•  Voilà déjà vingt ans que le festival Musiques en voûtes parcourt les communes bourguignonnes en alliant musique de chambre et patrimoine.

    Vingt ans que le Quatuor Manfred, désireux d'aller à la rencontre de son public et d'élargir l'offre culturelle, organise des concerts, conférences, visites guidées.

    Le samedi 7 septembre, c'est  à l'ancienne abbaye Notre-Dame de Châtillon sur Seine, que le festival Musique en voûtes s'est installé, en partenariat avec l'Association Châtillon-Scènes, l'Association des Amis du Châtillonnais, l'Association des Amis du Musée du pays Châtillonnais-Trésor de Vix, l'Association Orgues des églises de Châtillon sur Seine et le Palazzetto Bru Zane-Centre de musique romantique française.

    En première partie, après une visite du Musée du Pays Châtillonnais, Dominique Masson, Président des Amis du Pays Châtillonnais, a fait découvrir au public venu nombreux, l'abbaye Notre-Dame, tout au moins ce qu'il en reste.

    Un moment musical a suivi, présenté par Emmanuel Haratyk , membre du Quatuor Manfred.

    Musique en voûtes dans l'église Saint-Pierre de Châtillon sur Seine

    Les jeunes musiciens  du "trio Ré Mi La" se sont présentés avec grâce, devant le public déjà conquis...

    Musique en voûtes dans l'église Saint-Pierre de Châtillon sur Seine

    Ce trio, composé de Robin Soudière au violon, Marie Maillot à l'alto et Léo Spitz au violoncelle, a participé à un stage encadré par le quatuor Manfred à Bourbon-Lancy, car, ce que l'on ne sait pas toujours, les quatre artistes des Manfred sont aussi professeurs au conservatoire à rayonnement régional de Dijon.

    Les jeunes musiciens ont partagé leur passion avec le public en interprétant divinement le 1er mouvement: poco andante-Allegro con spirito, le second mouvement : Adagio con espressione, le 3ème mouvement : Scherzo-Allegro molto vivace, et le 4ème mouvement : Finale-Presto  du Trio à cordes en ut mineur opus 9 n°3 de Ludwig Van Beethoven.

    Musique en voûtes dans l'église Saint-Pierre de Châtillon sur Seine

    Musique en voûtes dans l'église Saint-Pierre de Châtillon sur Seine

    Musique en voûtes dans l'église Saint-Pierre de Châtillon sur Seine

    Musique en voûtes dans l'église Saint-Pierre de Châtillon sur Seine

    Musique en voûtes dans l'église Saint-Pierre de Châtillon sur Seine

    Le public n'a pas ménagé ses applaudissements, tant l'interprétation sans faille du trio était magistrale ...

    Musique en voûtes dans l'église Saint-Pierre de Châtillon sur Seine

    Après une conférence extraordinaire de Françoise Vignier sur l'histoire de l'abbaye Notre-Dame de Châtillon sur Seine (un article bientôt sur le blog, François Vignier m'ayant confié, avec une grande générosité, le texte de sa conférence), ce fut au tour du Quatuor Manfred d'enchanter l'assistance.

    Musique en voûtes dans l'église Saint-Pierre de Châtillon sur Seine

    Emmanuel Haratyk a présenté la première partie du concert où le Quatuor Manfred devait interpréter le Quatuor à cordes en fa majeur n°5 de Félicien David : 

    Premier mouvement : Allegretto, second mouvement : Andante, troisième  mouvement : Scherzo-Allegro et quatrième mouvement : finale-Allegretto leggiero.

    Félicien David (1810-1876) connut avec son ode-symphonie "Le désert" une célébrité européenne, Ses quatuors à cordes avec des harmonies et un souci expressif, rappellent les quatuors de Schubert.

    Musique en voûtes dans l'église Saint-Pierre de Châtillon sur Seine

    Au violon, Marie Béreau :

    Musique en voûtes dans l'église Saint-Pierre de Châtillon sur Seine

    Au violon, Luigi Vecchioni :

    Musique en voûtes dans l'église Saint-Pierre de Châtillon sur Seine

    A l'alto Emmanuel Haratyk :

    Musique en voûtes dans l'église Saint-Pierre de Châtillon sur Seine

    Au violoncelle Christian Wolff :

    Musique en voûtes dans l'église Saint-Pierre de Châtillon sur Seine

    Musique en voûtes dans l'église Saint-Pierre de Châtillon sur Seine

    Après un petit entracte, Emmanuel Haratyk présenta la deuxième partie du concert . Pour cette seconde partie, consacrée à Franz Schubert, le quatuor Manfred s'est enrichi d'un cinquième musicien, le violoncelliste Raphaël Pidoux. Il est donc devenu un Quintet à cordes...

    Musique en voûtes dans l'église Saint-Pierre de Châtillon sur Seine

    Raphaël Pidoux , professeur au CRR de Paris, a une carrière internationale. Il joue sur un violoncelle de Goffredo Cappa, célèbre luthier italien (1644-1717).

    Musique en voûtes dans l'église Saint-Pierre de Châtillon sur Seine

    L'œuvre interprétée en seconde partie du concert fut le Quintette en ut majeur D.956 (1828) de Franz Schubert, œuvre grandiose et profonde, composée peu de temps avant sa mort.

    L'interprétation par le Quintet fut prodigieuse...comme toujours, car le quatuor "Manfred" est le meilleur groupe de concertistes à cordes de France, le plus primé de sa génération.

    Musique en voûtes dans l'église Saint-Pierre de Châtillon sur Seine

    L'assistance fut enthousiaste devant tant de talent, et applaudit à tout rompre.

    Musique en voûtes dans l'église Saint-Pierre de Châtillon sur Seine

    Une remarque toute personnelle : pourquoi avoir déplacé la scène, après la prestation du Trio Ré Mi La et la conférence de mademoiselle Vignier,  en la montant au fond de l'église ? le décor arrière était laid, les murs salpêtrés, le quatuor Manfred méritait d'être mieux mis en valeur.

    Je sais bien que seule la musique comptait, c'est vrai, mais tout de même  lorsque l'on peut utiliser le si beau décor du chœur de notre église, on en profite...Le plaisir d'un concert, c'est celui de l'oreille , mais aussi celui  de la vue...

    Hier soir, on m'a dit que les organisateurs avaient pensé que le son serait meilleur si les musiciens jouaient contre la porte d'entrée...

    Alors notre joli trio n'a pas eu de chance ... Pourtant leurs violons ont résonné magnifiquement sous les  voûtes de Saint-Pierre et la vision que nous avons eue d'eux était superbe !! (voir la troisième photo de l'article)


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  • Aussi étonnant que cela puisse paraître il y eut bien une abbaye à Pothières, alors que rien ne le laisse supposer depuis bien longtemps. L'actuel château - les anciens appartements de l'abbé - qui date de la fin du XVIIIe siècle, est le seul témoin de la présence du monastère bénédictin disparu à la Révolution.

    L'abbaye de Pothières, une étude très intéressante de David Loiselet

    Pourtant l'abbaye de Pothières fut fondée par le "légendaire" et prestigieux Girard de Roussillon, et son histoire, même si elle ne fut particulièrement glorieuse, a été, dès son origine, et est encore aujourd'hui, entourée d'une mystérieuse aura, en raison des nobles racines de son créateur, mais aussi de ce que quasiment aucun éléments de l'époque médiévale n'aient subsisté (bâti et archives).

    L'abbaye de Pothières, une étude très intéressante de David Loiselet

    Girard de Roussillon et son épouse Berthe, statues de l'église de Saint Père sous Vézelay, qui les représentent ( selon la tradition)

    Dès lors comment appréhender l'histoire de ce site ? Cette étude propose de vous faire découvrir l'épopée pultérienne.

    (David Loiselet)

     Pour lire la passionnante étude de David Loiselet, cliquer sur ce lien :


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  •  Samedi 31 août, l'Archevêque de Dijon , Monseigneur Roland Minnerath, a installé le nouveau prêtre du doyenné du Val de Seine, Paul Houdart, et a accueilli notre nouveau  vicaire Joseph-Diyas Maria-Dasan.

    L'installation du père Paul Houdart et de son vicaire Joseph-Diyas Maria Dasan

    L'installation du père Paul Houdart et de son vicaire Joseph-Diyas Maria Dasan

    L'installation du père Paul Houdart et de son vicaire Joseph-Diyas Maria Dasan

    L'installation du père Paul Houdart et de son vicaire Joseph-Diyas Maria Dasan

     Michel Bayart, diacre à Laignes, a aussi participé à la cérémonie.

    L'installation du père Paul Houdart et de son vicaire Joseph-Diyas Maria Dasan

    La paroisse que desserviront le père Houdart et le père Maria-Dasan est très vaste. Elle comprend quatre secteurs, Châtillon-sur-Seine, Laignes, Montigny-sur Aube et Sainte-Colombe-sur-Seine. Chaque secteur a été matérialisé sur une carte.

    L'installation du père Paul Houdart et de son vicaire Joseph-Diyas Maria Dasan

    L'installation du père Paul Houdart et de son vicaire Joseph-Diyas Maria Dasan

    Le père Houdart a prononcé sa profession de foi devant les paroissiens

    L'installation du père Paul Houdart et de son vicaire Joseph-Diyas Maria Dasan

    Un représentant de chaque paroisse a apporté les registres à l'Archevêque qui les a remis au père Houdart.

    L'installation du père Paul Houdart et de son vicaire Joseph-Diyas Maria Dasan

    L'installation du père Paul Houdart et de son vicaire Joseph-Diyas Maria Dasan

    L'installation du père Paul Houdart et de son vicaire Joseph-Diyas Maria Dasan

    Monseigneur Minnerath a prononcé une homélie avant la profession de foi de l'assemblée.

    L'installation du père Paul Houdart et de son vicaire Joseph-Diyas Maria Dasan

    L'installation du père Paul Houdart et de son vicaire Joseph-Diyas Maria Dasan

    De gauche à droite le vicaire Joseph Dayias Maria-Dasan, Monseigneur Minnerath, le curé de la paroisse Paul Houdart et l'ancien vicaire de la paroisse de Bligny sur Ouche, Etienne Hache.

    L'installation du père Paul Houdart et de son vicaire Joseph-Diyas Maria Dasan

    Un paroissien de Pouilly en Auxois, l'une des anciennes paroisses du père Houdart a évoqué  sa grande bienveillance, son attention à autrui et même son humour.

    Une paroissienne de Bligny sur Ouche a fait de même, précisant qu'une plaque au nom de Paul Houdart a été posée sur le mur de la salle paroissiale de Bligny, rappelant à tous ce prêtre tant apprécié.

    Beaucoup de paroissiens de Bligny sur Ouche et de Pouilly étaient présents, ils ne pouvaient cacher leur émotion de voir partir leur prêtre.

    L'installation du père Paul Houdart et de son vicaire Joseph-Diyas Maria Dasan

    La responsable de la catéchèse, Sylvie Girard, a présenté toutes les activités des  paroisses du doyenné du Val de Seine.

    L'installation du père Paul Houdart et de son vicaire Joseph-Diyas Maria Dasan

    Le père Houdart et le père Maria-Dasan sont de jeunes prêtres, ils ont respectivement 46 ans et 30 ans, Monseigneur Minnerath nous a d'ailleurs fait remarquer  malicieusement que nous avions de la chance d'avoir des prêtres aussi jeunes...

    L'installation du père Paul Houdart et de son vicaire Joseph-Diyas Maria Dasan

    Les paroissiens de Bligny sur Ouche font partie d'une confrérie, celle de Saint Sébastien, en voici quelques uns à la sortie de la messe.

    L'installation du père Paul Houdart et de son vicaire Joseph-Diyas Maria Dasan

    Le père Etienne Hache qui était le vicaire du père Houdart est maintenant curé de Pouilly en Auxois et de Sombernon. Le voici avec les confrères de Saint Sébastien.

    L'installation du père Paul Houdart et de son vicaire Joseph-Diyas Maria Dasan


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  • Anne Bouhélier, guide de pays, nous a fait découvrir l'après-midi du 22 août, les deux villages de Chaumont le Bois, et celui de Vannaire.

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Anne nous présente son village, Chaumont le Bois, dont le nom signifie, peut-être "couvert de chaumes". Ce village vivait autrefois presque exclusivement de la vigne depuis au moins l'an 1372.

    En 1811, le cadastre napoléonien indique que, sur la commune, on cultivait  170 hectares de vignes.

    (A noter, nous dit Anne, que le Maréchal Marmont possédait 1 ha 20 de vignes à Chaumont le Bois.)

    Actuellement on ne cultive que 230 hectares de vignes dans tout le Châtillonnais...

    Après le fléau que fut le phylloxéra, les vignes furent arrachées, leur culture ne fut reprise qu'en 1987. Actuellement elles couvrent seulement 2 hectares de la superficie de la commune, au lieu des 170 d'autrefois....

