•  René Drappier a admiré les améliorations réalisées sur le site de la promenade de la Douix, il nous envoie quelques photos et son commentaire, merci à lui !

    Enfin une promenade agréable....

    C'est avec plaisir que nous retrouvons la promenade de la Douix sous un nouveau look.

    Les abords de la rivière ont été nettoyés, l'affreux grillage enlevé et remplacé par une barrière en bois qui se marie parfaitement avec le panorama.

    Remercions la municipalité et ses employés qui participent à la construction, Merci à tous.

    "Le site de la promenade de la Douix " a été aménagé, nous révèle René Drappier ...

    "Le site de la promenade de la Douix " a été aménagé, nous révèle René Drappier ...

    "Le site de la promenade de la Douix " a été aménagé, nous révèle René Drappier ...

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  •  Dominique Masson continue de nous conter ce qui se passa dans le Châtillonnais  durant la guerre de 1870.

    Après la fameuse "surprise de Châtillon", les villages voisins ne furent pas épargnés...

    Merci à lui pour ses passionnantes recherches historiques.

    Notule d’histoire

    Prussiens et francs-tireurs à Ampilly-le-Sec en 1870-1871

     

    Le 14 octobre 1870, Giuseppe Garibaldi installait son état-major à Dôle et organisait l’armée des Vosges en quatre brigades.

    Du 4 au 7 novembre, s’organisait la quatrième brigade, sous le commandement de Ricciotti Garibaldi.

    Mais, selon l’instituteurd’Ampilly, L. Goutey,[1]le 5 novembre, une trentaine de « garibaldiens » passa à Ampilly, se dirigeant vers Semur ; peut-être était-ce un groupe qui voulait se joindre à Garibaldi (Ricciotti sera à Semur le 17).

     Le 19 novembre, de 6 heures à 10 heures du matin, la quatrième brigade de l’armée des Vosges, commandée par Ricciotti Garibaldi effectuait une « surprise » sur Châtillon.

                                                                              Le général prussien Eugène Antoine Théophile von Podbielski, quartier-maître à l’état-major prussien, dans la 96e dépêche (Berlin, 22 novembre) datée du 21 novembre, de Versailles, relatait le fait :

    Les gardes mobiles battus à Dreux et Châteauneuf ont pris la fuite vers l’ouest et le nord-ouest.                                                                        

    Le 19, le bataillon de la Landwehr Unna et deux escadrons  du 5e régiment des hussards de réserve ont été attaqués à Châtillon ; ils se sont retirés avec une perte de 120 hommes et de 70 chevaux, sur Châteauvillain.                            

    Des autres armées, il n’y a pas de communications marquantes.

    A Châtillon, stationnaient les 1re, 2e et 4e compagnies d’Unna (soit 460 hommes) .

    Unna est une ville dans le land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie), et la 2e compagnie du 5e hussard de réserve (avec 94 chevaux), sous le commandement du colonel Lettgau.

    C’étaient des troupes reléguées en deuxième ligne.  

     Les pertes subies par l’armée prussienne furent largement surestimées.

    Encore après-guerre, dans le rapport de la section historique du grand état-major prussien, celui-ci comptabilise, pour le bataillon Unna, 2 officiers ou sous-officiers blessés et 5 disparus et, pour les hommes, 12 tués et 8 blessés.

    Pour le régiment de hussards, il y avait un officier tué, ainsi qu’un homme et un autre blessé, mais 44 disparus (plus 74 chevaux disparus).

    Il faut y ajouter un payeur, Schmidt (Ricciotti s’était emparé de la caisse du régiment), et un médecin aide-major, le docteur Hensgen[2].

     "Prussiens et Francs-Tireurs à Ampilly-le-Sec en 1870-1871", un notule d'hisoire de Dominique Masson

     

    figure 1 :Grenest "l'armée de l'Est-Relation anecdotique de la campagne de 1870-1871. paris 1895

     

    "Prussiens et Francs-Tireurs à Ampilly-le-Sec en 1870-1871", un notule d'hisoire de Dominique Masson

    Figure 2 : 96ème dépêche allemande annonçant la "surprise de Châtillon"

    "Prussiens et Francs-Tireurs à Ampilly-le-Sec en 1870-1871", un notule d'hisoire de Dominique Masson

    figure 3 :tableau des pertes subies selon l'armée prussienne "à la guerre franco-allemande" op cité

    Selon Garibaldi, il y eut 164 soldats et 13 officiers prisonniers, 72 chevaux et 6 voitures de matériel, notamment celle de la poste (plus deux cantinières « très laides »).

    A Tours, on annonça que :

    l’ennemi a été surpris à Châtillon (département de la Côte d’Or) par les troupes garibaldiennes sous le commandement de Ricciotti. Tout a été tué ou fait prisonnier : 7 à 800 hommes environ[3].                                                                                             

    En fait, il semble qu’il n’y ait eu que 14 soldats tués du côté prussien et 6 pour les garibaldiens.

    Après son attaque, Garibaldi et ses hommes repartirent vers Coulmier:        

    il est superflu de dire combien nos hommes étaient joyeux de se voir réunis après une telle expédition.

    Il en résulta une fête improvisée d’un bel élan et qui avait ses côtés comiques.

    Les casques à paratonnerre coiffaient maintenant nos francs-tireurs qui paraissaient transformés en autant de prussiens.

    Et, en effet, la seule manière de porter un peu commodément ce très incommode couvre-chef était de s’en coiffer.

    Une société musicale fut improvisée, où manquait une seule chose : la connaissance de la musique.

    On chercha à suppléer à l’absence de mélodie par l’emploi de tambours, et vous pouvez imaginer le concert qui en résulta.

    Ils semblaient tous devenus des écoliers auxquels une fête imprévue est accordée.

    Le commandement ferma un œil sur le relâchement de la discipline et il arriva que les prisonniers eux-mêmes furent gagnés par la joyeuse humeur de nos hommes[4].

    "Prussiens et Francs-Tireurs à Ampilly-le-Sec en 1870-1871", un notule d'hisoire de Dominique Masson

    Figure 4 : Grenest "l'armée de l'Est-relation anecdotique de la campagne de 1870-1871. Paris 1895

    Edmond Thiébaut raconte aussi [5]:

    Les prisonniers marchaient au centre de la colonne entre les deux files des compagnies.

    La garde des officiers était confiée aux chasseurs des alpes ; l’attitude de ces Allemands était fière et résignée.

