• Souvenirs de Pierre Roy : un voyage en tramway d'Aisey sur Seine à Châtillon....

     

    Souvenirs de Pierre Roy : un voyage en tramway d'Aisey sur seine à Châtillon....

    Départ du train pour Châtillon

    A la sortie de la gare, la rampe des bonnes fontaines, le parcours d’élan était de 150m, la côte de 200m, péniblement, le train arrivait au sommet, enveloppé de fumée et de vapeur, et c’était l’envolée jusqu’à :

    Nod premier arrêt :

    Souvenirs de Pierre Roy : un voyage en tramway d'Aisey sur Seine à Châtillon....

    Il existait une station en bois avec un préposé auxiliaire, une voie de garage, deux ou trois wagons en attente, une grue au service des scieries de pierres,de l'usine de céramique, et des marchands de bois.

    Chamesson,deuxième arrêt : La station en bois était plus importante avec une voie de garage, quatre à cinq wagons à la disposition de la pointerie-tréfilerie (en 1900 on y produisait 4.650 tonnes de pointes fines avec 170 ouvriers),et de la scierie de pierres

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    Ampilly le Sec troisième arrêt : On y trouvait une halte, abri en bois, le train ne s’arrêtait que sur signe, pour les écoliers, il y avait peu de voyageurs.

    Buncey quatrième arrêt : Le bureau de gare était situé dans une salle de café, aussi les voyageurs masculins, chauffeur mécanicien, chef de train y filaient à chaque passage, siroter le petit vin blanc du matin (ficelle).Le personnel du train s’éclipsait aussi.

    Mais le mécano tirait sur le sifflet, rappelant les voyageurs. Les moins rapides à quitter le café en étaient quittes pour payer un ou deux litres de vin blanc bu, mais le chef de train bon enfant vis-à-vis des payeurs, ne donnait le signal de départ que lorsque ces derniers avaient regagné leurs voitures.

    Un coup de sifflet à roulette, puis un petit coup de trompette: le vrai départ.

    Buncey avait sa voie de garage, il y avait parfois un wagon à atteler au convoi. Celui-ci s’ébranlait avec quatre ou cinq wagons de marchandises récupérées sur le parcours, ce qui fait qu'il se retrouvait avec 9 ou 10 wagons ce qui faisait un long train.

    Nouvelle épreuve à la courbe de la côte du fourneau de Châtillon : les roues grinçaient sur les rails, la locomotive mettait toute sa puissance pour franchir ce passage difficile, puis soulagement, c’était la descente en dilettante jusqu’à Châtillon.

    Châtillon-Bourg cinquième arrêt : Le bureau de gare se trouvait dans la salle de l’hôtel de la Côted’Or (indépendante).

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    Le train continuait à Châtillon-Ville et Châtillon-Gare.

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    Ecoliers, nous descendions au premier arrêt, nous filions ventre à terre à nos écoles respectives, garçons et filles, avec le petit panier en osier contenant le repas de midi et les quatre heures (pain et chocolat), et le cartable pesant.

    Non sans avoir, au préalable, remis aux pharmacies Moureau et Desanlis, les ordonnances d’habitants des localités desservies .

    Le train arrivait vers 8h10 ; J’avais à déposer mon panier chez le cousin coiffeur Jardelle-Moulin, où je déjeunais à midi.

    C'était la bonne heure pour arriver à l’école communale, à la leçon d’instruction civique ou de morale de chaque jour, alors que le cours était à 8h30.

    Souvent le directeur, Monsieur Minotte, m’interrogeait. En principe je savais ma leçon, mais un jour, j’ai séché à la leçon de morale et je me suis retrouvé avec une punition de 50 verbes, et à tous les temps « Je ne sais pas ma leçon de morale ».

    J’en ai copié, malgré le roulis du wagon, une partie durant le parcours du retour, le reste à la maison, mais le plus pénible fut de faire signer cette punition par mon père, qui, après une bonne semonce, ajouta magistralement « lu et approuvé », et signa de sa plus belle écriture . Toutes les punitions devaient être signées par le père de l’élève, parfois je faisais signer maman, le maître en demandait le motif, j’employais un mensonge, mon père était absent...

    Le retour de l'écolier Pierre Roy à Aisey dans le prochain article !


  • Commentaires

    1
    martine
    Vendredi 24 Février à 11:32

    magnifique récit : la vie était plus dure, mais tout le monde semblait "heureux" 

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