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    L'habitat du village est groupé. On trouve, bien sûr, beaucoup d'anciennes  maisons de vignerons. Elles se composent de trois parties,  l'habitation, la vinée et la cave.

    Les vignerons possédaient des volailles, parfois un porc, mais rarement un cheval.

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Les sources étaient très nombreuses autour du village, l'eau était captée et arrivait dans de nombreuses bornes fontaines, comme celle-ci.

    Jusqu'en 1968, Chaumont le Bois n'eut pas l'eau courante. Elle fut installée et peu de temps après, le tout à l'égout suivit, ce qui a permis au village d'être en pointe dans le Châtillonnais, pour l'assainissement...

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une ancienne église existait à Chaumont le Bois, en haut du village. Vétuste, elle fut démolie et remplacée par celle-ci, construite en 1787. Le cimetière, lui, est resté en haut du village.

    Autrefois, seul le village de Chaumont le Bois possédait  une église qui desservait  aussi Obtrée et Vannaire.

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    La cure de Chaumont le Bois appartenait, autrefois, à l'abbaye de Moutiers Saint Jean.

    L'église possède une magnifique statue grandeur nature du patron des vignerons, saint Vincent. Elle fut financée par une quête qui rapporta 10 pièces de vin (soit 2280 litres).

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Près de l'église on trouvait autrefois un pré marécageux qui a été assaini et est devenu un lieu de loisirs.

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Anne nous présente cette ancienne maison, qui était autrefois une école de jeunes filles, tenue par des religieuses. Les religieuses avaient aussi créé une "maternelle" pour les petits enfants dont les mamans allaient travailler toute la journée aux vignes, ce qui était inédit dans la région !

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    L'eau de cette fontaine provient d'une source qui jaillit du coteau.

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Il existait une maison forte au village, ce beau pigeonnier en faisait partie. La bande en relief qui l'entoure, empêchait les fouines de venir manger les pigeons et leurs œufs.

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Près du ruisseau de la Fontainotte, existaient, autrefois, des "rôges", mot patois qui signifie les bassins où l'on rouissait le chanvre.

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Voici les bâtiments qui restent de la maison forte de Chaumont le Bois. Elle était entourée de fossés, et les propriétaires se plaignaient des coassements des nombreuses grenouilles qui y vivaient !

    Les terres appartenaient au Duc de Bourgogne. Les seigneurs de Chaumont le Bois furent longtemps les Duban de la Feuillée.

    Le seigneur d'autrefois décidait de la date du "ban des vendanges", il avait le privilège de commencer les vendanges un jour avant les vignerons. Il possédait un pressoir banal, qui devait se trouver près de cette maison forte.

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Nous continuons notre promenade en direction de Vannaire par le chemin de la Creusotte.

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une vue au zoom, permet d'apercevoir les tombes du cimetière de Chaumont le Bois, en haut de la colline.

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Voici le village d'autrefois, en carte postale, à la place des pins et des vergers se trouvaient des vignes. 

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Nous voici dans le chemin de la Creusotte, un chemin très difficile, escarpé, pour les charrettes d'autrefois qui transportaient des barriques de vin. Ces charrettes auraient pu passer par une route plus praticable qui traverse Obtrée, mais les transporteurs auraient dû payer un péage, car Obtrée était, à cette époque, en Champagne.

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Des "coulées" de gibier, sans doute des chevreuils :

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Nous arrivons près de Vannaire, nous apercevons les vignes qui, hélas, ne donneront aucun raisin cette année. Elles ont (comme celles de Chaumont le Bois) été ravagées par la tornade accompagnée de grêle de juin dernier (celle qui a dévasté Etrochey et Montliot)

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Monsieur Détot, la "mémoire" de Vannaire, nous accompagnait.

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    A Vannaire, nous admirons cet ancien cadran solaire de 1786.

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Vannaire possède un joli château où vécut Antoine Madrolle , celui qu'on appelait "le fou de Vannaire", dont j'ai conté l'histoire ici :

    http://www.christaldesaintmarc.com/antoine-madrolle-fou-litteraire-ou-prophete-en-chatillonnais-a94877875 

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Sa propriétaire nous en fait admirer les extérieurs :

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Le château possède un beau pigeonnier aux mutiples cases :

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une chapelle jouxte le château :

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Elle contient le médaillon de monsieur Viollet, un architecte qui posséda le château autrefois.

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    L'autre propriétaire actuel du château de Vannaire, c'est Bruno Duval, qui m'a fourni, généreusement, des documents sur Antoine Madrolle

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    En sortant du parc du château de Vannaire, Anne nous montre ce poirier très vieux qui a poussé tout contre cette maison. Un poirier, autrefois, était un symbole de prospérité, on en plantait à l'occasion de mariages, de naissances.

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une ancienne maison vigneronne :

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Un camion étranger qui passait par erreur à Vannaire, a renversé et cassé cet ancien calvaire. Personne n'a relevé l'identité du camionneur, son assurance ne paiera donc pas la réfection de cette croix, qui, trop onéreuse pour la commune, ne sera pas réalisée....

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Le lavoir de Vannaire possède une inscription pleine d'humour...

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Nous reprenons le chemin en direction de  Chaumont le Bois, par un raccourci.

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Nous arrivons à Chaumont le Bois, village très agréable, car bien fleuri par ses habitants.

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Nous passons près de la scierie Soupeaux :

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    et près de la maison de "la belle Rosselle"...

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Nous faisons une halte au lavoir qui, depuis l'assainissement du village, ne possède plus d'eau. Les "carosses" sont pourtant toujours là...

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Notre promenade s'achève chez Anne et Sylvain Bouhélier, les vignerons de Chaumont le Bois.

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Un coup d'œil au Musée du Vigneron...

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    et à la cave...

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Anne nous fait déguster le délicieux crémant de la maison Bouhélier, mais aussi du non moins délicieux jus de pommes réalisé par Sylvain.

    http://www.christaldesaintmarc.com/la-pressee-des-pommes-chez-sylvain-bouhelier-c1078822

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

    Une belle balade à Chaumont le bois et Vannaire, guidée par Anne Bouhélier

     


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  •  Je publie de nouveau, aujourd'hui, cet article relatant la conférence de Michel Pauty.

    En effet Michel Pauty m'a envoyé le texte complet de sa conférence sur "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus". Ce texte est extraordinaire par ses précisions sur les personnalités châtillonnaises, et il est aussi, ce qui ne gâte rien, plein d'humour !

    Merci mille fois à lui pour son envoi.

    (son texte est en bleu)

    Le lancement des festivités prévues pour commémorer le décès de Louis Cailletet, a commencé par une très intéressante conférence de Michel Pauty sur les scientifiques châtillonnais connus ou inconnus.

    Dominique Masson, président des Amis du Châtillonnais a présenté le conférencier :

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    Michel Pauty est Docteur ès-sciences physiques, Professeur émérite de physique à l’Université de Bourgogne et Président de l'Académie des sciences, arts et belles lettres de Dijon..

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    Michel Pauty a donc présenté ces châtillonnais, dont certains sont bien connus (Cailletet, Marmont, Victorine de Chastenay) d'autres beaucoup moins (Rolle, Courtois ) et d'autres pas du tout (Miel, Gris, Voizot, Ladrey), ils n'ont même pas  une rue à leur nom !!

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    LES SCIENTIFIQUES DANS LE CHATILLONNAIS

    Pour vous parler cet après-midi des scientifiques dans le Châtillonnais, j'ai choisi déjà de vous emmener dans la forêt châtillonnaise !  et de me placer  sous le signe de Taranis le dieu gaulois de la foudre car dès le début, l’orage était considéré comme une manifestation divine qui se caractérisait  par un déploiement de forces cosmiques devant lesquelles l’homme ne pouvait rien ; il est donc un signe de la puissance terrifiante d’un dieu. 

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

     Le dieu gaulois et bourguignon de la foudre est Taranis analogue au Jupiter romain.  La colonne de Cussy, les roues d’Alésia, les dieux à l’anguipède, les Fontaines salées sont des signes rappelant le culte de ce dieu .... et dans la forêt de Châtillon MM de Brotone et Guenebaut ont découvert à Châtillon, dans la zone d'habitat de la Pépinière un dieu à l'anguipède. Celui-ci malgré ses mutilations (tête, bras et jambe droite brisée) représente un dieu debout portant une cuirasse dont les lanières inférieures sont encore visibles mais il ne foule pas aux pieds l'anguipède celui-ci sort de terre à ses pieds contre la jambe droite. Il s'agit donc d'un dieu debout... un autre fut trouvé à Quemigny-sur-Seine...  petits clin d'oeil donc ici à la foudre qui n'est pas encore domestiquée et dont les effets scientifiques surprenants comme la célèbre foudre en boule ne sont pas encore parfaitement connus par les scientifiques d'aujourd'hui...

     Après  la foudre pourquoi ne pas faire un petit tour maintenant du côté d'Aignay-le- Duc qui fut sacrée "première capitale mondiale de l'hydrologie expérimentale", nous permettant de découvrir rapidement la personnalité de Pierre PERRAULT qui entre nous n'a rien de bourguignon mais il  a contribué à la connaissance internationale d'Aignay -le-Duc dans le monde des hydrauliciens.

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    Pierre Perrault né en 1608 (?), et ses frères appartiennent à une famille de la bourgeoisie d'office, fort unie par les goûts et les intérêts. Pierre semble être l'aîné, Nicolas (1611-1661) fut théologien et docteur, exclu de la Sorbonne pour avoir défendu Arnault, Claude (1613-1688) fut médecin et architecte et aussi physicien, on lui attribue la colonnade du Louvre, l'Observatoire de Paris, le château de Sceaux, construit pour Colbert et des Essais de Physique, ou recueil de plusieurs traités touchant les choses naturelles, 4 vol. (Paris, 1680-1688) ; Charles (1628-1703) est connu par ses contes mais il fut aussi un commis d'État.

     Les bourguignons retiendront l'ouvrage qui fut  publié en 1674 :

     "De l'origine des fontaines"   

     Cet ouvrage considéré comme le texte fondateur de l'Hydrologie scientifique par les scientifiques, l'UNESCO et l'Organisation Météorologique Mondiale a eu quelques peines à trouver son auteur car sur l'édition originale de 1674, celui-ci n'est pas indiqué. Il a été attribué successivement à André Félibien, puis à Denis Papin, et enfin à un Perrault. Le catalogue de  la bibliothèque municipale de Dijon, le classe comme écrit par Claude Perrault mais les études les plus récentes l'attribuent à Pierre Perrault.

     Celui-ci qui était receveur général des Finances de Paris avait été révoqué par Colbert en 1664 car il avait pris quelques valeurs sur sa caisse pour régler des créanciers. Il s'était mis à s'intéresser à la Littérature et aux sciences, c'est ainsi qu'on lui a attribué le traité ci-dessus. Mais Pierre Perrault n'est pas bourguignon, cependant dans cet ouvrage, grâce à l' estimation des pluies et des débits sur le bassin de la Haute-Seine, à Aignay le Duc notamment, l'auteur est le premier à démontrer que le volume des précipitations sur un bassin était bien supérieur au volume qui s'écoulait à l'exutoire de ce bassin. Pierre Perrault écrivait à ce sujet ; " Il ne faut guère que la sixième partie de ce qui tombe d'eau de pluie et de neige pour faire couler cette rivière continuellement durant une année" Notons que les mesures les plus précises actuelles donnent que la lame d'eau écoulée dans le centre du Bassin Parisien est très faible et de l'ordre de 12 à 16% , on est dans l'ordre de grandeur des estimations de Pierre Perrault. De plus la pluviométrie de Paris actuelle est de 550 mm, Perrault indiquait 465 mm. Ceci peut justifier le titre de la publication de Joanny Guillard et Dany Levêque : "Aignay-le-Duc, haut lieu de l'hydrologie" et que Perrault auquel nous pouvons associer Mariotte peuvent être considérés comme les fondateurs de l'hydrologie expérimentale.

     En 1974, le tricentenaire de la publication de l'ouvrage de Pierre Perrault fut célébré  à  Paris par la Décénie de l'Hydrologie internatinale de l'UNESCO (International Hydrological Decade)

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

     Pierre-Nicolas ROLLE (1770-1855)

     J’évoquerai maintenant le parcours assez atypique d’un Chatillonnais qui nous amènera du fer à Bacchus !!!