    Ils semblaient considérer avec étonnement la franche gaîté de nos francs-tireurs.

    Parmi les soldats, on remarquait un mélange singulier de toutes les armes.

    On y trouvait les costumes de la landwehr, des chasseurs, à pied, de divers régiments d’infanterie de ligne, des hussards, des chasseurs à cheval, des soldats de l’intendance, de l’ambulance, des postes ; des musiciens, des tambours, des fifres et un splendide canne-major.

    La plupart d’entre eux étaient tremblants et désolés, protestant dans une langue impossible de leur amitié pour les francs-tireurs, et proférant contre Guillaume et Bismarck les plus dures imprécations …

    Sur toute notre route, nous recevions les ovations des habitants des villages que nous traversions…

    La cavalerie fermait la marche ; ce n’était pas le côté le moins curieux du cortège.

    On avait hissé sur les chevaux les hommes blessés ou fatigués qui ne pouvaient suivre la colonne.

    Ces cavaliers de circonstance étaient comme leurs camarades coiffés du paratonnerre ou du colback des hussards ; cet ensemble formait un escadron de l’effet le plus grotesque.

    Sur leur route, ils passèrent par Ampilly.

    Pendant leur arrêt, un coup de feu frappa dans la région du cœur un franc-tireur suisse, né à Neuchâtel, nommé Louis Perrey.

    "Prussiens et Francs-Tireurs à Ampilly-le-Sec en 1870-1871", un notule d'hisoire de Dominique Masson

    Figur 5 : Décès de Louis Perrey, état-civil d'Ampilly-le-Sec

    Ce n’est que deux mois plus tard qu’il succombait à ses blessures, le 12 janvier 1871, âgé de 43 ans,au domicile de Marie Collin, sœur institutrice.(depuis 1854, un don avait été fait pour la venue des sœurs congréganistes, mais il n’y eut qu’une institutrice en poste, madame Collin, en religion sœur Juliette).

    Selon l’instituteur L. Goutey, le soir du même jour (19 novembre), un autre passage de francs-tireurs eut lieu ; un soldat a été, dit-on, tué par vengeance, par un de ses camarades florentins,  Egiste Cortepassé[6].

    "Prussiens et Francs-Tireurs à Ampilly-le-Sec en 1870-1871", un notule d'hisoire de Dominique Masson

    Figure 6 : décès d'Egiste Cortepassé, état-civil d'Ampilly-le-Sec

    Agé de 22 ans,né à Florence, il décéda à l’auberge de Basile Cazet.

     Ces tombes n’existent plus au cimetière d’Ampilly, alors qu’elles auraient dû bénéficier de la loi du 4 avril 1873, relative aux tombes de militaires morts pendant cette guerre, et garantissant leur protection.

                                                                                                  Les garibaldiens partirent vers Coulmier

      Là, on savait déjà notre succès et notre retour était attendu avec impatience…

    Aussitôt notre arrivée au centre du village, les prisonniers furent conduits dans la mairie qui avait été disposée pour les recevoir.

    On s’occupa de les ravitailler et on les laissa sous la garde d’un poste solide.

    Les officiers, libres sur parole, purent entrer à l’auberge où un repas leur avait été préparé.

    Dans la même journée, ils partaient pour Autun, accompagnés seulement de deux officiers choisis pour ce service…

    Dès le jour, les prisonniers confiés à la garde nationale de Montbard se mettaient en route.

    La garde nationale de Semur devait les venir chercher et les remettre entre les mains du détachement envoyé à cet effet à Saulieu[7].                           

     Selon le Progrès de Lyon, du 26 novembre :                                                    

    Avant-hier, 200 ( ?) Prussiens faits prisonniers à Châtillon par les Garibaldiens sont arrivés sous l’escorte de francs-tireurs.

    Parmi eux se trouvent neuf officiers qui sont descendus à l’hôtel d’Angleterre et à l’hôtel des Deux-Mondes.

    Les soldats ont été internés au fort des Charpennes[8]

    (parmi les manquants, la Gazette de Westphalie avait recensé, le premier décembre, les premiers lieutenants de Werthern et Kemper ; le lieutenant Brinkmann ; les vice-feldwebels Mellin et Thiene ; le payeur Schmidt et le docteur Hensgen).                                      

    Quelques francs-tireurs avaient été blessés lors de l’attaque sur Châtillon et faits prisonniers.

    Le 13 janvier 1871, trois francs-tireurs soignés à l’hôpital à la suite de leurs blessures sont conduits en Allemagne (avec Boucquart, meunier à Vix, accusé d’avoir tiré sur une patrouille allemande, le 30 novembre)[9].

    Les prussiens avaient déjà paru à Ampilly le 11 novembre, au nombre de 25.

    Après l’attaque sur Châtillon, ils revinrent le 5 décembre ; les Allées furent occupées par des soldats tandis que d’autres faisaient des perquisitions à la recherche d’armes.

    Jusqu’au 14, il y eut passage d’éclaireurs ennemis.

    Mais il y eut deux grands séjours de l’armée prussienne à Ampilly.

    Le premier fut du 14 au 17 décembre 1870.

    Parmi les officiers, se trouvait  un jeune homme de 18 ans, le prince Hermann de Schambourg-Lippe.

    Le père de ce jeune prince, Adolphe Ier, qui était chef de cohorte et accompagnait le général von Zastrow, stationna à Châtillon, du 14 au 18 décembre.

    Profitant de son séjour à Châtillon, il vint dans la soirée du 16 décembre, visiter Ampilly et voir son fils.

    Le second eut lieu du 11 au 14 janvier 1871.

    Déjà, le 8, arrivèrent pour la nuit, 500 soldats prussiens.

    Le 11, ce fut 1200 chasseurs puis, les trois autres jours, 1500 chasseurs et artilleurs.

    Car c’est à Châtillon que le général de cavalerie, baron von Manteuffel, réunit la nouvelle armée, dite armée du sud, composée des IIeet VIIe corps d’armée (plus le XIVe corps d’armée, totalisant ensemble 118 bataillons, 54 escadrons et 51 batteries), pour attaquer Dijon défendu par Garibaldi et repousser l’armée de Bourbaki. 

    Selon l’instituteur Goutey

    Les habitants eurent à se plaindre des chefs et des soldats ; l’on n’avait pas encore vu chefs plus orgueilleux et plus exigeants, domestiques plus impérieux et grossiers, soldats plus dédaigneux.

    Le pays a eu à souffrir des exigences, des rapines et des excès de vin de cette armée indisciplinée.  

