    Las ! voyez comme en peu d'espace,
    Mignonne, elle a dessus la place
    Las ! las ses beautez laissé cheoir !
    Ô vrayment marastre Nature,
    Puis qu'une telle fleur ne dure
    Que du matin jusques au soir !

    Donc, si vous me croyez, mignonne,
    Tandis que vostre âge fleuronne
    En sa plus verte nouveauté,
    Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
    Comme à ceste fleur la vieillesse
    Fera ternir vostre beauté.

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    Trois jeunes tambours s'en revenant
    de guerre
    Et ri et ran, ran pa ta plan.
    S'en revenant de guerre.

    Le plus jeune a dans sa bouche une rose
    Et ri et ran, ran pa ta plan.
    Dans sa bouche une rose.

    Fille du roi était à sa fenêtre
    Et ri et ran, ran pa ta plan.
    Etait à sa fenêtre.

    Joli tambour, donne-moi donc ta rose ! (bis)
    Et ri et ran, ran pa ta plan.
    Donne-moi donc ta rose !

    Fille du roi, donne-moi donc ton cœur,
    Et ri et ran, ran pa ta plan.
    Donne-moi donc ton cœur

    Joli tambour, demande-le à mon père,
    Et ri et ran, ran pa ta plan.
    Demande-le à mon père

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    Sire le roi, donnez-moi votre fille,
    Et ri et ran, ran pa ta plan.
    Donnez-moi votre fille

    Joli tambour, tu n'es pas assez riche,
    Et ri et ran, ran pa ta plan.
    Tu n'es pas assez riche

    J'ai trois vaisseaux dessus la mer jolie, (bis)
    Et ri et ran, ran pa ta plan
    Dessus la mer jolie

    L'un chargé d'or, l'autre de pierreries,
    Et ri et ran, ran pa ta plan
    L'autre de pierreries

    Et le troisième pour promener ma mie, (bis)
    Et ri et ran, ran pa ta plan
    Pour promener ma mie

    Joli tambour, dis-moi quel est ton père,
    Et ri et ran, ran pa ta plan
    Dis-moi quel est ton père

    Sire le roi, c'est le roi d'Angleterre
    Et ri et ran, ran pa ta plan
    C'est le roi d'Angleterre

    Joli tambour, tu auras donc ma fille
    Et ri et ran, ran pa ta plan
    Tu auras donc ma fille

    Sire le roi, je vous en remercie
    Et ri et ran, ran pa ta plan
    Je vous en remercie

    Dans mon pays y en a de plus jolies,
    Et ri et ran, ran pa ta plan
    Y en a de plus jolies.

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    La rose de l'infante (Victor Hugo)

    Elle est toute petite ; une duègne la garde.
    Elle tient à la main une rose et regarde.
    Quoi ? que regarde-t-elle ? Elle ne sait pas. L'eau ;
    Un bassin qu'assombrit le pin et le bouleau ;
    Ce qu'elle a devant elle ; un cygne aux ailes blanches,
    Le bercement des flots sous la chanson des branches,
    Et le profond jardin rayonnant et fleuri.
    Tout ce bel ange a l'air dans la neige pétri.
    On voit un grand palais comme au fond d'une gloire,
    Un parc, de clairs viviers où les biches vont boire,
    Et des paons étoilés sous les bois chevelus.
    L'innocence est sur elle une blancheur de plus ;
    Toutes ses grâces font comme un faisceau qui tremble.
    Autour de cette enfant l'herbe est splendide et semble
    Pleine de vrais rubis et de diamants fins ;
    Un jet de saphirs sort des bouches des dauphins.
    Elle se tient au bord de l'eau ; sa fleur l'occupe ;
    Sa basquine est en point de Gênes ; sur sa jupe
    Une arabesque, errant dans les plis du satin,
    Suit les mille détours d'un fil d'or florentin.
    La rose épanouie et toute grande ouverte,
    Sortant du frais bouton comme d'une urne verte,
    Charge la petitesse exquise de sa main ;
    Quand l'enfant, allongeant ses lèvres de carmin,
    Fronce, en la respirant, sa riante narine,
    La magnifique fleur, royale et purpurine,
    Cache plus qu'à demi ce visage charmant
    Si bien que l'oeil hésite, et qu'on ne sait comment
    Distinguer de la fleur ce bel enfant qui joue,
    Et si l'on voit la rose ou si l'on voit la joue.
    Ses yeux bleus sont plus beaux sous son pur sourcil brun.
    En elle tout est joie, enchantement, parfum ;
    Quel doux regard, l'azur ! et quel doux nom, Marie !
    Tout est rayon ; son oeil éclaire et son nom prie.
    Pourtant, devant la vie et sous le firmament,
    Pauvre être ! elle se sent très grande vaguement ;
    Elle assiste au printemps, à la lumière, à l'ombre,
    Au grand soleil couchant horizontal et sombre,
    A la magnificence éclatante du soir,
    Aux ruisseaux murmurants qu'on entend sans les voir,
    Aux champs, à la nature éternelle et sereine,
    Avec la gravité d'une petite reine .[..]

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...


    La douce enfant sourit, ne faisant autre chose
    Que de vivre et d'avoir dans la main une rose,
    Et d'être là devant le ciel, parmi les fleurs.

    Le jour s'éteint ; les nids chuchotent, querelleurs ;
    Les pourpres du couchant sont dans les branches d'arbre ;
    La rougeur monte au front des déesses de marbre
    Qui semblent palpiter sentant venir la nuit ;
    Et tout ce qui planait redescend ; plus de bruit,
    Plus de flamme ; le soir mystérieux recueille
    Le soleil sous la vague et l'oiseau sous la feuille.

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    "If my complaints"...une très belle chanson en anglais de John Dowland (1563-1626)

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    Ce fut une magnifique après-midi que nous proposa le Festival-Pierres Vivantes, avec sa soif de partage et de vie ensemble, sa volonté de vie solidaire, et d'un même bond, son refus d'une société morcelée, muselée, manipulée.

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    Madame Estrat, présidente de Châtillon-Scènes, l'association qui nous présente depuis très longtemps, des spectacles de haute tenue, remercia monsieur de Broissia pour son accueil chaleureux, les comédiens et le musicien pour leurs interprétations exceptionnelles, et le public attentif, venu très nombreux.

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    Michel Serex est le Vice-Président du Festival-Pierres Vivantes.Il évoqua l'ancien président qui nous a hélas quittés en mars dernier, Jean-Philippe Lecat, historien, qui fut Ministre de la Culture.Une très grande figure bourguignonne , actuellement remplacée à la tête du Festival-Pierres Vivantes par Pierre Carteret.

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    Amis spectateurs citoyens, quand nous seront partis, ce sera à vous de jouer..

    (Robert Bensimon et Corine Thézier)

    "La Rose en flammes" au château de Rochefort...

    (Des commentaires sur le thème de l'article seraient les bienvenus, ils me montreraient que ce blog vous intéresse et ils me donneraient envie de continuer à  l'alimenter .

    Merci.)


    votre commentaire
  • L'avant  dernier spectacle de la saison 2010-2011, proposé par Châtillon-Scènes , nous a été présenté par Yolande Estrat, Présidente de l'Association,dimanche 7 Novembre dans le si beau décor de la Chapelle Templière Saint Thibault.

    Un spectacle d'une très grande qualité, comme toujours, puisque élaboré par le "Théâtre de l'Impossible" et du Festival "Pierres Vivantes" .