    Né à Châtillon-sur-Seine le 17 juillet 1770, son père Pierre Rolle (1738-1811) était notaire et procureur à Châtillon sa mère était Elisabeth Rousselet (1748-1772). il fut d’abord avocat en 1789 et exerça 3 ans puis s’enrôla dans une compagnie de grenadier à Châtillon. Elu le 3 septembre 1792 capitaine de grenadiers par les Volontaires pour l'arrondissement de Châtillon-sur-Seine. Rolle suivit l'élan général et marcha avec enthousiasme à la défense de la patrie. Il était de la fameuse colonne infernale qui formait l'avant - garde de l'armée, et occupa la Belgique. Rolle prit part aux faits mémorables de cette campagne, et s'y conduisit en héros. Après les batailles de 1793 dont le siège de Valenciennes, où il fut blessé, il passa à l'armée des Alpes et continua de se  distinguer à la tête des grenadiers de la Côte-d'Or. Il abandonna la carrière militaire et devint Elève de l’Ecole Normale de l’an II, puis directeur adjoint de l’Ecole Centrale des Travaux publics, la future Ecole Polytechnique. Il fut conseiller général pour la Côte d’Or (An IV et an V ).  En 1796, Il épouse Louise Jeanne Cousturier à Leuglay le 8 février  (19 pluviose an IV) et il racheta l’usine de fer de Voulaines avec François Ligeret puis la revendit en 1807 à son beau-frère Richard-Claude Cousturier. Carrière un peu particulière, puisque devenu veuf avec deux enfants,  Pierre-Didier (1796-1863) et Hippolyte (Pierre, Jacques (1799-1883) ce dernier sera aussi conservateur de la bibliothèque de Paris. Il était retourné à Paris en 1804, il aurait pu alors continuer à fréquenter les Carnot, Monge, Berlier ou Frochot connus lorsqu’il avait été substitut du directeur de l’Ecole Polytechnique, secrétaire du  conseil de l’Ecole mais il avait préféré alors une carrière plus obscure dans les lettres côtoyant son ancien condisciple de l’Ecole Normale de l’An II, Joseph Fourier, collaborant au Mercure de France" à La Revue Philosophique"  et à la Revue Encyclopédique. En 1804, le préfet de la Seine, Nicolas Frochot, (1761-1828), donne à la bibliothèque de l'École Centrale de la rue Saint Antoine, le titre de Bibliothèque de la Ville de Paris. Elle est ensuite transférée successivement dans l'ancien hôtel des Vivres, dans les anciennes dépendances de Saint Jean-en Grève et en 1835 vers le quai d'Austerlitz, avant d'être installée dans l' hôtel de Ville.
    Frochot fit nommer en 1810 Pierre-Nicolas Rolle,  Conservateur en chef de la Bibliothèque de la Ville de Paris. Entre les mains de Rolle, la Bibliothèque s'enrichit d'année en année, et acquit une importance qu'elle était loin d'avoir avant lui. Pierre-Nicolas Rolle en fut véritablement le fondateur. L'Académie des inscriptions et belles lettres avait mis au concours une question de haute érudition qui touchait à la mythologie  et aux  religions antiques. Rolle envoya un mémoire qui obtint le prix. De ce mémoire après beaucoup de compléments, il fit le grand ouvrage qui est son titre de gloire, et qui parut en 1824, en trois volumes : Recherches sur le culte de Bacchus considéré comme force reproductive de la nature  ; ce  fut une étude récente lors de la Saint Vincent tournante de Châtillon-sur-Seine qui nous fit redécouvrir Pierre Nicolas Rolle. Il  commença ensuite la publication d’une Histoire des Religions de la Grèce en 1829 mais seul  le premier tome parut, le reste fut conservé sous forme d’un manuscrit. Il était devenu membre de la société phylotechnique de Paris, membre puis président de l’Académie des antiquaires de France. Pensant que la science et les lettres ont des foyers partout et cela est vrai encore aujourd’hui pour le Châtillonnais, il est décédé à Chaumes-les-Baigneux le 23 août 1855 et est enterré au cimetière de Chaume. Sur sa pierre tombale était indiqué :

    "Sa longue carrière  a été ainsi remplie"

    Avocat au Parlement de Dijon, `Capitaine des grenadiers aux armées du Nord

    Substitut du directeur de l'Ecole Polytechnique et secrétaire du conseil de l'Ecole membre du directoire

    Directeur de la bibliothèque de Paris

    Lauréat de l'Institut qui a donné le grand prix à son ouvrage sur les religions et la Grèce

    Membre et Président de l'Académie

    Membre de la société phylotechnique  à Paris

    Membre et Président de l'Académie des antiquaires de France

    Epousa Marie-Antoinette Huon née en 1812 et ils eurent un fils Pierre-Nicolas.

     On en déduit qu'il se remaria et eut un fils avec sa seconde épouse.

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    Bien évidemment, on ne présente pas le Maréchal Marmont à Châtillon. Si l'on connaît assez bien ses faits d'armes auprès de Bonaparte puis de Napoléon, on connaît beaucoup moins ses talents d'organisateur et si la Croatie lui doit beaucoup,  Sainte Colombe lui doit aussi à un moment sa prospérité.  En effet, en dépit d'être un soldat qui s'était distingué par sa bravoure dans de nombreuses batailles, Marmont  était très cultivé. Dans ses mémoires, une source précieuse pour l'étude de sa vie et de ses oeuvres, il raconte notamment que lors de ses campagnes militaires  il transportait constamment avec lui une bibliothèque de six cents ouvrages sélectionnés et que ces livres étaient un vrai délice pour lui-même et ses officiers.  Marmont est cependant  un esprit inquiet et prompt aux initiatives c'est pourquoi il imaginait d'autres activités pour s'occuper dans les moments où il ne faisait pas la guerre.

     Auguste Louis Frédéric Viesse de MARMONT (1774-1852)

     Des batailles aux forges

     Né donc à Châtillon-sur-Seine le 20 juillet 1774, il est  Lieutenant dès 1793, il s'attache à Bonaparte à partir du siège de Toulon, il le suit en Italie et en Égypte puis il participe au coup d'État du 18 brumaire, se distingue à Marengo, à la reddition d'Ulm puis à la conquête de la Dalmatie. Duc de Raguse en 1808, il est maréchal en 1809. Il participe à la campagne du Portugal (1811) puis d'Allemagne (1813) et devant Paris, il négocie la capitulation. Son attitude conduit le tsar à exiger l'abdication de Napoléon sans condition (4 avril 1814). Napoléon et l'opinion considèrent Marmont comme un traître. Louis XVIII le fait Pair de France, ministre d'État en 1817,.

    Il va commander ensuite  la garnison de Paris en 1830 et accompagne Charles X en exil. Injustement poursuivi par le reproche de trahison, qui fut un malentendu, Marmont est l'un des plus braves et habiles généraux de la Grande Armée.

    Le Maréchal Marmont transforme en 1822 les équipements métallurgiques traditionnels créés à Sainte-Colombe-sur-Seine par son père en 1770. Les travaux sont menés par M. Jourdheuil de Montigny-sur-Aube, ancien maître de forges. Marmont réalise ainsi une vaste usine à l'anglaise, une des premières de ce type en France avec l'aide d'un anglais sir Samuel Farmer qui lui avance 800 000 Francs. L'anglais Cort avait inventé en 1784 un four à révèrbère, pour lequel il prit la même année un brevet, portant sur un procédé permettant d'affiner la fonte, c'est-à-dire de la débarrasser d'une partie du carbone qu'elle contient à la sortie du haut-fourneau afin de la transformer en fer malléable. Et cela en utilisant uniquement de la houille réduite en coke, sous l’influence de l’action décarburante de l’oxygène de l’air circulant dans les fours qu'il avait inventés. La fonte y est affinée à très haute température sur la sole du four. L'ouvrier est alors chargé de brasser (puddling) cette fonte en fusion à l'aide d'un long crochet appelé ringard. La nouveauté consiste  essentiellement dans l'absence de contact entre la fonte et un combustible, en l'occurrence le coke. A la sortie du four à puddler, le matériau peut être martelé, forgé ou laminé. Une forge à l'anglaise normale va comporter donc les haut fourneaux pour obtenir la fonte, suivie des fours à pudler pour l'affiner et souvent un laminoir.  

    Marmont crée une scierie, une tuilerie, une briqueterie, une cimenterie, une fonderie, une clouterie, une aciérie et exploite des carrières, des mines et des forêts. Mais en 1824 il doit céder son exploitation de Sainte-Colombe et les fourneaux de Vanvey et Villotte. En 1827, Marmont est de nouveau aux abois, Charles X lui donne 200 000 F, alloue des indemnités pour certains créanciers et assure à Marmont une pension annuelle de 100 000 F. La liquidation des biens du maréchal est cependant prononcée le 25 février 1830 à l'exception de la forge anglaise et du fourneau de Voulaines.

    Marmont est ruiné. Les promesses du roi sont tenues jusqu'en 1830, mais Marmont est incorrigible.  En 1834, il tente une expérience semblable en Autriche où il part en exil volontaire, séjournant à Vienne et nouant des relations avec le duc de Reichstadt. Il reçoit une lettre de M. Maître de Châtillon qui lui indique un nouveau procédé pour la fabrication du fer... mais les essais sont rapidement abandonnés ; l'administration autrichienne rachète le privilège de Marmont qui avait pris un brevet ; une nouvelle fois tout s'écroule car on trouve un inventeur qui, antérieurement, avait utilisé ce procédé...

    Marmont voyage alors en Europe orientale et en Turquie et il meurt à Venise le 2 mars 1852 et est enterré à Châtillon. Son rêve de Sainte Colombe va quand même lui survivre plus de150 ans. 

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

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    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

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     Les deux frères Miel

    qui ne furent pas tout à fait dans le moule traditionnel.

    Leur père Jean-Baptiste Miel était  maître de musique et organiste à Châtillon sur-Seine.  leur mère était la fille d’un statuaire.  Le premier Edme-François-Marie était né à Chatillon en 1775. Il entra en 1794 à l’Ecole Polytechnique ; des problèmes de santé le firent revenir quelques temps à la maison familiale, c’est ainsi qu’il fréquenta le salon de Victorine de Chastenay ,  elle composa la musique d’un opéra dont le livret avait été écrit par Edme-François…mais celui-ci ne fit pas une carrière scientifique ou militaire à laquelle il aurait pu prétendre….Il avait envisagé une carrière comme ingénieur des vaisseaux et fit même un voyage en 1799 sur un des bateaux de la Marine mais il aimait mieux les arts , l’histoire naturelle, les musées , les concerts etc.. c ’est alors que Frochot le fit entrer à Paris au service des contributions directes du département de la Seine…mais si sa carrière fut relativement brillante … il fréquenta surtout les milieux qui lui plaisaient et il publia régulièrement dans les revues comme le Moniteur, le Journal général de France, la Galerie Française etc. ;  il rédigea une brochure « De la symphonie et de Beethoven » qui contribua à répandre en France le nom de Beethoven, il insista aussi sur l’oeuvre du peintre Ingres. Il rédigeait une Histoire de l’Art français lorsqu’il  mourut en 1842

    Son frère Edme-Marie naquit en 1777 et il se passionna certes lui aussi pour la musique mais aussi pour l’Art dentaire.  Il se forma d’abord à la médecine vraisemblablement à Dijon auprès de François Chaussier puis devenu officier de santé il entra comme interne à l’Hospice de perfectionnement  et suivit des cours de médecine à l’Hôtel –Dieu . C’est alors qu’il décida d’entrer en apprentissage chez Louis Laforgue, le dentiste des pauvres et indigents de la Seine dont l’enseignement était peu coûteux…  La chance va lui sourire il est ami de Lacépède et il obtient un poste de chirurgien dentiste dans les maisons impériales d’Education pour les filles des légionnaires : civils et militaires  puis aussi à l’Ecole Polytechnique où il retrouvera Chaussier !  Il va reprendre aussi le cabinet dentaire de Laveran et il deviendra l’un des dentistes les plus en vue de Paris…. il publie de nombreuses notes sur l‘art dentaire comme par exemple sur la transmutation de la canine !!! Tout se passe pour le mieux il est riche gagnant plus de 30 000 francs par an. Cependant déjà en 1813, Il avait été capitaine de la garde Nationale et le voilà qui, à 53 ans, reprend l’uniforme en 1830 pour rétablir l’ordre comme Marmont…. Victime de sa bravoure il est blessé mortellement d’un coup de fusil. Pour survivre son épouse doit demander des aides, tout d’abord se fut son neveu Désiré Nisard qui s’en chargea , et lorsque Louis-Philippe fut déchu, elle s’adressa elle-même à Hippolyte Carnot l’un desfils de Lazare qui était devenu ministre de l’Instruction publique  Voici ce qu’elle écrivit sur son mari «  Monsieur Miel était chirurgien dentiste . En même temps qu’il avait acquis par sa dextérité une réputation universelle, il avait  contribué au progrès de son art par un grand nombre de mémoires … cependant le soin de son état ne le détournait pas de ses devoirs envers le pays… Capitaine de la garde nationale lors des journées de juillet 1830, il descendit sur la place publique et fut frappé mortellement, à la tête du peuple.

