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Par Christaldesaintmarc dans -Saison 2011-2012 le 16 Mai 2012 à 06:30

Il y a vingt ans, quelques femmes que l'on avait appelées "les Amazones" avaient dévalisé des supermarchés lors d'une folle équipée.
C'est cette histoire qu'a repris le groupe "quartet buccal" (en réalité elles sont cinq !) pour nous présenter un spectacle déjanté, un show rythmé superbement mis en scène.


Sur un coup de tête et de folie, les cinq femmes de "quartet buccal" décident de braquer une banque.



Voilà nos Amazones qui partent à l'assaut de la banque...

Mais la banque, ce soir là, ce sera la salle du TGB, les employés ce seront les spectateurs eux-mêmes, auxquels elles font mettre les mains en l'air !
Quelle ambiance !


Nos Amazones accomplissent ensuite un "road-movie" où elles brûlent la route, bravent les dangers, échappent à la police avec leur énorme butin (enfin qu'elles croient énorme !)





Quelle joie de se partager le pactole ...


Qui , hélas , sera bien maigre ...

Les vraies Amazones ont été arrêtées et ont fait de la prison..
Les Amazones du "Quartet Buccal" n'ont été emprisonnées que par nos rappels qui furent nombreux.


Une dernière fois nous avons obéi à l'injonction "haut les mains " !
Un beau spectacle à cent à l'heure qui nous a paru bien trop court...
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Par Christaldesaintmarc dans -Saison 2011-2012 le 23 Avril 2012 à 06:30

Jean Moulin qui était, pendant l'Occupation, le jeune Préfet de Chartres, fut arrêté en juin 1940 par les nazis et jeté dans une cellule.
Les nazis qui avaient massacré sauvagement des femmes et des enfants, tentèrent de rejeter ces crimes sur un groupe de tirailleurs sénégalais. Ils demandèrent au Préfet de signer l'aveu des crimes des sénégalais, ce que ce Jean Moulin refusa. Il fut alors arrêté, torturé puis emprisonné.
Les occupants, qui accusaient Moulin "d'amour pour les nègres", l'enfermèrent avec un des sénégalais.

Un grand grillage sur scène matérialise la cellule où se trouvent les deux hommes faits prisonniers par la sinistre Gestapo.
Jean Moulin a été frappé, torturé, mais il n'a pas cédé.
Le voici enfermé avec un sénégalais endormi, mais qui va se réveiller et dialoguer avec lui.


Jean Moulin évoque la prise de Chartres par les nazis, l'horreur du meurtre d'une femme fusillée contre un arbre,son angoisse de ne pas pouvoir ravitailler les habitants en pain et en eau..


Le sénégalais a vu des scènes atroces comme celle où une petite fille a été obligée, par les nazis, à creuser la tombe de sa grand-mère..


Jean Moulin est paniqué, angoissé à la pensée de ne pouvoir résister aux futures tortures qui ne manqueront pas d'arriver...



Le sénégalais est calme,il plie ses couvertures, se rase machinalement, il partage même un peu de nourriture avec le préfet...


Le metteur en scène, Christian Frégnet, a imaginé les dialogues entre les deux hommes (dans son livre "Premier Combat" qui raconte cette histoire, Jean Moulin note seulement que le sénégalais dormait), mais il a aussi fait jouer à Christian Julien, un autre rôle: celui d'un membre de la Gestapo qui assène au futur héros de la Résistance, des phrases humiliantes comme "vous êtes un pays de dégénérés, un pays de juifs et de nègres"


Jean Moulin, désespéré, craignant de ne pouvoir résister aux futures tortures, tentera de se suicider en se tailladant la gorge.



Grâce à sa tentative de suicide, Jean Moulin échappera à la prison, les nazis enterreront l'affaire. Transfusé, recousu, il portera ensuite toujours une écharpe qui dissimulera ses cicatrices.

Les deux comédiens : Valéry Forestier qui incarne à la perfection le héros de la Résistance, le futur chef du CNR, et Christian Julien qui interprète le sénégalais avec une bouleversante sincérité, ont fait vibrer le public qui les a rappelés de nombreuses fois.