    Souvenez vous des précédents spectacles inoubliables présentés par cette compagnie  :"Je suis  né  Jean de la Fontaine" (au château de Rochefort), Nelly Kaplan dans tous ses états (à Laignes), "Liberté et responsabilité,Vaclav Havel,le dissident Président (au Musée du Pays Châtillonnais), "Il y a des Hommes-Océans"( au château de Mauvilly)

    (vous pouvez revoir les photos de ces spectacles dans les chapitres "Châtillon-Scènes" 2009-2010 et 2010-2011 )

    -La Truite Châtillonnaise

    Ce spectacle magnifique a été conçu par Robert Bensimon à partir de "Victor Hugo, Victor Schlœcher Lettres" livre de Jean et Sheila Gaudon.

    Voici ce que nous dit Robert Bensimon :

    Ces deux hommes qui ne se connaissent pas : Hugo l'aristocrate, Schœlcher le commerçant,le second plein de réserve d'abord face aux dons éblouissants du premier, et puis après, exactement le 2 décembre 1851, quand la République , longtemps malmenée, est soudain mise à bas..(on appelle "ça" un coup d'Etat, et ces coups-là sont toujours des coups bas, mais il faut savoir les antciper et les prévoir)..Victor Schœlcher, Représentant du Peuple voit dans la rue, sur les barricades, et face aux baïonnettes, Hugo risquer sa peau , à ses côtés, pour...une utopie, pour la République !

    Mobilisés, motivés tous deux pour ce quelque chose qui les dépasse et qui les unit, ils fraternisent.

    Ensemble ils vont lutter contre la peine de mort, pour la liberté de la presse, pour l'abolition de l'esclavage , en France et dans le Monde...

    Les deux hommes vont correspondre, ils échangeront entre 1843 et 1879 pas moins de 64 missives avant de se connaître pour de bon, lors de leur exil.

    C'est Robert Bensimon qui , avec fougue, nous faisait revivre Schœlcher..

    -La Truite Châtillonnaise

    Claude Bornerie interprétait avec force, un Victor Hugo qui plaide pour une vie politique modérée, mais qui glisse peu à peu de la droite vers le Centre..une "extraordinaire métamorphose" comme le dit si bien Jean François Kahn..

    -La Truite Châtillonnaise

    -La Truite Châtillonnaise

    Victor Schœlcher , qui avait été  nommé par Lamartine président de la commission d'abolition de l'esclavage, fut l'initiateur du décret du 27 avril 1848 , abolissant définitivement l'esclavage en France..

    -La Truite Châtillonnaise

    Victor Hugo était  également révulsé par l'esclavage puisqu'il disait que "l'esclavage produit la surdité de l'âme"..

    Les deux hommes ne pouvaient donc que s'entendre..et pas seulement sur l'esclavage !

    -La Truite Châtillonnaise

    Une correspondance assidue va donc avoir lieu entre Hugo et Schœlcher, ce sont ces lettres que les deux comédiens vont nous lire à tour de rôle..

    Les événements qui se produisirent en France durant cette longue amitié épistolaire nous seront contés par la belle Corine Thézier qui représente "le Temps"...

    -La Truite Châtillonnaise

    -La Truite Châtillonnaise

    Victor Hugo sera exilé à Jersey, puis Guernesey, tandis que Schœlcher choisira lui même de s'exiler à Londres (bien que, dit-il, il ne porte pas les Anglais dans son coeur !)

    Les deux exilés se rencontreront enfin à Londres, mais continueront d'échanger des missives où ils évoqueront l'Espagne en crise, leurs situations d'exilés républicains, la poésie et la musique..

    Victor Schœlcher s'était pris de passion pour le musicien Haendel, durant son exil il lui consacrera d'ailleurs un ouvrage..

    -La Truite Châtillonnaise

    Puisque Victor Schœlcher avait cette si grande admiration  pour Haendel, Robert Bensimon a imaginé nous faire écouter , en intermèdes, cette sublime musique interprétée avec un art extraordinaire par le  jeune violoniste prodige Steve Duong..

    Je dis bien" prodige", car nous avons été tous et toutes subjugués par sa maîtrise époustouflante du violon..

    -La Truite Châtillonnaise

    -La Truite Châtillonnaise

    -La Truite Châtillonnaise

    Hugo et Schœlcher revinrent en France après la défaite de Sedan, devenus de grands amis ..

    -La Truite Châtillonnaise

    Avant de clore le récit de cette inoubliable soirée, je me dois de publier le magnifique poème de Victor Hugo, " l'expiation" que les trois interprètes : Robert Bensimon, Claude Bornerie et Corine Thézier nous ont lu avec une très belle émotion..

    Un peu long peut-être mais si beau, et puis du Victor Hugo on ne s'en lasse, et on ne s'en lassera  jamais, puisque ce poète est immortel !

    L'expiation

    Il neigeait. On était vaincu par sa conquête.
    Pour la première fois l'aigle baissait la tête.
    Sombres jours ! l'empereur revenait lentement,
    Laissant derrière lui brûler Moscou fumant.
    Il neigeait. L'âpre hiver fondait en avalanche.
    Après la plaine blanche une autre plaine blanche.
    On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.
    Hier la grande armée, et maintenant troupeau.
    On ne distinguait plus les ailes ni le centre.
    Il neigeait. Les blessés s'abritaient dans le ventre
    Des chevaux morts ; au seuil des bivouacs désolés
    On voyait des clairons à leur poste gelés,
    Restés debout, en selle et muets, blancs de givre,
    Collant leur bouche en pierre aux trompettes de cuivre.
    Boulets, mitraille, obus, mêlés aux flocons blancs,
    Pleuvaient ; les grenadiers, surpris d'être tremblants,
    Marchaient pensifs, la glace à leur moustache grise.
    Il neigeait, il neigeait toujours ! La froide bise
    Sifflait ; sur le verglas, dans des lieux inconnus,
    On n'avait pas de pain et l'on allait pieds nus.
    Ce n'étaient plus des cœurs vivants, des gens de guerre :
    C'était un rêve errant dans la brume, un mystère,
    Une procession d'ombres sous le ciel noir.
    La solitude vaste, épouvantable à voir,
    Partout apparaissait, muette vengeresse.
    Le ciel faisait sans bruit avec la neige épaisse
    Pour cette immense armée un immense linceul.
    Et chacun se sentant mourir, on était seul.
    - Sortira-t-on jamais de ce funeste empire ?
    Deux ennemis! le czar, le nord. Le nord est pire.
    On jetait les canons pour brûler les affûts.
    Qui se couchait, mourait. Groupe morne et confus,
    Ils fuyaient ; le désert dévorait le cortège.
    On pouvait, à des plis qui soulevaient la neige,
    Voir que des régiments s'étaient endormis là.
    Ô chutes d'Annibal ! lendemains d'Attila !
    Fuyards, blessés, mourants, caissons, brancards, civières,
    On s'écrasait aux ponts pour passer les rivières,
    On s'endormait dix mille, on se réveillait cent.
    Ney, que suivait naguère une armée, à présent
    S'évadait, disputant sa montre à trois cosaques.
    Toutes les nuits, qui vive ! alerte, assauts ! attaques !
    Ces fantômes prenaient leur fusil, et sur eux
    Ils voyaient se ruer, effrayants, ténébreux,
    Avec des cris pareils aux voix des vautours chauves,
    D'horribles escadrons, tourbillons d'hommes fauves.
    Toute une armée ainsi dans la nuit se perdait.
    L'empereur était là, debout, qui regardait.
    Il était comme un arbre en proie à la cognée.
    Sur ce géant, grandeur jusqu'alors épargnée,
    Le malheur, bûcheron sinistre, était monté ;
    Et lui, chêne vivant, par la hache insulté,
    Tressaillant sous le spectre aux lugubres revanches,
    Il regardait tomber autour de lui ses branches.
    Chefs, soldats, tous mouraient. Chacun avait son tour.
    Tandis qu'environnant sa tente avec amour,
    Voyant son ombre aller et venir sur la toile,
    Ceux qui restaient, croyant toujours à son étoile,
    Accusaient le destin de lèse-majesté,
    Lui se sentit soudain dans l'âme épouvanté.
    Stupéfait du désastre et ne sachant que croire,
    L'empereur se tourna vers Dieu ; l'homme de gloire
    Trembla ; Napoléon comprit qu'il expiait
    Quelque chose peut-être, et, livide, inquiet,
    Devant ses légions sur la neige semées :
    « Est-ce le châtiment, dit-il. Dieu des armées ? »
    Alors il s'entendit appeler par son nom
    Et quelqu'un qui parlait dans l'ombre lui dit : Non.

    Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! morne plaine !
    Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine,
    Dans ton cirque de bois, de coteaux, de vallons,
    La pâle mort mêlait les sombres bataillons.
    D'un côté c'est l'Europe et de l'autre la France.
    Choc sanglant ! des héros Dieu trompait l'espérance ;
    Tu désertais, victoire, et le sort était las.
    O Waterloo ! je pleure et je m'arrête, hélas !
    Car ces derniers soldats de la dernière guerre
    Furent grands ; ils avaient vaincu toute la terre,
    Chassé vingt rois, passé les Alpes et le Rhin,
    Et leur âme chantait dans les clairons d'airain !

    Le soir tombait ; la lutte était ardente et noire.
    Il avait l'offensive et presque la victoire ;
    Il tenait Wellington acculé sur un bois.
    Sa lunette à la main, il observait parfois
    Le centre du combat, point obscur où tressaille
    La mêlée, effroyable et vivante broussaille,
    Et parfois l'horizon, sombre comme la mer.
    Soudain, joyeux, il dit : Grouchy ! - C'était Blücher.
    L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme,
    La mêlée en hurlant grandit comme une flamme.
    La batterie anglaise écrasa nos carrés.
    La plaine, où frissonnaient les drapeaux déchirés,
    Ne fut plus, dans les cris des mourants qu'on égorge,
    Qu'un gouffre flamboyant, rouge comme une forge ;
    Gouffre où les régiments comme des pans de murs
    Tombaient, où se couchaient comme des épis mûrs
    Les hauts tambours-majors aux panaches énormes,
    Où l'on entrevoyait des blessures difformes !
    Carnage affreux! moment fatal ! L'homme inquiet
    Sentit que la bataille entre ses mains pliait.
    Derrière un mamelon la garde était massée.
    La garde, espoir suprême et suprême pensée !
    « Allons ! faites donner la garde ! » cria-t-il.
    Et, lanciers, grenadiers aux guêtres de coutil,
    Dragons que Rome eût pris pour des légionnaires,
    Cuirassiers, canonniers qui traînaient des tonnerres,
    Portant le noir colback ou le casque poli,
    Tous, ceux de Friedland et ceux de Rivoli,
    Comprenant qu'ils allaient mourir dans cette fête,
    Saluèrent leur dieu, debout dans la tempête.
    Leur bouche, d'un seul cri, dit : vive l'empereur !
    Puis, à pas lents, musique en tête, sans fureur,
    Tranquille, souriant à la mitraille anglaise,
    La garde impériale entra dans la fournaise.
    Hélas ! Napoléon, sur sa garde penché,
    Regardait, et, sitôt qu'ils avaient débouché
    Sous les sombres canons crachant des jets de soufre,
    Voyait, l'un après l'autre, en cet horrible gouffre,
    Fondre ces régiments de granit et d'acier
    Comme fond une cire au souffle d'un brasier.
    Ils allaient, l'arme au bras, front haut, graves, stoïques.
    Pas un ne recula. Dormez, morts héroïques !
    Le reste de l'armée hésitait sur leurs corps
    Et regardait mourir la garde. - C'est alors
    Qu'élevant tout à coup sa voix désespérée,
    La Déroute, géante à la face effarée
    Qui, pâle, épouvantant les plus fiers bataillons,
    Changeant subitement les drapeaux en haillons,
    A de certains moments, spectre fait de fumées,
    Se lève grandissante au milieu des armées,
    La Déroute apparut au soldat qui s'émeut,
    Et, se tordant les bras, cria : Sauve qui peut !
    Sauve qui peut ! - affront ! horreur ! - toutes les bouches
    Criaient ; à travers champs, fous, éperdus, farouches,
    Comme si quelque souffle avait passé sur eux.
    Parmi les lourds caissons et les fourgons poudreux,
    Roulant dans les fossés, se cachant dans les seigles,
    Jetant shakos, manteaux, fusils, jetant les aigles,
    Sous les sabres prussiens, ces vétérans, ô deuil !
    Tremblaient, hurlaient, pleuraient, couraient ! - En un clin d'œil,
    Comme s'envole au vent une paille enflammée,
    S'évanouit ce bruit qui fut la grande armée,
    Et cette plaine, hélas, où l'on rêve aujourd'hui,
    Vit fuir ceux devant qui l'univers avait fui !
    Quarante ans sont passés, et ce coin de la terre,
    Waterloo, ce plateau funèbre et solitaire,
    Ce champ sinistre où Dieu mêla tant de néants,
    Tremble encor d'avoir vu la fuite des géants !

    Napoléon les vit s'écouler comme un fleuve ;
    Hommes, chevaux, tambours, drapeaux ; - et dans l'épreuve
    Sentant confusément revenir son remords,
    Levant les mains au ciel, il dit: « Mes soldats morts,
    Moi vaincu ! mon empire est brisé comme verre.
    Est-ce le châtiment cette fois, Dieu sévère ? »
    Alors parmi les cris, les rumeurs, le canon,
    Il entendit la voix qui lui répondait : Non !

    Les comédiens et le violoniste furent applaudis comme il se doit, pour ce spectacle d'une si grande qualité, bravo à eux de nous permettre d'enrichir notre culture !

     

    -La Truite Châtillonnaise

    Nous avons pu rencontrer les si talentueux interprètes de "Victor Hugo-Victor Schœlcher: Correspondance " autour d'un pot amical, préparé par les bénévoles de l'Association Châtillon-Scènes, oh qu'elles étaient  délicieuses les "garguesses" que Madame Garnier nous avait confectionnées !

    -La Truite Châtillonnaise

    -La Truite Châtillonnaise

    -La Truite Châtillonnaise

    -La Truite Châtillonnaise

    -La Truite Châtillonnaise

    -La Truite Châtillonnaise

    C'est avec regret que nous nous sommes séparés, mais nous attendrons avec impatience le prochain spectacle de ces comédiens qui sont devenus au fil des ans et des représentations , les amis de l'Association Châtillon-Scènes...et donc les amis de tous leurs fervents admirateurs, dont je suis bien évidemment !


    4 commentaires
  • L'automne Culturel 2010 du Pays Châtillonnais , proposé par Châtillon-Scènes, a commencé le Dimanche 19 septembre 2010,  dans le beau cadre du château de Mauvilly, par une évocation de la vie et de l'oeuvre de Victor Hugo :

    "Il y a des hommes-Océans", avec les comédiens du théâtre de l'Impossible.

    -LES SPECTACLES AU THÉÂTRE GASTON BERNARD 2010-2011

    Madame Hegner, la châtelaine de Mauvilly nous a dit son immense plaisir de recevoir, dans ce lieu magique qu'est son château, un spectacle d'une telle beauté..