    Un médaillon en marbre est conservé à la Bibliothèque de Châtillon-sur-Seine sous la fenêtre à l’étage des livres anciens

    Prosper Mignard est beaucoup trop oublié, il  a pourtant écrit  une abondante production, et son ouvrage consacré à Claude Testot –Ferry, vétéran des armées républicaines et impériales et évènements militaires  de 1792 à 1815 m'a permis de découvrir quelques passionnés de botanique dans le Chatillonnais                                                                                    

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

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    Eusèbe et Arthur GRIS botanistes éminents

    Tout d’abord Eusèbe Gris (1799-1849), qualifié par lui de savant modeste. Celui-ci fut professeur de chimie et de botanique au collège de Châtillon-sur-Seine  s’intéressa en 1845 à l’action du sulfate de fer appliqué à la végétation, notamment pour la chlorose et la débilité des plantes. On rapporte à ce sujet qu’Eusèbe Gris écrivit sur une feuille atteinte de chlorose le mot fer avec une solution de sulfate ou de chlorure de fer ;  quelques jours plus tard, ces caractères apparurent en lettres vertes.  Cette opinion était tout à fait nouvelle à l’époque et en contradiction avec tous les travaux des physiologistes et ceux-ci émirent les plus grandes réserves  à adopter ou à rejeter ces vues. Le Museum de Paris décida de tenter l’expérience à son tour. . . Eusèbe Gris traitait donc  la chlorose des plantes en incorporant au sol des cristaux de sulfate de fer ou en pulvérisant sur les feuilles malades des solutions de ce sel. Ce travail qui n’est plus connu que par les spécialistes est encore aujourd’hui qualifié de remarquable car il montrait que le fer agit sur la physiologie de la plante avec le reverdissement des feuilles. Il faisait absorber les produits aussi bien par la feuille que par les racines ce seront les débuts de la pulvérisation foliaire. Il comparait cette action physiologique à celle du fer dans le sang et préfigurait les analogies que peuvent avoir certains oligo-éléments chez les microrganimes, les végétaux et les animaux. Enfin ces recherches débouchaient sur un intérêt agronomique évident, ce qu’avait très bien compris le Comité agricole de Châtillon en lui accordant une grande médaille d’or pour ces travaux.. Entre l’humble sépulture d’Eusèbe Gris savant modeste, mort en1849 et le mausolée de granit du maréchal Marmont, duc de Raguse, a été placée au cimetière Saint-Vorles la tombe de sin ami le général Testot-Ferry dont la passion pour la botanique rejoignait celle d’Eusèbe Gris.

    Son fils Arthur Gris (Châtillon-sur-Seine, 11 décembre 1829 -Paris 18 août 1872)  hérita de la passion de la botanique de son père, soutenant une thèse de doctorat  en 1857 « Recherches microscopiques sur la chlorophylle »  il a montré alors que les feuilles qui ont reverdi grâce au fer contiennent des grains de chlorophylle plus nombreux, à contours très nets et de teinte foncée. Il devint aide-naturaliste de botanique au Museum national d’histoire naturelle, poursuivit les travaux de son père sur le sulfate de fer ; il fut nommé   dans la chaire de botanique du Museum en 1872. Il s’intéressa à la germination et mit en évidence le rôle de la moelle dans la nutrition du végétal. Il publia des notes sur différentes plantes comme les marantées, la graine de ricin, la fleur femelle des conifères. Il  donna aussi un travail consacré  aux " Recherches pour servir à l’histoire physiologique des arbres " et participa avec Brongniart à la rédaction d’études sur la flore de la Nouvelle-Calédonie. Il s’était marié en 1869 avec l’une de ses cousines mais il mourut trois ans plus tard.

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

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    Victorine de Chastenay (1771-1855)

     Evidemment notre liste ne peut pas être dressée en tentant d'avoir la parité entre hommes et femmes comme le veut la nouvelle tradition républicaine mais comme nous sommes en Botanique, on ne peut quand même pas oublier Madame de Chastenay  née à Paris le 12 avril 1771 et décédée à Châtillon le 9 mai 1855, avec son célèbre livre de Botanique : Le calendrier de Flore ou étude de fleurs suivant nature en 3 volumes(1802-1803) Sa lecture des Rêveries d' un promeneur solitaire aiguisa sa passion de la botanique qui lui inspirera Le Calendrier de Flore, ouvrage de botanique né de sa correspondance avec son ami, Pierre-François Réal, procureur au Chatelet. Cette étude aussi savante que littéraire de quelque 400 fleurs et plantes décrites avec soin, valu un grand succès au livre qui fut rapidement épuisé. Bernardin de Saint-Pierre saluera la qualité de l'ouvrage. .... mais Victorine de Chastenay a été l'objet d'études dont celle de mon confrère et ami Michel Lagrange ... je rappellerai simplement qu'elle fut aussi compositrice et qu'elle composa la musique d'un petit opéra dont le livret  a été écrit  par Edme-François-Marie Miel !

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

     VOIZOT Edme (1801-1867)

     VOIZOT Edme est né à Châtillon-sur-Seine le 23 mai 1801 (3 prairial an IX) . Son père Thomas était serrurier. Son seul prénom officiel est Edme par la suite il sera aussi référencé sous le prénom de Louis. Dès l’âge de 11 ans, il dut gagner sa vie mais il apprit pratiquement tout seul ensuite,  c’est ainsi qu’en 1830, il présenta à l’Académie des sciences un premier Mémoire sur un instrument ayant pour objet de résoudre sans calcul tous les problèmes de trigonométrie sphérique et l’année suivante  un Mémoire sur les explosions des machines à vapeur contenant quelques moyens propres à les prévenir. Le Bureau de l’administration du Collège de Châtillon-sur-Seine lui demanda d’occuper la chaire de mathématiques élémentaires mais n’étant pas bachelier, il lui fallut attendre un an pour franchir les barrières de l’enseignement.

     Les travaux mathématiques se poursuivirent publiant en 1835 une théorie élémentaire de l’élimination, suivie de notes diverses. Il continua de s’intéresser à la machine à vapeur et à la navigation à vapeur. Il présenta devant l’Académie de Cambrai le 6 mai 1835 un mémoire sur l’explosion des chaudières à vapeur. En 1839, il devint principal du Collège de Châtillon-sur-Seine. Il s’attacha alors à rajeunir les études et  le collège devint un collège de première classe. En 1849, il publia un Mémoire analytique sur la théorie des courbes… Michel Chasles dans son ouvrage  « Rapports sur les progrès de la géométrie » chapitre pour la période 1847-1868 cite les travaux de Voizot sur la théorie des courbes à double courbure.

     Il présenta le 27 décembre 1854 à l’Académie des sciences une note sur le « Choléra,  sa cause, son mode d’action, son mode de propagation et les moyens qui pourraient en atténuer les effets » ; il la développa l’année suivante dans une brochure de 80 pages « Réflexions sur le choléra asiatique, contenant un essai sur la dynamique des épidémies et de quelques moyens de les atténuer par la purification de l’air »  (Article numérisé sur Gallica) .

     Il quitta alors le collège pour ne plus s’occuper que de sciences. Il publia en 1862  un « Mémoire sur la mécanique céleste et sur la cosmogonie, suivi de notes sur la théorie des comètes et sur la méthode en mathématiques ».  Il avait prévu un ouvrage plus vaste sur la Cosmogonie mais il mourut avant de le terminer, cherchant dans la religion les grandes pensées dont comme l’a écrit Mignard, le célèbre Laplace a refusé de s’inspirer…

    Il fut membre du conseil municipal, officier de l’Instruction publique, chevalier de l’ordre ses Saints Maurice et Lazare d’Italie, ancien principal du collège de Châtillon, membre correspondant de l’ Académie de Dijon le 9 décembre 1835 et de celle de Cambrai, membre de la Société libre des beaux arts de Paris  Il mourut âgé de 66 ans quatre mois quatorze jours le 6 octobre 1867 en son domicile 10 rue de Chastenay. Ses amis et anciens élèves élevèrent au cimetière un monument en son honneur.

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    Châtillon a, comme vous l'avez vu tout récemment, une aventure viticole, aventure que j'ai partagé à distance avec vous pour raison de santé ! mais en préparant pour votre Saint-Vincent tournante le numéro de Pays de Bourgogne il y a un spécialiste de l'oenologie qu'il n'est pas possible de passer sous silence et il s'agit de Claude Ladrey né à Châtillon-sur-Seine...et je dois vous dire qu'il est assez ignoré des oenologues dijonnais et c'est un grand tort car il a beaucoup oeuvré malgré un caractère assez difficile pour l'implantation de l'oenologie à Dijon et j'avais proposé son nom pour l'institut de la vigne et du Vin mais il a éré préféré un spécialiste de la poire Guyot et de la taille de la vigne.. qui n'est pas trop bourguignon, en contre partie on a donné une rue à Dijon pour Claude Ladrey sur le Campus....  personnellement je regrette ce choix car Ladrey a été un pionnier pour l'oenologie française. comme je regrette le choix de ne pas avoir été assez convaincant d'installer un vrai planétarium pour découvrir en vrai  les étoiles , associé évidemment à un faux planétarium projetant les étoiles lorsque le ciel est bouché ! près du lieu de découverte du vase de Vix !!!! mais on peut toujours rêver sous les étoiles.... 

     LADREY Claude (1823-1885)

    Pionnier de l’enseignement de l’oenologie

    Claude Ladrey est né à Chatillon-sur-Seine le 9 décembre 1823. Issu d’une famille très pauvre, il fait des études secondaires  au collège de sa ville natale et est reçu en 1844 à l’Ecole Normale supérieure. Licencié es Sciences physiques et naturelles  et il obtient l’Agrégation de Physique en 1848. Il reste en poste à l’ENS avec les fonctions de préparateur de Chimie et de conservateur des collections d’histoire naturelle. Vraisemblablement c'est à cette époque qu'il épouse Elisabeth Defontaines et une fille Marie Varlette Ladrey nait le 23 février 1852 à Paris. Pour son doctorat es sciences physiques soutenu la même année , il présente une thèse de Chimie : Recherches sur les relations qui existent entre la composition chimique et la forme cristalline et une thèse de Physique : Influence de la composition chimique sur les lois et les phénomènes optiques. De 1848 à 1852 il est professeur suppléant de Physique à la Faculté des sciences de Montpellier. En 1852, Sené, professeur de chimie de la Faculté des sciences de Dijon ( poste qui avait intéressé Pasteur), demanda un congé et du 15 avril 1852 au 31 décembre1853, Claude Ladrey est chargé du cours de chimie pendant ce congé. Il succède ensuite à ce dernier. Le 7 juin 1854, il est élu membre résidant de l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon et publie quelques articles dans les Mémoires. Le 20 juin 1855 il est professeur titulaire de Chimie à la Faculté des sciences de Dijon et  va être à l’origine de la vocation œnologique de la Faculté des sciences de Dijon, en effet il va créer un « Cours populaire de Chimie appliquée à la viticulture et à l’œnologie » qui se déroule le soir et réunit plus d’une soixantaine de personnes. Ces leçons feront l’objet d’un livre. Il va créer une revue « La Bourgogne, revue œnologique et viticole » , en janvier 1859, elle deviendra en 1862 «  La Revue viticole : annales de la viticulture  et de l’œnologie françaises et étrangères ».   Il publie en 1863 L'art de faire le vin. Dans son introduction, il énonce les motifs qui lui ont fait adopter la théorie nouvelle de la fermentation formulée par M. Pasteur.            Le 11 avril 1864 il est nommé Professeur suppléant de pharmacie et toxicologie à l’École de Médecine de Dijon étant vraisemblablement devenu pharmacien de 1ère classe ; il fait partie du  Conseil d’Hygiène et de salubrité du Département de  la Côte-d’Or et établit divers rapports. Le 12 août 1864 il est décoré de la Légion d’honneur. Le 31 août 1867, il soutient une thèse de Pharmacie devant la Faculté de Strasbourg « Etude sur le Phoshore », publie un « Programme de cours de Pharmacie » ; il est depuis le 24 janvier 1868, professeur de Pharmacie et Toxicologie à l’École de Médecine de Dijon. Le 1er janvier 1869, il devient professeur de 2ème classe à la Faculté des sciences de Dijon. et le 15 avril il enseigne la viticulture à l’École normale de Dijon. Il continue de publier des ouvrages sur le phylloxéra par exemple et réédite les anciens. Le 28 mai 1878 son épouse décède à Dijon. En 1881, il demande un congé et c’est Forquignon qui va le remplacer temporairement. Il est élu correspondant national de l’Académie de médecine pour la division de physique et chimie médicale.  Le 8 août 1883, il donne le discours de distribution des Prix au Collège de Châtillon–sur-Seine qui sera imprimé.

                Le 1er novembre 1883, à 60 ans, il fait valoir ses droits à la retraite et il se retire à Lantenay. Il semble que son caractère soit devenu de plus en plus difficile. Margottet qui vient lui aussi de Montpellier, lui succède à la Faculté des sciences.  Claude Ladrey meurt à Dijon le 9 novembre 1885 à son domicile dijonnais du 4 de la rue Hernoux. Une rue sur le Campus proche de l’Institut Jules Guyot rappelle son souvenir d’enseignant de l ‘œnologie à Dijon. 

