• LA VIE DE LA FEMME RURALE

    Au foyer, elle s’occupe dès 6 heures du matin, de raviver le feu, préparer le petit déjeuner, café, lait, pain grillé puis s’occupe des enfants pour aller à l’école.

    Elle soigne ensuite les volailles, les lapins et souvent les porcs,prépare les repas du midi et du soir.
    Activités diverses dans la cour, le jardin. Le jeudi, aidée par les enfants elle coupe l’herbe aux lapins, en juin et juillet elle cueille les fraises, fraises des bois, framboises, mûres et elle en fait des confitures.

    Les moissons terminées,les enfants allaient glaner, ramassaient des noix et des noisettes.

    Une fois par mois c’était la lessive avec des journées pénibles : trempage dans un cuvier, linge bouilli en lessiveuse, lavé puis rincé à la fontaine avec de terribles onglées l’hiver.

    Souvenirs de Pierre Roy : la vie de la femme rurale au XIXème siècle

    Le linge était ensuite séché dans le jardin ou au grenier, puis repassé et rangé soigneusement dans les armoires avec un sachet de lavande.

    Sa tenue vestimentaire: un fichu sur la tête, les cheveux en chignon, une grosse chemise de toile de lin, caraco, jupes amples cachant une culotte longue jusqu’aux genoux avec dentelles, gros bas de laine ou de coton, chaussons, sabots par mauvais temps, autrement chaussures montantes.

    Le  dimanche, les vacations habituelles étaient simplifiées, mais la présence à la messe était habituelle.

    Le dimanche les femmes mettaient un chapeau, un corsage ou veste, un corset à baleines afin de valoriser avantageusement la poitrine, faire taille fine.

     De belles jupes et robes étaient confectionnées par les modestes couturière du pays.Aux pieds des chaussures genre mocassin avec boucles, ou bottines à boutons pur lesquelles il fallait un crochet spécial.

    Les cérémonies, fêtes religieuses, noces etc…faisaient prendre l’air à toutes ces belles tenues.

    L’hiver,à la lueur de la flamme vacillante du feu de cheminée, mère ou grand-mère, assises sur une chaise, faisaient sauter sur leurs genoux les plus petits, ce qui faisait la joie des bambins en chantant des refrains sans fin.

    « A cavale mon âne, pou aillé ai biâne, charché du pain bian.Pou lai mère Gangan qui n’ai pu de dents… au trot ! au trot ! au galop ! au galop ! », avec des mouvements et des gestes rapides…

    Elles disaient des contes : Cendrillon, Barbe Bleue, le Petit Poucet, Robinson Crusoë. Ceci dit au bord du lit éclairé par une lampe Pigeon, afin d’endormir l’enfant dans des rêves merveilleux, telle cette mélodie :

    On dit qu’il est un petit vieux

    Qui vient le soir jeter du sable

    Dans tous les pauvres petits yeux

    Des enfants qui sortent de table

    Le vieux dans son sac

    Puise et crac…crac…crac…

    Tout s’envole et se verse

    On dirait une averse

    Le vieux dans son sac

    Puise et crac…crac…crac…

    Les dernières strophes en berceuse.

     


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  • LES LAVANDIERES DE SAINT GERMAIN

    Les habitantes du village faisaient leurs lessives une fois par mois. Elles allaient au lavoir avec une brouette.

    Lorsqu’il n’y avait pas d’eau, elles avaient recours au minuscule lavoir de la route de Châtillon-Rochefort, ou à celui de Busseaut en bas de la côte de Saint Germain (2km), d’un bon débit.

    Vers 1920, les lavandières de la ferme étaient descendues en voiture avec le chargement de lessives. La voiture reviendrait le soir pour remonter ces personnes.

    A midi, Suzanne (ma future femme ) alors âgée de 7 -8 ans devait porter le déjeuner aux laveuses dans un panier : pain, fromage, vin ainsi qu’une timbale à réchauffer sur un feu de bois dans un coin du lavoir.

    Elle était arrivée à 200 mètres du lavoir encore caché par les buissons, lorsqu’elle vit détaler sur les pentes de Busseaut un gros chien , elle prit peur en pensant, comme le petit chaperon rouge, que c’était un méchant loup.

    Elle fit demi-tour se sauva à toutes jambes au pays. Elle n’osa pas rentrer à la ferme et entra dans la première maison amie, celle de Madame Fréget.

    Suzanne lui expliqua toute tremblante d’émotion ce qu’elle avait vu . Cette brave personne la calma, lui apporta un réconfort, puis au bout d’un moment lui proposa de l’accompagner.

    Elles firent le trajet sans incident. Mais ces aller et retour avaient occasionné deux heures de retard dans le portage du repas Les femmes étaient fort impatientes , il y avait longtemps  que midi était sonné au clocher du village.

    Le froid, les mains dans l’eau, elles avaient bien faim. Enfin la bonne dame expliqua le désarroi de Suzanne et tout fut oublié.

    UN LOUP ENRAGÉ A SAINT GERMAIN LE ROCHEUX

    L’histoire d’un loup enragé est un fait décrit et authentique .

    Souvenirs de Pierre Roy : les lavandières de Saint Germain le Rocheux

    Encore quelques personnes (dont Paulette Tanière, Renée Mullier) se souviennent avoir entendu leurs grands-parents conter la triste fin d’un homme, Claude Copin, parent de notre famille, soldat de Napoléon 1er.
    Un loup enragé errait dans la région de Saint Germain le Rocheux.

    Il fut aperçu par les villageois sur la route de la Chouette. Le « Grand Copin » , prévenu, se porta à sa rencontre armé d’un couteau de cuisine.

    Homme courageux, il s’approcha de l’animal hagard, bavant. Il l’enfourcha, d’une main lui tenant le museau fermé , il lui planta son couteau entre les deux pattes de devant, dans la poitrine.

    Malgré ces précautions, le loup le mordit au petit doigt, on encrotta la bête morte. Copin se lava les mains, mais ne tint pas compte de cette égratignure.

    Peut-être deux mois s’étaient écoulés qu’à l’occasion, je crois, du 14 juillet, Copin jouait aux quilles, bien que malade.

    C’était son tour de renvoyer les boules, mais on vit qu’il les jetait sans force, de façon désordonnée.

    Les hommes s’inquiétèrent de son comportement, ils remarquèrent que de la bave coulait de ses lèvres. et, se souvenant alors du loup, tous dirent qu’il était peut-être enragé. On alla chercher le docteur qui consulta et confirma les dires de ses camarades.

    Le remède, effroyable : on ligota le patient sur son lit , puis à l’aide d’un édredon de plumes on l’étouffa. On entra le lendemain dans sa chambre et on constata le décès .

    Monsieur Louis Pasteur ne fit ses découvertes que plus tard.

     Et pourtant en 1810, voici ce qui était préconisé :

    Souvenirs de Pierre Roy : les lavandières de Saint Germain le Rocheux


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  • C’est Suzanne, la femme de Pierre Roy, qui parle :

    Le jeudi nous allions au caté à Rochefort (3 kms aller).

    Nous partions à 8 heures, ceux de la Communion, par tous les temps.

    On bavardait sur les chevreuils, les sangliers, les truites qui mouchent…la route paraissait moins longue.