     Et il ajoute une aventure arrivée au maire d’Ampilly :    

     Le 14 janvier, l’heure du départ sonnée, le commandant s’informe si tous les hommes et les ch evaux requis sont partis pour Châtillon. Les notes prises par la poste, n’en constatant que la moitié, le commandant fait emmener aussitôt, comme prisonnier de guerre, M. Montenot, maire, qui, en sabots, est obligé de suivre l’armée par une neige toute verglacée. Ce n’est qu’à Darbois, commune de Buncey, que M. Montenot a pu se procurer des souliers, l’armée ennemie ayant quitté la route 71, pour prendre une voie rurale passant par Darbois, la Grange-Emery, et gagner la route n° 13. Bientôt M. Montenot voit arriver ses voituriers réquisitionnés, ceux-ci ayant passé par des voies détournées pour se rendre à Châtillon ; il en avertit aussitôt le commandant qui, pour toute réponse, lui présenta un cigare.                                                                              Le lendemain, M. Montenot, arrivé à Maisey, pouvait regagner son domicile, fort heureux d’être débarrassé de ses impérieux compagnons de voyage. Quant aux voituriers, la majeure partie n’a été qu’à Leuglay, deux seulement, MM. Mongin et Gillot, sont allés jusqu’à Champlitte

    (le quartier général allemand, parti de Châtillon le 14, s’était établi le soir à Voulaines)

     Dominique Masson  (remerciements à M. Massé)

     

    [1]Goutey L. : monographie de la commune d’Ampilly-le-Sec ; cahiers du Châtillonnais, n° 85

     

    [2] « La guerre franco-allemande de 1870-71, rédigée par la section historique du grand état-major prussien » ; traduction par E. Costa de Serda ; 1882

    [3] La Bourgogne pendant la guerre et l’occupation allemande (1870-1871), d’après la gazette de Carlsruhe ; traduction du Dr Louis Marchant ; Dijon, 1875

    [4] Garibaldi Ricciotti :« Souvenirs de la campagne de France 1870-71, commandant la 4me brigade de l’Armée des Vosges » ; traduction de Philippe Casimir ; Nice, 1899

    [5] Thiébault Edmond : « Ricciotti Garibaldi et la 4me brigade ; récits de la campagne de 1870-71 » ; Paris, 1872

    [6]Goutey L: op. cit.

    [7] Thiebault ; op. cit.

    [8] Gazette de Carlsruhe, op. cit.

    [9] Légey Léon : Châtillon-sur-Seine pendant la guerre de 1870-71 ; souvenirs d’un enfant de Châtillon ; Châtillon-sur-Seine, Leclerc, 1899


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  • Au volant de sa berline, avec sa caméra super-rapide Stand ByMe nous emmène visiter d'autres villages Châtillonnais....

    Stand ByMe nous emmène aujourd'hui visiter de charmants villages châtillonnais, merci à lui pour ses superbes vidéos, à mettre en grand écran  !

     Chamesson :

    Nod sur Seine :

    Massingy :


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  • Le mois de mars commence avec une près belle photo du calendrier 2021 de Christian Labeaune....

    (cliquer pour agrandir)


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  • Dominique Masson a retrouvé un extrait d'un conseil Municipal de la ville de Minot,  donnant des recommandations aux habitants, merci à lui pour ses recherches historiques.

    Tout n'est-il  pas qu'un éternel recommencement ?....

    De telles recommandations ne pourraient-elles pas, actuellement, être édictées au niveau national ?

    On peut rêver ! Des recommandations qui sont, hélas, toujours d'actualité .....

     

    Le 19 frimaire an III, la municipalité de Minot édicta ces recommandations :

    « Citoyens, la municipalité, alarmée de la conduite dangereuse  que tiennent  plusieurs individus de cette commune par leurs discours, leurs querelles et leurs menaces, qu’ils répandent de part et d’autre, il serait d’un exemple coupable et criminel de les laisser continuer, parce que la suite pourrait malheureusement produire l’effet des menaces et attirer sur les coupables le châtiment rigoureux des lois.

    Pour prévenir de plus grands désordres, la municipalité rappelle tous les citoyens de cette commune au bon ordre et au maintien de la paix et de la tranquillité, recommande et défend à tout citoyen quelconque d’insulter qui que ce soit par aucuns termes, comme ceux de chouans ou autres, rappelle la jeunesse à se conduire avec respect envers la vieillesse, comme elle le doit, sous les peines portées par la loi pénale, invite les pères, mères, maîtres et maîtresses à faire marcher la jeunesse dans son devoir, à peine d’être garants et responsables en leurs noms des effets civils ».

     


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  • Un dictionnaire

    Jenry Camus a découvert, en se rendant dans la librairie Grangier à Dijon, un superbe livre consacré aux officiers de Napoléon Ier, natifs de la Côte d'Or.

    Voici ce qu'il nous en dit :

    Ce livre a été écrit par le dijonnais Alain Pigeard, juriste et docteur en droit, grand spécialiste de Napoléon ( il a été de 2012 à 2017, Président National du Souvenir Napoléonien)

    Auteur de plus de 60 ouvrages sur l'empereur et son époque, il vient de publier ce dictionnaire qui lui a demandé 25 années de recherches et qui répertorie les états de service des 2385 officiers nés en Côte d'Or.

    Un imposant ouvrage de 684 pages qui nous donne les noms de 351 officiers nés à Dijon et pour notre région 51 à Châtillon-sur-Seine, 5 à Aignay-le-Duc, 9 à Baigneux-les-Juifs, 13 à Laignes, 2 à Montigny.

    Pratiquement chaque village a vu naitre un de ces grognards de l'Empereur:

    3 à Essarois, 6 à Ampilly-le-Sc, 4 à Belan-sur-Ource, 3 à Bissey-la-Côte, 3 à Chaugey,etc...

    Un livre historique à se procurer d'autant plus que Châtillon a reçu le label de ville napoléonienne.

    Le baron Claude Testot-Ferry, aide de camp du Maréchal Marmont, natif d'Arnay-le Duc, est l'un de ces officiers qui figure dans le dictionnaire d'Alain Pigeard.

    Natif d'Arnay le Duc, il fut enterré au cimetière Saint-Vorles, pas très loin du duc de Raguse.