    Sa fille décédera en 1934, elle avait épousé Alfred Jules Frapillon, qui lors de son décès à Lantenay le 2 juin 1918 était Colonel du génie en retraite. 

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    Revenons maintenant assez rapidement à celui qui certainement a suscité votre présence aujourd'hui

    CAILLETET Louis (1832-1913)

     Autour du dioxyde de carbone

     Louis Cailletet est né le 21 septembre 1832 à Chatillon-sur-Seine. Son père était maître de forges à Chenecières et à Villotte –sur-Ource.  Il fait ses premières études au collège de Châtillon-sur-Seine et les termine à Paris au Lycée Henri IV puis il devient auditeur libre à l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de 1854 à 1855. Il  effectue des stages dans le Laboratoire de Sainte-Claire Deville à l’Ecole Normale Supérieure avec lequel il restera très lié. Rappelé par son père, Louis rentre en Bourgogne et il est dès lors associé à ses affaires mais la recherche va  toujours l’intéresser beaucoup plus que l’industrie proprement dite. Dès 1856, il publie dans le « Bulletin de l’Industrie minérale » une étude où il décrit un appareil ingénieux qui permet d’utiliser toutes les sources de chaleur contenues dans le bois. Le Moniteur des Intérêts Matériels indique le 15 juin 1856 dans un article sur le « Puddlage du fer au gaz » que l’usine de Villotte, où l’appareil est installé, produit des fers fabriqués par ce procédé d’excellente qualité et à prix plus économique. En 1857, il donne au CRAS de l’Académie des sciences, un premier article sur le procédé industriel permettant d’obtenir des fers sans champ magnétique coercitif  car la télégraphie électrique nécessite d’avoir des fers pouvant s’aimanter et se désaimanter facilement. Profitant des facilités que lui procurent les hauts fourneaux des forges paternelles, il étudie donc les propriétés physiques et chimiques du fer et la dissociation des gaz dans les foyers métallurgiques, notamment le passage de l’hydrogène à travers les lames de fer portées au rouge. Pour ce dernier point, lorsque les tôles de fer sortent des laminoirs, il apparaît des cloques et Louis Cailletet cherche à comprendre le phénomène, il pense qu’un gaz traverse le métal à hautes températures. En analysant les gaz, Cailletet découvre qu’il s’agit d’hydrogène  présent dans la flamme des fours. Ces travaux sont présentés dans deux notes à l’Académie des sciences en 1864 en partant de l’hypothèse qu’un tube de fer chauffé dans un fourneau et rempli d’hydrogène laisse écouler ce gaz de telle sorte qu’il se produit un vide presque absolu dans l’appareil métallique ; d’autre part en perçant les soufflures il avait vu un gaz s’échapper, il proposait donc d’empêcher la formation des vides dans la partie  ébauchée.  Il va ensuite s’intéresser à une chimie nouvelle, celle des hautes pressions suivant l’appellation de son ami Sainte Claire Deville.  En 1860 à Chenecières, il analyse les gaz renfermés dans les caisses de cémentation et les gaz contenus dans la fonte et l’acier à l’état de fusion. Il étudie aussi  la dissociation des gaz dans les fours métallurgiques.

     Les plantes

     Toutefois il se montre aussi un grand amateur de jardins et sa collection d’orchidées est célèbre ;  elles poussaient dans sa serre 13 rue Saint-Jean à Châtillon-sur-Seine. Il veut alors savoir comment les plantes décomposent le jour le dioxyde  de carbone en dégageant de l’oxygène, la nuit c’est le phénomène inverse qui se produit. Une étude relativement récente à été consacrée sur ces sujets par Duranton et Leclerc dans la "Vie des sciences1993". Sa première publication parue en 1867 dans les CRAS étudie l’influence des rayons colorés sur la décomposition de l’acide carbonique par les plantes, ; il décrit le dispositif expérimental qui ne peut utiliser un prisme pour décomposer la lumière car il n’y aurait pas assez d’énergie lumineuse aussi il utilise des verres colorés placés devant les rayons du soleil et il indique le dispositif utilisé pour se procurer du gaz acide carbonique pur. En 1871, il s'intéresse  à l’absorption de l'eau liquide par les feuilles, puis à l'origine du carbone fixé par les végétaux à chlorophylle et en 1875 aux substances minérales assimilées par les champignons et certainement qu'il s'entretint avec Forquignon sur ce sujet. En 1880, il envoie un pli cachet à l'Académie montrant en particulier la mort des plantes cultivées sur un sol purement minéral ; aujourd'hui on sait que les microorganismes ne peuvent se développer sur un tel sol.

     Compressibilité des gaz

     Cailletet va s’intéresser à la compressibilité des gaz sous de fortes pressions. En 1870 il avait réussi à comprimer les gaz à la pression de 850 atmosphères, les  établissements Ducretet seront chargés de rendre définitive la machine proposée par Cailletet. Ce dernier s’intéresse aux recherches sur l’acide carbonique liquide en 1872.  En effet, on pouvait l’obtenir liquide aisément et il se prêtait, à la température ordinaire assez facilement à beaucoup d’expériences. Guyton de Morveau a été l’un des premiers à le liquéfier pour cela il le refroidissait en utilisant un mélange de glace et de sel marin ou de glace et de chlorure de calcium et Monge opérait de même pour le gaz sulfureux ensuite on liquéfia les gaz par compression.   La machine de Cailletet reposait sur le principe suivant : Le tube T en verre épais contient du dioxyde de carbone (CO2). Il est entouré d'un manchon dans lequel on place de l'eau à la température que l'on veut imposer au dioxyde de carbone. Au moyen d'une pompe L, on injecte de l'eau au dessus du mercure qui est refoulé dans le tube T et comprime le dioxyde de carbone. On peut atteindre des pressions de plusieurs centaines d'atmosphères. Un piston plongeur V' permet de mieux ajuster la pression mesurée par le manomètre K. Un robinet V permet la décompression contrôlée. On peut partir d'un état diphasique avec un peu de CO2 liquide (phase la plus dense) et par élévation de température faire disparaître le liquide (vaporisation). Par variation de p et de T on peut faire évoluer cette phase restante appelée «gaz» en la maintenant homogène et l'amener dans un état tel qu'une détente fasse apparaître une bulle dans la partie supérieure du tube. S'il est toujours convenu d'appeler liquide la plus dense des deux phases en équilibre on doit admettre que le gaz de départ est devenu liquide sans qu'on s'en aperçoive (pas de passage par un état diphasique). C'est ce qu'on appelle «passage continu de l'état gazeux à l'état liquide par contournement du point critique». Selon son état (p,T) le fluide peut donc donner lieu soit à une liquéfaction soit à une vaporisation.

     Cailletet montra par exemple que le dioxyde de carbone (anhydride carbonique) ne conduisait pas l’électricité, et que l’on pouvait faire éclater au milieu acide carbonique les étincelles d’une forte bobine d’induction. Il montra qu’il ne dissolvait pas le sel marin, le sulfate de soude, le chlorure de calcium ; au  contact avec le carbonate de potassium il y a formation de bicarbonate insoluble dans le liquide non absorbé. La craie desséchée n’est pas attaquée, le soufre, le phosphore sont insolubles mais l’iode peut s’y dissoudre en petite quantité. L’huile de pétrole dissout 5 à 6 volumes d’acide liquide, l’éther sulfurique dissout l’acide carbonique dans de grandes proportions, les huiles grasses se dissolvent en petite quantité, la stéarine et la paraffine sont insolubles.

    A partir de 1877, il réussissait à liquéfier l’acétylène, en ayant observé qu’au cours d’une expérience de compression de l’acétylène dans son appareil, le robinet de décharge manoeuvré accidentellement donna une atmosphère trouble. Cailletet en déduisit immédiatement que le phénomène de détente brusque à partir d’une pression de 300 atmosphères permettait un abaissement de température de 220°C et  donc de liquéfier des gaz. Le 21 novembre 1877 il liquéfiait le dioxyde d’azote en le comprimant à 104 atmosphères, la température étant de -11°C et le 2 décembre1877, il adressait une  lettre à Sainte-Claire-Deville pour lui faire part de l’opération presque réussie de la liquéfaction de l’oxyde de carbone et  de l’oxygène dans son laboratoire de Chatillon-sur-Seine. Les expériences furent répétées au laboratoire de Chimie de l’École Normale Supérieure le 16 décembre1877. Le 22 décembre, Pictet réussit à liquéfier l’oxygène sous 320 atmosphères. Tout s’était passé en une quinzaine de jours.

    Cailletet était devenu depuis le 17 décembtre1877 membre correspondant de l’Académie des sciences et il n’avait pas voulu publier officiellement ses résultats avant l’élection mais il en avait informé Sainte-Claire-Deville qui avait déposé un pli cacheté ouvert lors de la séance du 24 décembre. La rivalité entre Cailletet et Pictet fut de courte durée et tous les deux reçurent la médaille Davy  de la Royal Society à Londres. Pictet malade ne put aller la recevoir et seul Cailletet y alla le 30 novembre 1878. Tout va très vite et le 31 décembre 1877 Cailletet renvoie une note annonçant la liquéfaction de l’azote, de l’hydrogène et de l’air dans les locaux de l’Ecole Normale.

     Le vol des oiseaux

     En 1882, Marey rappelle que Cailletet  a fait des photographies très intéressantes sur le vol des oiseaux " Dans la collection de M.Muybridge, il y avait aussi quelques photographies d'oiseaux en vol... c'étaient des images analogues à celles que M. Cailletet avait obtenues quelques années auparavant et montrant les ailes de l'oiseau tantôt dans une position unique, tantôt en élévation, tantôt en abaissement ou quelques phases intermédiaires" Ces photos non retrouvées donnèrent à Marey l'idée de réaliser son fusil photographique.

     Le cryogène

     Le 6 jun1891,  la revue « la Nature » publie un article relatif au Cryogène de Cailletet. Il s’agit d’un appareil permettant d’obtenir rapidement du froid à partir de la détente du dioxyde de carbone liquéfié. Construit par Ducretet, il se composait de deux vases concentriques en cuivre nickelé laissant entre eux un espace annulaire de quelques centimètres. Un serpentin en cuivre de 4 mètres de long et 15 millimètres de diamètre est placé dans le vase intérieur. Il porte à son entrée un robinet et à sa sortie il aboutit dans l’espace annulaire entre les deux vases. On remplit le vase intérieur d’alcool (3 litres) qui servira de bain réfrigérant ; puis on met le serpentin à l’intérieur, ce dernier est alors relié à la bouteille qui contient le CO2 liquide. La  vaporisation et la détente de l’acide carbonique qui repasse à l’état gazeux entraine le refroidissement dans l’espace annulaire. Tout l’appareil est placé dans une boîte capitonnée avec un couvercle isolant. On obtient facilement une température de -70°C. L’auteur de l’article signale en conclusion « Cet appareil peut être considéré comme réalisant, pour le froid, ce que le fourneau à gaz de laboratoire est pour la chaleur » ; Quand on sait que ce dernier fut perfectionné par Leclerc et Forquignon, ce dernier  très apprécié de Cailletet… on peut dire que la boucle bourguignonne est  refermée. 

     En 1891; il installe le grand manomètre à mercure de 300 mètres sur la Tour Eiffel.

     En 1895, il devient pour un an, Président de la Société Française de Physique

     En 1892, il installe un laboratoire à la seconde plate-forme de la tour Eiffel à 120 mètres au-dessus du sol où il fait des expériences sur la résistance de l'air et la chute des corps et ll adresse aussi une note à la Société de Physique sur un procédé de soudure du verre et de la porcelaine sur les métaux.

    Les ballons

    En 1897, il recueille  de l'air à grande altitude lors de l'ascension de l'aérophile pour l'analyser ensuite.

    Il propose et réalise des méthodes photographiques pour l'étude de la haute atmosphère. En 1898, il met en œuvre un appareil destiné à mesurer les hauteurs atteintes par les aérostats, par un contrôle des altitudes au moyen d'un baromètre et d'un appareil photographique fixé sous le ballon ; lorsqu'on connaît : la distance focale de l'objectif, la distance de deux points situés au sol, la distance de deux points sur l'épreuve, on peut déterminer par le calcul, la hauteur du ballon et l'épreuve donne également l'image du baromètre et par conséquent la pression. Il obtient les premières photographies aériennes après plusieurs essais.

    En 1900, il équipe ses appareils photographiques d'obturateurs fonctionnant simultanément sous l'influence d'un courant électrique depuis le pied du ballon.

    En 1901, préoccupé des conditions de vie aux hautes altitudes, il invente un masque à gaz permettant d'y vivre grâce à l'inhalation d'oxygène transporté sous forme d'oxygène liquide.

    Louis Cailletet devient président en 1903 de l'Aéroclub de France.

     Retour sur les plantes

     En 1911, il reprend  des expériences dans les serres du Museum et dans une dernière publication au CRAS, il montra que « Les plantes à chlorophylle sur lesquelles il a opéré (Fougères du genre Adiantum) semblent jouir de la propriété d’emprunter leur carbone soit à l’acide carbonique de l’air soit aux engrais organiques contenus dans le sol, soit à ces deux sources à la fois ».