    Souvenirs de Pierre Roy : le catéchisme à Saint Germain le Rocheux

    (l'église de Rochefort sur Brevon)

    Il fallait assister à la messe de 9 heures, ensuite c’était le catéchisme.

    On retrouvait les enfants de Busseaut qui par la route avaient fait leurs 5 kms. Puis c’était le retour, vers 11heures ½.

    Souvent nous invitions ces jeunes à nous raccompagner, c’était un sacrifice de leur part, car le parcours s’en trouvait rallongé. Ils évitaient le pays en passant à l’orée du bois.

    Parfois on flânait, il arrivait que ceux de Busseaut de fassent disputer par leurs parents de mettre si longtemps pour rentrer (13h et 14heures).

    C'était le cas du Boileau : son père l’attendait et lui dit « C’est ça l’heure de rentrer, t’ai faim ? », il lui ouvrit la porte de la soue à cochons, l’enferma et lui dit : »dîne d’aiveu lu ». une heure après, le père faisait déjeuner son gamin puni.

    La leçon n’avait pas servi à grand-chose, il aimait flâner…

    Le dimanche, nous devions être à la messe de 10 heures. Nous emportions dans un petit panier notre repas que nous prenions chez un habitant, car il fallait être présent aux Vêpres, le caté les précédait.

    Il y avait des dissipés, le grand Parthiot passait souvent la messe à genoux dans l’allée sur les dalles froides de l’église, ce qui ne l’empêchait pas de faire le pitre.On rentrait vers les 4 heures de l’après-midi.


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  • Les souvenirs de Pierre Roy...

    Les souvenirs de Pierre Roy d'Aisey sur Seine sont terminés !

    Ils ont été appréciés par beaucoup de lecteurs qui m'ont demandé s'ils pourraient en avoir un album-papier.

    Oui, car les Amis du Châtillonnais  avaient publié ces récits envoyés à eux  par Pierre Roy en 1995, dans un superbe cahier, accompagnés d'une étude sur l'ancien château d'Aisey le Duc.

    Michel Diey peut tout à fait réimprimer ce cahier pour vous, si vous le lui demandez (au prix modique de 9 €)

    Envoyez lui votre commande à son adresse :

    michel.diey@wanadoo.fr

    Vous pourrez le retirer lors d'une des permanence des Amis du Châtillonnais Impasse du Raisin à Châtillon sur Seine., le jour qu'il vous indiquera.

    NB : il me reste quelques textes de Pierre Roy sur le patois et l'histoire du château d'Aisey le Duc, ce sera pour la rentrée, car après le 1er juillet, le blog, été oblige, ne fonctionnera pas très régulièrement.


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  • Souvenirs de Pierre Roy : les activités à Saint Germain le Rocheux

    LE MOULIN DE SAINT GERMAIN

    Il appartenait à monsieur Mariotte, il tournait pour le service des cultivateurs. Il approvisionnait le boulanger du village. Son commis, bâti en hercule, montait une bache de farine de 100kgs sur le dos par le chemin de la Mairie, il lui fallait gravir un raidillon de 200M, et plus de 500 m pour le reste du parcours. On ne voit plus un spectacle pareil.

    LA  FIEVRE APHTEUSE

    Dans le Châtillonnais, il y avait une dizaine de marchands de bestiaux, ceux-ci avaient des commis appelés maquignons qui parcouraient les villages et les fermes, touchaient, estimaient à vue d’œil le poids. Ils offraient toujours à un prix inférieur la qualité présentée. Souvent pas très scrupuleux , ils étaient qualifiés de « francs gurdots » (malhonnêtes)

    Parfois dans une localité, sévissait un terrible fléau : la fièvre aphteuse, maladie chez les bovins, caractérisée par l’inflammation des aphtes, faisant baver l’animal, l’empêchant de manger. Il finissait par dépérir et mourir. Aussi les gens de laissaient pas entrer dans leurs étables, ces gens qui apportaient ce virus à la semelle de leurs chaussures, avec leurs mains mal lavées. Les règles d’hygiène les plus élémentaires n’étaient pas appliquées.

    On leur criait de loin de ne pas approcher « Ne venez pas ici d’aveu votre cocotte (la fièvre) » leur disait Henriette Harnet ;

    Dans le temps il y avait eu un développement de la rage. Aussi les chasseurs tiraient les renards, principaux programmateurs de cette épidémie, dangereuse pour l’homme et mortelle pour les animaux.
    Depuis une dizaine d’années elle a fait sa réapparition. Il y a des moyens efficaces pour lutter contre.

    Les cultivateurs et les chasseurs sont-ils très vigilants.

    L’EAU à SAINT GERMAIN LE ROCHEUX

    Les habitants n’avaient comme eau potable que les citernes, les bêtes allaient aux mares, nourries par les pluies et les ruissellements, elles étaient immunisées.
    En 1891, l’eau pure fut installée dans la communes à des bornes-fontaines, abreuvoirs, lavoirs. Cette source était captée dans la vallée du Brevon, près du moulin, amenée à une station hydraulique appelée « bélier ». Ce « bélier » fonctionnait par une chute d’eau de 91 pour monter 1 litre d’eau à une hauteur de 90 m de dénivellation  sur 1km500, cela sans autre forme de force.

    Souvenirs de Pierre Roy : les activités à Saint Germain le Rocheux

    A cette époque, il n’était pas question de moteurs et pompes électriques, ça fonctionnait bien, ce n’est qu’il y a 30 ans que l’on a modernisé le système.

    Busseaut, Moitron et d’autres villages en possédaient.


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  • Beaucoup de lecteurs ont aimé lire les souvenirs passionnants de Pierre Roy, sur la vie rurale à Aisey sur Seine et Saint Germain le Rocheux au XIXème siècle.

    Comment ces souvenirs  exceptionnels sur la vie dans un village Châtillonnais, sont-ils parvenus jusqu'à moi ?

    C'est Bernard Pietri, un des neveux de Pierre Roy, fils d'Yvonne Roy (soeur de Pierre) et d'Alphonse Pietri qui me les a envoyés .

    Il m'a envoyé aussi des photos que j'ai publiées au fur et à mesure des chapitres.

    La photo de ses grands parents Armand et Constance :

    La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

    Le mariage de ses parents Yvonne et Alphonse Pietri  :

    La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

    La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

    Mais aussi des photos des enfants Pietri à Aisey :

    La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

    et plus tard :

    La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

    La photo de sa soeur Madeleine Piétri à une fête à Chênecières ( à droite) :

    La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

    Cette dernière photo demande une explication .

    Au début de la guerre, Alphonse Piétri, Officier de Marine , fut privé de travail puisque la Flotte Française était à l'arrêt.

    Son beau-père, Armand Roy, fit venir la petite famille à Aisey et trouva du travail à son gendre à l'usine de Chênecières.

    Roger Seytre, Directeur de l'usine, organisait de petites fêtes à Noël, avec les enfants des employés, Madeleine était devenue un bel ange !

    Les deux aînés fréquentèrent l'école de Saint Marc sur Seine, en même temps que mon mari.

    Bernard Piétri a retrouvé dans des documents de ses parents, une lettre écrite depuis St Marc le 25.9.1944.