    -LES SPECTACLES AU THÉÂTRE GASTON BERNARD 2010-2011

    Madame Yolande Estrat, Présidente de Châtillon-Scènes, remercia les châtelains qui ont bien voulu ouvrir pour la première fois la magnifique cour de leur château aux spectateurs et surtout au spectacle théâtre et musique "Il y a des hommes-Océans"

    -LES SPECTACLES AU THÉÂTRE GASTON BERNARD 2010-2011

    Mais que le spectacle commence !

    Voici Victor Hugo en personne (Robert Bensimon) qui nous raconte son enfance, sa vie d'écrivain, son bannissement, sa lutte pour la liberté...

    -LES SPECTACLES AU THÉÂTRE GASTON BERNARD 2010-2011

    Il nous raconte la caballe qui accompagna les représentations de sa pièce de théâtre "Hernani" ..

    Apparait alors Mademoiselle Mars, la divine comédienne, qui malgré la "bataille d'Hernani" continuera de jouer la pièce, envers et contre tout (Corinne Thézier)

    -LES SPECTACLES AU THÉÂTRE GASTON BERNARD 2010-2011

    -LES SPECTACLES AU THÉÂTRE GASTON BERNARD 2010-2011

    -LES SPECTACLES AU THÉÂTRE GASTON BERNARD 2010-2011

    -LES SPECTACLES AU THÉÂTRE GASTON BERNARD 2010-2011

    -LES SPECTACLES AU THÉÂTRE GASTON BERNARD 2010-2011

    D'autres l'en dissuaderont, mais elle persistera..

    -LES SPECTACLES AU THÉÂTRE GASTON BERNARD 2010-2011

    -LES SPECTACLES AU THÉÂTRE GASTON BERNARD 2010-2011

    Victor Hugo était non seulement écrivain, dramaturge mais aussi épistolier..qu'il était charmant ce récit du voyage qu'il fit pour rejoindre son père, le général Hugo, en Espagne.

    Une très belle description d'un enfant tenant tendrement  la tête de son boeuf pour le calmer  , au passage de la diligence qui emmenait à bride abattue Victor et sa mère en Espagne , a ravi nos coeurs..

    -LES SPECTACLES AU THÉÂTRE GASTON BERNARD 2010-2011

    De très beaux poèmes nous furent lus comme celui qui met en scène une  lavandière..

    Choses écrites à Créteil


    Sachez qu' hier, de ma lucarne,
    J' ai vu, j' ai couvert de clins d' yeux
    Une fille qui dans la Marne
    Lavait des torchons radieux.

    Près d' un vieux pont, dans les saulées,
    Elle lavait, allait, venait ;
    L' aube et la brise étaient mêlées
    À la grâce de son bonnet.

    Je la voyais de loin. Sa mante
    L' entourait de plis palpitants.
    Aux folles broussailles qu' augmente
    L' intempérance du printemps,

    Aux buissons que le vent soulève,
    Que juin et mai, frais barbouilleurs,
    Foulant la cuve de la sève,
    Couvrent d' une écume de fleurs,

    Aux sureaux pleins de mouches sombres,
    Aux genêts du bord, tous divers,
    Aux joncs échevelant leurs ombres
    Dans la lumière des flots verts,

    Elle accrochait des loques blanches,
    Je ne sais quels haillons charmants
    Qui me jetaient, parmi les branches,
    De profonds éblouissements.

    Ces nippes, dans l' aube dorée,
    Semblaient, sous l' aulne et le bouleau,
    Les blancs cygnes de Cythérée
    Battant de l' aile au bord de l' eau.

    Des cupidons, fraîche couvée,
    Me montraient son pied fait au tour ;
    Sa jupe semblait relevée
    Par le petit doigt de l' amour.

    On voyait, je vous le déclare,
    Un peu plus haut que le genou.
    Sous un pampre un vieux faune hilare
    Murmurait tout bas : casse-cou !

    Je quittai ma chambre d' auberge,
    En souriant comme un bandit ;
    Et je descendis sur la berge
    Qu' une herbe, glissante, verdit.

    Je pris un air incendiaire,
    Je m' adossai contre un pilier,
    Et je lui dis : -" ô lavandière !
    (Blanchisseuse étant familier)

    «L' oiseau gazouille, l' agneau bêle,
    Gloire à ce rivage écarté !
    Lavandière, vous êtes belle.
    Votre rire est de la clarté.

    «Je suis capable de faiblesses.
    Ô lavandière, quel beau jour !
    Les fauvettes sont des drôlesses
    Qui chantent des chansons d' amour.

    «Voilà six mille ans que les roses
    Conseillent, en se prodiguant,
    L' amour aux coeurs les plus moroses.
    Avril est un vieil intrigant.

    «Les rois sont ceux qu' adorent celles
    Qui sont charmantes comme vous ;
    La Marne est pleine d' étincelles ;
    Femme, le ciel immense est doux.
    «Ô laveuse à la taille mince,

    Qui vous aime est dans un palais.
    Si vous vouliez, je serais prince ;
    Je serais dieu, si tu voulais. » -
    La blanchisseuse, gaie et tendre,

    Sourit, et, dans le hameau noir,
    Sa mère au loin cessa d' entendre
    Le bruit vertueux du battoir.

    Les vieillards grondent et reprochent,
    Mais, ô jeunesse ! Il faut oser.
    Deux sourires qui se rapprochent
    Finissent par faire un baiser.

    Je m' arrête. L' idylle est douce,
    Mais ne veut pas, je vous le dis,
    Qu' au delà du baiser on pousse
    La peinture du paradis.

     

    -LES SPECTACLES AU THÉÂTRE GASTON BERNARD 2010-2011

    Les poèmes de Victor Hugo furent mis en musique par de grands compositeurs comme Franz Listz..

    Magnifique soprano, Lisa Lévy nous en interpréta plusieurs de sa "voix d'or"..

    -LES SPECTACLES AU THÉÂTRE GASTON BERNARD 2010-2011

    -LES SPECTACLES AU THÉÂTRE GASTON BERNARD 2010-2011

    Pour terminer cette évocation du  génie que fut Victor Hugo, les comédiens nous montrèrent   son combat pour la justice , la liberté, le droit d'asile, contre l'escavage  et  la peine de mort.

    Victor Hugo était un visionnaire !

    « La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie. »

    (discours du 15 septembre 1848 devant l'Assemblée Nationale Constituante)

    -LES SPECTACLES AU THÉÂTRE GASTON BERNARD 2010-2011

    -LES SPECTACLES AU THÉÂTRE GASTON BERNARD 2010-2011

    Victor Hugo est en Belgique au moment de la Commune de Paris. Indigné par les représailles et par le ton de certains hommes politiques belges voulant « empêcher l’invasion sur le sol de la Belgique de ces gens qui méritent à peine le nom d’hommes et qui devraient être mis au ban de toutes les nations civilisées », il publie dans l’Indépendance belge une lettre sur la Commune qui se termine de cette façon :

    Cet asile que le gouvernement belge refuse aux vaincus, je l'offre.

    Où ? en Belgique.

    Je fais à la Belgique cet honneur.

    J'offre l'asile à Bruxelles.

    J'offre l'asile place des Barricades.

    Qu'un vaincu de Paris, qu'un homme de la réunion dite Com­mune, que Paris a fort peu élue et que, pour ma part, je n'ai jamais approuvée, qu'un de ces hommes, fût-il mon ennemi personnel, surtout s'il est mon ennemi personnel, frappe à ma porte, j'ouvre. Il est dans ma maison. Il est inviolable.

    Est-ce que, par hasard, je serais un étranger en Belgique ? Je ne le crois pas. Je me sens le frère de tous les hommes et l'hôte de tous les peuples.