     Il est Président d’Honneur de la Fédération Aéronautique Internationale jusqu’à son décès le 5 janvier 1913 à Paris. Petit coup de Chapeau aux aviateurs châtillonnais en particulier à Georges Mailfert, Léon Bathiat, Pierre Clavenad, Jean Lagorgette, mais le dernier Cahier du Châtillonnais s'est intéressé à eux et vous avez eu très récemment une conférence de Jean Ponsignon aussi sur ce sujet

    Ses obsèques eurent lieu à Paris et il sera enterré dans sa ville natale au cimetière Saint Vorles.  le 10 janvier ; auprès de son épouse décédée depuis le 6 octobre 1891.

    Un monument est élevé à l'entrée de la Chaînerie de Chénecières et un groupe scolaire porte son nom.

    Homme très ouvert, il  avait fait partie du Conseil municipal de Châtillon, il fut cofondateur puis Président d’honneur de l’association des anciens élèves du collège de Châtillon, membre de la commission administrative de l’Hôpital et de la commission de la bibliothèque, vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie de Dijon, Président honoraire de la Société Archéologique et Historique de Châtillon, délégué cantonal, administrateur de la Caisse d’Epargne de Châtillon…

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

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    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

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    CONCLUSION

     Et maintenant il nous faut conclure et pour cela utilisant l'article de Pays de Bourgogne écrit par mon ami et collègue universitaire Etienne Laviron je vous parlerai de son grand père Célestin Courtois. qui fera une assez bonne synthèse de ce tour d'horizon autour des scientifiques au Pays Châtillonnais qui m'a permis peut être de ressortir de l'oubli quelques uns d'entre eux !

     Célestin COURTOIS (1850-1944)

    Edme Amand Célestin COURTOIS est né à Châtillon-sur-Seine, Grande Rue de Chaumont, le 21 juillet 1850. Ses ancêtres se sont établis à Dijon au début du XVIIème siècle (deux d’entre eux ont été échevins au XVIIIème), mais sont devenus Châtillonnais depuis l’installation de son grand-père dans la ville au début du XIXème.

    Il fait ses études primaires à Châtillon, puis entre en sixième en 1861 à Notre-Dame du Mont-Roland. A Châtillon, il allait souvent voir son grand-père Amand LEMONNIER dans son atelier, où celui-ci fabriquait en particulier le « pressoir châtillonnais » qu’il avait inventé et qui connaissait un grand succès national. Il s’intéressait beaucoup aux activités qui s’y déployaient, ce qui est probablement à l’origine de sa vocation de scientifique : il décida de se présenter à Polytechnique. Entré en 1867 à l’école Sainte-Geneviève à Paris, tenue par les jésuites, il obtint le baccalauréat ès Sciences le 31 juillet 1868, mais après deux années de préparation, il ne réussit pas à entrer à Polytechnique, sans doute pour cause de maladie.

    Guéri, il entra à Grignon en octobre 1872. Il obtint son diplôme premier de sa promotion en 1875. Il épousa à Châtillon Marie CAMUS le 10 janvier 1876 et s’installa dans une maison appartenant à son beau-père, rue de Chaumont.

    Nommé le 24 avril 1877 professeur départemental d’agriculture (il donne des conférences dans divers lieux du département) et on peut l'imaginer parler d'Eusèbe et Arthur Gris ; il est aussi professeur d’agriculture à l’Ecole Normale de Dijon, et il y connût certainement Claude Ladrey qui y enseignait alors la viticulture  ; il n'y reste que 9 mois et achète une fonderie à Châtillon, qui produit : pressoirs à levier (système dit américain), machines à cintrer, treuils, presses hydrauliques, fontes et bronzes de toutes natures, et qui propose installation d’usines et  réparations de toutes marques. En 1887, Célestin COURTOIS, accompagné de sa famille, il a 6 enfants, quitte Châtillon pour Troyes, mais conserve sa forge, il est engagé comme ingénieur dans l’entreprise de bonneterie RAGUET, avec le rang de sous-directeur, et est chargé du choix et de l’entretien des machines. La marche pratique de la forge est confiée à un régisseur, et Célestin COURTOIS revient pour suivre le fonctionnement de l’entreprise.

    En 1900, il quitte Troyes et s’installe à Dijon mais  il se rend souvent à Châtillon pour s’occuper de la forge. Très actif et imaginatif, il se passionne pour l’automobile, et construit des tricycles à moteur. En 1907 il vend la forge à Lucien BRUN. L’entreprise reste active jusqu’en décembre 2011.

    Les familles CAILLETET  et COURTOIS habitaient à Châtillon des maisons voisines et elles se voyaient souvent. La seconde machine que construisit Cailletet fut en partie réalisée dans la fonderie de Célestin COURTOIS. Célestin COURTOIS fut d’ailleurs un des premiers à fabriquer des machines à liquéfier les gaz dès 1884

    Après la première guerre, il s’intéresse à nombre de sujets concernant souvent Châtillon et sa région. Après avoir été membre associé de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de DIJON, il fut reçu membre résidant le 27 mai 1933. Il faisait partie de la Commission des Antiquités de la Côte d’Or, et de la Société archéologique et scientifique du Châtillonais. Il fit paraître une vingtaine d’articles, principalement dans les Mémoires de l’Académie de DIJON, dans le «  Journal du Châtillonnais et de l’Auxois », et dans les « Cahiers du Châtillonnais ».

    Citons quelques-uns unes de ses publications concernant ses principaux centres d’intérêt  et que nous avons retrouvé cet aprè-midi :

    « Marmont viticulteur », « Marmont et l’économie rurale dans la région de Châtillon. L’élevage du mouton », « Histoire de la production du fer dans le Châtillonnais », « La prétendue trahison de Marmont », « Les initiatives intellectuelles et sociales du Maréchal Marmont ».

    L’agriculture et l’archéologie : « Anciens instruments aratoires », « La serrure laconienne » (étude de serrures gallo-romaines, trouvées lors de fouilles à Vertillium), « Deux particularités géologiques des environs de Châtillon-sur-Seine ». As-t-il connu le dieu à l'anguipède , c'est sans doute peu probable !

    L’église Saint-Vorles à Châtillon : manuscrit à la bibliothèque de Dijon, et communication au Congrès des Sociétés Savantes en mai 1935.

    En 1879, il avait pris un brevet sur « un engrenage droit à ligne d’engrènement mobile ». Il dépose en 1881 et 1883 des brevets pour des mécanismes de pressoirs et là je pense qu'il a certainement entendu parler d'Edme Voizot, le Principal du Collège !

    Sa vaste culture, due en particulier à sa formation théorique en sciences, acquise lors de ses années de préparation aux concours, sa formation pratique et théorique dans le domaine agricole et en ingénierie et sa grande curiosité lui ont permis d’apporter une contribution significative dans divers domaines et le placent parmi les grands érudits de la région châtillonnaise, sorte de synthèse des savants du Châtillonnais ...

    Il est mort le 3 mars 1944 à Châtillon-sur-Seine dans sa quatre-vingt-quatorzième année.

    Je n'ai pas parlé des médecins que j'aurai pu illustrer avec le pédiatre Victor Hutinel (1849-1933) ou des  vétérinaires comme Louis Desliens (1879-1975), ni non plus de tous les archéologues passionnés comme Maurice Moisson et René Joffroy (1915-1986) , inventeurs du vase de Vix, d'autres sont beaucoup plus qualifiés que moi pour le faire mais je me suis vraiment fait plaisir en vous faisant redécouvrir ces oubliés comme Claude Ladrey ou Edme Voizot !

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    Références des textes et illustrations de cette conférence, utilisés par monsieur Michel Pauty

    Pierre Perrault : 1 bibliophilie.blogspot.com ; 2 exemplaire BM Dijon. Cliché M.Pauty.

    Rolle : 1 Collection particulière (m.p.) ; 2 Collection particulière (m.p.) ; 3 Lazare Carnot : Lazare_carnot.jpg ; 4 Gaspard Monge :apprendre-math.info ; 5 Théophile Berlier :  celebrations-de-bourgogne.org ;  6 Nicolas Frochot: celebrations-de-bourgogne.org ; 7 Mercure de France : collection particulière ; 8 Joseph Fourier : www-history.mcs.st-and.ac.uk ; 9 Hôtel de ville : france.jeditoo.com ; 10 Recherches sur le culte de Bacchus : books.google.fr ; 11 Religions de la Grèce : collection particulière.

    Marmont : 1 Marmont : Musée du Châtillonnais ; peinture de Appiani ;  Don Jalabert 1954 (repro m.p.) ; 2 Bataille d'Aboukir , d'après Lejeune  aquarelle ,( repro m.p.) d'après le catalogue : Le Mirage Egyptien; exposition Auxerre : Abbaye Saint-Germain.1998 ; 3 Marmont devant Raguse,  Collection particulière ; 4 31 mars 1814 : Russparis.jpg ; 5 Fourneau de Sainte-Colombe1820 ; rechercheisidore.fr ; inventaire du fonds du patrimoine sidérurgique du Châtillonnais ; 6 Forge à l'anglaise: collection particulière : m.p ; 7 Sainte Colombe : Ch Thevenin.  lithographie 19e. Musée du Pays Chatillonnais (Christaldesaintmarc.com) ; 8 Louis XVIII : napoleon-empire.net ; 9 Charles X : france-histoire-esperance.com ; 10 30 juillet 1830 : histoire-fr.com (Musée Carnavallet Paris) ; 11 Sainte Colombe (collection particulière m.p.) ; 12 Tombe Marmont : histoire-empire.org .

    Miel : Les photos sont extraites de l'excellent article de Marguerite Zimmer : Edme-Marie Miel : vie et oeuvre,  Bull. Acad. Natle Chir. Dent, 2005 , t. 48  p. 125-144.

    Gris : 1 Chlorose : Vignevin-sudouest.com ; 2 Thèse Arthur Gris : Faculté des sciences de Paris ; 3 Fragments Flore de la Nouvelle Calédonie : collection particulière m.p.

     Victorine de Chastenay : 1 Calendrier de Flore : Livre numérique Google ; 2 Madame de Chastenay : christaldesaintmarc.com.

    Voizot : 1 Collège de Châtillon -sur-Seine Carte postale (c.p.) ; 2 Progrès de la Géométrie de Chasles : Gallica ; 3 Réflexions sur le Choléra asiatique : Gallica ; 4 Désiré Nisard : http://www.academie-francaise.fr/images/immortels/portraits ; 5 Mécanique céleste : collection particulière m.p.

    Ladrey : 1 Revue viticole  Collection particulière ; 2 L'Art de faire le vin :  collection particulière m.p. ;  3 Etude sur le Phosphore : Gallica.

    Cailletet : Les images correspondant à Cailletet proviennent en majorité de l'ouvrage de Roger Seytre :" Un savant bourguignon : Louis Cailletet".  Association  des Amis du Châtillonnais et nous avons apporté quelques compléments à partir de la Revue La Nature. La photographie relative au Vol d'un  Oiseau de Marey  provient du catalogue de l'exposition :" La passion du mouvement au XIXe  siècle . Hommage à Etienne -Jules_Marey"  Chapelle de l'Oratoire de Beaune1991 p.128. (Musée Marey INV. 55. 1. 52) repro :m.p.

    Conclusion : 1 Photographie Edme Courtois  donnée par Etienne Laviron, son petit-fils ; 2 Victor Hutinel : http://ihm.nlm.nih.gov/images/B15482 ; 3 Louis Desliens : In Situ Revue des patrimoines, 2012  T 18   Article de Jean-Louis Coudrot :  Fig 1 ;  4 Moisson et Joffroy : Diaporama : deux siècles d'archéologie bourguignonne. connaissancedesarts.com.

    François Gaillard, adjoint au Maire de Châtillon sur Seine, remercia  Michel Pauty pour cette si belle et instructive conférence, mais aussi les Amis du Châtillonnais qui ont organisé la commémoration du centième anniversaire de la disparition de Louis Cailletet.

    Sans les Amis du Châtillonnais cette conférence n'aurait pas eu lieu, et cela aurait vraiment été dommage tant elle est intéressante !

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    Les Amis du Châtillonnais n'ont pas organisé seuls cette commémoration ! Madame Genuyt, descendante de l'illustre famille  Cailletet, a voulu rendre hommage aux membres actuels de cette famille qui ont préparé une superbe exposition salle des Bénédictines : on peut y voir des panneaux sur la vie et l'œuvre du savant, mais aussi des machines et matériels qui ont subsisté dans son laboratoire de la rue saint-Jean.

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty

    Monsieur François Darbois, l'un des organisateurs de l'exposition, est ici près de Michel Pauty:

    "Le Châtillonnais, terre de scientifiques connus ou inconnus", une conférence de Michel Pauty


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  •  Pour la huitième année la fête des Conscrits des communes de Magny-Lambert, Origny, Saint Marc sur Seine et Semond, s'est déroulée dans la joie et la bonne humeur.