    C’est son père, qui, malgré une situation familiale des plus précaires, propose au Commandement de la Région Militaire de Dijon, de reprendre du service jusqu’à la fin de la guerre. C'était un acte courageux, attendu que tant d’autres se "débinaient", désertaient ou basculaient dans la collaboration.

    Voici ces documents :

    Ce sont les membres de la famille Pietri, les neveux de Pierre Roy, qui m'ont envoyé le manuscrit des souvenirs de ce dernier sur la vie à Aisey....

    Ce sont les membres de la famille Pietri, les neveux de Pierre Roy, qui m'ont envoyé le manuscrit des souvenirs de ce dernier sur la vie à Aisey....

    Mon mari m'avait mis en garde, lorsque j'étais institutrice à Saint Marc,  de faire très attention à ce que les enfants, en automne, ne se battent pas avec les feuilles mortes des tilleuls de la cour de récréation.

    Pourquoi ? eh bien parce que lors d'une "bataille de feuilles mortes" un enfant avait eu l'oeil crevé avec un caillou dissimulé.

    Cet enfant ...c'était le frère de Bernard, qui me confia lors d'échanges épistolaires que leur père emmena son fils blessé à l'hôpital ...en vélo ! c'était la guerre !

    Voilà l'histoire d'une belle rencontre entre Bernard Piétri et moi-même qui m'a permis durant trois mois de publier un document exceptionnel.

    Merci à lui et à sa famille de m'avoir permis de le faire !

    La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....


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  •  Dans "les souvenirs de Pierre Roy", j'avais évoqué le terrible accident survenu à l'école de Saint Marc sur Seine en 1944.

    Une bataille de feuilles mortes avait fait perdre un oeil à un enfant, Jean-Pierre Piétri, neveu de Pierre Roy.

    http://www.christaldesaintmarc.com/ce-sont-les-membres-de-la-famille-pietri-les-neveux-de-pierre-roy-qui--a130394532

    Cet enfant est au centre de cette photo (prise avant l'accident)

    "La canne blanche...."un récit incroyable de Jean-Pierre Piétri

    Jean-Pierre Piétri a lu les articles du blog concernant sa famille, et il a voulu me raconter en détail ce qui lui était arrivé dans la cour de l'école de Saint Marc sur Seine en octobre 1944.

    Un très beau texte qu'il m'a autorisée à reproduire, merci à lui !

                          L’ enfant à l’œil crevé…

     Je suis Jean-Pierre Piétri né le 1.5.1937 ,et le neveu de Pierre ROY, celui qui a très bien décrit la vie, les coutumes, des anecdotes, sur des villages du Châtillonnais. Il a relaté, dans la dernière parution, l'accident dont je fus victime.

    Donc, en 1943, mes parents (dont ma mère, Yvonne qui est la soeur de Pierre ROY) quittent Marseille, avec leurs 3 enfants, Madeleine, moi-même Jean-Pierre, et mon frère Bernard. pour venir se réfugier à Aisey-sur-Seine. Puis à la fin de 1943, à Chenecières. C'est à ce moment-là que ma soeur et moi avons fréquenté l'école de Saint-Marc-sur-Seine

    Nous faisions 4 fois par jour, à pieds, le trajet Chenecières/Saint-Marc.

    Le 21 Octobre 1944, (j'ai 7 ans et demi) une journée d'école...comme beaucoup d'autres...c'est l'automne, beaucoup de feuilles mortes. l

    L'après-midi, au cours de la récréation, dans la cour de l'école, le "jeu" consiste à s'envoyer des feuilles. Je suis accroupi en train de ramasser des feuilles. Au moment où je relève la tête, je reçois un paquet de feuilles en plein visage...puis, je ressens une vive douleur à l'oeil. J'ai les 2 yeux fermés. On m'emmène chez quelqu'un, proche de l'école, qui essaie de me nettoyer le visage... Ma mère est prévenue et vient nous récupérer ma soeur et moi. On m'a mis un bandeau sur l'oeil gauche. Je n'arrive pas à ouvrir l'oeil. Pas de médecin, pas d'infirmier. Je passe une nuit agitée. Mes parents sont très inquiets.

    Le lendemain, mon père décide de m'emmener à Dijon pour consulter un médecin. Le seul car du matin (le Citroën...comme on l'appelait) qui assure le trajet Châtillon-Dijon, ne s'arrête pas..."il" est complet.

    Aucune liaison sur Châtillon. Mon père décide de m'emmener sur une vieille bicyclette. Il s'arrête à Aisey pour informer ses beaux-parents (Armand et Constance ROY) pour leur demander si, ils connaissaient quelqu'un qui pourrait nous y conduire en voiture. Aucune réponse favorable. Nous arrivons à Châtillon, en bicyclette, en fin de matinée. Un médecin m'examine et dit à mon père: cet enfant à l'oeil crevé. Cet oeil se vide, s'il n'est pas opéré dans la journée, il perdra l'oeil. Le seul endroit où il peut être opéré, c'est l'hôpital de Troyes.

    Pas de liaison. Mon père, et moi assis sur le porte-bagage, partons en direction de Troyes. A la sortie de Châtillon, il aperçoit un camion dont le chauffeur s'afférait au chargement. Mon pères'arrête, lui explique la situation. Une chance inouïe c'était sa direction. Il nous dit de monter et nous voilà partis sur Troyes. Ils nous déposent à côté de l'hôpital. On m'examine de suite. Je suis allongé...puis plus rien. Combien de temps ai-je dormi...je n'en sais rien. Au réveil, je ne vois rien, je me touche le visage et je ressens un gros bandage autour de la tête. Je garderai ce bandage durant 15 jours. Après plusieurs soins, on me retire le fil qui a suturé la plaie. Il n'y a plus que l'oeil gauche qui est protégé par un bandeau.

    Dans cet hôpital, je suis dans une grande salle où il y a peut-être une cinquante de lits (tous occupés). C'est encore la guerre. Beaucoup de blessés. Beaucoup de bruit. Par moment, une dame me fait manger car je n'y vois rien. Mon père a dû me laisser pour rejoindre Chenecières et rassurer la famille. Plus de souvenir, jusqu'au moment où nous retournerons à Marseille.

    Puis viendra le moment, en 1946, où mes parents me feront examiner par un ophtalmologue réputé à Marseille.  Il m'est prescrit différents traitements, notamment le port d'un obturateur 2 heures par jour, pour occulter l'oeil droit afin de faire travailler l'oeil gauche. Le port de lunettes correctives, mais rien n'y fait, je n'ai toujours qu'1/10 d'acuité visuelle. Arrivé à l'âge de 14 ans, au cours d'une visite systématique, on me prescrit un traitement tout nouveau qui proviendrait des Etats-Unis. Une piqûre, toutes les 2 semaines (il y en eu 21) entre l'orbite et l'oeil... c'était pour fortifier l'oeil. Traitement très douloureux. Les résultats n'étaient que de très courts instants. Entre temps, j'avais appris le tableau jusqu'à 5/10 et je "trichais" lors des contrôles...car je n'en pouvais plus. A l'époque, c'était facile, lors d'un contrôle, il suffisait de regarder entre les doigts très légèrement écartés qui occultaient l'oeil droit. J'ai appris le métier d'ajusteur sans difficulté. J'avais une vue supérieure à 10/10 sur l'oeil droit. Mon adolescence s'est relativement bien passée, sans que je me rende trop compte de mon handicap. Ma passion...c'était les avions...l'aviation.

