• "Requiem", une émouvante exposition de peintures et de dessins de Maryvonne Jeanne-Garrault

    "Requiem", une  émouvante exposition de  peintures et de dessins de Maryvonne Jeanne-Garrault

    Maryvonne Jeanne-Garrault a laissé pour un temps sa mémoire bretonne pour fouiller encore plus profondément dans son passé , dans une histoire inconnue et enfouie que seule la curiosité, l’obstination et la volonté d’un frère a fait ressurgir.
    Ce qu’il a découvert a profondément troublé leurs proches, et d’autres aussi qui ont été confrontés à cette même volonté d’étouffer dans une famille tout ce qui n’était pas «de bon ton»,
    Marguerite Bazille réapparait alors que tout avait été fait pour qu’on oublie jusqu’à son existence. C’est l’histoire d’une enfant, d’une soeur, d’une épouse, d’une mère recluse pendant plus de trente ans morte de faim en 1942. Elle rêvait de théâtre: elle n’eut d’autre droit que celui d’être spoliée. C’est aussi l’histoire d’un homme ruiné, et d’enfants condamnés au silence.
    Beaucoup de questions sont sans réponse. Daniel Jeanne et sa sœur Maryvonne  n’ont travaillé, chacun dans leur domaine qu’avec des pièces que Marguerite a pu voir et toucher: écrits, photos, objets restés dans la famille ou confiés aux archives.

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    En publiant «Placement volontaire», Daniel Jeanne a voulu rendre justice à cette femme. Occasion de mettre en lumière les épisodes peu connus de l’histoire de la première moitié du XXème siècle: traitement de la folie, enfermement des femmes, sort des aliénés pendant la guerre, famine dans les hopitaux psychiatriques.
    «Beaucoup a été dit et écrit à propos de la folie et de l’enfermement d’une célèbre femme sculpteur, au début du vingtième siècle. On sait moins, on ne veut peut-être pas savoir, que beaucoup d’anonymes ont subi un sort comparable, semblablement enfermées derrière les hauts murs d’un asile parce que quelques hommes en avaient décidé ainsi. Inhumanité ordinaire d’une société dans laquelle le pouvoir des hommes sur leurs femmes permettait d’accomplir, en toute impunité, et en totale inconscience, des actes criminels.
    Un jour de septembre 1910 un pharmacien normand tendit un piège à sa femme et la fit entrer au Bon Sauveur, célèbre hôpital psychiatrique de Caen. Elle avait vingt-cinq ans et voulait faire du théâtre. Elle fut séparée de ses enfants et condamnée à devenir folle. Elle mourut, trente-deux ans plus tard, dans un asile de l’est de la France. Elle s’appelait Marguerite Bazille.
    Ce qui a été longtemps caché finit par disparaître. Les indices sont rares. Il restait quelques meurtrissures. Elles ont fait resurgir les fragments épars d’une vie oubliée.»

    REQUIEM.

    Il n’y a pas de tombe pour Marguerite, pas de lieu de mémoire hors le cimetière de St Rémy. Avant le repos, il fallait cette exposition qui doit faire exister une femme que l’on aime à imaginer artiste, musicienne, comédienne.

    "Requiem", une  émouvante exposition de  peintures et de dessins de Maryvonne Jeanne-Garrault

    Maryvonne Jeanne-Garrault a peint sa grand-mère telle qu'elle se l'imagine, de dos,  une délicate voilette de tulle recouvrant ses cheveux...

    "Requiem", une  émouvante exposition de  peintures et de dessins de Maryvonne Jeanne-Garrault

    Ou d'après son véritable portrait, vu plus haut, quelle beauté...

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     La poupée articulée présente dans les dessins et les tableaux était là depuis toujours, dans le bric à brac de l’atelier, nue, abimée, aveugle, échevelée. Elle a pris tout son sens après cette découverte.

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    SUREXPOSITION.

    Environ 50 peintures et collages d’éléments «d’époque», mais aussi accrochage devant les tableaux de Jean-Pierre Garrault, non pas des fonds, mais des tableaux de la série «La loba»: encore une histoire de résurrection…

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    "Requiem", une  émouvante exposition de  peintures et de dessins de Maryvonne Jeanne-Garrault

    Dessins, pastels, images numériques complètent l’ensemble.
    Les oeuvres interrogent sur l’identité, la famille, l’enfermement, le statut des femmes, la disparition, le secret, la création.

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    Maryvonne JEANNE-GARRAULT

    Exposition Atelier de Massoult: 4, 5, 6 avril et 11, 12, 13 avril 2014, 15h -19h


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