Jean Moulin, relâché par les nazis, ira se reposer dans sa maison familiale où il écrira "Premier combat" qui relate son premier acte de résistance à l'ennemi. Sa soeur enterrera le manuscrit. Ce dernier sera exhumé à la fin de la guerre et publié.
Tout le monde sait, bien sûr, que Jean Moulin qui avait été nommé par le Général de Gaulle chef de la CNR (Conseil National de la Résistance), fut arrêté à Caluire, près de Lyon en 1943 , torturé par Klaus Barbie, et qu'il mourut dans d'atroces souffrances à Metz,dans le train qui le transportait en Allemagne, sans avoir jamais dénoncé ses camarades Résistants.
Il était bon de le rappeler.
Voici la préface de son livre "Premier combat" écrite par Charles de Gaulle (Max était le nom de Résistance de Moulin)
« Max, pur et bon compagnon de ceux qui n'avaient foi qu'en la France a su mourir héroïquement pour elle. Le rôle capital qu'il a joué dans notre combat ne sera jamais raconté par lui même mais ce n'est pas sans émotion qu'on lira le Journal que Jean Moulin écrivit à propos des évènements qui l'amenèrent dès 1940 à dire NON à l'ennemi. La force de caractère, la clairvoyance et l'énergie qu'il montra en cette occasion ne se démentirent jamais. Que son nom demeure vivant comme son œuvre demeure vivante! »
Cette pièce de Christian Fregnet est une magnifique évocation de Jean Moulin, une très belle façon de rappeler aux jeunes et aux moins jeunes, cette période terrible que fut l'occupation nazie, et le combat de ceux qui nous en délivrèrent.
J'ajouterai ici un hommage à Raymond Aubrac, qui vient de nous quitter. Raymond Aubrac était un ami de Jean Moulin, il était présent lors de son arrestation à Caluire.
J'espère qu'il a pu voir cette magnifique pièce de théâtre qui évoque si bien son compagnon, avant de disparaître.
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Par Christaldesaintmarc dans -Saison 2011-2012 le 13 Avril 2012 à 06:25


La scène s'éclaire, le décor est simple: trois tabourets de bar, un fond qui pourra évoluer, des effets de lumière...
Et voici que trois amis se présentent à nous : Corinne, dite Coco, Gégé et Sam.
Coco est barmaid dans un café, elle est enceinte de ...8 mois et 29 jours, d'un gars qui l'a laissée tomber, elle tricote la layette de son futur bébé...

Sam est largué depuis toujours...

Sam, père de famille , est vigile dans une banque.

Mais voilà que les directeurs de la banque lui annoncent qu'il va être licencié et remplacé par des caméras de surveillance...

Sam est désespéré, mais ses deux copains ont une idée : entrer dans la banque de nuit, déjouer les systèmes de sécurité , et ainsi montrer que l'homme est plus fort que la machine...


Et voilà nos trois amis à l'oeuvre à l'intérieur de la banque...mais bien entendu, , rien ne se déroulera vraiment comme prévu.

Difficile d'échapper aux lasers !

Pour ne pas être reconnus, au cas où, Coco, Gégé et Sam ont mis des masques de personnages de dessins animés...

Mais tout à coup, Coco ne répond plus...les deux copains se rendent compte qu'elle est en train ..d'accoucher (jolie astuce de mise en scène, l'accouchement est montré en ombres chinoises)

L'expédition n'a pas été couronnée de succès, mais arrive soudain une bonne nouvelle : ils vont pouvoir récréer le groupe de rock dont ils rêvaient tous les trois lorsqu'ils étaient adolescents...

Et ce groupe s'intitulera.."braque à fond" !


Que de rires chez les spectateurs enfants et adultes, il y a longtemps que je n'avais vu la salle pliée en deux de cette façon !
Bravo à Abdesmam Hadj Oujennaou (Sam), Aude Droessart (Coco) et Yann-Gaël Montfort( Gégé), pour nous avoir fait passer une fin d'après-midi aussi joyeuse...