    Ainsi, à 18ans et demi, mes parents acceptent de donner leur accord, afin que je puisse m'engager dans l'Armée de l'Air (à l'époque, la majorité n'est qu'à 21 ans). Lors de la constitution du dossier de demande d'engagement, je dois subir un contrôle visuel obligatoire dans un hôpital militaire. Bien sûr, le médecin s'aperçoit que j'ai une anomalie à l'oeil gauche, l'acuité visuelle de 5/10 est le minimum. Enfin, ma demande est acceptée de justesse. Donc, je m'engage dans l'Armée de l'Air le 4 Janvier 1956. A l'issue du premier mois, après avoir terminé les tests de sélection, je suis convoqué par le service médical pour être examiné de près par un ophtalmologue  civil (agréé )dans la ville de Clermont-Ferrand. A l'issue de cet examen, l'ophtalmo me dit que j'étais inapte, médicalement, à l'engagement. Le document sera adressé directement au service médical de la Base Aérienne. Je suis très affecté moralement par cette décision. En rentrant au casernement, je ne dis rien à personne. Deux jours plus tard, la promotion à laquelle j'appartiens doit partir sur la Base Ecole de Nîmes. Toujours rien. Pendant les cours, chaque fois qu'un gradé arrivait, j'étais persuadé que l'on venait me chercher. A l'issue des 4 mois de cours, la promotion est envoyée à la Base Ecole de Rochefort pour 9 mois. Toujours rien. Cependant, je suis "classé " Y4,  ce qui veut dire que je ne peux pas choisir la spécialité que j'aurais aimé faire (celle de "mécanicien moteur avion", car il fallait avoir une vue parfaite pour les 2 yeux). J'ai le choix entre "Pompier de l'Air" ou "Mécanicien Equipement". Bien entendu, j'ai choisi la deuxième proposition. Donc, dans cette nouvelle promotion, nous étions quelques uns avoir un problème visuel plus ou moins léger. Lors des travaux pratiques, on nous apprenait à réparer des instruments de bord (ce n'est qu'une infirme partie de la spécialité) et notamment à fabriquer les pièces d'horlogerie sur des tours. Comme j'avais une vue parfaite de l'oeil droit, je n'ai jamais été gêné. Pas plus que pour les séances de tir...où j'étais largement dans la moyenne. Et c'est ainsi que les 2 premières années de mon engagement se sont passées. Aussi, lorsque j'ai demandé à me rengager, il a fallu que je passe une visite médicale. Mon dossier médical mentionnant que j'étais classé Y4, on m'a demandé si j'avais un problème particulier, sans que l'on me fasse une visite approfondie. Bien entendu, j'ai répondu par la négative. Voilà, les conditions dans lesquelles j'ai fait une carrière complète dans l'Armée.

    "La canne blanche...."un récit incroyable et très émouvant de Jean-Pierre Piétri

    Donc, en 1990, je prends ma retraite. L'acuité visuelle de l'oeil droit faiblissait et j'ai porté pendant 27 ans une lentille de correction sur l'oeil droit. Mais depuis 6 ans, le 1/10 que j'avais à l'oeil gauche avait disparu. Après plusieurs visites chez des ophtalmologues, aucun ne voulait entreprendre une quelconque intervention dur cet oeil. Puis, cette année, un chirurgien a accepté (moi aussi) de faire une intervention pour retirer cette cataracte traumatique. Celle-ci empêchait de voir le fond de l'oeil. Persuadé que j'allais recouvrir une vue normale, le chirurgien a voulu me placer un implant, mais le cristallin étant resté "accroché" à l'ancienne cicatrice, cet implant n'a pas tenu. J'ai dû subir une autre opération, par un autre chirurgien, pour récupérer cet implant qui était tombé au fond de l'oeil. A l'issue de cette seconde opération, j'ai récupéré ce 1/10 que j'avais perdu. Au cours du mois de Mai de cette année, on m'a opéré l'oeil droit de la cataracte et on m'a placé un implant " torrique" et j'ai une vue parfaite sans lunettes et sans lentille.

    Pour la "petite" histoire, en 1947, sur les conseils d'un avocat mes parents avaient constitué un dossier concernant mon accident, pour demander à l'Etat de reconnaître  les faits qui s'étaient passés dans l'enceinte d'une école publique et par conséquent de reconnaître l'infirmité. Il y eu de 2 procès au TGI de Dijon, mais l'Etat a refusé par 2 fois. Il m'a accordé un dédommagement de 20 Francs...à percevoir à ma majorité.

                           (Jean-Pierre Piétri)                                                                                                                  

     

     


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  •  Pierre Roy , après avoir décrit la vie d'autrefois à Aisey sur Seine :

     http://www.christaldesaintmarc.com/les-souvenirs-de-pierre-roy-d-aisey-sur-seine-c29065940

    s'est intéressé à l'histoire de sa région.

    Voici donc une série d'études qu'il a réalisées sur l'histoire du Châtillonnais, séries que j'échelonnerai durant plusieurs semaines.

    AISEY sur SEINE

    Du nom d’homme Asius plus suffixe Iacu qui devient « y » ou « ey » d’origine gauloise, on pourrait y voir également une racine hydromynique prélatine As.

    Vu sa situation d’une part : le ruisseau de Chemin d’Aisey, la Seine, les bonnes Fontaines en Voisin, lieu dit la fontaine de l’enfant, qui disparaît pour ressurgir sur le chemin du Fourneau dans un pré à 50 m de la Seine…il y a 2 à 3000 ans il devait couler davantage d’eau.

     Il existe près de Dracy Saint Loup (région d’Autun) , le village d’Aisey, situé près de la rivière la Drée, ce qui pourrait confirmer la racine hydrominique (d’après moi) .

    Cet Asius d'autrefois, porterait de nos jours, le nom de Marchandeau, ou Bonneau ou Boileau.

    Les premiers occupants  de notre sol furent les Ligures, les Lingons, les Eduens, les Celtes Gaulois, enfin Bourguignons.

    Suivant ses occupants son identité varia : Asiucum, celte Aisiacum, gaulois, Aiseum latinisé prendra à la fin de l’époque gallo-romaine sa terminologie gauloise de « ey » retrouvée en 1098 à Aisey.

    Le Celte était une langue orale, pour cela aucun signe ou traces d’écriture.

    Le tombeau celte dit du Gaulois (chemin de Grange-Didier), la  Roche du Seigneur à Minot  où une plaque de pierre soulevée dans un champ cultivé, laissa apparaître trois squelettes néolithiques : le chef reconnaissable, avait reçu au cours d’une bataille, un coup de bois de cerf sur la tête. L’homme dut vivre encore quelques années, de l’osséite ayant poussé sur sa blessure. A ses côtés sa femme et son enfant.

    A Saint-Germain le Rocheux, le lieu-dit « le Tremblois », fut une agglomération de Lingons ou d’Eduens.

    A Val-Suzon, le lieu-dit « le Chatelet d’Etaules » fut occupé par les néolithiques, la falaise a été taillée avec des outils de silex. J’en ai trouvé la présence à Malain où une grosse butte de défense fut érigée pour résister aux assaillants (en cours de fouilles et d’études)

    Les Gaulois parlaient une langue indo-européenne apparentée au latin, au germanique, à l’iranien et au grec.