    Une conférence sur le baron Testot-Ferry a eu lieu en 2012 sous l'égide des Amis du Châtillonnais, Alain Pigeard y avait assisté.

     http://www.christaldesaintmarc.com/le-baron-claude-testot-ferry-aide-de-camp-du-marechal-marmont-une-conf-a50323278


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  •  Marie-Geneviève et François Poillotte nous offrent aujourd'hui une remarquable étude sur les Hygrophores...Merci à eux !

    La famille des Hygrophores

    Quelques  Hygrophores remarquables du Châtillonnais

    Quelques  Hygrophores remarquables du Châtillonnais

    Quelques  Hygrophores remarquables du Châtillonnais

    Quelques  Hygrophores remarquables du Châtillonnais

    Quelques  Hygrophores remarquables du Châtillonnais

    Quelques  Hygrophores remarquables du Châtillonnais

    Quelques  Hygrophores remarquables du Châtillonnais

    Quelques  Hygrophores remarquables du Châtillonnais

    Quelques  Hygrophores remarquables du Châtillonnais

    Quelques  Hygrophores remarquables du Châtillonnais

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    Quelques  Hygrophores remarquables du Châtillonnais

    Quelques  Hygrophores remarquables du Châtillonnais

     

     

     

     


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  • La France va bientôt commémorer le bicentenaire de la mort de Napoléon Ier, Empereur des Français.

    Châtillon sur Seine vient d'acquérir le titre envié de "Ville Impériale", puisque la ville est le lieu de la naissance du Maréchal Marmont, dans le château duquel Napoléon  fit plusieurs séjours en tant que Bonaparte puis en tant qu'Empereur des Français.

    On connait tous l'Aiglon, fils de son épouse l'impératrice Marie-Louise, et ses fils naturels:  Alexandre Walewski, fils de Marie Walewska et Charles-Léon, fils d'Eléonore Denuelle de la Plaigne

    Mais saviez vous que Napoléon avait, sans doute, eu une fille, une Aiglonne ??  une fille bourguignonne, conçue à Auxonne, où Bonaparte, alors sous-lieutenant, était en garnison, puis née à Arnay le Duc, dans notre département la Côte d'Or ?

    C'est une histoire extraordinaire et authentique que nous livre Bruno Fuligni, écrivain, historien, haut fonctionnaire, maître de conférences à Sciences-Po.*

    Napoléon a eu une fille !!! voici le récit passionnant que nous livre Bruno Fuligni dans  "la fille de Napoléon" !

    Voici un petit résumé de ce livre qui va faire l'effet d'une bombe en cette année de commémoration du décès de l'Empereur :

    Été 1815.

    Après Waterloo, la France est envahie, humiliée, dévastée ; Napoléon doit s'exiler à Sainte-Hélène, la monarchie est restaurée.

    C'est alors qu'une jeune femme de vingt ans, surgie de nulle part, se déclare fille naturelle de l'Empereur.

    Sa mère aurait connu Bonaparte lorsqu'il était jeune sous-lieutenant à Auxonne, explique la belle Charlotte Chappuis.

    Si elle dit vrai, elle serait même l'aînée des enfants de l'Empereur.

    Âgée d'une vingtaine d'années, elle pourrait donner naissance à un héritier du trône, il est donc important de la contrôler.

    Le ministre de la Police générale, Fouché, la fait enfermer, mais Charlotte, tenace, rusée, échappe à la vigilance des autorités.

    Suscitant des sympathies politiques et plusieurs demandes en mariage, l'aventurière joue sa partie pour défendre sa liberté.

    Elle séduit un énergique maître de forges qui l'enlève et l'épouse en Suisse.

    Ce destin extraordinaire serait resté inconnu sans la découverte d'un ensemble de lettres et documents, retrouvés dans un grenier. Un dossier de police qui se lit comme un roman.

    Bruno Fuligni est entré en possession de ces archives inédites.

    Il les a transcrites et croisées avec d'autres sources pour reconstituer l'incroyable aventure de Charlotte Chappuis, la fille oubliée de l'Empereur...

    Bruno Fuligni a choisi de raconter cette histoire sous la forme d’un récit où tout est vrai ou vraisemblable :

     Naissance mystérieuse, police secrète, enlèvement, évasion, rebondissements : l’affaire que retraçait mon dossier d’archives était si romanesque que j’ai voulu redonner vie à Charlotte, à la manière des grands romans-feuilletons de son temps.

    et il ajoute :

    Cette histoire n'est pas un roman.

    Charlotte Chappuis a bel et bien existé.

    Trouvé dans un grenier, le dossier d'archives dont est issu ce récit a été acquis auprès d'un marchand de manuscrits anciens.

    Les lettres rapports cités entre guillemets sont authentiques : j'en donne la transcription exacte, seules la ponctuation et l'orthographe ont été modernisées.

    Les mots manquants sont indiqués entre crochets, ainsi que les coupes.

    Seuls les détails de l'affaire ont été présumés, dans les limites de la vraisemblance et du contexte

    Je tiens les documents originaux à la disposition des chercheurs.

    Bruno Fuligni

    "La fille de Napoléon"  c'est un livre extraordinaire, vous serez conquis comme je l'ai été par cette histoire romanesque, pleine d'imprévus, de péripéties...

    Et au centre  de l'ouvrage , vous verrez des documents d'époque  et surtout un portrait  de Charlotte,  à côté de ceux de Letizia Bonaparte (la mère de Napoléon) et d'Elisa, Pauline et Caroline ses sœurs, la ressemblance est stupéfiante...

    De plus le caractère bien trempé de Charlotte et son intelligence, donnent encore plus de poids à l'idée d'une éventuelle ascendance avec le premier Empereur des Français...

    Alors, oui, peut-être, la jeune bourguignonne conçue à Auxonne fut la fille de Napoléon, en tout cas sa vie fut rocambolesque et mérite d'être connue ! !

     Et merci à Bruno Fuligni de l'avoir fait revivre pour notre plus grand plaisir !

    *Ouvrages de Bruno-Fuligni.


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  • Épisode IX, le dernier...

     Je passai donc l’année à circuler dans mes quatre stations, deux mois ici, trois semaines là, quinze jours ailleurs pour les fêtes patronales, les Premières Communions etc….une vraie vie de romanichel…

    Je m’étais habitué à cette vie errante et à tous les moyens de locomotion.

    Je connaissais les gens et nous commencions à nous estimer mutuellement quand, le 14 décembre (décidemment c’est toujours en décembre !) Monseigneur m’envoyait une nouvelle  feuille de route.

    C’est ça, la vie en missions.

    On n’a pas commencé à s’habituer qu’il faut filer.