    Cette année c'était au tour de Magny-Lambert d'accueillir les Conscrits.

    Voici le Grand Maître des Conscrits de la classe 3 :

    La fête des conscrits 2013 a eu lieu à Magny-Lambert

    Les Conscrits des quatre villages, ont pris, depuis trois ans, la bien belle habitude de restaurer un petit patrimoine rural. Deux croix ont été restaurées:

    En 2011, à Saint Marc sur Seine, ce fut la croix des quatre tilleuls, en 2012, à Semond,  la croix à la dévolution de Jean-Baptiste Bouchard et Rayne Veuillot.

    Cette année, c'est une cabote de carrier qui a été remise en état (voir l'article suivant).

    La fête des conscrits 2013 a eu lieu à Magny-Lambert

    Après avoir reçu leur chapeau, leur cocarde, et avoir assisté à la messe dans la jolie église de Magny-Lambert, concélébrée par le père Naudet et le père Dirand, les conscrits 2013 ont posé pour la photo de groupe, puis ensuite pour des photos années après années.

    La fête des conscrits 2013 a eu lieu à Magny-Lambert

    1933 :

    La fête des conscrits 2013 a eu lieu à Magny-Lambert

    1943 :

    La fête des conscrits 2013 a eu lieu à Magny-Lambert

    1953 :

    La fête des conscrits 2013 a eu lieu à Magny-Lambert

    1973 :

    La fête des conscrits 2013 a eu lieu à Magny-Lambert

    1983 :

    La fête des conscrits 2013 a eu lieu à Magny-Lambert

    2003 :

    La fête des conscrits 2013 a eu lieu à Magny-Lambert

    Un tour du village par les conscrits de la classe 3, sous un soleil chaleureux :

    La fête des conscrits 2013 a eu lieu à Magny-Lambert

    La fête des conscrits 2013 a eu lieu à Magny-Lambert

    Un apéritif et un joyeux repas sous chapiteau ont suivi.

    Quelle joie de revoir mes amis, et mes anciens élèves issus des quatre villages qui ont fréquenté l'école de Saint Marc !

    (Plus de photos prochainement sur le site des Conscrits)


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  •  Après avoir refait la Croix des 4 tilleuls à Saint Marc sur Seine en 2011, la Croix à la dévolution de J Baptiste Bouchard et Rayne Veuillot à Semond en 2012, le nouveau projet s'est centré sur la restauration de la cabotte qui se trouve sur la route de Fontaine en Duesmois. Après avoir tout débroussaillé, toute l'équipe s'est mobilisée pour renforcer les murs de la cabotte, pour faire un escalier d'accès et surtout pour installer une grande table en pierre. Ce lieu aménagé sera idéal pour y faire un pique nique.

    La cabote de carriers restaurée par les conscrits 2013

    Cabotes de carriers

    Cabotes de carriers

    Cabotes de carriers

    Cabotes de carriers


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  •  "Stabat Mater de Pergolesi" le concert final de la Semaine de Saint Vorles fut une pure merveille !!

    Michel Lagrange, devant un public encore plus nombreux que les années précédentes, a présenté le concert final de la Semaine de Saint Vorles, consacré au "Stabat Mater" de Pergolesi. Ce concert a été le dix-huitième, présenté par l'Association Saint Vorles, sous la direction du "Concert de l'Hostel Dieu" de Lyon.

    Le Vice-Président de l'Association Saint Vorles a rappelé les buts de l'Association qui œuvre pour le bien-être des enfants. La Semaine de Saint Vorles a été aussi associée aux manifestations qui ont salué le centenaire de la disparition de Louis Cailletet, grand savant châtillonnais.

    "Stabat Mater de Pergolesi" le concert final de la Semaine de Saint Vorles fut une pure merveille !!

    Franck-Emmanuel Comte a découvert, dans les archives lyonnaises, un manuscrit très ancien du "Stabat Mater" de Giovanni Battista Pergolesi (1710-1736), une version réorchestrée pour trois solistes, sept instruments et un chœur mixte. Il a présenté cette version sous le titre :

    Polyphonies traditionnelles napolitaines et tarentelles, Miserere, Stabat Mater

    Il existe en Campanie une légende selon laquelle Pergolèse aurait composé ce Stabat Mater après avoir été témoin d’une scène dramatique. Sur une place publique de Naples, une foule est rassemblée pour assister à un triste spectacle : un jeune larron est pendu par l’occupant espagnol pour avoir volé quelques pommes. Sa mère se tient à ses pieds, submergée par la douleur.
    A partir de cette légende, Franck-Emmanuel Comte a imaginé une interprétation de l’œuvre de Pergolèse totalement nouvelle : associer au Stabat Mater des polyphonies traditionnelles, chantées lors de la Semaine Sainte. Cette alternance a mis en avant l’expression première du texte et les contrastes violents, tout en soulignant les liens entre l’héritage populaire du sud de l’Italie et le talent cosmopolite de Pergolèse.

    "Stabat Mater de Pergolesi" le concert final de la Semaine de Saint Vorles fut une pure merveille !!

    Les instruments : trois violons, un basson, un violoncelle, un théorbe et un orgue :

    "Stabat Mater de Pergolesi" le concert final de la Semaine de Saint Vorles fut une pure merveille !!

    Trois solistes, ici Heather Newhouse, soprano :

    "Stabat Mater de Pergolesi" le concert final de la Semaine de Saint Vorles fut une pure merveille !!

    Anthéa Pichanick, mezzo :

    "Stabat Mater de Pergolesi" le concert final de la Semaine de Saint Vorles fut une pure merveille !!

    "Stabat Mater de Pergolesi" le concert final de la Semaine de Saint Vorles fut une pure merveille !!

    Un soliste : Hugo Peraldo, ténor,  ici avec Anthéa Pichanick :

    "Stabat Mater de Pergolesi" le concert final de la Semaine de Saint Vorles fut une pure merveille !!

    et avec Heather Newhouse :

    "Stabat Mater de Pergolesi" le concert final de la Semaine de Saint Vorles fut une pure merveille !!

    Franck-Emmanuel Comte joue de l'orgue, mais il dirige aussi solistes et chœurs.

    "Stabat Mater de Pergolesi" le concert final de la Semaine de Saint Vorles fut une pure merveille !!

    "Stabat Mater de Pergolesi" le concert final de la Semaine de Saint Vorles fut une pure merveille !!

    "Stabat Mater de Pergolesi" le concert final de la Semaine de Saint Vorles fut une pure merveille !!

    "Stabat Mater de Pergolesi" le concert final de la Semaine de Saint Vorles fut une pure merveille !!

    Les tarentelles instrumentales, et d'autres chantées, étaient associées à la flûte à bec qui scandait le rythme hypnotique et endiablé de cette danse traditionnelle d'Italie du sud.

    Les tarentelles étaient jouées au cours de cérémonies qui pouvaient durer des journées entières, afin de guérir ceux qu'on croyait victimes de morsure d'une araignée, la tarentule.

    "Stabat Mater de Pergolesi" le concert final de la Semaine de Saint Vorles fut une pure merveille !!

    La tarentelle la plus acclamée fut "La Cicerenella"", chantée merveilleusement par Heather et Hugo.

    "Stabat Mater de Pergolesi" le concert final de la Semaine de Saint Vorles fut une pure merveille !!

    Ce "Stabat Mater" , ponctué de tarentelles (association toute personnelle, nous dit Franck-Emmanuel Comte) fut un moment de pur plaisir musical. Les auditeurs ne s'y sont pas trompés puisqu'ils ont applaudi longuement, debout, tous les musiciens et chanteurs du Concert de l'Hostel Dieu. Plusieurs morceaux furent bissés, dont la tarentelle "A cantina" qui nous a donné à tous une furieuse envie de danser, bien que n'ayant pas été piqués par une tarentule !

    "Stabat Mater de Pergolesi" le concert final de la Semaine de Saint Vorles fut une pure merveille !!

    Un petit, tout petit extrait du concert, à la fin, un extrait de "la cicerenella""...

     

     

     


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  • Un intéressant panorama de la bourgeoisie châtillonnaise du XIXème siècle, à travers l'étude des tombes du cimetière de l'église Saint Vorles

     Après sa superbe étude sur l'église Saint Vorles, à lire ici:

    http://www.christaldesaintmarc.com/une-etude-tres-interessante-sur-l-eglise-saint-vorles-proposee-par-dav-a96992305

    David Loiselet s'est intéressé à la bourgeoisie Châtillonnaise, à travers les tombes du cimetière qui jouxte l'église Saint Vorles.

    Déambuler dans un cimetière peut sembler être une activité bien lugubre. Pourtant, certains cimetières sont, de part l’identité des défunts qui y reposent et leur organisation, de véritables témoins de l’histoire, et c’est justement le cas de celui de l’église Saint-Vorles. Il serait alors dommage de ne pas s’y promener, car outre les vues que ce dernier offre sur la cité châtillonnaise et sur le chevet de l’église, il est le lieu où gisent de nombreuses personnalités qui firent la gloire de la ville, et dont le prestige a été éternellement gravé sur leurs pierres tombales. Il méritait donc que ces sépultures soient étudiées.

    David Loiselet

    Cliquer sur ce lien :

    « PANORAMA DE LA BOURGEOISIE CHATILLONNAISE DE LA SECONDE MOITIE DU XIXe SIECLE A TRAVERS L’ETUDE DES TOMBES DU CIMETIERE DE L’EGLISE SAINT-VORLES.pdf »


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  • Un beau concert demain à Faverolles les Lucey...

    Pour la troisième année, les musiciens et chanteurs du Concert de l'Hostel Dieu de Lyon, ont donné un concert dans la si jolie église de Faverolles les Lucey. Un concert, nous a dit Michel Lagrange en prologue, dédié à la femme...

    Un beau concert de la Semaine de Saint Vorles, à Faverolles les Lucey...

    Laurent Schembri, le Maire de Faverolles les Lucey, s'est dit très heureux de voir son église remplie de tant d'auditeurs fidèles qui aiment la musique de qualité.

    Un beau concert de la Semaine de Saint Vorles, à Faverolles les Lucey...

    Franck-Emmanuel Comte, le chef d'orchestre du Concert de l'Hostel-Dieu, a présenté le concert composé pour la majeure partie, d'œuvres du compositeur Allessandro Stradella qui a beaucoup aimé les femmes, et qui d'ailleurs est mort assassiné en raison de sa passion !

    Entre chaque morceau interprété par Heather Newhouse accompagnée par  les musiciens François Costa (violon), Etienne Galletier (théorbe et guitare), Annabelle Louis (violoncelle) et Franck-Emmanuel Comte(clavecin), ce dernier nous conta la vie rocambolesque d'Alessandro Stradella, celui qui aimait trop les femmes....

    Un beau concert de la Semaine de Saint Vorles, à Faverolles les Lucey...

    Un beau concert de la Semaine de Saint Vorles, à Faverolles les Lucey...

    La soliste était la superbe soprano Heather Newhouse, à la voix d'or...

    Un beau concert de la Semaine de Saint Vorles, à Faverolles les Lucey...

    Un beau concert de la Semaine de Saint Vorles, à Faverolles les Lucey...

    Franck-Emmanuel Comte, clavecin et direction :

    Un beau concert de la Semaine de Saint Vorles, à Faverolles les Lucey...

    Annabelle Louis au violoncelle, Etienne Galletier au théorbe :

    Un beau concert de la Semaine de Saint Vorles, à Faverolles les Lucey...

    Etienne Galletier à la guitare :

    Un beau concert de la Semaine de Saint Vorles, à Faverolles les Lucey...

    François Costa au violon :

    Un beau concert de la Semaine de Saint Vorles, à Faverolles les Lucey...

    Les musiciens ont joué, seuls, une tarentelle échevelée...

    On prétendait, en effet, en Italie, que la tarentelle, dansée de plus en plus rapidement par des personnes mordues par une tarentule était sensée les guérir ...

    Un beau concert de la Semaine de Saint Vorles, à Faverolles les Lucey...

    Beaucoup d'applaudissements et de rappels ont salué la beauté de ce magnifique concert.

    Un beau concert de la Semaine de Saint Vorles, à Faverolles les Lucey...

    Durant le concert, un couple d'hirondelles, qui niche en haut du retable de l'église de Faverolles les Lucey, a volé au dessus des spectateurs pour leur plus grande joie !

    Un beau concert de la Semaine de Saint Vorles, à Faverolles les Lucey...

    Un beau concert de la Semaine de Saint Vorles, à Faverolles les Lucey...

    Laurent Schembri a ensuite convié musiciens et spectateurs à un pot amical, durant lequel il a remercié les organisateurs de la Semaine de Saint Vorles, Louise Bauer sa présidente et Michel Lagrange son vice-président, d'avoir choisi Faverolles les Lucey pour la troisième année.