    La gloire de la Belgique, c'est d'être un asile. Ne lui ôtons pas cette gloire.

    En défendant la France, je défends la Belgique.

    Le gouvernement belge sera contre moi, mais le peuple belge sera avec moi.

    Dans tous les cas, j'aurai ma conscience.

    Mais Victor Hugo subit des menaces de mort , en témoigne ce poème...

    Une nuit à Bruxelles

     

    Aux petits incidents il faut s'habituer.

    Hier on est venu chez moi pour me tuer.

    Mon tort dans ce pays c'est de croire aux asiles.

    On ne sait quel ramas de pauvres imbéciles

    S'est rué tout à coup la nuit sur ma maison.

    Les arbres de la place en eurent le frisson,

    Mais pas un habitant ne bougea. L'escalade

    Fut longue, ardente, horrible, et Jeanne était malade.

    Je conviens que j'avais pour elle un peu d'effroi.

    Mes deux petits-enfants, quatre femmes et moi,

    C'était la garnison de cette forteresse.

    Rien ne vint secourir la maison en détresse.

    La police fut sourde ayant affaire ailleurs.

    Un dur caillou tranchant effleura Jeanne en pleurs.

    Attaque de chauffeurs en pleine Forêt-Noire.

    Ils criaient : Une échelle ! une poutre ! victoire !

    Fracas où se perdaient nos appels sans écho.

    Deux hommes apportaient du quartier Pachéco

    Une poutre enlevée à quelque échafaudage.

    Le jour naissant gênait la bande. L'abordage

    Cessait, puis reprenait. Ils hurlaient haletants.

    La poutre par bonheur n'arriva pas à temps.

    " Assassin ! - C'était moi. - Nous voulons que tu meures !

    Brigand ! Bandit ! " Ceci dura deux bonnes heures.

    George avait calmé Jeanne en lui prenant la main.

    Noir tumulte. Les voix n'avaient plus rien d'humain ;

    Pensif, je rassurais les femmes en prières,

    Et ma fenêtre était trouée à coups de pierres.

    Il manquait là des cris de vive l'empereur !

    La porte résista battue avec fureur.

    Cinquante hommes armés montrèrent ce courage.

    Et mon nom revenait dans des clameurs de rage :

    A la lanterne ! à mort ! qu'il meure ! il nous le faut !

    Par moments, méditant quelque nouvel assaut,

    Tout ce tas furieux semblait reprendre haleine ;

    Court répit ; un silence obscur et plein de haine

    Se faisait au milieu de ce sombre viol ;

    Et j'entendais au loin chanter un rossignol.

    -LES SPECTACLES AU THÉÂTRE GASTON BERNARD 2010-2011

    Robert Bensimon, Corinne Thézier , Lise Taupinard-Przybylski et Lisa Lévy furent applaudis à tout rompre tant leur jeu fut parfait..

    -LES SPECTACLES AU THÉÂTRE GASTON BERNARD 2010-2011

    Encore un texte, écrit par Hugo, texte qui explique le pourquoi du titre du spectacle "Il y a des Hommes-Océans" :

    Cette formule, inventée par Hugo à l'occasion du jubilé de William Shakespeare, désigne une lignée de génies qui ont fait les flux et reflux de la pensée humaine, le romancier écrit :

    Ces ondes, ce flux et ce reflux, ce va-et-vient terrible, ce bruit de tous les souffles, ces noirceurs et ces transparences, ces végétations propre au gouffre, cette démagogie des nuées en pleins ouragans, ces aigles dans l’écume, ces merveilleux levers d’astres répercutés dans on ne sait quel mystérieux tumulte par des millions de cimes lumineuses, têtes confuses de l’innombrable, ces grandes foudres errantes qui semblent guetter, ces sanglots énormes, ces monstres entrevus, ces nuits de ténèbres coupées de rugissements, ces furies, ces frénésies, ces tourmentes, ces roches, ces naufrages, ces flottent qui se heurtent, ces tonnerres humains mêlés aux tonnerres divins, ce sang dans l’abîme ; puis ces grâces, ces douceurs, ces fêtes, ces gaies voiles blanches, ces bateaux de pêche, ces chants dans le fracas, ces ports splendides,ces fumées de la terre, ces villes à l’horizon, ce bleu profond de l’eau et du ciel, cette âcreté utile, cette amertume qui fait l’assainissement de l’univers, cet âpre sel sans quoi tout pourrirait ; ces colères et ces apaisements, ce Tout dans Un , cet inattendu dans l’immuable, ce vaste prodige de la monotonie inépuisablement variée, ce niveau après ce bouleversement, ces enfers et ces paradis de l’immensité éternellement émue, cet insondable, tout cela peut être dans un esprit, et alors cet esprit s’appelle génie, et c’est la même chose de regarder ces âmes ou de regarder l’océan.

    Ce fut une après-midi extraordinaire que nous passâmes ce 19 Septembre dans la cour du Château de Mauvilly: nous avons découvert, ou redécouvert  tout le génie Hugolien , interprété avec force et conviction  par la troupe du " théâtre de l'Impossible".

    Merci Châtillon-Scènes pour ce magnifique spectacle, dont nous nous souviendrons longtemps, vraiment très longtemps...

     

    (Des commentaires sur le thème de l'article seront les bienvenus, ils me montreront que ce blog vous intéresse et ils me donneront envie de continuer à  l'alimenter .

    Merci.)


    1 commentaire
  • " Liberté et Responsabilité, Vaclav Havel,le dissident Président" fut le dernier spectacle  organisé par l'Association "Châtillon-Scènes qui fêtait ses 25 ans cette année..
    Un spectacle bouleversant,magnifiquement joué par la troupe "le théâtre de l'Impossible du Festival Pierres Vivantes" que nous avions pu découvrir dans "Né...Jean de La Fontaine au Château de Rochefort ,et  dans "Nelly Kaplan dans tous ses états" à Laignes..
    Le spectacle avait lieu dans la salle des expositions temporaires du Musée du Châtillonnais ,et le décor était sublimé par les  très beaux meubles prêtés généreusement par l'antiquaire Jacques Majewski..

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    A droite,la prison où vécut si longtemps Vavlav Havel était suggérée par des barreaux de papier,on voyait donc Roger Bensimon qui interprétait Vaclav "le dissident", écrire des lettres à sa femme Olga..

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    Car la première partie du spectacle était consacrée à cette correspondance et s'intitulait : les "lettres à Olga"..
    Olga c'était la si belle Corinne Thézier..

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    Vaclav Havel écrit ces lettres à son épouse Olga, toutes les semaines, durant sa détention, de juin 1979 à mai 1982 à l’époque où l’ex-Tchécoslovaquie était communiste.

    Il les écrit d’une prison certes peu humaine ,mais pour des raisons de censure, sa condition de prisonnier  est à peine décrite, et ses aspects tragiques ne sont pas évoqués.

    Ce qui apparaît, c’est le passage incessant des problèmes  du quotidien, avec les demandes de cigarettes, de thé , de vitamines, de dentifrice ....

     Havel fait mention de ses faiblesses, de ses dépressions,de ses humeurs, il fait des réflexions sur le théâtre, la vie, l’éthique, la civilisation et la méditation métaphysique.

    Les lettres se suivent et nous montrent un Vaclav de plus en plus méditatif..

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    Olga lit les lettres de son mari Vaclav, à haute voix,et quand elle s'interrompt,c'est la guitare de Michel Rolland qui prend la relève avec de magnifiques  airs anciens ..

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    L’épreuve de l’enfermement devient progressivement pour Havel nécessaire et vitale. A la fin de sa dernière lettre il découvre même qu'il a profondément changé,il est devenu...meilleur, plus heureux même  !