    Cette fois, c’était pour la banlieue nord de Colombo.

    Mais cette partie de la ville n’a rien de commun avec les beaux quartiers que j’essayais de vous décrire au début de ma lettre.

    C’est la banlieue orientale dans toute sa misère : rues sales où grouillent des centaines d’enfants nus et sous-alimentés.

    La vie du Père Caillet, missionnaire à Ceylan (9)

    Toutes les épaves de la grande ville viennent échouer là, tous ceux qui sont venus de tous les coins de l’île attirés par la civilisation, la vie qu’ils croient facile, par les cinémas, par tant d’attractions de la vie moderne…

    Pauvres gens qui ne savent pas ce qu’ils mangeront, ni où ils dormiront ce soir.

    Ma nouvelle mission est tout près du port et en comprend même une partie : les ateliers de réparation, les cales sèches etc…

    La vie du Père Caillet, missionnaire à Ceylan (9)

    Nous en recevons copieusement toutes les fumées.

    Autrefois, l’église de la mission Saint-André dominait le port.

    Malheureusement elle était trop proche des batteries qui devaient défendre le port et dont les détonations la faisait vibrer.

    En 1941, avant l’attaque japonaise, les autorités militaires la firent détruire ainsi que la maison des missionnaires et les deux écoles pour une compensation de 60 000 roupies.

    Et Monseigneur m’envoyait à Saint-André pour rebâtir une église qui coûtera quelques 200 000 roupies maintenant.

    J’ai 600 enfants dans les écoles et 3 000 catholiques, je ne sais pas combien de païens.

    Nous célébrons les offices dans une chapelle provisoire où l’on s’entasse et où l’on étouffe.

    Dois-je ajouter qu’après la protection de Notre-Dame de Sanka, c’est un peu grâce au sacrifice de la mission de Saint-André que Ceylan a été épargné.

    Les aviateurs japonais qui vinrent bombarder Colombo le jour de Pâques 1942, avaient comme point de repère notre église.

    Ils devaient larguer là leurs bombes, faire taire ainsi les batteries côtières et préparer le terrain au débarquement des  troupes qui attendaient au large.

    La vie du Père Caillet, missionnaire à Ceylan (9)

    Les avions tournèrent longtemps en rond et ne découvrirent jamais l’église en question, et pour cause.

    Ils lâchèrent leurs bombes au hasard et s’en allèrent même tuer des fous dans un asile sur lequel on avait oublié de peindre la Croix-Rouge.

    Les gens sont pauvres, mais ont beaucoup de bonne volonté.

    Priez pour que nous ayons bientôt notre église. Les travaux auraient dû commencer déjà depuis deux mois.

    Malheureusement je suis tombé malade au début de juillet et ai dû entrer à l’hôpital général où j’ai retrouvé les Sœurs Franciscaines et si apprécié leur dévouement.

    En trois ans et demi, j’ai attrapé deux ou trois maladies tropicales dont je suis guéri maintenant.

    Mais le traitement qui a duré jusqu’au 15 août m’a laissé très faible et le docteur  m’a prescrit un mois de repos dans les montagnes.

    J’arrive à la fin de ce séjour et me sens plus fort.

    Dans quelques jours je vais rejoindre ma mission et la chaleur de Colombo.

    Bien chers amis, je vous demande de prier pour ma pauvre mission.

    J’aurais bien évidemment bien d’autres choses à vous décrire, par exemple ma visite à la grande léproserie située à 5 kms environ de chez moi

    La vie du Père Caillet, missionnaire à Ceylan (9)

    ...comment aussi j’ai tué mon premier serpent venimeux au pied de mon lit… et tant d’autres choses.

    J’ai voulu simplement en écrivant à la hâte ces quelques pages, vous demander l’aumône de vos prières, spécialement à l’occasion de la journée des missions.

    Si vous saviez comme la prière peut beaucoup !

    Parfois quelqu’un vient vous voir et vous manifester son désir de devenir catholique, de recevoir le baptême, on ne sait pas vraiment pourquoi.

    Il  n’y a pas d’explication humaine à chercher.

    La seule explication, elle est dans la grâce de Dieu qui s’obtient par la prière.

    Je vous promets en retour que les catholiques et les enfants de Saint-André, avec leur missionnaire,  prieront pour vous, pour tous ceux qui vous sont chers et à toutes vos intentions.

    Je reste bien cordialement vôtre en Notre-Seigneur et Marie Immaculée ;

    Achille Caillet

    Adresse : Reverend Father Achille Caillet

    St Andrew’s Church Mutual

    Colombo 15

    Ceylan

     

    Post-Scriptum

    Plusieurs d’entre vous m’ont demandé de leur faire connaître la façon de venir en aide à ma mission.

    Plusieurs m’ont envoyé des revues, images, médailles, chapelets qui m’ont permis de faire beaucoup d’heureux et je les en remercie bien sincèrement.

    Depuis quelque temps, j’ai un appareil de projections fines qui me rendrait de grands services ….

    Si j’avais des films en nombre suffisant, car vous ne sauriez imaginer combien les enfants raffolent d’images.

    Cela m’aiderait à en attirer davantage et à leur enseigner le catéchisme d’une façon plus vivante.

    Je pourrais même aller montrer ces films aux lépreux ou aux orphelins ou à tant d’autres auditoires qui attendent la Lumière.

    Ceux donc qui voudraient  m’aider à l’occasion de la journée des missions peuvent envoyer leur obole à l’adresse suivante, en mentionnant sur le mandat « pour la mission du Révérent Père Caillet »

    Révérent  Père Leteur, Procureur

    75, rue de l’Assomption

    Paris (16ème)

    Le Révérent Père Leteur se chargera de l’achat et de l’expédition des films. D’avance et du fond du cœur, à tous merci

    R .P. Achille Caillet

    Voici comment se présente le document de 13 pages que madame Nicole Bléret m'a si généreusement envoyé  (cliquer pour mieux lire et utiliser la touche Ctrl))

    Première page :

    Souvenirs de la vie du Père Achille Caillet lors de ses missions à Ceylan (9)

    Dernière page :

    Souvenirs de la vie du Père Achille Caillet lors de ses missions à Ceylan (9)

    Cette magnifique lettre vous pourrez la relire, dans l'ordre des parutions, en cliquant sur le chapitre "Le Père Caillet, missionnaire à Ceylan" dans la colonne de gauche à la rubrique "Personnalités".