    Un beau concert de la Semaine de Saint Vorles, à Faverolles les Lucey...

    Un beau concert de la Semaine de Saint Vorles, à Faverolles les Lucey...

    La famille de Louis Cailletet était bien sûr présente...

    Un beau concert de la Semaine de Saint Vorles, à Faverolles les Lucey...


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  • Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Joseph Abel, directeur de la LPO de Côte d'Or, a présenté le mercredi 22 août, une conférence sur les rapaces de Côte d'Or (dont je parlerai prochainement) mais auparavant il nous a donné des nouvelles du camp de baguage qu'il a organisé au bord du lac de Marcenay durant le mois d'août 2012.

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Ce camp de baguage est destiné à suivre les passereaux migrateurs qui passent dans notre région. Le lac de Marcenay est un des rares points d'eau de haute Côte d'Or, et de ce fait de très nombreuses espèces de  passereaux passent la nuit dans la roselière épaisse, loin de toute présence humaine.

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Des filets sont tendus dans la roselière, et tous les matins, des équipes vont recueillir les oiseaux qui s'y sont pris.

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Les espèces les plus courantes sont les rousserolles, phragmites, hirondelles, gorges bleues etc..

    Vous verrez dans le site de la LPO que j'indiquerai en fin d'article, toutes les sortes d'oiseaux qui sont capturés dans la roselière..

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Le lendemain de la conférence, je me suis rendue, de très bon matin, au camp de baguage du lac de Marcenay qui se trouve à côté du mirador d'observation.

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    J'y ai retrouvé Joseph Abel, déjà en plein travail, aidé par ses "apprentis-bagueurs", qui capturent les oiseaux, prennent des notes...

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Joseph m'a expliqué le fonctionnement du camp, il m'a montré comment il bague les oiseaux...mais avant de vous le montrer au travail, quelques images de la roselière prise depuis le haut du mirador

    On voit bien les piquets qui soutiennent les filets.

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Les jeunes apprentis bagueurs se déplacent en canoë dans la roselière...

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Ils ont revêtu une demi-combinaison en caoutchouc pour se déplacer dans l'eau , souvent haute et boueuse..

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Chaque "collecteur" a emporté avec lui des poches de tissu bien sèches où il mettra les passereaux, un par poche.

    Les poches du petit matin étaient déjà là, toutes frémissantes du battements des ailes des petits prisonniers, lorsque je suis arrivée...

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Voici les différentes bagues utilisées pour marquer les oiseaux, de la plus fine à la plus épaisse des pattes.

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Une rousserolle effarvatte :

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Une bergeronnette printanière :

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Un phragmite des joncs :

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Une hirondelle , celle là je l'ai crue morte, elle ne bougeait pas du tout , quelle sagesse !!

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Le baguage se fait avec une pince spéciale :

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    "Qui t'a donné le droit, monsieur, de toucher à ma patte ?" vocifère cette rousserolle effarvatte furieuse !!

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Joseph Abel mesure les oiseaux :

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Il souffle délicatement sur les plumes du ventre des oiseaux, il se rend alors compte si l'oiseau a bien fait le "plein" de graisse, pour pouvoir supporter la fatigue immense de la migration. Hélas, ce n'est pas toujours le cas ...

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Puis il pèse les oiseaux, en les mettant la tête en bas dans une balance !

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Chaque nom d'oiseau, ses mesures, son  poids, sa taille, son épaisseur de tissu graisseux, sa  bague.. sont notés scrupuleusement dans un cahier.

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Joseph enseigne, avec beaucoup de gentillesse, aux jeunes apprentis tout l'art de l'ornithologie...

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Une nouvelle équipe de démailleurs, munis de poches, va de nouveau se mettre en chasse, tandis que Joseph, après la pesée, délivre un passereau qui s'envole avec un frou-frou joyeux..

    C'était l'hirondelle si sage, elle était bien vivante, quelle joie pour moi de la voir s'envoler !!

    Le camp de baguage du lac de Marcenay...

    Voici la page du site de la LPO où vous pourrez voir de belles photos des captures et baguage de nombreux passereaux, durant tout le camp du mois d'août 2012, certains oiseaux sont très rares comme le blongios nain..

    http://www.cote-dor.lpo.fr/spip.php?article570

     (Des commentaires sur le thème de l'article seront les bienvenus, ils me montreront que ce blog vous intéresse et ils me donneront envie de continuer à  l'alimenter .

    Merci.)


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  • Les animations gratuites de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    La première animation gratuite de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais, a eu un très grand succès, l'église Saint Vorles était pleine de spectateurs enthousiastes !

    C'est le Vice-Président de l'Association Saint Vorles qui a présenté les spectacles de la semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais.

    Les animations gratuites de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Au programme, des chants de la sibyle latine, interprétés par les choristes du Concert de l'Hostel Dieu, accompagnés par Franck-Emmanuel Comte à l'orgue.

    Les animations gratuites de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations gratuites de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations gratuites de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations gratuites de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations gratuites de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations gratuites de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Après avoir chanté  avec les choristes, Hugo Péraldo les a dirigés avec talent.

    Les animations gratuites de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations gratuites de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations gratuites de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations gratuites de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations gratuites de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations gratuites de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    L'animation de mardi 27 août devait se dérouler dans le parc de la maison Cailletet, en hommage au grand savant que fut Louis Cailletet, Cailletet  dont on commémore le centième anniversaire du décès cette année.

    Malheureusement un orage très violent a obligé musicien, chanteurs et spectateurs à trouver refuge à l'intérieur de l'église Saint Jean-Baptiste.

    Les animations gratuites de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Michel Lagrange a présenté le spectacle qui se composait de tarentelles et de musiques italiennes, magnifiquement interprétées par Heather Newhouse, Hugo Peraldo et Franck-Emmanuel Comte au clavecin.

    Les animations gratuites de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    L'église Saint Jean-Baptiste était pleine à craquer, les spectateurs  ont salué ce très beau concert par de nombreux applaudissements.

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Madame Genuyt, elle aussi arrière petite nièce de Louis Cailletet, a ensuite convié les spectateurs à un pot amical  devant la maison du savant, l'orage s'étant heureusement calmé...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    François Darbois a présenté l'historique des deux maisons, l'une où Louis Cailletet vécut jusqu'à sa dixième année, l'autre qu'il fit construire à sa maturité

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Voici Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais  et François Darbois, arrière-petit-neveu de Louis Cailletet, qui sont  les organisateurs de la commémoration du centenaire de la mort de Louis Cailletet: exposition, conférences qui ont été très suivies par de nombreux châtillonnais.

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations gratuites de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    La dernière animation musicale de la Semaine de saint Vorles nous a fait découvrir des chants de la Sibyle catalane. Anthéa Pichanick, mezzo, accompagnée par les chœurs et instruments du Concert de l'Hostel Dieu a enchanté le public, venu encore une fois très nombreux dans notre belle église.
     C'est Hugo Peraldo qui dirigeait les musiciens et chanteurs.

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    En soirée, un repas amical a réuni les artistes et ceux qui les accueillent durant cette semaine de Saint Vorles. Un ban bourguignon a salué les uns et les autres.

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Nous avons eu le grand plaisir de rencontrer le nouveau vicaire de la paroisse de Châtillon sur Seine, jeune prêtre d'origine indienne, Joseph-Diyas Maria Dasan.

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    Anthéa Pichanick, qui a elle aussi des racines indiennes (par sa mère) a rencontré Diyas avec un grand plaisir.

    Les animations musicales de la Semaine de Saint Vorles et du Châtillonnais...

    La Semaine de Saint Vorles s'est terminée vendredi 30 août par un merveilleux concert , interprétation magnifique du Stabat Mater de Pergolesi, des images bientôt sur le blog....

     


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  • Samedi et dimanche, fête de l'agriculture à Châtillon sur Seine...

    Je n'ai pu me rendre à la Fête de l'Agriculture le dimanche 25 août. En effet, ce jour-là, étaient données, en l'honneur du centenaire de Louis Cailletet, deux conférences très intéressantes, par messieurs Thonnelier et Gianese.

    Hélas je ne suis pas Saint Vorles et ne peux me biloquer..La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    Heureusement, René Drappier et  DS m'ont envoyé des photos, et Pierre Magès une vidéo...merci à eux.

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    Je me suis donc rendue à la fête le samedi après-midi 24 août, où j'ai assisté à un concours bovin, celui des "Simmental".

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    Voici les races présentes en Châtillonnais  :

    La race "Simmental" :

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La race "Prim'Holstein" :

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La race "Brune" appelée autrefois "Brune des Alpes " ou "Schwitz" :

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La race Charolaise :

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La race Montbéliarde :

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La race "Blonde d'Aquitaine" :

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    On pouvait voir des ovins :

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    Un magnifique "mérinos précoce" :

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La toute nouvelle association d'amateurs de chevaux de loisirs  EPONA, était présente à la fête.

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

     Voici le Président d'EPONA, François Desliens, au détour d'une allée, monté sur son superbe cheval...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    Des dizaines de pavillons avaient été installés, malheureusement beaucoup étaient vides, sauf celui de l'Office de tourisme du pays Châtillonnais..

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    celui de l'ONF consacré à la cigogne noire..

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    Ceux du magasin Gamm'vert...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    Dommage pour les visiteurs du samedi, qui ont été déçus comme je l'ai été. J'ai cherché en vain le stand des Amis du Châtillonnais, et je ne suis pas la seule !

    Des machines agricoles s'installaient seulement...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    Les artisans étaient absents de leur stand...dommage, j'aurais pu voir d'anciens élèves !

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    Un petit clin d'œil à l'année Cailletet..

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    Des photos d'un spectacle équestre que m'a envoyées DS :

    Voici quelques photos d'un spectacle qui était magnifique. C'est celui de l'élevage de Maison Neuve et la jeune fille s'appelle Angélique. Je ne me rappelle pas du nom du cheval mais qu'il était beau !!! 

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

    La fête de l'agriculture a eu lieu à Châtillon sur Seine...

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  •  René Drappier s'est rendu comme moi, samedi après-midi à la fête de l'agriculture au lycée agricole de la Barotte, il y est retourné le dimanche, il m' a envoyé quelques photos et un commentaire,  merci à lui.

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

     Les 24 et 25 août avait lieu sur le site de la Barotte la fête de l'agriculture. Pour une réussite, ce fut une réussite. Cette fête organisée par les jeunes agriculteurs du Châtillonnais, nous a permis de voir tout d'abord le changement total des installations de cette ferme école, où l'on accède toujours par cette belle allée d'arbres.

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

     Je n'étais pas retourné à la Barotte depuis que des travaux énormes de modernisation et de confort avaient été effectués. Là j'ai été vraiment surpris par la transformation des bâtiments, c'est vraiment une réussite totale.

    Ma visite débute par cette moissonneuse batteuse, qui côtoyait l'ancêtre du battage "La Tripoteuse"qui était actionnée par un cheval. Ensuite par le parking de nos bons vieux tracteurs, l'aire de la mécanisation agricole arrive dans nos fermes : Le Farmal, le petit gris,la société française, le Pony et bien d'autres encore.

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    Ensuite je rentre dans un grand hangar magnifique, construit  tout en bois, où se trouve le ring de présentation de ces" belles gracieuses" aux robes tricolores de couleurs magnifiques toutes plus belles les unes que les autres.

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

     Les moutons de Jérome (clin d'oeil) et de ce majestueux Mérinos. Les produits de la laine étaient également présentés.

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

     Des écuries étaient installées où l'on pouvait admirer les bêtes des éleveurs participant au concours. Ici une Blonde d'Aquitaine, là un énorme taureau, ou encore une récompense à un GAEC d'un ami.

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    Vient l'exposition du matériel moderne de nos agriculteurs, ces monstres dévoreurs d'hectares. (adieu le tracteur de papa et de sa tripoteuse).

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    Cette moissonneuse batteuse de 7m 60, ce semoir de 9 m; des engins impressionnants plus rien de comparable avec cette charrue ancienne.

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

     La vieille écurie a fait place à une écurie moderne.

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

      Les  box des chevaux sont de véritables stalles de pur sang où avaient pris place de magnifiques chevaux, dont un étalon excité au possible et qui m'a fait penser à "Tornado le cheval de Zoro.

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

     ma visite se terminera par cette moissonneuse batteuse spéciale

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

     et ce battage de construction châtillonnaise qui fonctionne encore à merveille et en voyant ces sacs se remplir timidement, il me vint les chiffres des récoltes de ce temps là qui étaient de 25 qtx l'hectares et aujourd'hui nous dirons, 50 ans après, frôlent les 75 qtx l'hectares. Quel changement.

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    J'ai trouvé cette fête très intéressante à parcourir. Félicitations aux jeunes agriculteurs Châtillonnais et aux participants.

     René Drappier est retourné à la fête de l'Agriculture le dimanche, voici les photos qu'il m'a envoyées :

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

    La fête de l'agriculture, vue par René Drappier...

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