    Réflexion ultime :

     « C’est étrange, mais il se peut que je sois même plus heureux qu’auparavant »   « J’en suis arrivé… à me sentir beaucoup mieux qu’au moment où j’ai commencé » « ce monde-ci contient beaucoup plus de vérité que le monde du dehors : le mensonge et l’hypocrisie disparaissent ». « l’âme humaine a besoin du monde ». «  Etre un homme, c’est résister, être humain, c’est ne pas mépriser, c’est ne pas exclure »« Dans notre siècle où se sont mêlés de façon renouvelée, l’horreur, le mensonge, la superficialité, la vanité, les messages de bonté viennent de ceux qui ont subi l’enfermement ».

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    Mais avant de poursuivre le récit du magnifique spectacle  "Vaclav Havel,le dissident Président", quelques mots sur ce grand humaniste ,ce magnifique poète et homme de théâtre, peu connu chez nous..tout le monde a entendu son nom,peu connaissent son histoire..J'avoue que j'ai découvert la profondeur et l'humanisme de cet écrivain avec admiration...
    Si tous les hommes politiques pouvaient lui ressembler....

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    Vaclav Havel est d'abord et avant tout un dramaturge et un homme de lettres. C'est par la force des choses et face aux événements dramatiques que la Tchécoslovaquie a vécu après 1948 et surtout après 1968, lors du Printemps de Prague que Vaclav Havel devient un "leader" de la contestation. Comme d'autres de la "Charte des 77" il va être poursuivi, arrêté, emprisonné, humilié ... mais ne cessera pas, ne pliera pas devant les insultes.

     La "Révolution de velours"  le propulsera au sommet de l'Etat Tchécoslovaque.La place laissée vaquante par la disparition  d'Alexander Dubceck va lui permettre de réaliser la "transition démocratique" et rétablir en Tchécoslovaquie puis en République Tchèque la vraie démocratie.

     Tout comme Lech Valesa en Pologne, dans un tout autre registre, rien ne le disposait à occuper les fonctions politiques que les événements lui ont procurées.

    Tout commence par le Printemps de Prague. La libéralisation du régime est étouffée par Moscou. Vaclav Havel, travaillant alors pour le théâtre Na Zabraldi, fait de sa parole dissidente une arme contre le totalitarisme. Par ses pièces et une lettre ouverte au président tchècoslovaque, Vaclav Havel dénonce la « normalisation » et accuse le régime politique de laisser la société tchèque dans un état critique. Dans Le pouvoir des sans-pouvoirs, Vaclav Havel analyse l’essence des régimes totalitaires. Le régime communiste crée un peuple sans pouvoir composé d’individus apeurés et corrompus.

    Ses engagements, dont la célèbre Charte 77, qui réunit tout ce que le pays compte de dissidents, ont le don d’irriter le pouvoir. Vaclav Havel va trois fois en prison entre 1977 et 1989.
    La fin du communisme passe par lui. Le Mouvement civique qu’il crée négocie avec le pouvoir une révolution de velours qui en finit avec le communisme. La démocratie naît en 1990, avec Vaclav Havel à sa tête.

    Mondialement reconnu et respecté, le président de Tchécoslovaquie puis de République tchèque rend visite aux grands chefs d’Etat, démocratise le régime et l’administration. Reconnu comme non partisan et essentiel pour la scène politique tchèque, ses électeurs regrettent son départ à la fin de son mandat, en 2003. Vaclav Havel a libéré son pays sans qu’une goutte de sang ait coulé.

     La deuxième partie du spectacle était consacrée  au "Président",et c'est Claude Bornerie qui interprétait Havel...

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    Havel ,par la voix du comédien, nous parle  sans détours de ce qu'il a ressenti lorsqu'il a été élu président de Tchékoslovaquie,de ses espoirs,mais aussi de ses craintes..

    Il les exprime déjà seul sur scène, puis les confie à une journaliste,(Corinne Thézier), et à son caméraman (interprété avec brio par un lycéen Châtillonnais !!)

    (Petit aparté: Nous avons souri de voir la journaliste penser plus à son image qu'aux propos du Président.. belle observation des travers de la télévision par Robert Bensimon !)

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    Comme dans la première partie "les lettres à Olga", des intermèdes avaient été ménagés  par le guitariste Michel Rolland et la merveilleuse cantatrice Mezzo-Soprano Claire Bournez .

     

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    Une étrange chauve-souris  vivait  dans le placard du château de Prague (Robert Bensimon),où résidait le Président Havel...peut-être représentait-elle les souvenirs de ses nombreuses années de prison ?

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    Une citation de Vaclav Havel que je trouve tellement pleine d'intelligence et d'humanisme..

    « Je crois qu’il faut apprendre à attendre comme on apprend à créer. Il faut semer patiemment les graines, arroser avec assiduité la terre où elles sont semées et accorder aux plantes le temps qui leur est propre. On ne peut duper une plante pas plus qu’on ne peut duper l’Histoire. Mais on peut l’arroser. Patiemment, tous les jours. Avec compréhension, avec humilité, certes, mais aussi avec amour.

    Il n’y a aucune raison d’être impatients si le semis et l’arrosage sont bien faits. Il suffit de comprendre que notre attente n’est pas dénuée de sens. Une attente qui a un sens parce que générée par l’espoir et non par le désespoir, par la foi et non par la désespérance, par l’humilité devant le temps de ce monde et non par la crainte et sa sérénité n’est pas accompagnée de l’ennui mais de la tension. Une telle attente est plus qu’une simple attente.

     C’est la vie, la vie en tant que participation joyeuse au miracle de l’Être. »

    Les spectateurs,très émus par ce bouleversant spectacle, firent une ovation aux acteurs..

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    Notre jeune Lycéen Châtillonnais,dans le rôle du caméraman, ne fut pas oublié !

    Madame Estrat ,Présidente de Châtillon-Scènes,félicita les talentueux acteurs: Corinne Thézier,Claude Bornerie,Robert Bensimon (à la fois acteur et metteur en scène),le guitariste Michel Rolland et la cantatrice Claude Bournez pour leur merveilleuse interprétation,et offrit au nom de Châtillon scènes,le Crémant de l'amitié aux spectateurs venus nombreux..

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    Merci Châtillon-Scènes pour cette soirée exceptionnelle ,et pour celles qui ont précédé:"Né...Jean de la Fontaine" ,"Slonowski Bal","Nelly Kaplan dans tous ses états" et "Liberté et Responsabilité,Vaclav Havel"..

    Grâce à votre Association, que de spectacles variés et de très haute tenue qui montrent que le Châtillonnais est aussi une terre d'intelligence et de beauté...

    Bravo à vous !

    Et en partant ,un petit coup d'oeil à notre beau musée dans la nuit Châtillonnaise..

     

    La distillation chez Sylvain Bouhélier, à Chaumont le Bois

    Et nous attendrons bien sûr avec impatience les prochaines saisons de Châtillon-Scènes...

    A l'année prochaine !


    3 commentaires
  • Samedi soir 7 Novembre , l’association « Châtillon-Scènes » nous a présenté un spectacle original ,consacré à la cinéaste Nelly Kaplan,et présenté par le Festival Pierres Vivantes pour le théâtre en Bourgogne et le Théâtre de l’Impossible.

     Nous avions déjà eu le bonheur de connaître cette troupe talentueuse, qui nous avait ravis dans « Né..Jean de la Fontaine » au château de Rochefort.

     C’est dans la jolie salle du cinéma Vox de Laignes  que nous avons pu applaudir un « vagabondage –spectacle » intitulé :

    « Nelly Kaplan dans tous ses états. »

     

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Halloween à Châtillon sur Seine

     Jean-Paul Noret,président de l'ASCLE,  nous  présenta avec humour  le spectacle que nous offrait « Châtillon-Scènes »..