    J'ai remis le document original au Père Houdart qui a photocopié toutes ses pages pour lui permettre de laisser une trace dans les archives de la paroisse.

    Le Père Houdart l'a ensuite emporté et remis aux archives diocésaines à Dijon.

    Merci encore à Nicole Bléret de me l'avoir offert !


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  •  Pierre Magès continue de créer de superbes vidéos où il explore le futur , tel qu'il l'imagine  ! «Plongeon dans le Futur numéro 3» une vidéo de Pierre Magès...


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  •  Denis Bourtequoy renouvelle  son appel au sujet de la maladie de Parkinson :
     
    11 avril, c'est la journée Mondiale Parkinson.
    Au vu de la situation actuelle, ne pouvant pas faire de projet de rencontres et au vu de la demande et du succès de notre 1er événement virtuel, nous réitérons cette action lors du week-end du 9 au 11 avril.
    Les inscriptions sont ouvertes. Merci de votre soutien.
     
     
    D'autre part, vous pouvez réécouter mes 2 interviews du 8 et 9 Février 2021 sur France Bleu Bourgogne
     
     
    Pour accéder aux dossiers vous surlignez le lien avec clic gauche, puis clic droit copier , vous allez dans la barre web et clic droit coller.
    Bonne journée
    Denis
     

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  •  Jean-Paul Blanchard est un historien Icaunais qui est passionné par la guerre de 1870, dans son département de l'Yonne...mais aussi dans celui des départements voisins.

    Il s'est intéressé bien sûr à la "surprise de Châtillon" et a bien voulu me transmettre des documents fort intéressants sur cette période, hélas bien trop oubliée.

    Voici son site très intéressant :

    https://yonne1870.fr/author/jeanpaul/

    Et voici les explications qu'il donne au sujet des soldats prussiens inhumés au cimetière Saint-Jean à Châtillon sur Seine :

    J’ai précisé dans mes derniers échanges que 84 soldats prussiens étaient inhumés autour du monument allemand de Châtillon sur Seine. Quelques réserves s’élevaient sur cette affirmation. Je vous communique donc le rapport adressé en 1876 au ministre de la guerre, par le maire de l’époque monsieur Laville qui fait état de ces 84 exhumations et réinhumations de soldats prussiens.                                                                   

    Pour la bonne compréhension du texte manuscrit de 1876, pas toujours facile à déchiffrer, j’ai demandé à une collègue paléographe, de me le transcrire, en français actuel, en respectant scrupuleusement le forme du texte 

    Voici un condensé du texte de la loi du 4 avril 1873 qui explique pourquoi nous avons des tombes militaires 1870 dans des cimetières :

    Entretien des tombes militaires      

    «  Loi du 4 avril 1873 »

     

    Au traité de paix entre la France et la Prusse signé à Francfort le 10 mai 1871,qui met fin à la guerre de 1870-1871, l’article 16 stipule que "les deux gouvernements français et allemands s'engagent réciproquement à faire respecter et entretenir les tombes des soldats ensevelis sur leurs territoires respectifs".

    Pendant toute la durée de la guerre 1870-1871 les soldats morts étaient bien souvent rapidement enterrés sur place par chacun des belligérants, par crainte des maladies

    Avec l'adoption de la loi française du 4 avril 1873, relative à la conservation des tombes des soldats morts pendant la guerre de 1870-1871, l'état français achète les parcelles dans les cimetières communaux où se trouvaient déjà des tombes de soldats. 

    Dans la même année,tous les corps, tant français que prussiens, qui étaient disséminées un peu partout sur le territoiresont regroupés dans des sépultures militaires,dans les cimetières les plus proches,et sont entretenues régulièrement jusqu’en 1896 où cette mission est confié provisoirement au Souvenir Français,puis définitivement en 1922 par un décret gouvernemental avec une indemnité financière publique. Il est stipulé dans ce décret que toutes les sépultures militaires doivent être entretenues sans aucune distinction de nationalité.

    Ces tombes sont aménagées, et garnies d’une plaque métallique réglementaire portant la mention « Tombes militaires - Loi du 4 avril 1873 ».

    Voici les documents concernant le cimetière de Châtillon sur Seine en 1873 avant que tous les corps prussiens soient regroupés en 1876 autour du monument :

     

    Jean-Paul Blanchard apporte des rensignements importants sur la guerre de 1870 dans le Châtillonnais

    Jean-Paul Blanchard apporte des rensignements importants sur la guerre de 1870 dans le Châtillonnais

    Jean-Paul Blanchard apporte des rensignements importants sur la guerre de 1870 dans le Châtillonnais

    Jean-Paul Blanchard apporte des rensignements importants sur la guerre de 1870 dans le Châtillonnais


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  • Épisode VIII

     Pays étrange en vérité. Pays de lutte.

    Les gens portent cela sur leurs traits et dans leurs mœurs  plutôt rudes.

    La vie du Père Caillet, missionnaire à Ceylan (8)

    Au début plutôt renfermés et soupçonneux, ils finirent par se livrer et devinrent plus communicatifs.

    C’est d’autant plus difficile de les changer qu’ils sont en grande majorité illettrés.

    La vie du Père Caillet, missionnaire à Ceylan (8)

    Aussi mon principal souci fut de les convaincre d’envoyer leurs enfants à l’école.

    Ce ne fut pas facile, car dès qu’un garçon a 11 ans, on l’enrôle pour la pêche.

    La vie du Père Caillet, missionnaire à Ceylan (8)

    Dès qu’une petite fille peut aider la maman à préparer le riz, on la retire de l’école.

    Je prêchai, je discutai, j’encourageai, je me mis à aller appeler les enfants dans leurs cabanes, je les attirai en leur donnant des images, en leur montrant des revues que certains d’entre vous m’envoyaient de France.

    Bref, je passai une grande partie de mon temps à changer cette mentalité.

    A la fin de l’année, il y avait un progrès et j’apprends que cela continue.

    Une autre difficulté était la division dans le village.

    Autrefois une partie du village devint schismatique, au temps su schisme de Goa.

    Maintenant tous sont revenus à l’unité, mais les deux factions subsistent  et il faudra beaucoup de temps encore pour faire disparaître les vestiges de ces divisions qui ont été un crève cœur pour tous les Pères qui sont passés par là.

    Mais je n’avais pas seulement à m’occuper de ce village, j’en avais encore trois autres ayant chacun leur église.