    De cette époque mérovingienne, carolingienne, des grandes invasions barbares, où dater les recherches est un travail trop complexe pour moi, je me contenterai de passer mille ans en sommeil .

    Les Gaulois vivaient autour et dans leurs huttes, construites sur des hauteurs ou monticules, ceci afin d’être toujours sur leurs gardes en cas d’invasions destructrices. Ces groupes de tribus étaient présents dans le Châtillonnais, tous les 800 à 1200 m de distance, selon les possibilités des terrains et des lieux.
    La soumission des populations gauloises par les légions romaines, dotées d’une structure extraordinaire, militaire et génie civil, bouleversa le mode de vie des habitants. Leurs campements seront plus ou moins abandonnés suivant les avantages.On construisit les villages souvent près des rivières, pour le plus grand bien des Gallo-Romains ;

    Nous voyons apparaître des noms de localités :

    Rocca-Fortis : Rochefort

    Semut-Sigemut-Submontis : Semond

    Annus : Aignay

    Buxus (buis) : Busseaut

    Camisius : Chamesson

    Nodunum Nodo : Nod

    Vicus : Voisin (peut-être bois sacré). 

    Près de Voisin, sur un site archéologique, situé à 500 m du hameau,  près d’une voie romaine d’importance secondaire reliant Essarois à Chamesson,  se situe un sanctuaire de même époque, la voie continuait au-delà des deux villages.

     Le chemin forestier a remplacé l’usage de la voie, par suite de facilités de débardages. Aussi ce chemin suit et chevauche, s’en écarte, d’où la difficulté de retrouver cette voie.

     Ce site d’une valeur exceptionnelle a été mis à jour par des travaux forestiers qui ont fait découvrir une stèle ou monument d’une certaine importance, vu le nombre de personnages s’y attachant.

     (Ce site, c'est celui du Tremblois, dont Pierre Roy vous parlera au prochain épisode)


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  • Pierre Roy a écrit ce texte, alors que les recherches archéologiques sur le fanum du Tremblois ne faisaient que commencer .

    Il n'a pas eu connaissance de toutes les fouilles très précises qui y ont été réalisées par René Paris.

    Il s'agit très probablement d'un sanctuaire, car on y a trouvé de très nombreux ex-votos de différents groupes : divinités, animaux, enfants emmaillotés, piliers votifs, dédicaces et autels, bustes, et offrandes du même genre que l'on trouve dans la plupart des sanctuaires celto-romains.

    Les fouilleurs ont constaté l'extrême fragmentation des sculptures (sauf l'enfant au chien presque intact) qui atteste certainement la destruction du lieu vers 337 après JC (d'après les monnaies retrouvées sur le site) destruction attribuée aux premiers chrétiens du Châtillonnais.

    LE TREMBLOIS

     La datation de ce site d’une valeur exceptionnelle, se situerait avant ou au début du premier siècle.

    Les restes de la pièce maîtresse « Epona » sur le dos d’un taureau, en amazone, assise en position inversée et enlevée par Zeus. Buste à demi-nu et drapé. Du taureau, pattes et sabots sont reconnaissables, la tête a été détériorée par la lame de l’engin. Autre preuve de l’animal, on a retrouvé ses « attributs ».

    Un pied de cheval doit faire partie d’autres pièces à découvrir. Dans de prochaines prospections.

    On a retrouvé une partie d’aileron de poisson, genre dauphin.

    Ces sculptures sont du ciseau de Maîtres de l’Ecole Grecque, en provenance de Rome, des corniches et consoles avec des S liés, des chapiteaux, dont un curieux dit « chapeau chinois », toupie de faîtage, deuc colonnes de 1,50m de long et de diamètre de 15cm, frise grecque, une partie de statue de femme, le bras pendant, tenant à la main un rameau,(genre olivier),ceinte d’un voile ou draperie, d’un plissé très raffiné et particulièrement étudié

    On a découvert deux têtes de Gaulois, dont celle d’un jeune et bel homme avec collier de barbe et moustaches juvéniles, coiffure bouclée en topons frisés, tête fine et soignée.

    (Sur cette photo prise par Jean-Philippe Cuzin sur le site du Tremblois, Constantin de Brotonne, René Paris et Luc Schréder contemplent une tête décrite par Pierre Roy)

    Le fanum du Tremblois, souvenirs de Pierre Roy...

    On a trouvé aussi un pied chaussé avec tige et semelle, un angelot (main et aile cassées), beaucoup de brisures à reconstituer, travail de longue haleine...

    Une semblable Epona en terre cuite a été trouvée près de Moulins (Allier).

    A 400m au nord de ce lieu existent les ruines d’une villa romaine (non classée), d’ailleurs comme plus de 35 autres sites dénombrés dans la forêt de Châtillon qui devait être très peuplée.

    Il ne faut pas oublier que la Gaule avait une population de 2O millions d’habitants qui était surtout rurale. Les statues sont taillées dans un calcaire blanc à grain fin. Je suppose que l’origine en serait la carrière de Meulson.

    Dans les murgers on peut découvrir des fragments de sculptures. Une statuette a été trouvée et déposée au Syndicat d’Initiative d’Aignay le Duc, il y a quelques années.

    En objet rien n’a été découvert pouvant situer une date. Quelques os, un doublon (monnaie de Louis XIV) qui n’a rien à voir avec ce monument érigé à la gloire des Agriculteurs .

    Toutes ces pièces sont au Musée de Châtillon.

     Pierre Roy n'ayant pas connu les fouilles approfondies de René Paris, il faut savoir que de nombreuses pièces de monnaie et des fibules ont été trouvées au Tremblois, un article sur le sujet pour ceux que ça intéresse :

    http://www.christaldesaintmarc.com/fibules-et-pieces-de-monnaie-decouvertes-au-fanum-du-tremblois-en-foret-chatillonnaise-une-conference-de-samantha-heitzmann-et-laurent-popovitch-a130473202

     et cet autre article sur les offrandes retrouvées sur le site du Tremblois :

    http://www.christaldesaintmarc.com/les-offrandes-dans-les-sanctuaires-gaulois-et-gallo-romains-bourguigno-a58123537


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  • HISTOIRE D’AISEY

    A partir de 1O98, le duché de Bourgogne semble s’être constitué.

     Le duc de Bourgogne affermit ses droits, son pouvoir, les bourgs évoluèrent. Aisey s’enrichit de la particule de Duc  et devint Aisey le Duc .

    L’église primitive datait du Xème siècle (croquis à la mairie).

    La nouvelle fut construite sur le même emplacement.

    L'histoire d'Aisey sur Seine par Pierre Roy

    Plusieurs cercueils de pierre, mérovingiens, ont été exhumés des fondations. Des dalles ont servi à travers le village, à des constructions, marches derrière l’église menant au « grand Jardin », et « Voie d’Avril », avec sa fontaine et son lavoir, des colonnades chez Madame Picoche.

    Notre grand-mère inaugura cette nouvelle église lors de son mariage en 1878.