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Mais qui est donc Nelly Kaplan ?

    Halloween à Châtillon sur Seine

     La famille de Nelly Kaplan est d'origine russe mais résidant en Argentine.

    À Buenos Aires, Nelly Kaplan commence des études de sciences économiques.

    En 1953, elle arrive à Paris comme représentante de la cinémathèque argentine à l'occasion d'un congrès international. Elle décide de s'y installer et travaille comme correspondante pour des journaux argentins.

     En 1954, Nelly Kaplan rencontre le cinéaste Abel Gance et devient son assistante. Il lui confie la mise en scène de la deuxième équipe pour le film « Cyrano et d'Artagnan ». Elle l'assistera également pour les films « Magirama » (1956) et « Austerlitz » (1960). Cette même année 1954, elle rencontre et se lie d'amitié avec Théodore Fraenkel, ex-condisciple d'André Breton au collège Chaptal et durant la Première guerre mondiale (1914-1916) en tant qu'internes en médecine à Nantes.

     En 1955, elle rencontre Philippe Soupault, puis en 1956, André Breton : le début d'"une éblouissante amitié amoureuse".

     En 1961, Nelly Kaplan réalise son premier court-métrage sur le peintre Gustave Moreau,  elle rencontre André Pieyre de Mandiargues et sous le pseudonyme de Belen, elle écrit plusieurs textes surréalistes.

     En 1969, sort La Fiancée du pirate, son premier long métrage avec Bernadette Lafont dans le rôle principal.

    Suivent  d’autres films,le dernier étant « Plaisir d’Amour » qui nous a été présenté en fin de soirée.

     En 1996, Nelly Kaplan a été  nommée Chevalier de la Légion d'honneur pour l'ensemble de son œuvre littéraire et cinématographique.

     (source Wikipedia)

    Cette lecture-spectacle « Nelly Kaplan dans tous ses états »,  nous a fait  découvrir les correspondances de Nelly Kaplan avec Abel Gance, avec André Breton et autres dialogues puisés dans ses films .

    Avec Robert Bensimon ,le lecteur :

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Corinne Thézier  dans le rôle de Nelly Kaplan:

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Michel Rolland le talentueux guitariste :

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Nous avons pu écouter  des lettres et des poèmes qui lui furent dédiés, d’André Breton, et de Philippe Soupault,ainsi que des moments de ses correspondances récemment publiées, avec Abel Gance et avec André Pieyre de Mandiargues.

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Et en alternance ,nous avons pu écouter d’autres poèmes, de Belen et d’Apollinaire comme « la Loreley » ,un très beau poème que je ne résiste pas à publier....

      A Bacharach, il y avait une sorcière blonde,

      Qui laissait mourir d'amour tous les hommes à la ronde.

      Devant son tribunal l'évêque la fit citer.

       D'avance il l'absolvit à cause de sa beauté.

     O belle Loreley aux yeux pleins de pierreries

      De quel magicien tiens-tu ta sorcellerie ?

     Je suis lasse de vivre et mes yeux sont maudits,

       Ceux qui m'ont regardée évêque en ont péri.

      Mes yeux ce sont des flammes et non des pierreries.

       Jetez, jetez aux flammes cette sorcellerie.

     Je flambe dans ces flammes, Ô belle Loreley

      Qu'un autre te condamne tu m'as ensorcelé.

      Evêque vous riez.. Priez plutôt pour moi la Vierge

    Faites-moi donc mourir et que Dieu vous protège.

     Mon amant est parti pour un pays lointain,

      Faites-moi donc mourir puisque je n'aime rien.

     Mon coeur me fait si mal il faut bien que je meure,

       Si je me regardais il faudrait que j'en meure,

     Mon coeur me fait si mal depuis qu'il n'est plus là,

      Mon coeur me fit si mal du jour où il s'en alla.

      L'évêque fit venir trois chevaliers avec leurs lances.

      Menez jusqu'au couvent cette femme en démence.

     Va t'en Lore en folie, va Lore aux yeux tremblants

      Tu seras une nonne vêtue de noir et blanc.

      Puis ils s'en allèrent sur la route tous les quatre.

      La Loreley les implorait et ses yeux brillaient comme des astres.

     Chevaliers, laissez-moi monter sur ce rocher si haut

      Pour voir une fois encore mon beau château,

     Pour me mirer une fois encore dans le fleuve,

    Puis j'irai au couvent des vierges et des veuves.

     Là-haut le vent tordait ses cheveux déroulés.

     Les chevaliers criaient: Loreley.. Loreley..

     Tout là-bas sur le Rhin s'en vient une nacelle

      Et mon amant s'y tient, il m'a vue, il m'appelle.

     Mon coeur devient si doux, c'est mon amant qui vient.

     Elle se penche alors et tombe dans le Rhin,

     Pour avoir vu dans l'eau la belle Loreley,

     Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil.

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Les textes additifs , qui furent soumis à l'oeil incisif de Nelly Kaplan , ont été écrits  par  Robert Bensimon lui-même, qui nous dit avoir aimé l’horizon de liberté physique et morale, le pied de nez permanent et l’audace exaltée de son œuvre.

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Car Nelly Kaplan est une chance pour la société des femmes et des hommes libres.C’est une femme passionnée qui ne veut ressembler qu’à elle-même.

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Qu'elle écrive ou qu'elle filme, Nelly Kaplan refuse les conventions sociales, morales, ou esthétiques.

     Dans ses livres comme dans ses films, on retrouve un ton unique, irrévérencieux, volontiers provocant, où se manifeste un goût violent pour la plus totale liberté d'expression.

    Halloween à Châtillon sur Seine

     Ce qui lui a valu sa notoriété c’est  son humour, sa révolte, son immoralisme et l’érotisme de ses propos.

     «la Fiancée du pirate» a d’ailleurs failli être interdit...

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Nelly Kaplan a subi aussi une interdiction pour un roman paru chez Jean-Jacques Pauvert,intitulé  «Mémoires d’une liseuse de draps», ressorti ensuite sous le titre «Un manteau de fourrure».

    Et femme passionnée,  elle déclare :

      C’est une lutte éternelle: il faut brûler les inquisiteurs au lieu de se faire brûler!

     

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Après le spectacle,nous furent projetés des extraits du film : « Abel Gance et son Napoléon » écrit et réalisé par Nelly Kaplan, présenté par Michel Drucker .

    Le Napoléon d'Abel Gance fut l'une des épopées les plus fascinantes de l'histoire du cinéma. Nelly Kaplan nous fait revivre le tournage du film et nous donne ainsi à revoir la magnifique scène de la bataille de boules de neige,tournée par Abel Gance, à Brienne,pas très loin de chez nous...

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Après le délicieux vagabondage-spectacle  « Nelly Kaplan dans tous ses états », Robert Bensimon,Corinne Thézier et Michel Rolland nous convièrent à une séance de dédicaces,dans la belle médiathèque de Laignes,l’ancien café des Chiens ..

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Robert Bensimon, metteur en scène, acteur,  est aussi écrivain et poète,voici un de ses textes,tiré du recueil qu’il est en train de me dédicacer :

     Tu as donné le secret.

    Mais tu ignorais ton rôle

    Et qui te l’aurait confié.

    Tu t’es retrouvé porteur.

    La grâce est là : être là.

              Un éveilleur de conscience.

    Tu l’as croisé,il t’aimait.

    Son souvenir porte feu.

              D’une lumière consentante.

              Poésie ! tu es lié.