    La vie du Père Caillet, missionnaire à Ceylan (8)

     

    Dans l’un de ces villages peu éloignés, je ne pouvais me rendre qu’à pied dans le sable où l’on n’avance pas et je maudis un jour ce sable qui vous empêche d’avancer, quand en dépit de mes efforts, j’arrivai trop tard pour une extrême-onction.

    Une autre église (c’était plutôt une école-chapelle si pauvre, si abandonnée) ne pouvait être abordée qu’en pirogue.

    La vie du Père Caillet, missionnaire à Ceylan (8)

    J’y suis allé bien des fois dire la messe, faire le catéchisme, voir les gens etc…

    Les enfants étaient si heureux de me lorgner du rivage et de me regarder ramer, car il m’arrivait souvent de manœuvrer la pirogue moi-même.

    Puis quand j’abordais, les plus grands sautaient dans l’eau et entraînaient la barque pour l’attacher.

    La quatrième de mes églises était beaucoup plus distante.

    Je m’y rendais sur mon vieux clou de vélo qu’il fallait d’ailleurs  que je porte à certains endroits, par des chemins de terre couverts d’eau à la saison des pluies.

    A Pâques, il avait plu pendant des jours entiers, et comme il sait pleuvoir à Ceylan.

    Après une Semaine-Sainte épuisante, j’étais parti le Samedi-Saint à trois heures de l’après-midi pour entendre les confessions de ces pauvres gens si abandonnés.

    Je quittai le confessionnal à 7h15 et il faisait nuit noire déjà.

    J’avais promis aux trois Sœurs de l’école qui résident là-bas sans messe, sans consolation, d’aller bénir leur petite habitation.

    J’allai donc la bénir, puis je repartis vers huit heures du soir sans lampe (que j’avais oubliée), sans une étoile au ciel.

    Rien que des ornières, de la boue et d’immenses flaques d’eau jaunâtres, grandes comme des mares.

    Je roulais lentement, cherchant le chemin et me guidant d’après les troncs de cocotiers. L’eau giclait de tous les côtés et m’inondait jusqu’aux genoux. La pluie recommença et soudain, me voilà à terre, ou plutôt pataugeant dans l’eau.

    Que s’était-t-il passé ? Je pense que j’avais dû heurter une souche de cocotier invisible sous l’eau. J’étais frais, je vous assure. Ma pauvre soutane blanche ! mon pauvre vieux vélo !

    Mais à quoi bon se lamenter ? Et puis il n’y avait vraiment pas de quoi. Il fallait bien payer tant de joies pascales et missionnaires, tant de confessions, de communions….

    Je repartis donc, mais n’eus pas à aller loin. Une grande lumière, celle de deux phares puissants balaya l’étendue d’eau qui couvrait le chemin.

    C’était une camionnette militaire qui faisait le service des voyageurs dans cette région. Mais je n’en avais jamais su l’horaire, car il n’y en a pas. On  la prend quand elle passe.

    N’empêche que le conducteur était un brave homme et, quand il me vit en si piteux état, il m’embarqua avec mon vélo et un quart d’heure après j’étais au terminus, c'est-à-dire pas très loin de Duwa.

    J’ai toujours  cru que c’étaient vos bonnes prières qui m’avaient envoyé à point cette aide inattendue.


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  •  A cause de la crise sanitaire, l'Assemblée Générale de a Compagnie des Gens  a dû être effectuée en visio-conférence. Je n'ai donc pas pu faire de compte-rendu de cette assemblée Générale.

    J'ai profité  du jour de la présentation du travail des lycéens du Lycée Désiré Nisard  pour photographier Jacques Senelet, Elisabeth Hoornaert les piliers de l'Association, accompagnés de Lucile Hours, la secrétaire. Le masque a été retiré quelques secondes seulement !

    Le bilan de l'année 2020 de la Compagnie des gens....

    Le compte-rendu de l'Assemblée Générale m'a été envoyé par Lucile Hours, la secrétaire de l'Association, que je remercie.

    Le voici :

    Le bilan de l'année 2020 de la Compagnie des gens....

    Le bilan de l'année 2020 de la Compagnie des gens....

    Le bilan de l'année 2020 de la Compagnie des gens....

    Le bilan de l'année 2020 de la Compagnie des gens....

    Le bilan de l'année 2020 de la Compagnie des gens....

    Le bilan de l'année 2020 de la Compagnie des gens....

    Le bilan de l'année 2020 de la Compagnie des gens....

    Le bilan de l'année 2020 de la Compagnie des gens....

    Le bilan de l'année 2020 de la Compagnie des gens....

    Et Lucile Hours ajoute :

    -Le bilan financier 2019 a été présenté lors de cette AG et présente un résultat positif. Cette tendance devrait être maintenue pour l'année 2020, notamment grâce aux aides Covid de l'État.

    -Jacques Senelet a annoncé son souhait de maintenir un spectacle estival 2021 qui, en raison des mesures sanitaires, mais aussi après le succès rencontré cet été, aura lieu en plein-air. Les règles sanitaires seront évidemment scrupuleusement respectées.

    -Le projet de coproduction avec le Théâtre Gaston Bernard pour la création de 6 heures au plus tard, de Marc Perrier, mis en scène par J. Senelet et E. Hoornaert, est toujours d'actualité mais les premières représentations ont été reportées au 29 et 30 septembre 2021. La troupe travaille actuellement sur les décors de ce spectacle.

    Je suis en attente d'infos de la part d'Emma Clément concernant les ateliers adultes.Pour ma part, en ce qui concerne les ateliers enfants 7/12 ans qui auraient du débuter en janvier, j'espère proposer une semaine théâtrale durant les vacances d'avril, avec un volume horaire équivalent à ce que nous avions prévu initialement.


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  • Épisode VII

     Un beau matin de janvier 1948, j’arrivai donc, avec armes et bagages, au bord d’une lagune qui me séparait de ma nouvelle mission, Duwa.

    A ma droite l’océan indien grondait. En face, une ligne de cocotiers, de l’autre côté de la lagune. C’était là-bas…  

    Je fis une ardente prière, car on m’avait averti que ces gens-là n’étaient pas faciles à mener, puis montai courageusement dans la pirogue à balancier.

    La vie du Père Caillet, missionnaire à Ceylan (7)

     

    Le vent soufflait terriblement, je dus attacher la jugulaire de mon casque pour ne pas le voir s’envoler. Le batelier, tout en manœuvrant  la pirogue et en mâchant sa  chique de bétel ,me lorgnait du coin de l’œil.