    La paroisse est du vocable de Saint Genest, elle fait partie du doyenné de Molesme, de fondation cistercienne, ordre de saint Benoît, collateur de l’évêque de Langres et de son diocèse, dont Clairvaux.

    En l’église, tombes de Guillaume de Martigny, châtelain(1501), d’Eustache Joubard, seigneur d’Autricourt (1503), de Françoise d’Estroc, femme de Jean de Martigny, capitaine du château fort (1541), de Marie Bart, fille du fameux Jean Bart, chef d’escadre, épouse de François de Ligny, seigneur de Rocheprise (1757).

    Ce bourg a donné le nom à d’anciens seigneurs, comme Milo d’Aisey qui donna la terre de Montliot et Courcel à l’abbaye de Châtillon en 1166, ce qui fut approuvé par Villernes de Duesmes, fief duquel elle relevait, par Hugues de Fontête, Gislbert de Grancey et Guy de Vannaire.

    Aisey le Duc fut acquis par nos Ducs et affranchi par Hugues V en 1237.

    Aignay, Villiers, Maisey prirent la particule de Duc.

    A Aisey le Duc, il y avait alors 28 feux, sans comprendre les hommes des gentils gens de la ville, et 48 au Chemin d’Aisey.Un péage existait pour aller à Chamesson et à Montbard.

    Selon le terrier de 1371, chaque bête devait par an trois sous au fesseur (pâtre communal).


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  • Les Ducs avaient, hors du lieu, sur la Seine, un château-fort « les Verroux », flanqué de quatre tours, environné d’un double fossé, nourri par une belle fontaine, aujourd’hui presque toute démolie, ainsi que par la Seine.

    La chambre du domaine décréta (condamna) le châtelain Perruchon du Fay pour en avoir enlevé des matériaux en 1705 (Courtépée Destruction du duché de Bourgogne livre 2105).

    Les princes et leurs femmes y séjournaient souvent, non pour faire la guerre, mais pour y passer d’agréables moments galants et s’adonner à la chasse au loup, qui à l’époque n’était pas rare. Un autre plaisir était la pêche de la truite. Dans des blasons figuraient le loup e la truite.
    Philippe le Hardi y passa 8 jours en juin 1365.  Il y apprit que le roi Charles de Navarre (Charles le Mauvais) répandait partout qu’il allait prendre possession du Duché de Bourgogne, selon un traité (prétendu) conclu avec le Roi et comme légitime héritier du dernier duc.

    Philippe  le Hardi écrivit de là au bailly d’Auxois pour publier le contenu et dire qu’il était résolu de garder le Duché donné par son père le Roi.

    Le Duc Jean sans Peur, pour récompenser les services du Sire de Chateauvillain, faute d’argent lui céda les terres d’Aisey, Maisey, Villiers et Salives en 1415.

    Il fit fortifier le château d’Aisey et le munir d’artillerie en 1419, complété en 1458.

    Le château était de forme carrée, flanqué aux quatre angles de tours crénelées.

    (Dessin du château tiré du livre de Nesle)

    Le château d'Aisey le Duc, présenté par Pierre Roy...

    Il n’en reste plus que les fondations et quelques caves voûtées.

    (Photo prise lors d'une sortie de la SAHC)

    Le château d'Aisey le Duc, présenté par Pierre Roy...

    Des fouilles faites en 1827 par JP Lacordaire mirent à découvert les fondations d’un bâtiment qui s’étendait en ligne droite à plus de 40m et des restes de voûtes ogivales, ainsi que des fenêtres gothiques et une rosace.

    Ce sont les restes d’une chapelle érigée là.

    Elle avait 36 pieds de long sur 18 pieds de largeur. Le bâtiment situé à côté portait le nom de « Les Loges » et servait d’habitation aux oiseleurs, gardes de bêtes et autres officiers de chasse. On y enfermait jusqu’à l’âge adulte des daims et animaux rares que les Ducs faisaient venir de loin pour peupler le parc.

    Monsieur Boudot nous dit qu’il existait un piège à loup appelé « cognissière ». ce piège à loup était fermé par une enceinte de murs élevés, muni d’une seule porte qui se fermait hermétiquement en tirant une corde attachée à une bête morte.
    Les loups, attirés par cet appât s’enfermaient eux-mêmes dans la cognissière qui était construite dans le petit parc.

    Toutes les résidences ducales n’étaient pas suffisamment aménagées pour recevoir la cour.

    Dans quelques unes comme Montbard, Villaines, Aisey, on trouvait les ressources que comporte le confortable de l’époque.

    Dans les gites mal montés et dont les salles n'étaient pas munies de nattes à demeure, on répandait dans les chambres de la paille pendant l’hiver, et l’été on fauchait des herbes que l’on parfumait avec quelques fleurs.

    C’est sur cette ponchée que couchaient les hôtes momentanés qui ne s’en trouvaient pas plus mal.

    Ils s’y trouvaient même mieux que sur ces immenses lits de plumes que l’on trouvait partout.

     


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  • AU TEMPS DES DUCS A AISEY LE DUC

    C’est en 1145, d’après des documents, que commença la construction du château, et en 1345 que fut construite la chapelle Saint-André. (Cette chapelle cadastrale, vocable de saint André, fondée par les ducs, de commination royale , fut transférée à l’église paroissiale par ordonnance de Mademoiselle de Montpensier pour y faire desserte en 1644)

    En 1270, lors du passage de la dépouille du bon Roi Louis (saint Louis) venant de Tunis, le cortège s’arrêta à Aisey le Duc. Une foule considérable était venue s’incliner au passage.

    Au temps des Ducs, à Aisey sur Seine,par Pierre Roy...

    (Saint Louis sur son lit de mort)

    En  1360, la « Bosse » », peste épidémique caractérisée par l’apparition de tumeurs sous les aisselles décima particulièrement les châtelains, sans que les médecins, ni les physiciens n’y puissent rien.

    Au temps des Ducs, à Aisey sur Seine,par Pierre Roy...

    A la même époque il y eut un retour offensif des anglais et des « compagnies » qui se jetèrent sur les châteaux de Villiers le Duc, Aisey le Duc, Villaines, demandant qu’on leur donne du vin, sinon « ils bouteraient le feu et arderaient toutes les maisons, le chastel et toute la ville. »


    Les villages surtout souffrirent de cet état de choses. Ils nous apparaissent à travers les inventaires comme un misérable assemblage de cabanes de bois, au mobilier sommaire, groupés autour de quelques pauvres églises. Plusieurs sont délaissés par les paysans.

    A Aisey, chef lieu de la Châtellenie, il ne resta que 30 feux sur plus de 100 avant cette guerre.

    A chemin d’Aisey : 52 feux sur 151, Brémur et Vaurois 20 feux sur 86, Busseaut 21 feux sur 65, Saint-Marc 36 feux sur 120.


    Nous voyons par cet aperçu qui est le même dans tout le châtillonnais combien cette guerre, aidée par le fléau de la peste fit des ravages parmi les populations.


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  • L'épouse de Philippe de Rouvres, la duchesse de Bourgogne Marguerite de Flandre, fuyant la peste se réfugia au château d’Aisey où sa présence est constatée du 26 août au 18 septembre 1361.