              Poésie qui est portée

              Du lointain au plus intense

              du disparu en nous-mêmes

              de la flamme à l’étincelle

              du regard qui s’en saisit.

     

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Un autre poème de Robert Bensimon :

     L’exacte lumière

     Du cœur

     Chance nommée

     Apparue

     Tu souris

     douce claire

     Allez donner des mots là où le temps se marie

    Avec largesse et joie !

     L’infini reprit souffle

    En un corps de lumières.

     

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Yolande Estrat,la présidente de Châtillon-Scènes ne cachait pas sa joie  devant la réussite de cette soirée !

     

     

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Un délicieux apéritif-dînatoire , préparé par Madame Garnier, suivit les dédicaces, dans la salle des fêtes de la Mairie de Laignes..

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Aldo Magno qui fonda avec Sylvain Marmorat la compagnie du Rocher des Doms,était là lui aussi,venu de l'Yonne voisine...

    Madame Garnier , très en forme, nous interpréta une chanson et fut récompensée par un « ban Bourguignon » !

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Puis nous sommes retournés dans la salle du Vox pour assister à la projection du film de Nelly Kaplan ,son dernier,de 1991 :

    « Plaisir d’amour » ,un film jubilatoire,très féministe où le séducteur,joué par un magnifique Pierre Arditi n’a pas le beau rôle face à trois " orchidées  sauvages  "  interprétées par Françoise Fabian,Dominique Blanc et CécileSanz de Alba.

     Voici la bande annonce du film :

     

    Ce fut une très belle soirée proposée par Châtillon Seine..

    Après le théâtre avec "né..Jean de la Fontaine",le cinéma avec "Nelly Kaplan dans tous ses états",Châtillon-Scènes nous proposera le 26 Novembre une évocation du grand poète Tchèque devenu président:Vaclav Havel..

     

    Halloween à Châtillon sur Seine

    Avec toujours l'excellente troupe du Théâtre de l'Impossible du Festival  Pierres Vivantes ..

    Un rendez-vous à ne pas manquer !

     

     


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  • Pour ses 25 ans l'Association "Châtillon-Scènes" que dirige Yolande Estrat ,nous a présenté samedi 19 Septembre un magnifique spectacle au château de Rochefort sur Brevon:

     

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    La vie,les oeuvres du grand fabuliste nous furent présentées dans une évocation éblouissante de ce grand auteur:
    "finesse,élégance",voilà deux mots de René Gilson (cinéaste) qui caractérisent  le mieux cette "bioscénie" merveilleusement juste..
    Les personnages:

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    Jean de la Fontaine, mais aussi le loup, Tircis et la voix d'Hercule depuis l'Olympe, interprétés par Robert Bensimon...

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    Madame de la Sablière, mais aussi le roseau, la Paix, Hermès, Amarante,un orateur Grec, interprétés par Corine Thézier..

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    Le flûtiste,mais aussi le savetier, cordonnier chanteur, et un autre visage d'Hermès interprétés par Jean-Philippe Grometto..

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    La Fortune, Sylleri, le lion interprétés par Marie Tartuffo..

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    Un violoniste de génie interprété par Steve Duong

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    Et d'adorables petites filles comme celle-ci , qui ouvrait le spectacle...
    Le récit de la vie de la Fontaine alternait avec la récitation de onze de ses fables,pontuées d'intermèdes à la flûte traversière et au violon,c'était magique !

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    Quelques mots,empruntés à "l'internaute" pour mieux connaître la vie du merveilleux fabuliste..

    Jean de La Fontaine naît à Château-Thierry  dans l'Aisne le 8 Juillet 1621. Sa mère a déjà une fille, Anne de Jouy, née d'un premier mariage dont elle est veuve. En plus de sa demi-sœur, Jean aura un petit frère, Claude, qui naîtra en 1623. La petite famille mène une vie aisée grâce à la fortune personnelle de la mère, Françoise, et grâce à la charge de Maître des eaux et forêts exercée par Charles, le père.

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    La Fontaine prend la défense de Nicolas Fouquet
    En 1659, La Fontaine avait signé un contrat de "pension poétique" avec le surintendant des finances Nicolas Fouquet. Il composait ainsi des vers et des œuvres en prose contre une pension régulière. En 1662, son protecteur tombe en disgrâce, probablement à cause d'un complot monté entre le roi Louis XIV et Colbert, qui prend alors la place de Fouquet aux finances. Le poète reste cependant fidèle à son mécène et prend sa défense en 1662 dans l’"Elégie aux nymphes de Vaux" et l’"Ode au roi" en 1663.

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    La Fontaine publie son premier recueil de Fables, illustré par François Chauveau. L'ouvrage est dédié au dauphin, Louis de France, âgé de seulement 8 ans. Il contient 124 fables didactiques dont "Le Corbeau et le Renard", "Le Chêne et le Roseau", ou encore "Le Lièvre et la Tortue". Le recueil connaît un succès immédiat.

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    (le chêne et le roseau)

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    Dix ans après la publication du premier recueil, La Fontaine présente au public le deuxième volume de ses "Fables". Il regroupe 87 fables dédiées à Mme de Montespan, la maîtresse du roi. L'accueil du public est moins bon que pour les premières "Fables", qui avaient le charme de la nouveauté. Ce recueil contient pourtant des pièces restées célèbres telles que "Les Animaux malades de la peste" et "Le Rat et l'Huître". Le dernier livre de fables sera publié en 1693.

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    (les animaux malades de la peste)

    Jean de la Fontaine était aussi un...libertin..

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    La Fontaine, devenu très populaire grâce à la publication de ses Fables dès 1668, est élu à l'Académie française en 1683. Il y entre officiellement le 2 mai 1684 occupe le fauteuil n°24, précédemment occupé par Colbert. Prendre la place de l'ancien ministre des finances, c'est aussi pour le poète une petite revanche sur le complot qu'avait orchestré Colbert en 1662 contre son protecteur, Nicolas Fouquet.

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    Jean de La Fontaine, décède à l'âge de 74 ans. Il laisse derrière lui un héritage littéraire comptant près de 250 fables, de nombreux recueils de contes et bien d'autres poèmes, textes en prose ou en vers. Il sera reconnu par les générations à venir comme le plus grand fabuliste français.

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    Quelques autres photos de ce merveilleux spectacle que nous offrit le festival "Pierres Vivantes pour le Théâtre en Bourgogne"..

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    Le public venu très nombreux fit une ovation à cette merveilleuse troupe qui nous littéralement enchantés,dans ce beau cadre des écuries du château de Rochefort..

    (Le temps incertain n'avait pas permis la représentation dans la cour du château.)

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    Je suis né...Jean de la Fontaine

    Yolande Estrat, qui avait présenté le spectacle au nom de Châtillon-Scènes, nous invita aux prochaines manifestations:

    -Le 16 Octobre,au TGB: Slonovski Bal,un spectacle musical de musique des Balkans

    -Le 7 Novembre,à Laignes:"Nelly Kaplan dans tous ses états",l'évocation de la cinéaste avec la projection de deux de ses films:l'un sur Abel Gance,l'autre intitulé "Plaisir d'Amour" avec Pierre Arditi

    (Nelly Kaplan est une  remarquable cinéaste, auteur, entre autres de l'inoubliable " fiancée du pirate")

    -Le 26 Novembre,dans la grande salle du Musée du Châtillonnais une évocation de Vaclav Havel,le dissident Président"

    (Un grand poète Tchèque qui atteint le pouvoir suprême..)

    Réservez vos soirées...elles seront comme celle-ci, inoubliables..

    Merci Châtillon-Scènes de nous offrir des spectacles de cette qualité !


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