    Quelques femmes qui étaient allées vendre le poisson avaient pris place également dans la pirogue et, elles aussi, m’étudiaient silencieuses.

    La vie du Père Caillet, missionnaire à Ceylan (7)

    Avec ces gens à la vie rude, toujours en lutte contre l’océan, plutôt défiants, c’était à moi de faire le premier pas. Je leur adressai quelques mots , leur demandai comment allait la pêche etc…

    Et je compris qu’il me faudrait beaucoup de patience pour les gagner et les conquérir.

    En débarquant et en traversant le pauvre hameau où vivent entassés 2 000 pêcheurs, dans la saleté, dans la misère, l’isolement du reste du monde, je pensai avec joie qu’en fait de vie missionnaire on ne pouvait pas souhaiter mieux et… j’entrai à l’église, ma foi, dédiée à Notre-Dame du Bon Voyage, tout au bord de la mer et veillant sur la flotte de voiles qui croise là-bas.

    La vie du Père Caillet, missionnaire à Ceylan (7)

    La maison du Père est encore plus proche de la mer et aux jours de tempête, les vagues qui s’écrasent sur les rochers envoient des paquets  jusque dans les vitres.

    Jadis, la moitié du village a été engloutie dans un assaut furieux des flots et la conquête lente continue aujourd’hui.

    La place est mesurée dans la presqu’île étroite. De temps en temps, un cocotier tombe à la mer et je connais telle maison qui en fera bientôt autant en dépit des sacs de sable et des pierres qu’on accumule pour la protéger.

    Le gouvernement a essayé d’arrêter cette érosion et a fait placer par des éléphants de gros blocs de granit sur lesquels viennent se briser les assauts des flots, mais ces blocs disparaissent lentement dans le sable et, à certains points, on ne les voit déjà plus.

    La vie du Père Caillet, missionnaire à Ceylan (7)

    A certaines époques de l’année, et à certaines heures du jour (je n’ose pas dire la marée, car elle est insignifiante ici) une ligne de rochers sous-marins émerge : c’est l’ancienne limite des terres.

    A d’autres époques, au mois d’août exactement, le mouvement des eaux dans l’immense baie apporte de notre côté des centaines et peut-être des milliers de mètres cubes d’un beau sable blanc.

    C’est ainsi qu’en rentrant de faire ma retraite à Colombo, je me trouvai propriétaire d’une magnifique plage d’une centaine de mètres de long sur 20 à 50 de large. Elle resta là trois semaines, puis disparut en 48 heures.

    La vie du Père Caillet, missionnaire à Ceylan (7)

     


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  • Un nouveau cahier des Amis du Châtillonnais est consacré à Essaro

    Isidore Chaperon, né le 6 mai 1841 à Essarois et décédé le 8 mars 1917 à Dijon, ayant exercé la profession d'agent-voyer (conducteur chef des Ponts et Chaussées) à Seurre, a publié entre 1888 et 1914, sous le nom de d'Essaro, des poèmes en patois sur la vie des braves gens de notre région.

    Les Amis du Châtillonnais ont réuni 40 poèmes dans ce Cahier, le 311e de la collection.

    En voici un, intitulé les Poirottes, à gauche en patois, à droite la traduction en français actuel :

                                           

     


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  •  Montez dans le bolide de Stand ByMe et découvrez de nouveaux villages Châtillonnais !

    Merci à lui pour ses belles vidéos ....

    Sainte Colombe sur Seine

     

    Mosson :

    Poinçon-les-Larrey :


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  • Épisode VI

    Après quelques mois d’étude je pus me lancer à entendre les confessions des enfants en cingalais et aider le Père Merret un peu plus.

    J’attendis plus longtemps pour commencer à prêcher . D’ordinaire on commence par dire ou par lire quelques phrases soigneusement préparées et qu’on a répétées des dizaines de fois. Cela je l’avais fait à partir du mois d’avril quand je m’en allai résider tout seul dans une église voisine dont le Père missionnaire était mort  subitement.

    Mais pour mon premier sermon, j’avais à cœur de préparer quelque chose de bien et de l’adresser aux orphelines pour leur exprimer ma reconnaissance ainsi qu’aux Sœurs.

    J’attendis  jusqu’au 8 décembre. Ce jour-là, grand-messe au couvent.J’étais très ému, je vous assure, quand je me retournai après l’Evangile et vis les trois nefs pleines de Sœurs, novices, postulantes, institutrices de l’école normale et mes orphelines. Les Sœurs de l’orphelinat  m’avouèrent ensuite qu’elles aussi étaient très émues et avaient prié pour moi.

    De fait, la Sainte Vierge m’aida et je débitai mon long sermon sans hésitation. Après la messe je posai quelques questions aux orphelines et je vis d’après leurs réponses qu’elles avaient compris.

    J’aurais bien voulu rester encore un an à Bolawalana pour approfondir mes connaissances qui, malgré tout restaient sommaires. Quoiqu’on dise, une langue orientale ne s’apprend pas tout seul.Car cela ne suffit pas d’apprendre à écrire 52 lettres bizarres et des mots encore plus drôles, mais il faut arriver à penser en cingalais, si j’ose dire, et bâtir des phrases comme les indigènes  les bâtissent , c'est-à-dire pratiquement commençant par la fin. Et croyez-moi, ce tour de force n’est pas l’œuvre d’un jour.

    L’ennui c’est que nous n’avons pas le temps d’étudier méthodiquement et pendant longtemps. A cause du manque terrible de prêtres, Monseigneur se voit obligé de nous jeter dans la bataille dès que  nous savons quelques bribes de la langue.

    La vie du Père Caillet, missionnaire à Ceylan (6)

    C’est ce qui m’arriva et, le 14 janvier 1948, le Père Merret rentrait de Colombo avec deux feuilles de route. Lui s’en allait au sud de Colombo et moi pas très loin de Bolawalana, mais dans un secteur si différent à tous points de vue qu’on croit entrer dans un autre monde.

    Le Père Merret qui comptait 16 ans de Ceylan sans vacances, ne tint pas  longtemps dans sa nouvelle mission. Au bout de deux mois, à la suite d’un refroidissement, il attrapait une paralysie  faciale, passait deux mois et demi à l’hôpital et finalement était  envoyé en France par avion.

    C’était un admirable compagnon et nous nous entendions comme deux frères. Je lui suis reconnaissant de m’avoir fait profiter de sa longue expérience. Après 18 mois de séjour en France, il va rentrer à Ceylan en décembre, mais je doute fort qu’il soit complètement rétabli….


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