    La peste dans le Châtillonnais au temps de Philippe de Rouvre, contée par Jean Roy

    Mais de nouveaux cas graves s’étant déclarés, elle fut obligée de changer de résidence et se retirer à Santenay, laissant à Aisey tous ses clercs malades ainsi que son chapelain.

    Une quantité de seigneurs, chapelains, baillis moururent de la peste

    Parmi les plus grands, la reine de France Jeanne de Boulogne, femme du roi Jean et mère du duc de Bourgogne Philippe de Rouvres, et sa fille Jeanne de Bourgogne.


    En novembre 1361, le fléau redoubla d’intensité. Le duc Philippe fut atteint et dicta ses dernières volontés. Il mourut dix jours après, le 21 novembre.

    sceau de Philippe de Rouvres :

    La peste en Bourgogne et dans le Châtillonnais au temps du dernier duc capétien de Bourgogne, Philippe de Rouvres, contée par Jean Roy

    Ainsi disparaissait sans descendance, le dernier chef de la branche aînée de nos ducs, de race capétienne, l’une des plus illustres de l’époque féodale.

    Il fallut à deux reprises les fléaux de l’épidémie pour anéantir cette nombreuse famille : Robert II et Eudes IV qui avaient si habilement et laborieusement préparé la fortune de la Bourgogne.

    Un concours d’évènements funestes s’acharnait sur cette dynastie accablée par le malheur.

    Chose pénible il manquait même l’argent nécessaire pour acheter des draps mortuaires !

    Il fallut les payer  avec les avoines de Bellenot et de Châtillon, vendues dans cette dernière ville, puis « ces draps blancs teints en noir furent conduits à Rouvres pour l’obsèque  de Monseigneur le Duc, dont Dieu a l’âme ».
    Ce fut le châtelain d’Aisey qui assura la vente des avoines et du transport des draps (compte de la chatellenie d’Aisey) .

    Les officiers du Conseil s’étaient prudemment retirés à Argilly, auprès de la duchesse, après avoir ordonné l’embaumement de Philippe de Rouvres, et le dépôt dans un cercueil de plomb.

    Le jeudi 9 décembre 1361, par une journée glaciale de ce rude hiver, au milieu des campagnes ravagées par l’ennemi, décimées par la peste,la misère et la faim,le cortège funèbre se dirigea sur Citeaux. Des écuyers conduisaient les chevaux de parade et portaient le heaume, l’écu et l’épée du duc.

    A l’offerte de la messe on présenta ces quatre chevaux armés et caparaçonnés de noir, chargés d’écussons aux armes ducales. Ces quatre chevaux avaient été livrés par le sire de Graon.

    Le roi Jean II le Bon les racheta plus tard pour 250 livres en 1363. Les frais d’obsèques coûtèrent 895 florins 9 gros, indépendamment de 358 livres de cires.

    Après la mort de Philippe de Rouvres, le Roi Jean le Bon hérita du Duché de Bourgogne et le rattacha à la couronne de France.

    Il en fit don à son fils cadet, Philippe, dit Le Hardi (père gardez vous à droite….). qui fut le premier des grands ducs de Bourgogne.

    La peste en Bourgogne et dans le Châtillonnais au temps de Philippe de Rouvre, contée par Jean Roy

     


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  •  D’AUTRES SEIGNEURS D’AISEY LE DUC AU COURS DES TEMPS….

    Guillaume de Blaisy, Pierre de Chancenai, Machecot d’Estrambourt furent les châtelains d’Aisey au XIVème siècle .

    Guillaume et Jean de Martigny en 1566, Jean Fyot au XVIème siècle, et depuis les Pitoiset, Claude Méot et les Espagnol.

    C’est encore aujourd’hui une chatellenie Royale qui comprend Nod, Saint-Marc, Brémur, Vaurois et partie de Saint-Germain le Rocheux, autrefois « gruerie » (juridiction connaissant ce qui concerne le bois : privilèges du Roi et de certains seigneurs sur ces bois et forêts) .
    Les derniers seigneurs engagistes ont été Gérard de Longuai en 1504, le duc de Montpensier en 1549.

    Anne Marie Louise d’Orléans, duchesse de Montpensier ( appelée "la Grande Mademoiselle") en 1644 :

    D'autres seigneurs à Aisey le Duc, évoqués par Pierre Roy

    Nicolas de Tenarre de Montmain, maréchal de camp en 1725, Charles Henri de Saulx, vicomte de Tavannes qui résidait dans le lieu où il faisait du bien, et où il a bâti une belle maison.

    Aujourd’hui Charles Antoine de Guerin, marquis de Lugeac, lieutenant général des armées.

    Dfférents lieux intéressants du village :

    Il y avait  à Aisey le Duc, jusqu’en 1630 des calvinistes qu’on enterrait au cimetière Gousselot. Au bas de la cour de l’ancien presbytère, brûlé par les Huguenots, était un emplacement où ils tenaient le prêche,  appelé encore par les anciens « Calvaine ».

    Claude Méot vendit en 1673 les bâtiments pour construire la nouvelle cure.

    En sortant du bourg de Baon, est une place, ornée de vieux tilleuls, sur la Seine, très propre à tenir foire et qui serait fort utile à un pays sans commerces. A l’entrée du Baon était une porte sur laquelle on avait établi « l’Auditoire » (démolie comme nuisible au passage des voitures) .

    Une deuxième porte du « Guichet » en la même rue, une troisième communiquait à la sortie du bourg avec des tours. Le tout fut réparé en 1630 et depuis a été détruit.

    Le « Bois du Parc » renfermait une belle fontaine, plusieurs abreuvoirs et deux étangs. Ces restes de l’ancienne seigneurie ont appartenu par la suite aux Lacordaire et c’est par là, dit la tradition, que l’illustre Dominicain écrivit une partie de la vie de saint Dominique.

    Dans le « Bois du Parc » on voit encore la place de la Fauconnerie et un abreuvoir formé d’une seule pièce, creusé au milieu des rochers.

    Une combe profonde, arrosée de fontaines occupe une partie du parc, un canal souterrain passe sous la route de Châtillon et conduit ses eaux dans les fossés du château.

    Les habitants d’Aisey ont contribué aux besoins des Ducs et de l’Etat, notamment en 1653 : ils empruntèrent 2000 livres pour fournir à la dépense des troupes en garnison.

    A partir de 1790, le bourg d’Aisey fut érigé en chef lieu de canton, comprenant 6 communes : Brémur et Vaurois, Semond, Chemin d’Aisey, Nod sur Seine, Chamesson sur Seine, Coulmier le Sec.

    Aisey perdit son titre de Chatellenie ainsi que sa particule « le Duc » et devint Aisey sur Seine le 13 vendémiaire de 1793.

     


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  • AISEY et ALENTOURS : quelques lieux à connaître…

    Rue Rougeot (abbé), conduisant au chemin du Fourneau (anciennes forges et scieries de pierres) la Fontaine l’Enfant

    La cave aux Foulots : entrée assez circulaire, l’eau y coulait il y a 1500 ans, un affaissement de voûte en changea le cours. Les anciens disaient que des chiens n’en étaient jamais ressortis, que des canards qui y avaient été introduits ressurgirent à Coulmier, légende…

    Jean Roy nous fait connaître d'autres lieux proches d'Aisey sur Seine

    Maison près de l’hôtel : Louis XIV y aurait couché , et marqué son passage en affranchissant les habitants de la rue Franche qui ne payèrent pas d’impôts de leur vivant .