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Par Christaldesaintmarc dans -Saison 2011-2012 le 3 Avril 2012 à 06:25

Urban Bratsch, c'est une formation composée de cinq musiciens virtuoses extraordinaires...Ils nous interprètent des musiques d'Europe centrale et Orientale .. Des airs tziganes, bulgares, arméniens, juifs-Yiddish qui donnent des fourmis dans les jambes
Ce fut un spectacle vraiment étincelant, d'une beauté magique, pas seulement dans la musique, mais aussi dans le chant et les éclairages qui étaient très réussis.
Le public ne s'y est pas trompé, puisque le théâtre Gaston Bernard était plein à craquer...

Le clarinettiste Nano Peylet :


L'accordéonniste François Castiello :


Le violoniste Bruno Girard :


Le contrebassiste Théo Girard :


Le guitariste Dan Gharibian :



Le public enthousiaste ne ménagea pas ses applaudissements...

J'ai réalisé une petite vidéo qui vous montrera la virtuosité des musiciens :
En première partie du Concert d'Urban Bratsch, Akrofolk a comme toujours, ravi le public..


Des danseurs animaient joliment le devant de la scène...


Pour Akrofolk j'ai réalisé aussi une petite vidéo, dommage que les lumières n'aient pas été aussi belles que celles d'Urban Bratsch, on ne distinguait qu'à peine les musiciens sur le côté...
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Par Christaldesaintmarc dans -Saison 2011-2012 le 17 Mars 2012 à 06:30

Un très agréable spectacle a été donné par la compagnie Eulalie au Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine dernièrement: "le jour de l'italienne", d'après "l'épreuve" de Marivaux.
Qu'est ce qu'une Italienne dans le jargon des gens du spectacle ?? ce n'est pas une habitante de l'Italie, mais la récitation d'un texte appris par coeur sans le jouer.
Nous assistons donc à l'élaboration d'un spectacle, depuis les premières répétitions jusqu'à lapremière représentation au public...Deux mois de travail résumés en une heure un quart : tout se qui se passe sur scène, mais aussi dans les coulisses, nous est montré avec humour et sincérité : trouvailles, disputes, fous rires,agencement du décor et des lumières etc...
Pendant que les spectateurs arrivent dans la salle, les acteurs déambulent déjà sur la scène, Jean-Michel Baudoin vient même leur rendre visite et les saluer !

Et l'élaboration de la pièce commence par des discussions autour d'une table, avec la metteur (metteuse ??) en scène.


Les idées fusent, parfois irrésistibles !

On choisit des tenues , un peu baroques, pour se mettre dans l'ambiance...

Et on se donne la réplique...

La réalisation du décor va bon train...

La metteuse en scène est maintenant dans la salle, c'est de là qu'elle donne ses consignes...



A la régie, tous se concentrent..

Le décor prend place...

On règle les lumières...

Les répétitions de "l'épreuve" de Marivaux se passent à merveille...

Quelquefois les acteurs ne sont pas d'accord...

Mais tout finit bien...

Un banc a remplacé les simples chaises du début, les tenues sont déjà un peu plus d'époque...

Un arbre parfait le décor..
Tout va bien, le spectacle est sur une bonne voie, mais il reste une dernière chose à répéter....

Ce sera la façon de saluer !!

Durant les interruptions entre les scènes, les comédiens ont présenté, chacun leur tour, les personnages qu'ils interprètent dans la pièce de Marivaux







Nous avons compris , avec cette pièce pleine d'esprit, comment se conçoit un spectacle, pour une fois nous avons vu "l'envers du décor", et ce fut, ma foi, vraiment très plaisant.
Bravo à tous pour ce spectacle riche d'enseignements. Beaucoup de jeunes gens et jeunes filles ont assisté , ravis, à ce "jour de l'italienne", les rappels ont été nombreux, ce joli moment leur donnera peut-être envie de monter sur les planches, qui sait ?
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