    Devant la ferme Eme, joli point de vue.

    Le pont du village : le vannage fut autorisé par décret royal (1623). Il possède un curieux système à vis pour monter ou baisser les vannes.

    Le lavoir, ses poutres en chêne, sa source défigurée

     

    Jean Roy nous fait connaître d'autres lieux proches d'Aisey sur Seine

    L’hôtel Roy et son remarquable pigeonnier

    Jean Roy nous fait connaître d'autres lieux proches d'Aisey sur Seine

    Le Monument aux Morts : palme de bronze du souvenir US

     

    Jean Roy nous fait connaître d'autres lieux proches d'Aisey sur Seine

    L’église de style alpin (1878) qui remplace la précédente du Xème siècle

    Jean Roy nous fait connaître d'autres lieux proches d'Aisey sur Seine

    Gossuin, Fontaine de Chemin, Voie d’Avril, source, lavoir, panorama…

    La Barque : son vieux moulin. Avant la construction du pont, on utilisait une barque pour franchir la Seine, les voitures passaient à gué.

    Jean Roy nous fait connaître d'autres lieux proches d'Aisey sur Seine


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  • Le patois n’est pas une langue, mais la déformation du français, variant d’une région à l’autre. L’instruction primaire devenant obligatoire depuis 1881, l’école devenait laïque, le patois y perdit sa place.
    Mes grands-parents avaient à cœur  de s’exprimer dans un français avec recherche.
    Une parente était allée à Paris un certain temps, un jour elle revint à Aisey.

    Se promenant dans le jardin, elle dit à ma grand-mère qui venait de ratisser une « planche » : « Quel est cet engin aratoire ? »

    Ma grand-mère surprise ne répondit pas. La parente, par mégarde, mit le pied sur les dents du râteau retourné, celui-ci se redressa comme un ressort, elle reçut le manche violemment sur la figure et  s’écria de douleur : « Oh ! charogne de râteau ! » elle avait retrouvé le nom !!

    On entend encore dans certains pays quelques mots patois 

    Aujourd’hui une liste de A à E

     Aiguesse :pie

    aiguesser :énerver

    aimendier : louer un champ

    aiteu :aussi

    airigueu : souche d’arbre

    aiveu-là : avec lui

    lé : elle

    aj’deu : aujourd’hui

    arquotte : râteau de jardin

    bailler : donner

    bamboche : pantoufle

    beugne : coup

    beurdoler : secouer

    beusenot : maladroit

    beutier :pauvre type

    bian : blanc

    biande : grande blouse

    bieute : betterave

    bigueu : fourche à fumier

    bô : bois

    bôre : boire

    bremer : quêter

    breusiller : mettre en morceaux

    chai : chat

    chennate : chêneau

    chère : tomber

    chicleu : morceau de charbonnette

    charpeigne : grand panier

     con’neu : gorge

    couelle : jeune fille

    couquess : tétard

    couloir : égoutoir à fromages

    cotiau : coteau

    crauler :secouer les noix

    cretou : arrière crâne

    crepieu : omelette lait farine

    dâré : derrière

    devanté : tablier

    dégrimoner : déchiré

    drépiots : couches de bébé

    ébreuquer : bouche édentée

    écureu : écureuil

    effutiau : habits ridicules

    emboquer : mettre en bouche

    empiger : embarrasser

    épanter : épouvanter

    épantiau : épouvantail

    esseutte  : assieds-toi

    est’heure : maintenant

    essater : écarter

    échauder : faire la vaisselle

     


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  • Suite des mots de patois  relevés par Pierre Roy, aujourd'hui de F à P....

    Faigueu : fagot

    Fan noche : garçon effeminé

    Fenouiller : perdre son temps

    Fieteu :flatteur

    Fressigner : froisser, frotter le chai

    Fremi : fourmi

    Gach’neu :garçon

    Gacheute : fille

    Garguesse : beignet de carnaval

    Gobille : bille à jouer

    Gôné : mal habillé

    Gouillet : flaque d’eau

    Goyeute : tirelire

    Gruller : grelotter

    Graivilleau : raidillon

    Geurnouiller : boire au café

    Guëtte : goutte d’alcool, marc

    Gunmé : plat réchauffé

    Heurché : saoul

    Jaque : geai

    Lâcher : laisser

    Launer : aller sans but défini

    Laivier : évier

    Lavou qu’te vé : où vas-tu ?

    Licheute : une petite goutte

    Un m’cheu : un peu

    Mâ : mais

    Avoir des maux : peiner avoir des diffucultés

    Mèger : manger

    Mieute : miette de pain

    Mentou : menteur

    Neûn : personne

    N’y a neûn : il n’y a personne

    Nichaubé :ça ne fait rien

    Nio : œuf de faïence

    Ogeleu : oiseau

    Peû, peûte : mauvais, mé chant

    Piâre : pierre

    Pieue : pluie

    Prepe ai ran : bon à rien

    Pôche : louche à potage

    Poûe : peur, je zeu poûe : j’ai peur

    Preû :pauvre


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  • Voici la dernière série de mots patois notés par Pierre Roy :

    Faire quance : semblant

    Quenessu : reconnu

     queure  : cuiller

    rabigueutter :ranimer

    regipiau : collet à chevreuil

    rapsauder : refaire médiocrement

    ramoner : râbacher

    ratrouper : rassembler

    renâquier :renacler

    retoner : revenir sur ses pas

    ressuyer : sécher après la pluie

    retrillonné : rétréci

    ireû : bouder

    seûf : soif

    serviseux : serviable

    siau : seau

    singuié :sanglier

    suyot : sifflet

    souffieu : soufflet

    screu : soleil

    tanuseu : propre à rien

    tapoir : batte à linge

    tauriau : taureau

    taure : génisse

    teurteu : tous

    teusser : téter

    tavin : taon

    tonniau : tonneau

    treue : truie

    tricoise : tenaille

    tringnô : mendiant

    tôgnée : correction

    tarbeulé : bousculé

    vô : voir

    vireu, virotte : la tête me tourne

    sen aillé po les darrés : s’en aller par derrière

    trîner sai peurtantène guilledou : fréquenter les filles

    trîner la couelle : courir les filles

    maux ai guenevelles : mal aux jambes

    franc gueurdot : homme culotté

    calotter un capucin : tuer un lièvre

    lai câgne : le chien

    l’ouillotte : l’oie

    revorché : retourné

    es tripolins : chahuter

    éguègne : bête maigre

    j’es herné : je suis fatigué, fourbu

    pangnia : bon à rien

    Je rappelle à mes lecteurs le remarquable travail qu'a réalisé Pierre Roy sur l'hôtel du Roy à Aisey sur Seine, et sur la vie de son village au XIXème siècle.

    Pour le lire (ou le relire) cliquez sur ce lien :

    http://www.christaldesaintmarc.com/les-souvenirs-de-pierre-roy-d-aisey-sur-seine-c29065940

    Et encore mille fois merci à Bernard Piétri qui m'a offert si gentiment le manuscrit de Pierre Roy !

    Les derniers mots de patois notés par Pierre Roy d'Aisey sur Seine


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